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Alliance Hauts-de-Seine

L’Alliance Royale est une formation politique fondée en 2001 et regroupant des "citoyens" (habitants de la Cité) convaincus  qu’il est temps de reposer la question des institutions dans le débat politique français. L’Alliance Royale a non seulement pour ambition de faire redécouvrir la monarchie à nos compatriotes, mais également d’inviter la France à préparer son avenir dans ses institutions.

  blasong2.jpg"D'azur à la fleur de lys d'or et à la nef antique d'argent, au chef d'argent chargé d'une fasce ondée d'azur", ainsi se décrit le blason des Hauts-de-Seine créé par Georges Weill.


    "Blason Royal du Pays d'Aunis"

21 décembre 2008 7 21 /12 /décembre /2008 22:23

 

 

Voici donc un exemple de ce que pourrait être le futur drapeau du royaume de France, dans l'hypothèse d'une troisième restauration, dans le cadre d'une monarchie institutionnelle.

Drapeau du royaume de France


Cette composition déjà envisagée par plusieurs personnes, symbolise une réconciliation entre les différents régimes politiques de l’histoire de France :
- les traditions, issues de la glorieuse histoire des rois de France qui ont façonné le pays durant plus de 1300 ans,
- les apports tumultueux des républiques,
- les deux empires Napoléoniens,
- le roi des Français (Louis-Philippe Ier) qui avait adopté le drapeau tricolore de la révolution et de l’empire.

Il s’agit donc de reprendre le drapeau tricolore, de la France actuelle, à laquelle les Français d’aujourd’hui sont habitués et pour lequel tant de soldats et d'officiers français sont morts, et d’ajouter par-dessus les armoiries royales de la France.

Le drapeau du royaume d’Espagne est conçu de cette façon. Il y a la bannière nationale à trois bandes horizontales rouge, jaune, rouge, et, par-dessus, les armoiries royales.

Drapeau espagnol
Drapeau du royaume d'Espagne


A l’inverse, le Royaume-Uni de Grande Bretagne, a opté pour une solution très différente. Il y a « l’Union Jack », drapeau du Royaume-Uni, et, le propre drapeau de la Reine portant uniquement les armoiries royales.

Drapeau du royaume uni de Grande Bretagne
Etendard royal britanique


Note : l’étude qui suit s’appuie, en partie, sur des sources qui pourraient contenir des erreurs (Wikipédia et autres internet … ). Son contenu est à vérifier dans l’hypothèse d’une utilisation professionnelle ou universitaire.


Rappel historique sur le drapeau Français

Sous l’ancien régime il y fusion entre les armoiries du roi et celles de la France, ce sont les mêmes. Le roi est chef de l’état, il est l’incarnation de la France. A cette époque il n’existe pas de drapeau Français à proprement parler. Sur terre, les différents régiments peuvent avoir des drapeaux différents. En mer, il y a plus d’unité, mais selon le type de navire, le drapeau diffère. Un navire peut porter plusieurs pavillons, l’un indiquant, par exemple, le port d’attache. De plus, les navires de commerce n’ont pas le même pavillon que les galères royales. Les navires des armées du roi ont encore un autre pavillon … Néanmoins, ce dernier fait figure de pavillon plus officiel puisqu’il flotte sur les navires du roi. Il est blanc, et, selon les variantes, avec ou sans, semis de fleurs de lys d’or, et, avec ou sans, les armoiries royales de France en son centre.

Pavillon royal de France
Pavillon de la marine royale française
Pavillon de la marine royale française
Etendard royal des galères
Etendard des galères françaises
Pavillon des marchands français
Pavillon des marchands français
et pavillon de Calais
Pavillon des marchands français
Pavillon de Marseille, puis de Dunkerque
Pavillon de Dunkerque


La notion de drapeau national est plus moderne. C’est en 1790, que l’on a l’idée de créer un pavillon unique pour tous les navires du royaume de France (monarchie constitutionnelle). Ce pavillon est blanc (couleur de la France et du roi) agrémenté d’éléments bleus, blancs et rouges (couleurs très à la mode, symbolisant la nouvelle organisation de la France). Mais là encore plusieurs versions existent, On trouve, déjà à cette date, le pavillon à trois bandes, mais l’ordre et le sens ne sont pas vraiment fixés. Selon le mat auquel il est hissé, le drapeau peut être différent.

Pavillon français 1789
Pavillon de la marine française 1790


C’est, a priori, la mode des cocardes arborées lors des évènements de la révolution qui est à l’origine du choix d’un nouvel emblème national tricolore. Une anecdote raconte qu’en 1789, Camille Desmoulins accrocha une feuille d’arbre à son chapeau lançant ainsi le principe de la cocarde de couleur en France.

En 1794, la république décide d’adopter un nouveau pavillon national de marine mieux défini. C’est sur les recommandations du peintre Louis David que l’on fixa l’ordre et la combinaison des couleurs sur trois bandes verticales bleu, blanc, rouge, en raison de l’harmonie et de la bonne visibilité en mer de ces couleurs.
Pavillon de la marine française 1794
(déjà utilisé en 1790)
Drapeau français 1812, 1848, etc.

Ce n’est qu’en 1812 que l’empereur Napoléon décide d’adopter le pavillon de marine à trois bandes, également pour l’armée de terre. C’est seulement à cette date qu’on peut le considérer comme un drapeau national français.

Mais deux ans plus tard, en 1814, lors de la restauration, le roi Louis XVIII le supprime au profit du drapeau blanc.

En 1830, le roi Louis-Philippe, décide de reprendre le drapeau tricolore. C’est ainsi qu’il se montre, lors de sa prise de pouvoir, au balcon de l’hôtel de ville de Paris, en compagnie de La Fayette.
Grandes armoiries de France
sous le règne de Louis-Philippe Ier
roi des Français


En 1848, Le drapeau rouge faillit bien l’emporter. Ce drapeau se référait à la première révolution où les représentants du peuple français avaient inventé la « loi martiale ». Le drapeau rouge, signal de la loi martiale, fut utilisé la première fois en 1791 lorsque la garde nationale ouvrit le feu sur la foule au cours d’une manifestation au champ de Mars. Ce serait grâce au poète Alphonse de Lamartine que finalement on conserva le drapeau tricolore en 1848.

En 1873, les Français décident, par la voie des élections, le rétablissement de la monarchie en France. On se souviendra bien sûr, qu’Henri V, comte de Chambord, refusa de monter sur le trône car il ne voulut pas du drapeau tricolore qui aurait pourtant permis un consensus politique.


Hypothèses sur la symbolique des trois couleurs.

La combinaison des trois couleurs bleu, blanc, rouge, n’a rien de moderne et se retrouve dans la symbolique française depuis le Moyen Age.

Ainsi, une enluminure royale du XIVème siècle est entourée d’une triple bande bleu, blanc, rouge.

Plus tard, à l’époque des Bourbons, les uniformes du personnel de la maison du roi (gardes françaises), par exemple, sont de couleurs bleu, blanc, rouge. Les uniformes de mêmes couleurs à l’époque révolutionnaire ne constituent donc pas une nouveauté mais, au contraire, une continuité de l’ancien régime.

Enluminure royale, XIVème siècle
Uniforme compagnie franche de marine
(ancien régime)


L’assemblage moderne des trois couleurs :
Le bleu et le rouge sont les couleurs de la ville de Paris. Ce serait La Fayette qui aurait eu l’idée d’ajouter le blanc, couleur du roi, sur la cocarde aux couleurs de Paris, lors de la visite de Louis XVI à Paris, le 17 juillet 1789, juste après les émeutes de la Bastille. Certains expliquent que l’ajout du blanc aux couleurs de Paris commémore le retour du roi Louis XVI à Paris quelques mois plus tard. Le 5 octobre 1789, une foule de manifestants parisiens se rend à Versailles pour ramener le roi à Paris afin qu’il soit d’avantage sous l’influence des nouvelles idées de la capitale. Le roi quitte Versailles et s’installe au palais des Tuileries le 6 octobre 1789. D’autres contestent cette explication. Le 14 juillet 1790, lors de la fête de la fédération, le roi Louis XVI prête serment à la constitution. Certains voient, ici encore, la symbolique des trois couleurs comme étant l’unité entre la monarchie et le peuple (de Paris). Cette fête, un an après l’émeute de la Bastille, est voulue, par l’assemblée, comme une réconciliation nationale de tous les Français autour de la monarchie constitutionnelle. 100 000 personnes sont présentes, le roi est vivement acclamé. Lorsqu’en 1880, on choisit le 14 juillet comme fête nationale, c’est plus en souvenir de la fête de la fédération de 1790 que pour commémorer les émeutes de la Bastille de 1789.

Fête de la Fédération, 14 juillet 1790
Fête de la Fédération, 14 juillet 1790


Le rouge :
Oriflamme de saint Denis (réplique de 1914)

Dans l’antiquité romaine, le haut Moyen Age et jusqu’au XIIème siècle, le rouge est marque de prestige. C’est la couleur royale, impériale ou celle des officiers romains, par opposition au bleu qui est la couleur vulgaire. En 508, le roi Clovis reçut le titre de patrice et les insignes de consul de Rome, de la part de l’empereur romain d’orient, Anastase. On mentionne qu’il défila alors, dans la ville de Tour, revêtu d’un manteau pourpre (rouge). Plus tard, l’oriflamme de saint Denis, célèbre bannière rouge, après avoir accompagné les comtes du Vexin, suit les rois de France capétiens sur tous les champs de bataille. Une légende rapporte que cette oriflamme était, à l’origine, la bannière de l’empereur Charlemagne. Saint Denis est protecteur de rois, puis, chez les Capétiens directs, protecteur de la France. Après la guerre de 100 ans, son prestige s’amenuise. On se souviendra que saint Denis était aussi le premier évêque de Paris, fondateur de l’église de Paris, un des grands évangélisateurs de la Gaule. Il subit le martyr à Montmartre (vers l’an 250), le rouge, évoquant, pour certains, le souvenir de son supplice sanglant. Avant l’accès durable au trône, plusieurs membres de la famille des Capétiens avaient été abbés de Saint-Denis. Le rouge est aussi, dans la liturgie catholique, la couleur des martyrs et des cardinaux, les plus hauts dignitaires de l’église. Conclusion : le rouge qui nous intéresse, est associé à saint Denis, martyr, protecteurs des rois et de la France, mais, cette couleur était aussi, dans les temps anciens, un symbole de royauté.

Le bleu :
De nombreuses légendes affirment que le bleu est la couleur de la cape de saint Martin (+ 397) évêque de Tours, lui aussi évangélisateur de la Gaule. Une réflexion plus scientifique nous conduit cependant à en douter. En effet, à l’époque de saint Martin, le bleu était la couleur vulgaire ou barbare. Un soldat romain ne portait vraisemblablement pas une cape bleue. Les spécialistes nous parlent d’une cape blanche pour la garde impériale ou rouge pour les officiers. Saint Martin était bien un soldat romain mais n’appartenait pas à ces corps prestigieux, donc la couleur de sa cape reste un mystère. En revanche, la légende de la cape bleue s’est bel et bien répandue, et ce qui compte pour notre étude, c’est qu’elle soit considérée comme telle dans les esprits. Malgré cela, on trouve de nombreuses représentations de saint Martin avec une cape rouge, voire, bleue et rouge. Les rois Mérovingiens avaient une véritable vénération pour la relique de la cape de saint Martin et la transportaient souvent avec eux. C’est l’origine des « chapelles », pièce où l’on déposait la c(h)ape de saint Martin. Saint Martin est protecteur des rois et de la France. Plus tard, certains capétiens ont aussi porté le titre d’abbé de Saint-Martin et le surnom d’Hugues Capet viendrait de la cape de saint Martin. A partir du XIIème siècle, le bleu a perdu son symbole vulgaire, les nouvelles teintures permettent d’obtenir une belle couleur qui gagne en prestige. Le bleu devient azur, couleur du ciel et symbole d’élévation spirituelle. Dans l’iconographie catholique il est associé aux vêtements de la Vierge Marie. Avec l’héraldique, il devient la couleur du roi de France. Conclusion : le bleu qui nous intéresse, peut se référer à saint Martin ou aux rois de France, mais aussi à la Vierge Marie. Dans les couleurs de Paris, il pourrait aussi avoir un lien avec l’eau de la Seine (?), mais aucune étude ne le mentionne.

Le Blanc :
Grand étendard de Jeanne d'Arc
(reconstitution moderne)

Cette couleur symboliserait le monde divin, pureté et perfection. Jésus apparait dans la transfiguration enveloppé de vêtements blancs resplendissants. Plus tard, la Vierge Marie est souvent représentée accompagnée d’un lys blanc. Le blanc ferait son apparition, sur les champs de bataille, vers 1300, sous forme de bandes ou de croix pour orner les vêtements ou armoiries. Contrairement aux Français, les Anglais utilisent le rouge dans les mêmes motifs, en référence à saint Georges. Certains chevaliers français portent une écharpe blanche comme signe de ralliement. Jeanne d’Arc libérant la France de l’Anglais conduit l’armée française avec un grand étendard blanc resté en mémoire. Par la suite, la croix blanche finit par s’imposer, notamment sur le fond bleu (pavillon des navires de commerce français). Ainsi la croix blanche symboliserait l’autorité du roi, tenant son pouvoir de Dieu, le fond bleu azur étant lui aussi tiré des armoiries royales françaises. A partir des Bourbons, le blanc devient un attribut puis un symbole royal. Le panache blanc d’Henri IV est resté célèbre. De 1638 à 1790 le pavillon de la marine de guerre royale française est un drapeau entièrement blanc. Néanmoins, on trouve aussi ce pavillon semé de fleurs de lys d’or, ou encore, avec, par-dessus, les armoiries royale de France. Sur les champs de bataille, une étoffe blanche symbolise la présence du roi, à la place de l’oriflamme rouge de saint Denis depuis longtemps oubliée. Conclusion : le blanc qui nous intéresse, symbolise le roi de France et la France.


Les armoiries royales de France

Depuis l’antiquité la fleur de lys est utilisée, entre autres, comme symbole royal. La Bible cite les lys du roi Salomon. Sur les sceaux des premiers capétiens, on distingue une sorte de fleur de lys dans la main du roi ou sur sa couronne. Vers le XIIème siècle, elle devient le symbole de la Vierge Marie. A cette même époque apparait l’héraldique et les premières armoiries. Contrairement aux autres souverains d’occident qui se parent souvent de lions, d’aigles ou d’ours, le roi de France adopte la fleur de lys. Il se démarque en choisissant un symbole de paix et de spiritualité. Les premières armoiries royales de France se composent d’azur à un semi de fleurs de lys d’or, au nombre indéterminé (appelé France ancien). En 1376, Charles V fixe le nombre de fleurs de lys à trois, 2 et 1, en l’honneur de la trinité, dit-on (celui-ci est appelé France moderne).

Sceau du roi Robert II le pieux, 997
Sceau du roi Philippe II Auguste, 1180
Blason de France ancien
Blason de France moderne


Le blason de France est surmonté de la couronne royale de France, en or. Elle est ornée de fleurs de lys plaquées sur sa circonférence, plus une, en plein volume, à son sommet. Elle est fermée par des branches qui signifient que le roi est l’autorité suprême, et qu’aucune autre personne sur terre n’est au dessus de lui, à l’exception de Dieu qui est au ciel. Ainsi le roi est empereur, en son royaume.

Couronne du roi de France
Grandes armoiries royales de France


En 1469, le roi Louis XI, voulant répondre à la création de l’ordre de la toison d’or de Bourgogne, décide de fonder un nouvel ordre de chevalerie, aussi prestigieux, c’est l’ordre de Saint Michel. Durant la guerre de cent ans, le mont Saint-Michel, bien qu’environné d’Anglais n’avait jamais été pris et ne s’était jamais rendu. Ce n’était pas le cas de l’abbaye de saint Denis pourtant protecteur de la France. Ainsi, les faits avaient-ils montrés que saint Michel était meilleur protecteur que saint Denis. Cet élément influa sur le choix de la création de ce nouvel ordre. Dans les armoiries royales de France, le blason est entouré du collier de l’ordre de saint Michel, dont le roi est le Grand-Maitre. Il se compose d’une médaille polychrome ovale représentant l’archange saint Michel terrassant le dragon (épisode de l’apocalypse), et d’un collier orné de coquilles Saint-Michel liées par des cordelettes.
Médaille et collier de l'ordre de saint Michel


Lors des guerres de religions, les mauvaises attributions de cet ordre, notamment à l’époque de Catherine de Médicis, en déprécièrent le prestige.

En 1578, le roi Henri III décida de fonder un nouvel ordre supérieur à celui de saint Michel. En référence aux trois plus grands évènements de sa vie arrivés tous les trois un jour de pentecôte, sa naissance, son accession au trône de Pologne et son accession au trône de France, il fonda l’ordre du saint Esprit. Dans les armoiries royales de France, le collier de l’ordre du saint Esprit, dont le roi est le souverain Grand Maitre, entoure celui de l’ordre de saint Michel. Il se compose d’une médaille polychrome en forme de croix de Malte décorées de fleurs de lys et de la colombe du Saint-Esprit et d’un collier décoré de fleurs de lys, de trophées d’armes et de la lettre H (pour Henri III) entourée de trois couronnes royales.

Médaille et collier de l'ordre du saint Esprit
Grande plaque de l'ordre du saint Esprit


Les ordres royaux sont abolis durant la révolution, mais en créant l’ordre de la Légion d’honneur en 1802, Napoléon Bonaparte en ressuscite le principe. La croix de cet ordre est d’ailleurs directement inspirée de la croix du saint Esprit. Cependant, elle possède 5 branches au lieu de 4, et, bien sûr, ne porte ni les fleurs de lys, ni la colombe, mais à la place, le portrait de Napoléon. Sous la restauration l'ordre de la Légion d'honneur n'est pas supprimé, mais la médaille est modifiée. Elle porte le portrait d'Henri IV à la place de celui de Napoléon. La république crée, en 1963, un deuxième ordre, reprenant en quelque sorte, la place de celui de saint Michel, c'est l'ordre national du Mérite, dont la croix est toujours dérivée de celle du saint Esprit, mais avec six branches cette fois.

Grande plaque de l'ordre de la Légion d'honneur
époque napoléonienne
Médaille et collier de l'ordre de la Légion d'honneur
époque napoléonienne
Médaille de l'ordre de la Légion d'honneur
époque restauration
Grande plaque de l'ordre de la Légion d'honneur
époque républicaine
Médaille de l'ordre national du Mérite
époque républicaine


Figurent aussi sur les armoiries :
- le sceptre : symbole de l’autorité et du pouvoir du roi, c’est une sorte de bâton de commandement.
- la main de justice : une main droite aux deux doigts levés, tenue dans la main gauche du roi, ainsi le roi possède deux mains droites. Elle est le symbole de l’autorité suprême de justice du roi sur tous ses sujets, même les plus hauts placés. Le roi rend la justice sous l’inspiration de Dieu car cette main symbolise la main de Dieu ou du Christ, la justice divine, en même temps, main d’amour, de vie et de bénédiction. C’est le jugement et la grâce.

Une fois de plus, on constate que la république n'a pas inventé grand chose. Et ce qu'elle a détruit, elle l'a finalement rétablie sous une autre forme. C'était bien la peine de faire autant de destructions et autant de morts !

A titre personnel, je trouve que le "pavillon royal de France" est vraiment plus beau que le drapeau que je viens de présenter dans cet article, mais ce dernier est un bon compromis politique, acceptable par un plus large nombre de personnes.

Merci de faire part de vos remarques ou suggestions ...


Rodolphe HUGUET
Le 21 décembre 2008

Drapeau de la Nouvelle Orléans
Drapeau du royaume uni de Grande Bretagne
portant les armoiries royales

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Published by Rodolphe Huguet - dans Conférence
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commentaires

DONARS ERICK 16/08/2011 18:38



Bonjour,


Je ne suis pas royaliste, cependant, j'approuve l'idée d'une réunion des lys avec le tricolore, ce serait une vision "globale" de notre Pays,de son histoire, des hommes et des femmes qui l'ont
construit à travers les siècles. On peut être Français en se réclamant à la fois de  Saint-Louis et des Soldats de l'An2 .Pourtant, je préfèrerais un drapeau plus "sobre", 3 simples fleurs
de lys d'or dans le "blanc" du drapeau me conviendrait parfaitement...Il est possible  d'être républicain et de ne pas ignorer ce que notre Pays doit à ses Rois, qui ont été parfois
"insuffisants" mais qui n'ont jamais déshonoré le nom français.


En espérant une totale communion de tous les Français dans le destin de la Nation.


Cordialement


E.Donars



Christophe 02/09/2011 22:01



Merci pour votre contribution. Votre proposition est tout à fait sérieuse, et pourrait rencontrer beaucoup d'avis favorables.


Vous n'êtes pas royaliste, comme la grande majorité de nos concitoyens. Je crois cependant que, si vous êtes intéressé, vous pourriez prendre connaissance des propositions de l'Alliance royale en
matière de démocratie équitable : peut-être alors pourriez vous juger, comme nous, que la démocratie actuelle n'est qu'une façade et qu'une démocratie équitable pour le peuple, arbitrée par un
Roi, représente une plus grande justice pour nos concitoyens.


Vaste débat...



Robert 25/12/2008 11:32

Une bien belle étude

lulo 24/12/2008 10:54

Cher Maître du Blog,Je n'aurais pas l'impudence de vous prendre pour un imbécile: la bonne qualité générale de votre site, n'étaient quelques articles, prouve que vous n'êtes pas diminué intellectuellement! Disons que vous ne regardez pas l'Histoire avec le même fil conducteur que moi!Rétablir non pas l'Ancien Régime mais ses principes, en 1815 comme au XXI°s., ce n'est pas ressusciter les restes de société féodale, mais les quelques idées directrices de la monarchie traditionnelle, à savoir, notamment:-reconnaissance des Lois fondamentales du royaume de France (ce qui évacue du même coup la question du "prétendant")-restauration de l'autorité à tous les niveaux de la société-décentralisation (jusque là nous sommes à peu près d'accord je pense?)-reconnaissance du règne social de Dieu sur les institutions (le moins consensuel, peut-être, mais indispensable!!!).Pour Louis XVIII et Charles X, comme pour chaque souverain en général, je ne crois pas qu'être royaliste signifie être en adoration devant chacun et le déifier? Les règnes doivent être scrutés au regard des principes de l'institution, qui en sont la raison d'être.Je n'ai jamais dit que l'Ancien régime eût un drapeau! Ce que j'ai dit, c'est que la question du drapeau appartient au Roi seul, et pas à nous. Au regard des principes, on peut quand même tendre vers les armes de France, mais nous n'avons pas compétence en la matière!L'essor industriel a été continu au XIX°s., mais il a vraiment commencé sous la Restauration: c'est tout ce que j'ai voulu dire.Je désire personnellement la réconciliation autant que vous, mais pas à n'importe quel prix! Ce sont les principes qui doivent être le socle du consensus, pas un accord illusoire qui ne ferait que mettre un couvercle sur le chaudron bouillant des divisions.La bienveillance est assurément une vertu royale, mais elle ne doit pas se transformer en naïveté bonasse qui la rend contre-productive!Nous sommes nombreux à vouloirs le retour de la monarchie, c'est vrai, mais QUELLE monarchie? Celle qui a fait la France et sa grandeur, ou un ersatz moderne et libéral, qui la défaira encore un peu plus, et ne sera qu'un espoir déçu?Enfin, je suis bien désolé d'être trop compliqué pour vous, mais qui dira que l'Histoire est simple? En tant que royalistes, il ne faut pas avoir peur de regarder les faits, TOUS les faits, et en tirer les conséquences à l'aune de nos fameux principes.Vous avez raison, je ne suis pas Mme Soleil, mais un des enseignements de l'Histoire est précisément ses mécanismes: un régime qui se fonde tout ou partie sur l'esprit révolutionnaire finit TOUJOURS par être englouti par lui. Votre monarchie institutionnelle subirait fatalement le même sort, car elle ne calmerait les divisions que pour un temps, mais comme elle prétend se passer du règne social de Dieu, les esprits ne seraient pas apaisés, et vous verriez grandir une opposition libérale qui l'emporterait, sans doute pour refonder la REPUBLIQUE!!! C'est le seul régime qu convienne à la Révolution: regardez autour de nous, car même les monarchies falottes qui nous entourent ne sont que des républiques déguisées. Et voyez le récent cas du Luxembourg: le souverain bouge un peu contre la majorité de l'assemblée, et hop! on lui réduit son peu de pouvoir!Tant que vous fonderez votre système sur la souveraineté populaire, même avec une représentation "sincère", et l'absence des bons principes en général, vous courrez à la catastrophe! Car ce n'est pas seulement les institutions françaises qu'il faut réformer, ce sont les mentalités!!!La seule solution, c'est précisément d'étudier les bons principes, sans relâche, car on ne les connaît jamais assez bien, et de faire connaître la VRAIE monarchie française.Voilà, j'espère que j'ai été suffisament clair dans mon développement!A vous également, cher Maître du blog, un bon et saint Noël.Lulo

Christophe Paillard 24/12/2008 08:59

Je dois être diminué intellectuellement, puisque non content de ne pas voir que je fais le lit du système libéral (qui ne m'a pas attendu), de voir une différence entre constitutionnel et institutionnel, évidemment illusoire, je ne comprends pas ce que signifie : "ne pas rétablir l'Ancien régime, mais ses principes".On rétablit, ou on ne rétablit pas ?Donc Louis XVIII et Charles X non plus n'ont pas grâce à vos yeux ! Vous êtes trop compliqué pour moi.Mais vous parlez d'histoire, il est bon de s'y référer, pour permettre à d'autres de construire l'avenir. Il faut alors éviter les erreurs, telles que celles qui voudraient rendre à la France un drapeau d'Ancien régime, qui n'existait pas, le drapeau blanc étant celui du Roi, ou celle de dire que seuls Louis XVIII et Charles X ont su remettre la France sur pied, alors que le gros de l'essor industriel s'est accompli sous Napoléon III.Réconciliation doit être le maître mot. Nous sommes Français avant toute autre chose, et si le Roi est notre Père (gardons en mémoire le saint roi Louis XVI qui a donné sa vie à son peuple), la réconciliation de ses sujets doit être le premier de ses souhaits.Et comme j'ai eu maintes fois l'occasion de vous le dire, réconciliation veut dire "bienveillance" : nous sommes un certain nombre à vouloir obtenir un retour de la monarchie, cessez donc de critiquer. Après tout, pas plus que Charles X en 1829, Louis Philippe en 1829 ou Napoléon III en 1869, vous ne connaissez l'avenir... en 2009.Joyeux NoëlChristophe

lulo 23/12/2008 18:35

Cher Maître du Blog,Ni en 1815, ni en 2009, il n'a été question de rétablir l'Ancien régime, mais ses principes. Ceux-ci ont été gardés sans faille depuis Hugues Capet jusqu'à Louis XVI, et pourtant quels changements dans la société en 800 ans! Cette expérience, unique dans l'histoire de l'humanité, montre bien qu'on peut, et qu'on doit, garder les principes, malgré toutes les évolutions, car ils sont toujours adaptables, à condition de ne pas les trahir. Si la monarchie traditionnelle s'est arrêtée, ce n'est pas parce qu'elle n'était plus adaptée, ni adaptable, mais parce qu'un esprit nouveau et séducteur, un esprit de facilité destructrice s'est emparé de ses membres. Mais elle n'est pas morte!Louis XVIII et Charles X, qui avaient été libéraux dans leur jeunesse, n'ont pas su ou voulu réaffirmer les principes. Avec la Charte, ils ont réchauffé dans le sein de la France le serpent libéral, avec les conséquences que l'on sait... Vous me permettrez d'ajouter qu'ils ont quand même fait beaucoup mieux que les autres, en réussissant le tour de force de remettre la France sur pied, exsangue après les "gloires" napoléoniennes. On ne peut pas vraiment en dire autant des Bonaparte et Orléans...Il faut construire, c'est parfaitement vrai. Nous ne sommes pas parfaits, vous avez encore raison, et même la monarchie traditionnelle ne sera jamais parfaite, et il faudrait être bien naïf pour croire que son avènement serait celui du bonheur universel!Mais il faut construire sur une base ferme, et la seule qui soit à notre portée est la monarchie traditionnelle française. Ce n'est d'ailleurs que par elle qu'on obtiendra une réconciliation durable de tous les Français de bonne volonté. Alors étudions et prions.Bien cordialement,Lulo