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Alliance Hauts-de-Seine

L’Alliance Royale est une formation politique fondée en 2001 et regroupant des "citoyens" (habitants de la Cité) convaincus  qu’il est temps de reposer la question des institutions dans le débat politique français. L’Alliance Royale a non seulement pour ambition de faire redécouvrir la monarchie à nos compatriotes, mais également d’inviter la France à préparer son avenir dans ses institutions.

  blasong2.jpg"D'azur à la fleur de lys d'or et à la nef antique d'argent, au chef d'argent chargé d'une fasce ondée d'azur", ainsi se décrit le blason des Hauts-de-Seine créé par Georges Weill.


    "Blason Royal du Pays d'Aunis"

5 juin 2010 6 05 /06 /juin /2010 12:23

http://img.fifa.com/imgml/worldcup/head/wc2010logo.png

 

Cet article ne sera pas une chronique sportive, genre auquel je suis totalement étranger.

 

Cependant, l'arrivée des "Bleus" dans ce pays ravive des impressions fortes que sa situation politique a eu sur moi depuis un bon nombre d'années.

 

Fin des années '80, il m'avait été donné de voir un excellent film, "Cry freedom", qui traitait de la lutte de noirs de l'ANC, parmi lesquels Stephen Biko, Nelson Mandela, etc... pour mettre fin à l'Apartheid, et de l'éveil de certains Afrikaaners (dont le journaliste "héros" du film, qui décidaient de révéler au monde le tort qui leur était fait.

 

Puis les Afrikaaners libérèrent Mandela, mirent fin à l'Apartheid, et le vieux prisonnier devint président de la république d'Afrique du Sud.

 

Lutte difficile pour en arriver là, fortes et longues pressions internationales... mais le processus s'est déroulé dans la paix ! Et aujourd'hui, la paix se poursuit.

 

Cette année, nous avons pu voir "Invictus", de Clint Eastwood. Nouveau choc, sur le transfert pacifique du pouvoir des Blancs aux Noirs. La répression qui sévissait sous l'Apartheid était telle qu'on aurait pu s'attendre à un bain de sang : il n'en a rien été.

 

Etais-je victime d'angélisme ? Allais-je croire sans méfiance à cette belle histoire qu'on me racontait ? Que j'étais bien tenté de croire, à défaut d'informations catastrophiques et sanglantes formulées dans la presse sur des évènements dans ce pays...

 

J'ai donc interrogé notre ami Gabriel Thibout, qui a passé près d'un an en Afrique du Sud récemment et dont les analyses (voir le blogue des Jeunes royalistes) sont toujours très fines. Voici sa réponse :

 

" N'ayant pas vu ces deux films, je ne peux les juger.
 
Je répondrai à ta question en trois points.
 
Concernant le personnage de Nelson Mandela, d'abord. Il est notable que c'est un homme faisant consensus, chez les noirs comme chez les blancs, tous milieux confondus à quelques rares exceptions près, il reste dans les mémoires comme l'homme intègre qui a fait cesser l'apartheid. Les Afrikaners, eux-mêmes, ont souvent oublié l'activiste politique noir et le révolutionnaire terroriste pour ne se souvenir que de l'homme de paix. On peut dire que pour son action en 1994, il a bien mérité le prix nobel de la paix, au même titre que Frédérik De Klerk. En effet, sans l'accord entre ces deux hommes, il est probable que les extrêmes l'auraient emportés, faisant sombrer l'Afrique du Sud dans une guerre civile à caractère racial, entre, à l'époque, 6 millions de blancs et quelques 30 millions de noirs. Maintenant il ne faut pas non plus oublier qu'il reste un homme politique. Aussi, son retrait du pouvoir en 1998 est surtout dû à un calcul: se retirer pour laisser un bon souvenir avant que les déceptions ne naissent. Il a aussi été un peu poussé dehors par les jeunes loups de son propre camp qui aujourd'hui utilisent son image comme une figure de proue. Il passe une bonne partie de l'année dans sa superbe villa au Mozambique, sur le front de mer à Maputo. Son ex-femme, ex-criminelle aussi, est un cadre influent de l'ANC (African National Congress), le parti noir toujours au pouvoir depuis 1994.
Donc, c'est un personnage emblématique, qui a bien mérité du prix nobel, mais pas un ange tout de même.
 
Concernant les haines aujourd'hui, elles subsistent de façon diffusent, mais sont le fait de courants profonds dans la population, ce qui est compréhensible, moins de 20 ans après la fin de l'apartheid, et en aucun cas le fait d'une politique d'Etat. L'Afrique du Sud n'est pas le Zimbabwe. Il n'y a pas de politique anti-blancs. En revanche il est très clair que la discrimination positive est très défavorable aux blancs. IL est aujourd'hui impossible de faire une carrière brillante dans la fonction publique civile ou militaire pour un blanc. le régime des quotas favorisant les noirs sans diplomes et les postes à haute responsabilité étant confiés à des cadres de l'ANC, c'est à dire des noirs. Pour autant, l'idée d'une guerre civile, aujourd'hui, semble illusoire. La haine des noirs se tourne surtout contre d'autres noirs, immigrés, bien plus que contre les blancs. Si des rancunes ou un mépris profond subsiste, le mélange géographique, mais en aucun cas racial, des communautés, contraignant chacun à vivre avec l'autre, atténue les risques de luttes.
 
Le pouvoir n'est pas étranger à cette bonne situation relative, mais cela est plus dû à la profusion de déclarations de bonnes intentions qu'à une véritable politique. Aussi les blancs ne sont-ils pas protégés par la violence, essentiellement crapuleuse, qui les frappe, dans les campagnes contre les fermiers et dans les villes contre tout propriétaire un peu aisé. (ce ne sont pas les plus riches qui sont visés, mais tout ce qui atteint la classe moyenne...)
 
Pays étrange, où il fait bon vivre, avec un temps magnifique toute l'année, une vraie courtoisie des gens, une abondance réelle de biens et une piété traditionnelle, sans doute plus apparente que profonde compte tenu des moeurs par ailleurs, et à l'inverse, un racisme présent, une violence diffuse, une corruption de pays du tiers monde, etc.
 
Il y aurait mille choses à dire encore sur l'Afrique du Sud, mais voici, je l'espère, une brève réponse à tes questions."
Ainsi donc, ce miracle est possible ! Durera-t-il ? Nul ne le sait, mais il existe.
A l'heure où notre équipe de France de football s'apprête à représenter la France dans ce pays, Marseillaise sanglante en tête, ayons à la pensée tout ce qu'elle apporte avec elle de notre pays, de divisions politiques républicaines, mais aussi et c'est un comble ! au sein même de notre famille d'opinion monarchique...
Quel peuple sommes nous donc ? Arrogants, forts de nos opinions définitives, de nos condamnations sans appel... nous montrons de nous une image décadente et, oui, continuellement divisée, il est bien sûr que notre France disparaîtra. Si l'on n'y fait rien...

En attendant, je vous invite à écouter :

http://royalistes17.over-blog.com/ext/http://www.worship.co.za/sound/NkosiStereo.mp3  link

qui est l'hymne national d'Afrique du Sud.
Nkosi Sikelel' iAfrika (Dieu sauve l'Afrique)
Xhosa
Que Dieu bénisse l'Afrique,
Puisse sa corne s'élever vers les cieux,

Zoulou
Que Dieu entende nos prières
Et nous bénisse, nous ses enfants d'Afrique.

Sotho
Que Dieu bénisse notre nation,
Et qu'il supprime toute guerre et toute souffrance,
Préservez, préservez notre nation,
Préservez notre nation sud-africaine, l'Afrique du Sud.

Die Stem (L'Appel de l'Afrique du Sud)
Afrikaans
Résonnant depuis nos cieux d'azur,
Et nos mers profondes,
Au-delà de nos monts éternels
Où rebondit l'écho.

Anglais
Retentit l'appel à l'unité,
Et c'est unis que nous serons,
Vivons et luttons pour que la liberté triomphe
En Afrique du Sud, notre nation.

Les Africains ont poussé l'union jusqu'à réunir dans cet emblême l'hymne de l'ANC et celui de l'ancienne Afrique du Sud.
Saurons nous un jour ce que le mot "union" veut dire ?

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Published by Christophe - dans Son et vidéo
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