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Alliance Hauts-de-Seine

L’Alliance Royale est une formation politique fondée en 2001 et regroupant des "citoyens" (habitants de la Cité) convaincus  qu’il est temps de reposer la question des institutions dans le débat politique français. L’Alliance Royale a non seulement pour ambition de faire redécouvrir la monarchie à nos compatriotes, mais également d’inviter la France à préparer son avenir dans ses institutions.

  blasong2.jpg"D'azur à la fleur de lys d'or et à la nef antique d'argent, au chef d'argent chargé d'une fasce ondée d'azur", ainsi se décrit le blason des Hauts-de-Seine créé par Georges Weill.


    "Blason Royal du Pays d'Aunis"

20 juillet 2010 2 20 /07 /juillet /2010 11:49

Dans le pays la colère gronde.

 

Dans les banlieues, devenues zones de non-droit, où des délinquants de petite envergure tiennent en otage la population de leur propre cité, et provoquent une flambée de violence lorsqu'ils se font - parfois - tuer.

 

Sur l'ensemble du territoire, où le communautarisme s'exacerbe, livrant le devant de la scène aux plus agressifs des divers camps. Pour le moment, des mots ("Venez, on va tous vous tuer" ou "Vous allez vous cacher derrière vos femmes"; "Il faut envoyer la légion, raser tout ça" et autres brûlages de torchon); quelques démonstrations, aussi, à travers des femmes de plus en plus voilées, en réaction, où des groupes de soi-disant musique vomissant des "morceaux" aux propos insultants.

 

Mais, pour quitter ce terrain trop actuel, la colère gronde ailleurs :

 

Chez les salariés, auxquels on va une fois encore demander des efforts supplémentaires.

Chez les Jeunes, que l'on a laissés passer le bac, en les dotant d'une culture générale devenue bien pauvre, sans formation professionnelle, et auxquels on ne promet guère autre chose que le chômage.

Chez les quinquas, qui pendant toute leur carrière ont connu la menace du chômage et auxquels on va demander de travailler plus longtemps, si toutefois ils ne deviennent pas chômeurs avant.

Chez les entrepreneurs, qui prennent des risques avec leurs propres biens, font travailler des salariés, se lancent évidemment pour gagner de l'argent, mais se voient trop souvent contraints de déposer le bilan en raison d'un trop plein de charges sociales ou fiscales.

 

Sur le bord du chemin, la population s'agace aux nouvelles éternelles de "la Dette", des caisses de retraite vides, des caisses de la Sécurité sociale vides, des caisses ASSEDIC vides, de la faillitte du monde de la finance qui l'a ruinée, que l'Etat, les Etats ont aidé avec leurs impôts et qui affiche deux ans plus tard des résultats insolents.

 

La population s'agace encore de la dégradation du tissu industriel, du monde agricole, de la baisse générale du niveau de vie tandis que s'accroit l'écart de la fourchette des rémunérations : de plus en plus de pauvres, les riches de plus en plus riches.

 

On ne s'étonnera pas de l'étonnement, de la colère et de la perte de confiance de cette population pour les prétendus "élites", qui se sont mis en avant pour prétendre la représenter et la conduire vers des lendemains qui chantent, et se perdent en arguties, abus, scandales, tout en se gardant bien d'aborder de front les dossiers explosifs qui pourraient peut-être changer le cours des choses.


Colère également d'une trop grande promiscuité entre le pouvoir et l'argent, tant est que l'on voit que les hommes de pouvoir ont besoin d'argent pour être élus, tandis que les hommes d'argent ménagent ceux de pouvoir pour mieux garder ou gagner plus d'argent.

 

 

*

 

Face à cette situation explosive, un gouvernement indépendant doit agir.

Faute d'avoir imaginé, depuis des années, ou d'avoir eu le courage d'affronter le sujet, la France a perdu sa situation exemplaire dans le monde, et nous sommes chaque jour un peu plus en situation pré-insurrectionnelle.

 

Alors, quel est le noeud qu'il convient de trancher ? Quel est le facteur sur lequel il est, non pas prioritaire, mais indispensable, immédiat, d'intervenir avec force et détermination ? Quel est le point commun qui fait d'un groupement d'hommes une société, quand bien même ils seraient d'origine ou de confession différentes ? Quel est le problème qu'il faut résoudre, non pas au cours du mandat électoral en cours, mais dans le mois qui vient ?


L'EMPLOI !


Donnons du travail aux "actifs" (ceux qui sont en âge d'être actifs, et trop souvent ne le sont pas...).

 

Travailler représente pour l'être humain sa fierté, son utilité, sa raison d'être.

 

Le travail en France est en concurrence avec la machine, avec l'informatique, avec les bas salaires de pays proches ou lointains.

 

Nous devons relever ce défi, et tout d'abord baisser le coût du travail : les entreprises doivent choisir le travail humain quand celui-ci est possible.

 

Plus de salariés au travail, c'est plus de recettes sociales. Fiscales également. C'est moins de dépenses du même ordre, et donc des caisses en équilibre.

 

C'est une relance de la consommation en provenance des entreprises françaises, sur le marché national ou à l'export.

 

C'est le recul de l'exclusion, que ce soit celle du Français qui déchoit ou celle de l'immigré des "banlieues". Le recul des sans-logis, le recul de la délinquance.

 

Sur ce sujet, les syndicats peuvent être de précieux partenaires, afin de permettre de déterminer branche par branche selon quel barême réduire les cotisations patronales, en échange de la formation et du recrutement de nouveaux salariés : on voit qu'il faut ici soutenir prioritairement les secteurs primaire et secondaire, reconstituer notre tissu économique, mobiliser en France l'investissement, français ou étranger, et par conséquent utiliser à bon escient les puissances d'argent qui, tant qu'elles ne sont occupées qu'à la spéculation, ne se justifient pas.

 

*

 

L'abaissement des charges patronales fait partie des propositions de l'Alliance royale depuis des années. C'est une question de reprise économique, de justice, de paix sociale, une notion polyvalente au service du bien commun.

 

Au travail !


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Published by Christophe
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16 juillet 2010 5 16 /07 /juillet /2010 15:58

 

http://www.jeunes-royalistes.org/images/manifs/14juillet2010/photocom.jpg Voir la vidéo : link

 

Communiqué commun Jeunes Royalistes - Groupe d'Action Royaliste

Ce mercredi 14 juillet, les Jeunes Royalistes de l’Alliance Royale, en partenariat avec les militants du Groupe d’Action Royaliste, ont déployé une banderole sur le Pont des Arts de Paris sur laquelle était inscrit « La République couche avec le fric ! Vive le roi ! »

Par ce slogan provocateur, les militants royalistes voulaient se faire un écho des lassitudes d’un certain nombre de leur concitoyens vis-à-vis de la politique du gouvernement.

Lassitude vis-à-vis d’une classe politique qui va d’affaires en affaires, dont l’image est ternie par les différents scandales financiers et qui ne semble absolument plus se préoccuper des citoyens.

Lassitude vis-à-vis d’un Etat qui brade sa souveraineté au profit d’une Union européenne technocratique qui entend, au nom du principe de la libre concurrence, abolir les frontières pour livrer notre économie aux diktats des marchés internationaux et à la concurrence déloyale des pays émergents.


Lassitude envers une République qui ne protège pas les citoyens français contre les principaux maux modernes, insécurité, chômage, exclusion, immigration de masse, délocalisations, mais qui, en revanche, est au service des grandes puissances de l’argent.

Lassitude enfin en raison d’un sentiment général de défiance envers la mondialisation incontrôlée où l’argent devient la seule norme de référence, où toutes les valeurs morales et civiques disparaissent et, avec elles, notre vouloir-vivre ensemble.


Les royalistes voulaient, en ce 14 juillet, rappeler à leurs compatriotes que la République n’est pas une fatalité et qu’il existe une vraie rupture que les monarchistes entendent incarner.


Stéphane Piolenc
ALLIANCE ROYALE

Jeunes Royalistes
17 rue des Acacias – 75017 PARIS


http://www.jeunes-royalistes.org
communication@jeunes-royalistes.org


Groupe d’Action Royaliste
http://www.actionroyaliste.com
contact@actionroyaliste.com

 

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13 juillet 2010 2 13 /07 /juillet /2010 19:09

Cette fête nationale, pas très agréable pour les royalistes, est chaque année largement commentée.

 

Je ne saurais trop recommander aux édiles de la république de la remplacer par la commémoration d'un autre évènement, car 220 ans, c'est trop loin, beaucoup trop loin pour que le bon peuple se souvienne...

 

Pour certains, il s'agit de la commémoration de la prise de la Bastille... oui, très bien, et c'était quoi, la prise de la Bastille ?... ben, la révolution, les Français ont pris la Bastille, et puis ils ont coupé la tête au roi, et puis c'était la république... oui, oui, oui, c'est sûr que vu des hauteurs de l'année 2010, 5 ou 10 ans de guerre civile peuvent se résumer à cette courte considération !

 

Pour d'autres, il s'agit de la commémoration de la fête de la Fédération, le 14 juillet 1790. La réconciliation de la Nation et du roi. Voici une notion qui demande une mémoire plus précise que la précédente. Malheureusement, ladite réconciliation n'a pas duré, est-il utile de la célébrer ?

 

Pour d'autres encore, c'est une date (la commémoration du 14 juillet 1790) choisie par la IIIè république. Etait-ce une façon de se concilier les royalistes de l'époque, majoritaires dans le pays mais incapables de s'entendre entre eux, au point qu'ils ont laissé filer le pouvoir ?

 

Par quelque bout que l'on prenne cette date du 14 juillet, rien de très glorieux en tout cas ! Rien qui vaille d'en faire une fête nationale.

 

C'est pourquoi je n'écrirai pas des tonnes sur le sujet.

 

Juste que j'aime bien les feux d'artifice, et qu'ils soient tirés le 14 juillet ou le 15 août (date qui porte davantage de sens), je ne vois pas pourquoi je m'en priverais. Surtout que le 14 juillet étant férié, il serait bien dommage de profiter d'un jour de repos imposé et de se priver tout à la fois d'un beau spectacle.

 

Pour conclure, j'observerai que les spectateurs de ces feux se fichent tellement de la soi-disant commémoration que, alors que je me ballade en général avec un drapeau fleurdelysé, il n'y a absolument personne pour me demander ce que je fais avec ça.


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9 juillet 2010 5 09 /07 /juillet /2010 08:27

L'affaire Woerth-Bettencourt qui secoue la vie politique en ce début d'été, pose la question du financement des campagnes électorales.

 

La campagne de Nicolas Sarkozy en 2007 est ainsi en ligne de mire.

 

Il convient de souligner que, pour autant que nous soyons informés, les accusations qui circulent reposent sur des déclarations non étayées, sur des enregistrements clandestins, le tout venant de "proches collaborateurs" bien peu dignes de confiance.

 

Personne ne souligne que toutes les campagnes électorales sont contrôlées par la Commission de contrôle du financement des Partis politiques. Ce, sitôt passée l'élection.

 

C'est dire qu'évoquer en 2010 le financement d'une campagne de 2007 est incongru.

 

Le problème vient des déclarations de l'ancienne comptable, qui évoque des "enveloppes", donc de l'argent versé en espèces.

 

Cet argent ne peut avoir été versé au compte de campagne, afin d'être utilisé au paiement de factures : il aurait été contrôlé.

 

Il ne peut (si les faits sont avérés) qu'avoir été à nouveau versé de la main à la main à des "personnes utiles". On n'ose se demander à quoi.

 

Dans cette hypothèse, la culpabilité est lourde et touche de nombreuses personnes : les donateurs, les intermédiaires et les donataires.

 

Mais de là à prouver quoi que ce soit.....?

 

Il reste un malaise, un de plus touchant au système électoral, dont on se demande en effet comment certains partis peuvent disposer d'autant d'argent (les cotisations des membres étant loin de suffire), et quand on se souvient que les dés sont pipés y compris dans le comptage des bulletins dans les bureaux de vote.

 

Pour conclure, je ne peux que souhaiter que soit supprimée "la reine des élections", celle du Président de la république, et que la France redevienne une monarchie.

 

Le Roi, lui, n'est pas dépendant de magouilles électorales ou financières.


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1 juillet 2010 4 01 /07 /juillet /2010 16:11
http://www.actionroyaliste.com/images/M_images/woerth.jpg
Source : blogue du GAR http://www.actionroyaliste.com/index.php?option=com_content&view=article&id=481%3Aaffaire-woerth-la-republique-coupable-&catid=35%3Aactualite&Itemid=54
*
L'affaire Bettencourt-Woerth est une affaire à laquelle personne ne comprend grand-chose, en définitive, et il n’est pas facile de se faire un jugement sur la « culpabilité » (à quel propos, d’ailleurs…) ou non du ministre du Travail : mais est-ce vraiment le plus important et le plus révélateur ? En fait, ce qui importe, c’est le lien entre l’Argent et le Pouvoir, leurs relations dans une société qui se veut à la fois transparente et « vertueuse », l’impudeur et l’impudence des Puissants de la République, de cette oligarchie qui confond « servir » et « SE servir »… Et il se trouve que la République sarkozienne semble être l’aboutissement de la reconquête du Pouvoir par l’Argent, symbolisée dès le premier soir du règne sarkoziste par la réception au Fouquet’s (la revanche de Nicolas Fouquet, en somme !).
 
Dans cette affaire, qui suit l’affaire du salaire indécent de M. Proglio, nommé de façon cavalière patron de l’EDF sur les ordres de M. Sarkozy, l’affaire des indemnités versées à M. Tapie, allié fidèle et utile de M. Sarkozy au sein d’une certaine Gauche, l’affaire des déplacements coûteux des membres du Gouvernement et du Président lui-même, etc., la morale politique, plus exactement celle qui touche au service de l’Etat et du pays, n’est pas sauve ! Loin de moi l’idée de dénoncer tous les politiciens comme pourris, ce qui n’a, en définitive guère de sens, car c’est bien le régime lui-même qui pousse à ce genre de dérive et, sans doute, un état d’esprit qui se veut celui du temps, c’est-à-dire de l’individualisme et du matérialisme consumériste : oui, c’est cette République-là qui est coupable, que cela plaise ou non d’entendre cette accusation qui n’est pas, pour le coup et sans mauvais jeu de mots, gratuite !
 
S’il y eut un de Gaulle qui, lui, allait jusqu’à payer ses notes d’électricité à l’Elysée, il fut bien plutôt l’exception que la généralité : car la République est née d’une Révolution dont le principal objectif était de confondre « Pouvoir économique » et « Pouvoir politique » en considérant que c’était le rôle de ceux qui produisaient la richesse (les « bourgeois », disait-on alors) de tenir aussi l’Etat qui, jusque là, échappait au contrôle des plus riches par la simple présence d’un monarque qui ne tenait pas son Pouvoir ni sa légitimité des financiers et de l’Argent lui-même, la naissance ne s’achetant pas !
 
Aujourd’hui, l’Etat est le jeu des féodalités financières (encore plus qu’industrielles) et ses gouvernants sont fascinés (hypnotisés ?) par l’Argent, le clinquant, la puissance apparente que confèrent l’Argent et sa possession. Cela est d’ailleurs vrai à tous les niveaux de la société et dans quasiment toutes ses sphères, comme l’a démontrée il y a peu la lamentable équipée sud-africaine des « Bleus » de M. Domenech. M. Woerth, aussi intelligent soit-il, appartient à cette caste d’oligarques qui ne voient l’économie et la société qu’à travers le prisme de la réussite sociale « sonnante et trébuchante » : d’où ses relations aujourd’hui suspectes quand, pourtant, il ne pensait pas à mal (d’après ses déclarations), avec le milieu des Bettencourt, Peugeot, et autres magnats de l’économie française.
 
Il est tout de même remarquable, et tellement révélateur, que M. Woerth ait attribué la légion d’honneur et autres décorations que l’on aimerait voir décerner avec plus de mesure et d’à-propos, à tous ceux que, aujourd’hui, il dit connaître de loin, comme de simples relations mondaines : cela rappelle les débuts de la IIIe République lorsque le gendre du président Jules Grévy, le député Wilson, « vendait » des légions d’honneur à des banquiers et autres « personnalités » fortunées… Il est d’ailleurs étonnant, là aussi, que personne parmi les journalistes et politiques, n’ait rappelé cette affaire pourtant célèbre ! Et pourtant, on y trouverait quelques points communs avec celle qui est évoquée aujourd’hui…
 
M. Woerth n’a rien touché ? Mais n’a-t-il pas, de plusieurs manières, empêché quelques enquêtes fiscales délicates pour ses « amis » ? C’est là l’accusation la plus grave et la plus probante qu’il convient de lui signifier, si on veut sa tête ! Mais, je le répète, il n’est pas le seul à accuser, dans ce cas, et il faut désigner la République, dans son principe même et dans ses fondations, comme véritable coupable ! Mais aussi dénoncer cette « dissociété » dans laquelle l’Argent est le Maître, et donner à l’Etat les moyens, non de s’y adapter, mais d’en combattre, concrètement, les effets comme les fondements : une œuvre de longue haleine, assurément, mais nécessaire, forcément !
 

Jean-Philippe CHAUVIN

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30 juin 2010 3 30 /06 /juin /2010 19:30

La note que j'avais placée après la conclusion de mon billet sur "la France laïque"

http://royalistes17.over-blog.com/article-la-france-laique-une-erreur-historique-51776612.html

 

trouve son écho dans un long article de François-Georges Dreyfus, paru dans la Ruvue universelle, et que je vous livre ici :

 

 

Les valeurs républicaines,

le mythe et la réalité

| François-Georges Dreyfus |
Revue universelle |
Printemps 2010 |

 

http://www.polemia.com/article.php?id=2977

 

L’évocation des valeurs républicaines est le pont aux ânes du discours politique. Et souvent le meilleur moyen d’imposer le politiquement correct à coup d’interdits. Mais qu’en a-t-il été dans la réalité histo­rique ? Évoquer les valeurs républicaines c’est renvoyer à l’histoire des quatre premières Républiques. Une histoire que François-Georges Dreyfus revisite avec clarté et brio dans le numéro de printemps 2010 de la Revue universelle (7, rue Constance  75018-Paris)

Polémia

      Les valeurs républicaines, le mythe et la réalité

À tout bout de champ, on ne cesse de mettre en avant les valeurs républicaines. Qu’est-ce à dire ? Honorer les valeurs républicaines, c’est évidemment honorer les républiques qui ont précédé la Cinquième. Se rend-on compte que cela signifie mettre à l’honneur les Première, Deuxième, Troisième et Quatrième Républiques. Il n’est pas sûr que les défenseurs des valeurs républicaines aient songé à cela. La Première République, 1792-1799, c’est la Convention et le Directoire, c’est-à-dire, d’abord, un régime totalitaire et génocidaire, puis, avec le Directoire, un régime aux coups d’État successifs, où règnent désordre, corruption et impuissance. Bonaparte y mettra fin avec le Consulat.

      La Deuxième République est une République sans républicains

Une République sans républicains, puisque les élections de 1848 donneront la majorité aux monar­chistes et que le peuple français, au suffrage universel, élira président de la République Louis Napo­léon Bonaparte. Certes ladite République dont la Constitution est rédigée « en présence de Dieu et au nom du peuple français », proclame pour principes « la liberté, la fraternité et l’égalité» ; mais elle a pour base « la famille, la propriété et l’ordre public », lesquels – soit dit en passant – ont largement inspiré la doctrine du régime de Vichy. De toute manière, les Français, au milieu du dix-neuvième siècle, sont si peu républicains que le régime est renversé par le coup d’État du 2 décembre 1851. Je ne pense donc pas que ce soit à la Deuxième République que songe la gauche aujourd’hui quand elle vante les « valeurs républicaines » – même si Victor Hugo l’a glorifiée, après coup ! Restent la Troisième et la Quatrième République. Sont-elles sources des « valeurs républicaines » ? Examinons la question.

      La Troisième République, école laïque et ascenseur social républicain

La Troisième République, dans la mémoire française, c’est l’Âge d’or. Est-ce si vrai ? On met à l’hon­neur de cette République d’avoir renforcé la liberté politique. C’est assez exact, mais il faut quand même nuancer. Accepterait-on aujourd’hui qu’un ministre mute dans un arrondissement voisin un instituteur qui le gêne ? C’est ce que fit Louis Barthou dans les Basses-Pyrénées. Surtout, sous la Troisième République, l’essor de l’anticléricalisme fait de l’intolérance un des éléments clés de la politique républicaine. Cet anticléricalisme conduit à la séparation de l’Église et de l’État, ce qui n’est pas aussi scandaleux qu’on le dit. La loi de 1905 libère l’Église. Gambetta, homme politique intelligent, était hostile à cette séparation, l’État concordataire intervenait dans la nomination des évêques – prêtant parfois une oreille attentive aux suggestions du Grand Orient de France ! Mais la laïcité républicaine n’est pas « laïque » ; elle est véritablement « laïciste ». À titre de saine comparaison, voyez comment le canton de Genève, un des rares cantons suisses où les Églises sont séparées de l’État, gère les problèmes religieux. L’anticléricalisme laïciste français, soutenu d’ailleurs par les milieux réformés, entraînera une intolérance généralisée qui perdure dans certains milieux aujourd’hui. De cet anticlé­ricalisme va naître, il est vrai, une politique scolaire de grande qualité. Jules Ferry, un des très grands ministres de la Troisième République, mit en place un régime éducatif qui durera jusqu’en 1962. L’école laïque, gratuite et obligatoire ne sera pas aussi laïciste qu’on a bien voulu le dire. C’est grâce à cette politique que va naître l’ascenseur social républicain, permettant aux fils d’ouvriers ou de paysans de sortir de leur condition et d’accéder aux plus hautes fonctions de l’État ou de l’économie. Il est vrai que le système n’était pas égalitariste, comme il l’est aujourd’hui. Les bourses étaient attribuées, à condition sociale égale, à ceux qui les méritaient, par leur travail et leurs résultats. C’était peut-être élitiste, mais c’était efficace.

      La Troisième République, une république jacobine

La Troisième République est le modèle d’une république jacobine : elle rejettera, de 1875 à 1940, toute politique de décentralisation que défendait, depuis 1850, la droite monarchiste ou libérale. Si l’on regarde les manuels d’histoire d’avant 1980, il est fait gloire à la Troisième République de sa politique coloniale. Il n’était point question alors de repentance. À l’actif de la Troisième République, l’intégration dans l’ensemble français de la Tunisie et du Maroc, de la plus grande partie de l’AOF, sauf le Sénégal, de la plus grande partie de l’AEF, sauf le Gabon, de Madagascar, du Cambodge, du Laos de l’Annam et du Tonkin, territoires pour lesquels la Chine reconnut notre souveraineté, par le traité de Tianjin, en 1885. Il est vrai, d’ailleurs, que la colonisation française, si elle fut généralement fort humaine, était fondée sur les principes définis par Jules Ferry. Pour lui, « les colonies sont le moyen de permettre l’accès à la civilisation de peuples étrangers à nos valeurs ». Pour lui encore « les colonies sont le moyen de placement des capitaux le plus avantageux… La fondation d’une colonie, c’est la fondation d’un débouché ». Malheureusement, la colonisation française ne fut guère efficace. Les investissements furent limités, et les infrastructures (routes et voies ferrées) de médiocre qualité. Au reste, en 1914 comme en 1938, le total des voies ferrées construites en AOF et en AEF représente un kilométrage plus faible que celui du seul Nigeria. Si la politique marocaine de Lyautey et de ses successeurs fut un grand succès, ce fut assez largement le cas en Indochine aussi et en Algérie. En Indochine, il faudrait souligner les efforts considérables faits (entre 1940 et 1945) par l’amiral Jean Decoux. En Algérie, le gouvernement de la République ne saura pas favoriser l’essor de l’agriculture et n’aura pas le courage de résister tant aux mollahs qu’aux colons, et n’instituera pas l’enseignement laïc et obligatoire que prévoyaient les lois Ferry. De surcroît l’anticléricalisme gouvernemental freina les efforts d’évangélisation des Pères Blancs, notamment en Kabylie.

      La Troisième République, malthusianisme démographique et sous industrialisation

Peut-être faut-il mettre tout cela sur le compte du malthusianisme démographique, économique et social et le considérer comme une « valeur républicaine » ? De 1870 à 1913, la population française passa de 39 à 41 millions d’âmes, quand le Reich allemand passait pour sa part de 39 à 62 millions. Le même constat peut être dressé pour la production industrielle : tandis que celle de l’Allemagne a quintuplé, la nôtre n’a fait que doubler. Rejetant la politique économique libérale de Napoléon III, les gouvernements ont eu une attitude frileuse devant l’économie qui aboutira à la loi douanière de Mé­line, de 1892. La France préfère exporter son fer plutôt que de faire de l’acier, avec un résultat extra­ordinaire : en 1913, elle exporte quatre fois moins de produits industriels vers son allié russe que le Reich allemand !

La Grande Guerre entraînera un renouveau d’industrialisation en France. Essor de l’industrie de l’avia­tion, de l’automobile, de l’industrie chimique ; cet essor sera sans lendemain. Dès la fin des années 1920, l’industrie aéronautique française, la première en 1918, perd du terrain : en 1930, elle est dé­passée par les industries allemande, italienne, anglo-saxonne et même japonaise. En 1938, la pro­duction industrielle française, malgré le retour de l’Alsace et de la Lorraine, est plus faible qu’en 1913. Il est vrai que durant cette période la France a mal géré ses énormes capitaux. C’est ainsi qu’elle refuse de s’intéresser au canal de Panama (inauguré en 1914). Tout cela s’explique par le goût du « petit » mis en avant par Gambetta (mort pourtant en 1882) et qui caractérise la pensée économique de la France républicaine. En 1940, aucune entreprise française n’est comparable à Krupp, à IG-Farben, à la Gene­ral Electric, à Dupont-De-Nemours ou à Ford. Il est significatif qu’à la veille de la Seconde Guerre mondiale, aucun fabricant de téléphone n’est français : tous sont filiales de Siemens, Eriksson ou ATT. La France est un pays sous industrialisé, et c’est en 1940 la raison de sa défaite ; car il lui a été im­possible de mettre en place, entre 1935 et 1940, une industrie d’armement digne de ce nom, les natio­nalisations de 1936 n’ayant, bien sûr, rien réglé. Au reste, le 31 décembre 1939, la France possède 12 kilomètres d’autoroute, quand, de 1933 à 1939, le Reich en a construit près de 2 000 !

En cette France sous industrialisée, on peut penser que l’agriculture est de qualité. Au recensement de 1936, 53 % des Français vivent dans des communes de moins de 2 000 habitants ; les paysans sont le premier groupe professionnel – soit 39 % de la population active. Mais comme le souligne dans les an­nées 1930 le syndicaliste agricole Jacques Le Roy Ladurie, le monde agricole est marginalisé par rap­port au monde urbain. Sans doute parce qu’ils sont jugés « réactionnaires », les milieux ruraux sont dédaignés par la République. La meilleure preuve en est l’absence de tout enseignement rural profès­sionnel public. Certes, il existe, à côté de l’Institut agronomique (« l’Agro »), quatre écoles supérieures d’agriculture, mais l’État n’a créé aucun collège agricole au profit des fils d’exploitants. Le monde catho­lique seul s’intéresse à ces problèmes. Conséquence ? Les résultats obtenus par l’agriculture française sont médiocres ; les rendements sont faibles. En 1870, le rendement moyen en blé à l’hectare est le même (12 quintaux) en France et dans le Zollverein. En 1914, les rendements français et allemand sont respectivement de 14 et 17 quintaux. En 1939, pour la période 1935-1939, ils sont de 19 pour le Reich et de 15 pour la France. Il en va de même pour nos vaches laitières dont le rendement est de 30 % inférieur à ce qu’il est en Allemagne, aux Pays-Bas et au Danemark. Au Danemark, on sent l’influence des communautés religieuses qui derrière le pasteur Grundtvik insistait sur une formation agricole concomitante de la formation religieuse. En France, l’Église catholique persécutée par la Répu­blique ne put jamais atteindre à telle influence. Pourtant, seule, elle met en place un début d’en­seignement agricole et crée trois écoles supérieures d’agriculture de grande qualité.

      Le désastre de quarante, une illustration des fausses valeurs de la République

Il est vrai que le système républicain se fonde sur un fonctionnement aberrant des institutions. Pour­tant les textes constitutionnels de 1875 donnent à la France une des meilleures constitutions qu’elle ait eues : un président de la République qui a la plénitude du pouvoir exécutif, nomme et révoque les ministres et ne connaît pas de « président du Conseil ». Les Chambres siègent quelques mois par an et, pour éviter la démagogie, un quart des sénateurs est inamovible. Ce beau système ne fonctionnera jamais, en sorte que de 1870 à 1914, la France aura soixante gouvernements, puis quarante-deux, de 1920 à 1940. Nous sommes loin d’un régime parlementaire à l’anglaise. Il est vrai que le scrutin à deux tours est aussi pernicieux que la représentation proportionnelle, avec les mêmes effets. On le voit, il est difficile de dégager des « valeurs républicaines » à partir de l’évolution de la Troisième République. Il y eut, certes, de grands principes, sitôt foulés au pied que proclamés, ou tout simplement oubliés par les « vedettes » républicaines, à quelques rares exceptions près. Cette instabilité ministérielle entraîne l’absence de toute politique extérieure solide. Le « grand ministère » Gambetta (73 jours, du 14 novembre 1881 au 26 janvier 1882) en est la meilleure preuve : il échoue sur la mise en place d’un condominium franco-anglais sur l’Égypte en raison de l’opposition des Chambres. Naturellement, le président de la République aurait pu jouer un rôle, mais Jules Grévy était hostile à Gambetta ; il laissa faire le Parlement ! Le désastre de 1940 est l’illustration tragique de toutes les fausses valeurs de la République. Les politiques (les politiciens ?) des années 1930 sont presque tous « antifascistes », mais peu d’entre eux comprennent que pour lutter contre le Troisième Reich, il faut réarmer, se trouver des alliés solides. Au nom des grands principes, on refuse l’alliance, préparée par Pierre Laval, contre le régime hitlérien avec l’Italie de Mussolini, alors demandeur. On est profondément attaché à l’alliance anglaise, puisque l’Angleterre est une grande démocratie ; mais on oublie complètement que depuis le 11 novembre 1918, à 11 heures 01, l’Entente Cordiale a fait place à la mésentente cordiale. De 1918 à mars 1939, personne n’a compris que l’Angleterre était notre adversaire en Europe. Chaque fois qu’elle aurait pu nous soutenir, elle s’est opposée à nous, ayant trop peur d’une hypothétique prépondérance française en Europe centrale. Elle interdit toute réaction à la remilitarisation du Reich, en 1935, à la réoccupation de la Rhénanie, à l’Anschluss de 1938 et se refuse à soutenir la Tchécoslovaquie au moment de Munich. À Paris, les efforts d’autonomie militaire de certains politiques sont d’ailleurs rejetés par un Parlement essentiellement pacifiste. Jusqu’en 1937, le budget de la défense française est largement inférieur à ses besoins. La Chambre refuse, en 1934 et 1935, la mise en place de divisions blindées, car elle attache une importance excessive à la Ligne Maginot. Pour comprendre cet état d’esprit et la situation qui s’ensuit, suffit de relire le compte-rendu des Débats à la Chambre des Députés, de 1935. Reproche y est fait, à juste titre, des négligences et des erreurs de l’État Major général, mais quand, en 1938, le général Gamelin réclame la création de quatre divisions cuirassées d’active, le président (du Conseil) Daladier n’accepte que la formation de divisions de réserve qui ne seront mises en œuvre qu’en cas de déclaration de guerre. En mai 1940, ces divisions étaient en cours de formation, elles ne pourront tenir le rôle que l’on attendait d’elles. Autre question, mais de même essence, la non militarisation de l’Afrique du Nord, si intelligemment combattue par Georges Mendel, ministre des Colonies en 1938-1940. Pas un mot n’en est dit lorsque l’on débat de l’armistice, en 1940…

En définitive la Troisième République par son action ne saurait avoir été source de ce que l’on appelle aujourd’hui les « valeurs républicaines ».

On le voit dans les événements européens, mais c’est particulièrement sensible en matière sociale. Dès 1870, les milieux catholiques ont eu conscience des difficultés du prolétariat. Ils sont alors les seuls à avoir une pensée sociale, mais leurs propositions de loi sont systématiquement refusées par une Cham­bre anticléricale. La Troisième République, ce sont « les couches moyennes au pouvoir » (Gambetta). Or, elles ont des visions socio-économiques étriquées, sont très largement adeptes de ce que Jean Touchard appelait « le goût du petit » ; leurs visions socio-économiques sont étriquées et elles ne nourrissent guère de considération pour leur personnel. Peu à peu, syndicats et partis socialistes se marxisent et voient la solution de leurs problèmes dans la lutte des classes, fondement de la charte d’Amiens de 1906. À l’époque même où, en Allemagne, dans les pays scandinaves, se développe un mouvement socialiste « révisionniste », se constitue en France un socialisme marxiste et interna­tio­naliste, au point que, lorsque le germaniste Charles Andler informe Jaurès de la montée du nationa­lisme dans la gauche allemande, il est exclu de la SFIO (1912) !

Ainsi la Troisième République sera-t-elle le dernier État de l’Europe occidentale à se doter d’une vraie politique de protection sociale. On a souvent dit que la Troisième République a été un âge d’or ; tout au plus peut-on dire qu’elle a été un régime trop aimé ! Au reste, il suffit de regarder le Code pénal de 1938 pour se rendre compte qu’il y a une distance profonde entre les valeurs de la Troisième République et ce que l’on appelle aujourd’hui les « valeurs républicaines ». Des textes terribles sont promulgués par Daladier, en 1938, qui prévoient la mise en place de véritables camps de concentration pour les étrangers en situation irrégulière. Citons pour mémoire les camps des Milles, de Rivesaltes ou de Gurs. La loi du 10 août 1932 « protégeant la main d’œuvre nationale » est préparée par Édouard Herriot et Albert Sarraut sur la proposition de… la CGT. Tous les textes depuis la loi de 1893 spécifient que tout étranger en situation irrégulière doit être immédiatement reconduit à la frontière. La mendicité est interdite, et la situation des femmes fait d’elles des citoyennes de seconde zone.

On comprend en conséquence qu’après le désastre de 1940, les Chambres réunies à Vichy, se sentant responsables, aient appelé à une profonde transformation de la vie politique française. La Troisième République laisse donc la place au régime de Vichy, régime décrié, mais où commence un renouveau de certaines valeurs mises en avant en 1848 et développées dans les années 1930 par ceux que l’on a appelé les « Non-conformistes des années Trente » ; et c’est à Uriage, sous la direction de Pierre Du­noyer de Segonzac que se mettra en place une pensée politique dont personne n’ose rappeler qu’elle inspirera autant Vichy que la Résistance, et donnera ses marques au mouvement gaulliste.

Choquons-nous, en soulignant les liens existant entre Révolution Nationale et valeurs de la Quatrième République ? Pourtant, la Quatrième République se construit sur la pensée de la Résistance fondée, comme la Révolution Nationale, sur les idées développées par Plan, de Philippe Lamour, Esprit, d'Emmanuel Mounier, ou Ordre Nouveau, qui rassemble Arnaud Dandieu, Alexandre Marc, Robert Aron, Daniel-Rops, Jean Jardin et Denis de Rougemont, pour ne citer que les plus fameux. Certes, il y a le poids des communistes et la volonté des socialistes de ne leur faire aucune peine, mais l’influence de la pensée résistante est essentielle. Si la première constitution de la Quatrième République est marxiste (ce qui explique son rejet en avril 1946), la Constitution adoptée en novembre suivant avait des qualités que l’on ne peut oublier. Malheureusement, elle ne sera jamais appliquée à la lettre, détournée qu’elle fut dès le départ par le comportement du président Ramadier qui instituera une double investiture, non prévue par les textes. Si le président de la République est condamné à inaugurer les chrysanthèmes, des pouvoirs considérables sont conférés au président du Conseil ! Or, ces pouvoirs font peur aux premiers présidents du Conseil – des socialistes qui refusent d’en user. Très significative de cette peur, la manière dont sera appliqué le Titre VIII de la Constitution sur l’Union française. Ce Titre prévoit des « territoires associés », à côté des DOM et des TOM, et les ministres qui en ont la charge, sont souvent socialistes ou MRP. Il ne leur viendra pas à l’idée de proposer immédiatement (dès 1947) au Maroc, à la Tunisie, aux États indochinois le statut d’État associé. Il faudra trois ans pour qu’on y songe, il sera trop tard. Les gauches demandent aujourd’hui à la France de faire repentance de sa politique coloniale. Doit-on rappeler que de janvier 1946 à la fin 1948, les ministres de l’Outre-mer sont tous socialistes ? Le seul Marius Moutet en occupe le ministère dans les gouvernements Félix Gouin (du 26 janvier au 24 juin 1946), Georges Bidault (du 24 juin au 16 décembre 1946), Léon Blum (du 16 décembre 1946 au 22 janvier 1947) et Paul Ramadier (du 22 janvier au 22 octobre 1947). La guerre d’Indochine a débuté, Léon Blum étant président du gouvernement provisoire de la République. De même faudra-t-il attendre la loi Defferre (largement préparée par Pierre Messmer), de 1956, pour qu’une grande autonomie soit accordée aux territoires d’outre-mer. Au reste, la guerre d’Algérie, jusqu’en 1958, est gérée par la gauche, de Pierre Mendès-France à Guy Mollet, en passant par François Mitterrand. Les grandes proclamations de la gauche actuelle ne change malheureusement rien à ces faits !

      La Quatrième République une vraie réussite économique due aux technocrates

La Quatrième République a connu, à bien des égards, une vraie réussite économique. C’est l’aspect positif de l’instabilité ministérielle qui avait le gros avantage de laisser à des technocrates de haute qualité le soin de reconstruire la France et de l’industrialiser. À ma connaissance, il n’y eut jamais de débat à l’Assemblée nationale sur la politique nucléaire de notre pays. Or, elle débuta dès la fin des années 1940 ! La Quatrième République conserve encore un sens certain de la Nation, qui conduira, par exemple, au rejet de la CED. Et il convient de se souvenir que PCF et RPF n’avaient pas ensemble la majorité absolue et que ce sont radicaux et droite modérée à qui le pays doit cet échec ! En fait, tout au long de ces années, le sentiment national est maintenu, même à gauche, par une bonne partie de la classe politique. Il ne s’agit pas de faire l’éloge de la Quatrième dont les défauts sont patents, mais de rappeler que quelques actions peuvent être portées à son crédit, du fait, c’est vrai d’une administration de qualité et non de ministres qui – la plupart du temps – ne « règnent » que six mois. En ce temps, les valeurs de travail, d’effort sont à l’ordre du jour, comme le sens de la hiérarchie. Au crédit aussi de la Quatrième République, il faut placer la politique familiale : il n’est pas inintéressant de se rappeler qu’en 1970, il y a moins de 35 000 divorces chaque année, quand nous en sommes aujourd’hui à 150 000. Les valeurs familiales, au sens traditionnel du terme, sont une caractéristique de la Quatrième République, comme elles l’étaient d’ailleurs sous la Troisième qui punissait l’avortement avec la sévérité qu’on a dite. La Quatrième République, hélas ! c’est l’époque aussi où, sous l’influence du plan Langevin-Wallon, commence la déliquescence du système éducatif français qui, d’ailleurs, s’avère incapable de faire face à l’explosion scolaire…

      Travail, famille, patrie des valeurs républicaines ?

Achevons. Si lamentables à bien des égards ont été ces régimes, ils avaient maintenu des valeurs qui ne sont pas les « valeurs républicaines » d’aujourd’hui. Travail, Famille, Patrie, ces trois termes caractérisent au fond assez bien ce que l’on peut appeler « valeurs républicaines », quoi qu’en pensent la gauche et nombre des intellectuels d’aujourd’hui. Il est vrai, comme le disait le général De Gaulle, que les principes dits de Vichy ne sont que « le prolongement normal de la devise républicaine ». C’est bien ce que pensaient les monarchistes qui, en 1848, rédigèrent la constitution de la Deuxième République. Au juste, les vraies valeurs nationales « modernes », républicaines ou non, se fondent sur la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, approuvée en août 1789 par S. M. le roi Louis XVI.

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26 juin 2010 6 26 /06 /juin /2010 12:29

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24 juin 2010 4 24 /06 /juin /2010 11:22

Quand le pouvoir moscovite vacille, Rome rassemble ses forces pour le soutenir...

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Paris se manifeste en soutien...

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Berlin reste informée discrètement, mais reste en retrait...

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Ensemble, nous serons forts...

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Voilà un bon accord, mais regrettons que le bar soit vide...

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21 juin 2010 1 21 /06 /juin /2010 08:35

L'Alliance royale évoquera la crise de l'autorité au cours de l'Université d'été à la fin du mois d'août.

 

Question tellement actuelle aujourd'hui ! Qui eût cru que l'Equipe de France illustrerait ainsi la dérive de notre société ?

 

Ces joueurs professionnels, grassement payés, dont on découvre chaque jour un peu plus qu'ils ne se supportent pas, ne jouent pas ensemble, refusent à présent l'entrainement ! 

 

En droit du travail, c'est qualifié d'abandon de poste. Cela justifie un avertissement. Dans le contexte d'une coupe du monde, dont pour la France le résultat est pratiquement acquis, la sanction devrait être le retrait pur et simple de la compétition : la France déclare forfait, l'Afrique du Sud a gagné.

 

Ce serait simplement pitoyable, si cela ne plongeait pas au moins les enfants de France, les petits qui s'inscrivent dans les clubs de foot, dans le plus complet désespoir.

 

Il n'y a pas de mots pour qualifier l'équipe de France, ou il y en a tellement qu'il est préférable d'éviter d'en commencer la liste.


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18 juin 2010 5 18 /06 /juin /2010 11:11

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/b/bb/Rue_de_Chartres_Sacr%C3%A9-Coeur.jpg/220px-Rue_de_Chartres_Sacr%C3%A9-Coeur.jpg

 

Interdit par les autorités, l'apéro-géant saucisson-pinard.

 

Outre l'aspect sympathique et franchouillard de pique-niquer en masse en plein Paris, on ne peut nier évidemment la provocation à organiser ce rendez-vous dans ce quartier précisément.

 

Les autorités ont naturellement interdit l'apéro, personne ne s'en étonne.

 

Peut-être n'était-ce pas le bon moyen...?

 

Une fois encore, parlons de laïcité, de celle dont se prévalaient les organisateurs, pour stigmatiser la pratique ostentatoire de la prière des musulmans en pleine rue.

 

Si, comme je l'espère, ce ne sont pas les musulmans eux-mêmes qui étaient stigmatisés, mais la prière qui immobilise tout un quartier de Paris, la réponse devait alors adopter le parallélisme des formes, et prendre la forme, donc, d'une messe le dimanche matin, éventuellement suivie d'un pique-nique.

 

Là, deux cas de figure : ou les autorités laissent faire, et la Goutte d'or devient pour l'avenir un haut lieu de prière... mais j'en doute...

Ou les autorités interdisent, et il me paraît difficile d'interdire une messe sans interdire la prière des musulmans.

 

Et voilà une fois encore obtenu ce qu'une réponse laïque ne peut obtenir.


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