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Alliance Hauts-de-Seine

L’Alliance Royale est une formation politique fondée en 2001 et regroupant des "citoyens" (habitants de la Cité) convaincus  qu’il est temps de reposer la question des institutions dans le débat politique français. L’Alliance Royale a non seulement pour ambition de faire redécouvrir la monarchie à nos compatriotes, mais également d’inviter la France à préparer son avenir dans ses institutions.

  blasong2.jpg"D'azur à la fleur de lys d'or et à la nef antique d'argent, au chef d'argent chargé d'une fasce ondée d'azur", ainsi se décrit le blason des Hauts-de-Seine créé par Georges Weill.


    "Blason Royal du Pays d'Aunis"

26 juin 2011 7 26 /06 /juin /2011 18:25

Sur la page Facebook d'un groupe royaliste, un questionnaire indique les préférences des participants parmi 3 régimes : la monarchie constitutionnelle, la monarchie absolue, la monarchie institutionnelle.

 

La monarchie absolue... nous savons, désormais, depuis que l'étude de l'Histoire véritable nous l'a appris (c'est à dire après l'école...) que la monarchie absolue est un concept post-révolutionnaire : les rois d'Ancien régime voyaient leur pouvoir limité par tant d'instances ! Les parlements provinciaux, les corps professionnels, etc... La monarchie absolue n'a jamais existé, même sous Louis XIV. L'amalgame est fait avec des siècles où les constitutions écrites n'existaient pas, où prévalaient les Lois fondamentales, coutumières, où le Roi était "de droit Divin" : ce qui ne veut pas dire qu'il avait tous les droits, mais que si son pouvoir n'était pas absolu, il était absolument Roi.

 

Mon propos se veut donc une comparaison entre monarchie constitutionnelle et institutionnelle. L'une nous est bien connue, c'est elle qui "règne" dans les pays d'Europe : Scandinavie, Royaume-Uni, Belgique, Espagne...

 

Dans ces pays, la Reine, ou le Roi, n'exerce pas un pouvoir politique réel. Ils disposent d'une forte représentation, et d'un pouvoir moral fort (surtout pour la Reine d'Angleterre, qui est chef de l'église anglicane). Lequel pouvoir moral est toutefois tempéré, si l'on prend les exemples du mariage homosexuel légalisé en Espagne en 2005, et l'avortement légalisé en Belgique en 1990 : on se souvient ici que le Roi Baudouin, refusant de cautionner la loi, avait été déclaré dans l'incapacité de régner par le Conseil des ministres, avant que le Parlement ne le rétablisse dans ses fonctions le surlendemain.

 

Pour le reste, l'exercice du pouvoir s'apparente à une république, le souverain étant tenu de nommer le Premier ministre sorti des urnes, lequel gouverne à travers son gouvernement et le Parlement.

 

Monarchies ou républiques, les Etats modernes et à vocation démocratiques ont désormais une Constitution. Il n'est pas douteux que demain, lorsque nous aurons à nouveau un Roi, la France se dote d'une nouvelle Constitution : la politique nationale, internationale, économique, sociale, etc... est devenue tellement multiple qu'il n'est pas possible de ne pas définir par des Lois fondamentales, écrites, qui détient tel pouvoir et d'en déterminer la hiérarchie.

 

Alors ? Viens-je de faire disparaître le terme de monarchie institutionnelle, puisque nous aurons une Constitution ?

 

Non pas. Car si nous savons ce que représente en Europe une monarchie constitutionnelle, nous savons aussi que ce n'est pas ce que nous voulons pour la France.

 

Certes, un Roi constitutionnel aurait l'avantage sur un Président de la République de véhiculer une brillante image internationale, de permettre à la France sur un plan diplomatique d'avoir un souverain qui règne sur la durée, mais il n'aurait que peu, ou pas de pouvoir.

 

Disons-le : nous ne nous battons pas pour remplacer à la tête de la France un Président élu par un Roi empêché.

 

Et c'est là que réside l'idée, spécifiquement française, de monarchie institutionnelle :

 

Elle reconnait la nécessité d'une Constitution, mais si tous les rouages du pouvoir en dépendent, le Roi en est détaché. En fait, la question n'est autre que : de qui dépend le Roi ?

 

De Dieu, évidemment. Ce n'est d'ailleurs qu'à ce titre que la transmission peut se faire de Père en Fils, le Roi n'ayant pas à prêter serment sur la Constitution : imaginez que le Fils refuse de le faire, que se passerait-il ? Or, en France, la succession n'est pas libre et le Fils ne peut pas refuser ses devoirs héréditaires.

 

La question subsidiaire est : de qui dépend l'instauration du premier Roi à venir ? Notez que je n'évoque absolument pas ici un choix quelconque de la personne du Roi : ce n'est pas mon propos. Toutefois, il faudra bien que le Roi reçoive le pouvoir d'une manière où d'une autre.

 

Soit qu'il le prenne par les armes, ce qui suppose une lutte armée entre Français - Dieu nous en préserve ! ; soit qu'il le reçoive des mains du Parlement (voir ici : http://www.youtube.com/watch?v=sX-ZW-AgybI&playnext=1&list=PL4B63C23BCF3AB4C3 ); où, comme tente de le faire prévaloir l'Alliance royale, des mains du dernier Président de la République, spécifiquement élu par les Français dans le but de permettre l'instauration du Roi.

 

Dans une monarchie institutionnelle, c'est le Roi qui devient gardien de la Constitution, et non la Constitution qui est gardienne du pouvoir royal. Personne cependant ne s'y trompera : le gouvernement bien sûr, mais aussi toutes les instances politiques du pays, seront réglementés par la Constitution et gouvernés par le Roi. Lequel, naturellement, en sa qualité d'homme de chair et de sang, sera dans l'incapacité matérielle de rien entreprendre sans s'appuyer sur les ministres, parlementaires, représentants des collèges électoraux, la classe politique dans son ensemble.

 

C'est en définitive le Peuple de France qui, enfin, sera bien servi.

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Published by Christophe - dans Nos Positions
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