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Alliance Hauts-de-Seine

L’Alliance Royale est une formation politique fondée en 2001 et regroupant des "citoyens" (habitants de la Cité) convaincus  qu’il est temps de reposer la question des institutions dans le débat politique français. L’Alliance Royale a non seulement pour ambition de faire redécouvrir la monarchie à nos compatriotes, mais également d’inviter la France à préparer son avenir dans ses institutions.

  blasong2.jpg"D'azur à la fleur de lys d'or et à la nef antique d'argent, au chef d'argent chargé d'une fasce ondée d'azur", ainsi se décrit le blason des Hauts-de-Seine créé par Georges Weill.


    "Blason Royal du Pays d'Aunis"

31 juillet 2010 6 31 /07 /juillet /2010 09:38

Pensez-vous qu'il soit possible d'être à la fois républicain et royaliste ?

 

La réponse est non, bien sûr : il faut choisir son camp.

 

Cet article a pour origine la réponse d'une amie qui, à mon invitation pour l'Université d'été m'écrivait ceci : "Merci pour votre mail. J’ai ouvert le lien que vous m’avez envoyé sur l’université d’été de l’alliance royale. Je n’envisage pas d’y aller, je ne suis pas royaliste ni ne pense le devenir."

Son opinion est totalement respectable, et il est plus que vraisemblable qu'elle ne souhaite pas en changer.

 

Il est toutefois possible d'avoir été républicain, puis d'être devenu royaliste. L'histoire qui va suivre vous le montrera. Elle est autobiographique et je m'en excuse, son intérêt n'étant pas le personnage mais le cheminement, qui pourrait être celui de chacun d'entre nous.

 

Cette histoire explique qu'il ne puisse y avoir aucune animosité entre le royaliste que je suis et les républicains qui le sont encore (ceux de la révolution et du XIXè siècle, c'est autre chose...), et que je crois en la nécessité de faire connaître et d'expliquer, certainement pas en la contrainte.

 

Commençons.

 

"Tout petit, déjà... oui, c'est un peu vrai, tout petit la vie de la Cité m'intéressait dejà. Je n'avais pas 10 ans, mais je me souviens de la guerre d'Algérie (l'arrivée de De Gaulle, j'étais franchement trop petit), les bombes, le putsch, les klakson "al-gé-rie fran-çaise  ti-ti-ta-ta-ta", mon futur beau-frère grièvement blessé.

 

Puis les élections de 1965, mes parents qui soutenaient Jean Lecanuet contre De Gaulle.

 

Ensuite, mai '68 qui, a eu le mauvais goût d'intervenir alors que j'étais trop jeune pour aller m'amuser au Quartier latin (mon cousin de 3 ans mon aîné ne s'en est pas privé, lui). Sur le fond, cette révolte, c'était n'importe quoi et en 1969, pour la première fois, je militais pour les présidentielles en faveur de Pompidou : autocollants, tracts...

 

Puis c'est 1974, le rejet de la "Nouvelle société" de Chaban-Delmas, donc le soutien à Giscard qui nomme un Premier ministre "battant", Chirac.

 

Malheureusement le torchon brûle, Chirac démissionnera, et la fin du septennat sera conduite par le tandem Giscard-Barre qui en a lassé plus d'un.

 

En 1981, c'est la catastrophe, l'élection de Mitterrand. Le 11 mai, l'entreprise qui était sur le point de m'embaucher me fait savoir que "avec ce qui vient de se passer, vous comprenez...". Je vous passe la suite. A mes yeux, depuis l'élection de Giscard, la naissance du chômage (quasi-inexistant auparavant), l'inflation, l'avènement des socialistes, les cohabitations, etc... n'apparaissent plus que le dysfonctionnement des institutions et l'ambition personnelle des hommes politiques de tous bords.

 

Toutefois, la cohabitation... je ne pouvais m'empêcher de sentir que, pour une fois, la représentation des Français dans l'Etat s'en trouvait améliorée, bien que cependant, les institutions républicaines s'en accomodent mal.

 

Pendant ce temps, un autre phénomène m'occupe.

 

Alors que, de l'école ne me reste aucun souvenir marquant de l'enseignement de l'Histoire, qu'il m'en est évidemment resté un vernis vague et incolore, reléguant notre passé collectif dans des caves moisies ou des combles poussiereux, mes lectures se sont orientées doucement vers des livres historiques.

 

Oh ! Sans violence, rassurez-vous. Tout a commencé avec des romans historiques, les Rois maudits, plus tard la saga de Robert Merle, puis au fur et à mesure que le genre plaisait, des "polars". Mais là naquit mon intérêt pour des personnages de l'Histoire, pour des évènements, et mes lectures s'enrichirent vite de biographies (qui ont pour caractéritique de commencer bien -naissance- et de finir mal -décès- mais qui révèlent au lecteur la volonté, l'action, la pérennité de la vie d'hommes et de femmes qui ont vécu et fait la France à travers les siècles.

 

Depuis toujours, je fais de la photo, et je me suis spécialisé dans l'instantané : c'est à dire, non pas immortaliser une scène posée, un portrait, mais saisir le mouvement, la vie, l'instant. Et à travers mes nouvelles lectures, j'ai découvert celà : les personnages historiques que l'on m'a laissé enfermer dans des placards ont vécu, comme nous, une vie en couleur, comme nous, avec toutes les émotions que nous connaissons. Nous pouvons connaître leur destin, eux ne le connaissaient pas, comme nous.

 

L'Histoire, c'est la vie. Et notre vie, c'est l'Histoire, dont nous ne connaissons pas le devenir. Nous savons cependant que notre Histoire présente connaît une dégradation de notre civilisation. Allons-nous faire quelque chose ? Et quoi ?

 

C'est ainsi que, progressivement, j'ai compris que pour nous inscrire dans l'Histoire nous devions jouer sur la durée; que les institutions actuelles ne jouent pas sur la durée; que l'on ne peut pas éternellement gérer les "affaires courantes"; que la seule institution durable que je puisse imaginer est... la monarchie, laquelle en libérant le souverain des pressions financières, peut autoriser le peuple de France à être beaucouop mieux représenté au sein de l'Etat.

 

Il ne restait qu'un pas, celui de passer à l'action politique, en ce XXIè siècle qui est le nôtre, en adhérant à l'Alliance royale dès sa création. Et celle-ci ne m'a pas déçu, en particulier dans l'élaboration de sa plateforme politique, et le concept de "démocratie équitable", capable enfin de redonner à nos compatriotes le goût de la politique et la capacité de s'exprimer.

 


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Published by Christophe - dans Nos Positions
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