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Alliance Hauts-de-Seine

L’Alliance Royale est une formation politique fondée en 2001 et regroupant des "citoyens" (habitants de la Cité) convaincus  qu’il est temps de reposer la question des institutions dans le débat politique français. L’Alliance Royale a non seulement pour ambition de faire redécouvrir la monarchie à nos compatriotes, mais également d’inviter la France à préparer son avenir dans ses institutions.

  blasong2.jpg"D'azur à la fleur de lys d'or et à la nef antique d'argent, au chef d'argent chargé d'une fasce ondée d'azur", ainsi se décrit le blason des Hauts-de-Seine créé par Georges Weill.


    "Blason Royal du Pays d'Aunis"

7 août 2008 4 07 /08 /août /2008 08:46


En novembre 2001 fut lancé le « cycle de Doha », dont l’objectif annoncé était de favoriser le développement des pays en voie de développement. Son véritable objectif était en réalité de supprimer un maximum de barrières douanières pour le plus grand profit des multinationales. Il était prévu que ce cycle de Doha s’achève le 31 décembre 2004. Nous sommes en 2008 et le succès n’est toujours pas assuré ! C’est la preuve qu’on nage en pleine utopie, en contradiction flagrante avec l’intérêt de la majorité des membres de l’OMC. Comment en est-on arrivé là ?

Il est significatif que celui qui a la responsabilité de mettre en application les objectifs de l’OMC, Pascal Lamy, déclare lui-même qu’avec ce nouvel échec des négociations l’occasion a été perdue d’injecter « dans l’économie mondiale 50 milliards de dollars ». Ce chiffre semble impressionnant, mais il faut le rapprocher du montant du PIB mondial, 50 000 milliards de dollars, soit mille fois plus. Voilà donc un haut responsable de l’OMC qui reconnaît que toute cette lourde mécanique pourrait augmenter le PIB mondial de 1 pour 1000 ! C’est risible. C’est la preuve éclatante que ce n’est pas ainsi que l’on assurera la croissance de l’économie mondiale.

En fait, nous assistons là tout simplement à une réédition de l’échec de l’URSS. Car nous avons bien affaire à une idéologie communiste. La fonction de l’OMC n’est ni plus ni moins que de prétendre assurer les échanges de biens et de services à l’échelle mondiale à l’aide d’une super planification. Elle a échoué en URSS et on voudrait que cela marche mieux à l’échelle planétaire ! La cause immédiate de l’échec, nous explique-t-on, tient au fait que « les Etats-Unis, l’Inde et la Chine n’ont pas réussi à s’entendre sur les importations agricoles » (Le Figaro du 30/07/2008). La représentante de la France, Anne-Marie Idrac, s’est également opposée à des propositions qui ne pouvaient que nuire à l’agriculture française.

L’argument avancé par les mondialistes qui voulaient à tout prix atteindre les objectifs du cycle de Doha est que les pays sous-développés doivent pouvoir vendre leurs produits agricoles pour que les pays développés puissent à leur tour leur exporter leurs produits industriels. Mais les pays développés manquent-ils à ce point de produits alimentaires ? Bien sûr que non. Mais il seraient bien contents, nous dit-on, d’acheter ces produits à des prix inférieurs aux prix européens.

Le drame de cette logique qui consiste à traiter les produits agricoles comme une marchandise ordinaire est qu’elle conduit à la destruction de l’agriculture locale des pays pauvres. C’est ce qui s’est passé en Afrique. Le cas limite est sans doute celui du Sénégal, qui doit importer 90% de ses besoins alimentaires. C’est ce dont ne veulent pas les pays émergents, tels que l’Inde et la Chine par exemple, qui ont le souci de protéger leur agriculture.

Il y a bien sûr, outre la politique libérale de suppression de toutes les barrières douanières à l’échelle planétaire, l’objectif machiavélique de disposer d’un moyen de pression extrêmement puissant : l’arme alimentaire. Que ce soit donc sur le plan économique ou sur le plan politique, cette défense du libre échange à tous crins est en opposition avec le principe de subsidiarité. Ce principe de subsidiarité conduit à poursuivre en priorité l’objectif d’autosuffisance alimentaire de chaque pays ou, à défaut, de l’espace économique régional dont il fait partie. Il en résulte que 80 ou 90% de la production agricole doit être destinée à l’alimentation du pays considéré ou de l’espace économique régional correspondant.

Transposé dans le cadre du système d’échanges de biens et de services à l’échelle planétaire, cela revient à décider que l’agriculture soit quasiment exclue, à quelques exceptions près, de telles négociations. Quant aux conditions dans lesquelles doivent s’échanger les produits industriels, la majorité des membres de l’OMC est elle-même convaincue que les négociations bilatérales sont beaucoup plus efficaces.

L’Alliance royale constate que l’’OMC a démontré son inefficacité. Elle estime que cette organisation doit être abolie et remplacée par des négociations bilatérales entre États et en intégrant les espaces économiques régionaux appropriés.

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Published by Alliance Royale - dans Nos Positions
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