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Alliance Hauts-de-Seine

L’Alliance Royale est une formation politique fondée en 2001 et regroupant des "citoyens" (habitants de la Cité) convaincus  qu’il est temps de reposer la question des institutions dans le débat politique français. L’Alliance Royale a non seulement pour ambition de faire redécouvrir la monarchie à nos compatriotes, mais également d’inviter la France à préparer son avenir dans ses institutions.

  blasong2.jpg"D'azur à la fleur de lys d'or et à la nef antique d'argent, au chef d'argent chargé d'une fasce ondée d'azur", ainsi se décrit le blason des Hauts-de-Seine créé par Georges Weill.


    "Blason Royal du Pays d'Aunis"

22 mai 2008 4 22 /05 /mai /2008 11:05

Jeudi 22 mai 2008 - 20 h 55 - France 3  

Charlotte Corday


Elle est entrée dans l'Histoire pour avoir assassiné Marat dans sa baignoire. Mais que sait-on de cette figure féminine, emblématique de la Révolution ? Pour la première fois, une fiction lève le voile sur son tragique destin.


Elle est la grande absente du célèbre tableau Marat assassiné peint par David en 1793. Sur cette toile, le député Jean-Paul Marat agonise dans son bain, tenant encore entre ses doigts le billet remis par celle qui vient de le poignarder : Charlotte Corday.

Ce 13 juillet 1793, la jeune femme de 25 ans entre dans l'Histoire comme auteur du crime pour lequel elle sera guillotinée quatre jours plus tard. « Dès que j'ai découvert en 2006 le livre que lui consacrait l'académicien Jean-Denis Bredin*, son destin m'a fasciné », reconnaît Henri Helman, qui s'est alors décidé à réaliser une fiction sur les huit derniers jours de cette figure féminine de la Révolution.

« Loin de l'image d'hystérique, fanatique et royaliste qui m'avait été enseignée, je découvrais l'arrière-petite-fille de Corneille, une jeune femme cultivée, très tôt conquise par les idées républicaines. » Issue d'une famille normande, noble et sans fortune, Charlotte Corday avait passé son adolescence derrière les murs d'une abbaye de Caen, qu'elle avait dû quitter à 23 ans, en 1791, au moment de la fermeture des couvents.

Révoltée par les exactions commises au nom de la Terreur, sous les harangues de Marat, cette sympathisante des Girondins fit le voyage jusqu'à Paris, déterminée à assassiner celui en qui elle voyait un fou sanguinaire. Le 13 juillet 1793, elle obtint, sous un faux prétexte, une entrevue avec lui. Atteint d'une maladie de peau, depuis une fuite éperdue dans les égouts de la capitale, le très populaire député de la Convention passait ses journées dans une baignoire afin de calmer ses démangeaisons. C'est donc dans son bain qu'il reçut sa meurtrière.

« Je n'ai pas cherché à la réhabiliter à tout prix mais je voulais lui donner une chance de se défendre devant l'Histoire », insiste Henri Helman. « Pour moi, Charlotte Corday a choisi d'aller au sacrifice avec une abnégation totale, afin de sauver un idéal républicain qu'elle pensait en danger. Dans le scénario, j'ai mis l'accent sur ce sens du sacrifice caractéristique des héroïnes cornéliennes. »

« Ce parti pris m'a aidée à l'incarner, souligne Emilie Dequenne, l'actrice belge qui l'interprète. Défendre un crime, c'est quasiment impossible. Mais on trouve chez Charlotte des motivations presque nobles qui la poussent à commettre l'irréparable. » Pour la comédienne, ce rôle est également une découverte : « J'ignorais tout de son existence. En Belgique, on apprend la Révolution dans ses grandes lignes. »

En France aussi. Car pour un Robespierre, un Danton, un Fouquier-Tinville, tous entrés dans les annales, combien de femmes sont passées sous le couperet de la guillotine avant de sombrer dans l'oubli ? Olympe de Gouges, à qui l'on reprocha ses idées sur l'égalité des droits pour la femme. Mme Roland, personnage politique à part entière, célèbre pour son fameux « Ô Liberté, que de crimes on commet en ton nom ! » lancé avant d'avoir la tête tranchée. La rieuse Lucile qui, après avoir protesté par écrit auprès de Robespierre contre l'arrestation de son époux (le journaliste Camille Desmoulins), fut guillotinée comme lui en 1794.

Faudra-t-il attendre qu'une fiction lève le voile sur le cours de leurs destinées pour mieux les connaître ? Pour l'heure, France 2 s'intéresserait de très près à celle d'Olympe de Gouges. Quant à Henri Helman, il prépare les tournages de deux films d'époque, sur deux hommes : Cartouche, avec Frédéric Diefenthal, et l'histoire du Chevalier de Saint-George, compositeur métis, noble et apprécié à la cour de Louis XVI, qui sera incarné par Yannick Noah.  

* On ne meurt qu’une fois, Charlotte Cordayde Jean-Denis Bredin, Ed. Fayard ; 23 €.


Charlotte Corday a-t-elle tué par idéal royaliste ou par idéal républicain ?
Cette tribune s'ouvre à vos connaissances historiques. A vos claviers...

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Published by Christophe Paillard - dans Question-Réponse
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commentaires

Christophe 25/05/2008 20:52

http://fr.wikipedia.org/wiki/Charlotte_Corday