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Alliance Hauts-de-Seine

L’Alliance Royale est une formation politique fondée en 2001 et regroupant des "citoyens" (habitants de la Cité) convaincus  qu’il est temps de reposer la question des institutions dans le débat politique français. L’Alliance Royale a non seulement pour ambition de faire redécouvrir la monarchie à nos compatriotes, mais également d’inviter la France à préparer son avenir dans ses institutions.

  blasong2.jpg"D'azur à la fleur de lys d'or et à la nef antique d'argent, au chef d'argent chargé d'une fasce ondée d'azur", ainsi se décrit le blason des Hauts-de-Seine créé par Georges Weill.


    "Blason Royal du Pays d'Aunis"

25 mai 2010 2 25 /05 /mai /2010 22:06

 

Entretien avec Patrick de Villenoisy

 

Nous recevons aujourd’hui Patrick de VILLENOISY, porte parole de l’Alliance royale, pour un entretien évoquant le royalisme, le projet royaliste, la division qui frappe le royalisme. . .

 

GENERATION FA8 : Bonjour. Tout d’abord serait-il possible que vous vous présentiez à nos lecteurs ne vous connaissant pas encore ? De même pourriez-vous nous décrire rapidement votre parcours intellectuel et politique ?

Je suis né à Lille où j’ai passé les 30 premières années de ma vie. J’y avais entamé, sans les terminer, des études de médecine jusqu’à la troisième année.

Je suis devenu ensuite analyste financier et me suis installé à Paris où j’ai exercé cette activité pendant 25 ans comme consultant indépendant. Depuis 5 ans j’ai entamé une activité dans l’événementiel d’entreprises en créant ma propre structure.

Je me suis intéressé depuis toujours à la politique et me suis dès le départ senti royaliste. Néanmoins, j’ai fait un court passage au CNIP du temps du ministre Philippe Malaud.

 

GENERATION FA8 : Yves-Marie ADELINE a cessé son militantisme politique. Il a dirigé l’Alliance royale un certain temps. Avec le recul, comment jugez-vous son action en tant que président de ce mouvement ? Est-ce que vous seriez d’avis qu’il revienne, d’une façon ou d’une autre, à la réflexion et à l’action politiques ?

Yves-Marie Adeline est le président fondateur de l’Alliance royale et c’est lui qui a eu l’idée de créer cette formation sur la base d’un  certain nombre de constats.

Premier constat : les royalistes sont marginalisés et inexistants dans le concert politique. J’en veux pour preuve que dès que sur une question quelconque un président de la république veut consulter les forces politiques du pays, il convoque tout le monde de la gauche à la droite mais pas les royalistes. C’est le premier résultat tangible de notre action que d’avoir été consultés par la commission Présidée par Monsieur Balladur sur la réforme des institutions.

Deuxième constat : les royalistes sont divisés entre différentes fidélités dynastiques. Le propos de l’Alliance royale était et continue d’être de les rassembler dans une action politique indépendamment de ces différences et donc de ne pas traiter du sujet du Prince.

L’Alliance royale est donc dans l’esprit d’Yves-Marie Adeline une stratégie politique mise à la disposition des Royalistes.

Troisième constat (plus politique) : le système des partis confisque la démocratie à son seul profit.

Sur le second point de votre question ; Yves-Marie Adeline a décidé de se retirer de la direction de l’Alliance royale pour se consacrer à son devoir d’Etat : pour ceux qui l’ignoreraient, il est père de huit enfants.

Je pense par ailleurs qu’il est un homme de réflexion, un grand universitaire et qu’il préfère se consacrer à l’écriture de ses livres. Il n’abandonnera donc pas cet aspect des choses mais ne reviendra pas vers des responsabilités à l’Alliance royale dans un avenir proche.

 

GENERATION FA8 : Le royalisme selon nous se présente comme une excellente idée. Cependant, il faut considérer que politiquement parlant les choses se montrent plus compliquées. Il existe un nombre important de mouvements, d’associations, de cercles etc, royalistes, qui ne travaillent pas forcément en synergie, voire qui ont tendance à se taper dessus. Comment les Français peuvent-ils se retrouver dans ces mouvements royalistes ?

Vous avez raison dans votre premier constat et ce n’est donc pas moi qui vous contredirai.

Plus sérieusement, je pense que les choses évoluent dans le bon sens et je crois que le temps des divisions est en train de disparaitre. Ce n’est pas un hasard si j’ai cité cette phrase du Christ lors de mon intervention le soir des commémorations de Jeanne d’Arc : tout royaume divisé contre lui-même se perdra.

Il y a actuellement beaucoup d’échanges et de contacts entre les différents mouvements et associations. Ce travail de rapprochement et de dialogue doit continuer et il est à la base de notre réussite.

Les Français viendront vers nous quand nous seront devenus une force politique crédible, capable de représenter un recours dans l’anarchie actuelle.

 

GENERATION FA8 : La question du prince demeure fondamentale. Cette question empoisonne les milieux royalistes. Comment la régler définitivement ? En choisissant un prince ? En écartant la question du prince pour se contenter de défendre et faire connaître le principe monarchiste ?

J’ai déjà un peu répondu à cette question : pour l’Alliance royale, le choix est fait : nous écartons la question du prince pour faire de la politique et présenter une plateforme politique crédible qui montrera notre capacité à prendre en mains la destinée de notre pays.

Note de l'auteur du blogue : la question du Prince ne peut pas être évoquée dans la phase actuelle de la réapparition des Royalistes dans la vie politique de notre pays. En effet, les Royalistes sont encore divisés entre eux, comme l'entend bien la question. Il ne serait pas la place du Roi de participer à une campagne de conquête de son trône, comme le fait un candidat à la présidence de la république. Il est en revanche du devoir des Royalistes de s'entendre entre eux pour permettre aux Princes de s'unir un jour derrière le Roi incontesté, lorsque le temps sera venu de changer les Institutions.

GENERATION FA8 : En 2007 Yves-Marie ADELINE avait tenté de se présenter à l’élection présidentielle. En 2012 est-ce que l’Alliance royale présentera un candidat ?

Le bureau politique n’a pas encore pris de décision sur ce sujet. Nous étudions préférentiellement le fait de présenter des candidats aux législatives car, comme vous le savez, c’est de ce scrutin que dépend dorénavant le financement des partis politiques. Il faut donc avoir des candidats dans suffisamment de circonscriptions pour accéder à ce financement.

Notre but étant dans un premier temps de rendre visibles les royalistes dans le débat politique, il n’est donc pas exclu que nous présentions un candidat qui n’aurait aucune chance d’être élu mais qui participerait à cette politique de visibilité du royalisme.

 

GENERATION FA8 : Des personnes, très souvent royalistes, expriment l’idée que la République est le parti de l’étranger. Pensez-vous la même chose ?

Je pense que c’est un peu exagéré de dire cela mais il est certain que seul un Roi peut être le garant de notre indépendance et de notre souveraineté.

 

GENERATION FA8 : D’une manière générale comment comptez-vous vous y prendre pour développer et pérenniser le principe monarchiste auprès des Français ? Ces derniers, abreuvés de propagande républicaine peuvent-ils être encore sensibilisés et attirés par le royalisme ?

Il est un élément dont il faut tenir compte. Les Français s’abstiennent de plus en plus dans les différentes élections. Contrairement à ce qu’en disent les hommes politiques, c’est le signe qu’ils ne leur font plus confiance, qu’ils sont désabusés et qu’ils ne savent plus à quel saint se vouer. De fait, le peuple français domestiqué par les politiques et abêti par le matérialisme n’espère plus grand’chose de sa république. Les statistiques ou les résultats ne tiennent pas compte de ceux qui ne sont même pas inscrits tellement ils sont dégoutés par le système actuel. Le système actuel a organisé la confiscation de la démocratie : c’est notre constat de départ. Pour beaucoup de nos concitoyens, choisir entre la droite et la gauche est à peu près aussi efficace que de choisir de changer de cabine sur le Titanic.

Ce ne sont pas les partis qui servent à droite comme à gauche à faire des votes de protestation qui peuvent représenter un avenir pour la France.

On ne pourra pas faire l’économie du retour à la royauté pour sauver notre pays de la décadence. Il faut en être persuadé et c’est notre mission d’en persuader nos concitoyens.

Dès lors, nous seront perçus comme le seul recours.

 

GENERATION FA8 : Le dimanche 9 mai 2010 a vu plusieurs défilés en l’honneur de Jeanne d’Arc. Cela prouve d’une certaine façon la vitalité de notre combat. Ne serait-il pas temps que les catholiques et les patriotes défilent de manière unitaire, les prochaines années, dans  un souci d’efficacité ?

Vous avez bien compris que je suis pour l’unité. Je pense en effet que les catholiques doivent comprendre que la seule institution valable pour la France est la monarchie.

L’enseignement de sainte Jeanne d’Arc est bien celui-là. Elle a voulu le retour de son « Seigneur ». Qui était le Seigneur pour Jeanne d’Arc : c’est le vrai et seul Roi de France : le Christ. Et le futur Charles VII dans tout cela ? Il est son lieutenant.

Et le Christ Lui-même quand Il était interrogé ? Il répondait systématiquement qu’Il était Roi.

 

GENERATION FA8 : La France peut-elle encore se sauver ? Comment pourra-t-elle se redresser alors que les attaques de ses ennemis s’amplifient quotidiennement ?

Oui, la France peut se sauver, elle doit revenir à l’Institution qui peut seule le réaliser et nous ne pouvons pas faire l’économie de ce retour. Comme je l’ai dit lors de mon intervention, toute autre voie représenterait un travail de Sisyphe. Seule l’institution de la monarchie est pérenne.

 

GENERATION FA8 : Quel sera votre mot de la fin ?

Nous devons travailler à dessiller les yeux de nos concitoyens. Nous sommes la jeunesse de France. 

je voudrais rappeler à vos lecteurs ce qu’écrivait Bossuet :

        Il y a un abandon à Dieu qui vient de force et de piété. Il y en a un qui vient de paresse ; s'abandonner à Dieu sans faire de son côté tout ce que l'on peut c'est lâcheté et nonchalance. Ce n'est pas en vain que Dieu nous a donné une sagesse, une prévoyance et une liberté. Il veut que nous en usions. Ne pas le faire et dire en son cœur : j'abandonnerai tout au hasard et croire qu'il n'y a point de sagesse parmi les hommes sous prétexte qu'elle est subordonnée à celle de Dieu, c'est disputer contre Lui, c'est vouloir secouer le joug et agir en désespéré.

       Et qu'on ne me dise pas que, si la défaite est certaine, la lutte est inutile; en premier lieu, la lutte peut atténuer, adoucir la catastrophe et, en second lieu, pour nous qui nous faisons gloire d'être catholiques, la lutte est l'accomplissement d'un devoir, et non le résultat d'un calcul. Remercions Dieu de nous avoir octroyé le combat, et ne demandons pas, en sus de cette faveur, la grâce du triomphe à Celui dont l'infinie bonté réserve à ceux qui combattent généreusement pour sa cause une récompense bien autrement grande et précieuse pour l'homme que la victoire d'ici bas.


 

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Published by Christophe - dans Nos Positions
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20 mai 2010 4 20 /05 /mai /2010 18:21

La palme revient incontestablement au ministre Christian Estrosi qui, faisant visiter son appartement parisien aux journalistes, leur a demandé si ce qu'ils voyaient méritait bien de s'appeler "vivre somptueusement sous les horreurs de la république"

 

Oups !

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Published by Christophe - dans Humeur
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16 mai 2010 7 16 /05 /mai /2010 09:02

En 1492, Christophe Colomb découvrait l'Amérique, et pour commencer les îles qui se trouvaient sur sa route.

Au XVIè siècle, les Européens commencèrent à prendre la route du Nouveau monde, pas encore pour s'y installer mais pour y trouver ou négocier des richesses, à rapporter chez eux.

Puis vinrent les premières installations d'habitants, nous dirons pour simplifier les Espagnols et les Portugais au sud, les Anglais et les Français au nord, avec quelques frictions.

Pour m'en tenir aux Français, je me suis amusé à suivre le chemin de la langue, car à la fois nous savons que les migrants Français ne parlaient pas la même langue, selon leur région de départ, et aujourd'hui les habitants des différentes régions d'accueil ne parlent pas non plus la même langue.

Voici tout d'abord un premier lien, qui nous brosse un tableau d'ensemble pour notre région du monde, jusqu'à en arriver au XVIIè siècle, point de départ des migrants :


 Suivez ce lien, pour un article fort intéressant sur la formation de la langue en France, et plus particulièrement dans le Poitou, dont les habitants parlaient le patois "parlange" :

link

En voici donc un extrait :

La période du bas-poitevin (Du XVIe siècle au XIXe siècle)

L'histoire de France de cette période fut tourmentée comme les précédentes : guerres, consolidation de la monarchie absolue, révolution française, empires, ... Mais une tendance forte peut être dégagée : quel que soit le mode de gouvernement, il convergea vers toujours plus de centralisme et de jacobinisme, ce qui influa considérablement sur les pratiques linguistiques sur le territoire français en général, et bas-poitevin en particulier.

En 1539, une ordonnance royale imposa le français (c'est-à-dire ce qu'était devenu le francien) pour la rédaction des actes d'état-civil, les arrêts et procédures. Ce fut le début d'une série de décisions qui allait provoquer une longue mais inexorable progression du français par rapport à toutes les autres langues pratiquées en France, y compris le bas-poitevin. Le français devint langue de l'Etat, remplaçant le latin pour les écrits officiels. Dans l'immédiat, cette décision ne provoqua aucun changement dans la manière de parler des classes bas-poitevines populaires. Néanmoins, l'élite comprit dès lors que le français allait suppléer le latin pour ses échanges. Une autre diglossie commença : celle du français et du bas-poitevin.

En 1635, le cardinal Richelieu créa l'Académie française. En 1714, le français fut utilisé pour rédiger le traité de Rastadt, un document juridique international. Le français s'immisçait lentement dans les classes plus favorisées du Bas-Poitou, celles immédiatement inférieures comprenant simplement le français sans le parler, et les classes les plus populaires (les plus nombreuses) ne parlant que le patois.

En 1793, l'abbé Henri-Baptiste Grégoire publia son fameux Rapport sur la nécessité et les moyens d'anéantir les patois et d'universaliser l'usage de la langue française. Le décret du 2 Thermidor de l'an II (20 juillet 1794) fixa les peines pour les agents publics qui ne rédigeraient pas leurs actes en français. Néanmoins, le peuple bas-poitevin continua de parler ses patois, ainsi que les agents publics ou cléricaux pour peu qu'ils souhaitassent être compris à coup sûr. Mais la proximité de plus en plus grande du français par rapport au bas-poitevin en fit un adstrat envahissant : beaucoup de vocabulaire passa ainsi du français au bas-poitevin.

Pendant cette pédiode, le bas-poitevin comme les autres dialectes se simplifia et se modernisa, abandonnant par exemple la déclinaison à deux cas qui subsistait (c'est le cas régime qui survécut). En revanche, le bas-poitevin conserva de nombreuses diphtongues et triphtongues que le français perdit.

 

Comme dans le Poitou, les candidats au départ des différentes régions de France parlaient donc la langue de leur région. La langue officielle étant devenue le Français, la solution pour se comprendre fut naturellement pour tous d'adopter le Français dans le langage, si bien que les habitants du Nouveau monde (Canada, Acadie, Louisiane, Antilles..) parlèrent Français avant les habitants - ruraux - des régions métropolitaines.

Au Canada et en Acadie, la langue a évolué différemment de la nôtre, du fait des conflits entre la France et l'Angleterre qui aboutirent à l'arrachement de ces provinces francophones, puis d'une influence de l'anglais contre laquelle les habitants se sont défendus :

Article :

L'implantation du français au Canada

Compte tenu de la situation de fragmentation linguistique qui avait cours en France sous l'Ancien Régime, on peut supposer que les émigrants français parlaient leur «patois» d'origine avant d'arriver au Canada. Selon cette hypothèse, les colons auraient pu apporter avec eux leur normand, leur picard, leur aunisien, leur poitevin, leur breton, etc.

Cette question du «choc des patois» a soulevé déjà de nombreuses controverses, notamment en 1984 lorsque le linguiste Philippe Barbaud a publié une étude intitulée Le choc des patois en Nouvelle-France (Presses de l'Université Laval). Selon cet auteur, les colons français parlaient leur patois local, soit le normand, le picard, l'aunisien, le poitevin, le breton, etc., avant d'arriver au Canada. Mais ce livre a attiré les foudres des historiens qui contestent cette étude uniquement spéculative, car elle ne reposerait sur aucun fait vérifiable.

3.1 Les français régionaux importés de France

Les émigrants français sont arrivés plus massivement à partir de 1663, alors que la population canadienne n'atteignait que 2500 habitants, puis est passée à 10 000 en 1681 et 15 000 en 1700. On sait cependant que les villes françaises ont engendré cinq fois plus d'immigrants que les campagnes. Or, les habitants des villes françaises parlaient à l'époque un français régional, pas les patois. Cela signifie que les deux tiers des émigrants connaissaient déjà le français à leur arrivée au Canada, aussi régional qu'il fût! On sait aussi que les villes portuaires d'embarquement, telles que Bordeaux, La Rochelle, Rouen ou Dieppe (d'où partirent la majorité des émigrants), constituaient des centres urbains très francisés (entre 80 % à 90 %) et que les patoisants qui venaient y vivre devenaient rapidement des semi-patoisants bilingues. Les historiens croient aussi que la connaissance du français a pu servir de critère de sélection des candidats à l'émigration pour le Canada. Bref, les candidats à l'émigration pour le Canada ont généralement fait un long séjour en milieu urbain avant leur départ et avaient par conséquent acquis une bonne connaissance du français, ce qui ne signifie pas que le français était pour tous leur langue maternelle.

Cela étant dit, on peut supposer que, dans l'hypothèse la plus favorable, le tiers des émigrants ruraux arrivant au Canada aurait pu conserver encore leur patois d'origine, ce qui n'implique pas qu'ils ignoraient le français. En réalité, même les ruraux qui voulaient partir pour le Canada avaient une certaine connaissance du français, car ils n'habitaient jamais très loin des centres urbains qui furent les plus grands réservoirs d'émigrants. Selon toute vraisemblance, les pionniers d'origine rurale étaient majoritairement des francisants ou des semi-francisants (ou semi-patoisants), rarement de purs patoisants, à l'exception des émigrants provenant du sud de la France, mais pas ceux du Nord-Ouest. Quoi qu'il en soit, la plupart des ruraux étaient de toute façon en contact avec le français. Dans les faits, très rares devaient être les unilingues patoisants parmi la portion du tiers des émigrants ruraux connaissant encore leur parler régional.

De façon générale, les émigrants qu'on pourrait appeler des francisants comprenaient et parlaient l'une ou l'autre des variantes du français de l'Île-de-France ou d'une autre région importante. À part les nobles, les membres du clergé, les officiers militaires, les administrateurs et quelques grands négociants, les francisants ne parlaient pas la «langue du roy», mais un français populaire parsemé de provincialismes et d'expressions argotiques.

Les locuteurs semi-patoisants parlaient leur patois maternel, soit le normand, le poitevin, le bourguignon ou le lorrain, mais ils pouvaient comprendre l'une ou l'autre des diverses variétés du français; leur connaissance passive du français permettait donc une compréhension partielle. Quant aux patoisants, ils ignoraient totalement le français commun; lorsqu'on leur parlait en français, ils devaient recourir aux services d'un interprète. Les archives canadiennes ne révèlent qu'un seul cas connu de l'emploi d'un patois lors d'un procès qui a eu lieu dans les années 1660. Cela signifie que l'usage d'un tel patois pouvait être seulement possible, sans que l'on en sache davantage. Dans ce cas, il ne pouvait s'agir que d'émigrants du sud de la France. Selon toute probabilité, la présence des patois au Canada fut quasiment nulle ou, en tout cas, pas du tout significative.

Le professeur Lothar Wolf, de l'Université d'Augsburg en Allemagne et l'un des grands spécialistes du français québécois, conclut que la majorité des colons français qui sont arrivés en Nouvelle-France avaient déjà une connaissance du français:
 

Le provenance géographique des colons de la Nouvelle-France, leur condition sociale et leur instruction concordent avec le portrait linguistique global qui se dégage des témoignages cités et permettent raisonnablement de conclure que la majorité d'entre eux parlaient le français ou utilisaient le français avant d'émigrer. Cette situation n'aurait fait que se renforcer au sein même de la colonie, à la faveur des échanges, des mariages ou de l'instruction. («Les colons de la Nouvelle-France» dans Le français au Québec, 400 ans d'histoire et de vie, Publications du Québec, 2003, p. 25-27).

 

Le français canadien semblait donc correspondre au français courant alors en usage dans la région de Paris et parlé par le peuple de Paris. Ce n'est qu'après la Conquête anglaise que les Canadiens évolueront différemment.

3.2 Les causes de l'unification linguistique

Très tôt, le français s'est assuré la dominance en Nouvelle-France sans qu'aucune politique linguistique n'ait été élaborée ni même pensée; ce n'était pas dans les habitudes de l'époque. Néanmoins, un certain nombre de facteurs, indéniables, ont favorisé cette unification.

- Le français du roy

Le français était la langue de l'administration royale, celle des fonctionnaires, des officiers, des milices et de l'armée. Chaque année, en janvier, le gouverneur général et toute sa cour, de même que l'intendant, quittaient Québec pour Montréal (en passant par la rive nord, avec des relais à Neuville, Trois-Rivières et Berthier) et y séjournaient deux ou trois mois, amenant avec eux les bagages du personnel, les archives, les vêtements, la vaisselle et les abondantes provisions de bouche. Montréal devenait ainsi une capitale provisoire. C'est ainsi que le français du roy était répandu et entendu dans presque toute la vallée du Saint-Laurent. Tous les documents administratifs étaient rédigés en français et les ordres étaient donnés en «français du roy» aux soldats, dont un bon nombre de mercenaires (allemands et suisses). C'était également la langue du clergé, premier ordre social de la colonie: les ecclésiastiques, hommes ou femmes, ne s'exprimaient qu'en français, à l'exception des missionnaires, qui évangélisaient les Amérindiens dans leur langue. Tous les marchands, commerçants et entrepreneurs français ne parlaient généralement que le français de France.

Dans les écoles, on enseignait la religion, les mathématiques, l'histoire, les sciences naturelles et le français, lequel, rappelons-le, n'était pas encore enseigné en France aux «petites gens». Cet enseignement primaire ouvert à tous les habitants, même dans les campagnes, constituait une première pour l'époque et a certes joué un rôle non négligeable dans le processus de francisation, surtout dans le développement de la norme parisienne.

On doit souligner aussi que l'arrivée des militaires au Canada fut certainement l'une des causes ayant favorisé le plus la francisation du pays. Lorsque le régiment de Carignan-Salières débarqua à Québec à l'été de 1665, la colonie ne comptait que quelque 3200 habitants. Or, la venue subite de 1200 soldats et d'environ 80 officiers ne put qu'avoir un impact considérable sur le développement de la colonie, notamment en matière linguistique, car les communications dans l'armée royale se déroulaient exclusivement en français. Une fois la guerre finie avec les Iroquois en 1667, on estime que 30 officiers, 12 sergents et 404 soldats se prévalurent de l'offre du roi et se sont établis au Canada; plusieurs épousèrent des filles du roy. Entre 1683 et 1760, quelque 10 000 soldats et officiers des troupes de la Marine furent envoyés au Canada. Plus de la moitié des militaires sont retournés en France, mais les autres se sont établis au Canada. 

Il convient d'ajouter aussi les immigrants de passage tels les artisans, les négociants, les marchands, ceux qui exerçaient des métiers spécialisés et les «manouvriers» (des «hommes à tout faire») en forte demande au Canada. Avec les militaires, tous ces immigrants n'étaient au Canada que de passage. Eux aussi sont certainement responsables en partie de l'uniformisation linguistique dans ce pays.

 

Aux Antilles est bientôt apparue une nouvelle et forte influence :

Article :

 

La langue Créole

C'est à travers la littérature orale que le créole donne toute sa mesure. Les chants, les contes et les proverbes mettent en scène la vie des Antilles avec parfois beaucoup de justesse, la force des images suppléant à un vocabulaire limité (même s'il s'enrichit des apports du français moderne et même de l'anglais). Le créole est par essence une langue vivante. Formée loin des académies et des bibliothèques, il n'a connu pour cafés littéraires que les 'débits de la régie', où les hommes se réunissaient autour d'une bouteille de rhum et d'un jeu de dominos. Il a fleuri sur les modestes pas de portes où les mères tressaient les cheveux de leurs filles en évoquant les généalogies, les chansons du passé et les mille règles de la vie d'une femme (voir Pluie et Vent sur Télumée Miracle, de Simone SCHWARTZ-BART). La langue Créole donne sa pleine mesure lors des veillées mortuaires, une pratique rurale qui tombe en désuétude. Lors de ces veillées, les conteurs s'affrontent en des joutes oratoires où naissent et se perpétuent contes et proverbes. Le créole proprement dit est né du métissage du vocabulaire français des dix-septième et dix-huitième siècles et des tournures syntaxiques d'origine africaine, pendant l'esclavage. Arrachés à leur terre natale, les Africains déportés aux Antilles étaient éparpillés sur diverses îles, pour éviter que des tribus ne puissent se reconstituer et fomenter des révoltes. Ainsi, confrontés à la nécessité de survivre et de communiquer avec des compagnons parlant des langues différentes, les Antillais de la première heure ont-ils 'bricolé' un idiome commun, reprenant les mots français, quelques termes amérindiens (noms de plantes et d'animaux essentiellement), et liant le tout avec une syntaxe proche de celles des langues d'Afrique. Le temps a donné à l'ensemble son unité, et s'est progressivement développée toute une littérature orale créole, autour de contes, de chants et de proverbes. Le créole a gardé de cette immédiateté une spontanéité, qui transparaît dans le caractère très imagé qui fait son génie. Issu principalement du français pour le vocabulaire et des langues africaines pour la syntaxe le créole est né au début de la colonisation. Il permettait alors à des populations très différentes de communiquer entre elles. Des langues simplifiées servant seulement au troc et aux relations de travail maître- esclaves, le créole est devenue, au fil des siècles, une langue à part entière. Ses qualités d'expression ont donné naissance à une littérature et à une poésie d'une étonnante richesse. Contrairement à la plupart des langues régionales métropolitaines, le créole est  aujourd'hui encore, parlé par la totalité des Antillais, qu'ils soient noirs, hindous ou blancs. Cette langue est également devenue un moyen d'affirmer une identité, la créolité : << Ni Européens, ni Africains, ni Asiatiques, nous nous proclamons Créoles. Cela sera pour nous une attitude intérieure mieux : une vigilance, ou mieux encore, une sorte d'enveloppe mentale au mitan de laquelle se bâtira notre monde en pleine conscience du monde. >> ( jean Bernabé, Patrick Chamoiseau, Raphël Confiant ) >

 

Ainsi, voici comment les langues des hommes évoluent, depuis l'origine jusqu'à nos jours, s'adaptant aux réalités géographiques, démographiques, politiques ou économiques.
A l'heure où, la France ayant perdu son rôle de premier plan dans le monde, nous nous inquiétons de l'importance grandissante de l'anglais, qui s'impose comme langue internationale, il est cependant amusant de surprendre par jeu, dans les nombreuses séries TV américaines diffusées chez nous, un nombre considérable de mots français (plus ou moins déformés), qui n'existaient pas dans le langage américain - et encore moins anglais - il y a seulement 10 ans.

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Published by Christophe - dans Conférence
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12 mai 2010 3 12 /05 /mai /2010 16:19

Merci à Chantal de Thoury, déléguée régionale du Nivernais, pour le reportage qu'elle nous offre sur son blogue :

 

http://img.over-blog.com/500x333/0/42/77/71/jeanne-d-arc-2010/107.jpg

 

http://www.allianceroyalenievre.com/article-hommage-a-ste-jeanne-d-arc-10-mai-2010-1eres-photos-50229287.html


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Published by Christophe - dans Activités
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10 mai 2010 1 10 /05 /mai /2010 14:56

 

Au début du XVIIè siècle, alors que les îles des Antilles avaient été découvertes 150 ans auparavant, les Européens ne les avaient pas encore occupées.

 

Certains "entrepreneurs" avaient certes entamé des échanges avec les populations "Caraïbes", en venant planter du pétum (tabac), puis revenant l'année suivante chercher la récolte pour la rapporter en Europe.

 

En 1610, année de l'assassinat du bon roi Henri IV, naît à Saint Mars la Réorthe - seigneurie de Mallion (Vendée), Jean Jahan, qui deviendra l'ancêtre de la très nombreuse famille de Jaham, implantée aux Antilles depuis la première heure, comme nous allons le voir.

 

Jean Jahan, ou Jaham de Vertpré, embarque en effet au Havre en 1635 sur le navire le "Don de Dieu florissant", comme alloué pour 3 ans à la Compagnie de Saint Christophe, première petite île des Antilles alors "habitée".

 

Au bout de quelques mois, il est requis par la Compagnie pour se transporter sur l'île de la Martinique pour l' "habiter" à son tour, c'est à dire "habituer" le sol (le cultiver) et produire des richesses (le pétum), constituer des défenses, prendre les armes pour se défendre.

 

Sa vie de risque, de courage et d'aventure, permettra l'implantation des "habitants" (nom antérieur à celui de "colons") aux Antilles, particulièrement la Martinique et Grenade. Il fut récompensé par l'obtention de deux riches domaines à la Martinique.

 

Marié deux fois, il a aujourd'hui une nombreuse descendance, ses fils ont été anoblis.

 

Ce sont sur les traces de Jean Jaham que ses descendants se sont retrouvés ce week-end, qui venant de Martinique, qui venant de différentes régions de métropole : Bretagne, Île de France, Bordeaux..., jusqu'à une famille américaine de Washington.

 

Une exposition sur la famille de Jaham est visible actuellement et pour 15 jours au musée de BRHAM, à Mauléon.


Exposition Jaham-Mauléon

 

***


Mais au delà du pèlerinage sur les traces de Jean, c'est le coeur de la Vendée militaire que nous avons traversé.

Au musée du BRHAM est exposée une maquette représentant la bataille du 5 juillet 1793 à Châtillon-sur-Sèvre qui était alors capitale de la Vendée Militaire, mais aussi des drapeaux des soldats vendéens :

Drapeau-GV1.JPG

Drapeau-GV2.JPG

 

A Saint Aubin, où fut dite la messe du dimanche à l'intention des descendants de Jaham et de ceux qui les ont précédé, est visible la plaque commémorant l'inhumation du Général de La Rochejaquelein :

La-Rochejaquelein.JPG

 

Fort heureusement, nous avons bénéficié d'un brillant exposé sur les guerres de Vendée, les victoires remportées sur les troupes révolutionnaires (Cholet, Angers), un premier coup d'arrêt à Nantes, puis les difficultés croissantes, les déplacements d'hommes armés et de leurs familles poursuivis par les Bleus, la fin de l'armée catholique et royale.

 

Et puis, bien sûr, le génocide vendéen accompli par les Colonnes infernales, brûlant tout, tuant tout, sur ordre du Comité de Salut Public (sic).

 

Voici donc un week-end chargé en émotion, qui doit nous rappeler d'où nous venons et quelles sont les pages d'Histoire de gloire, d'espoir et de courage, d'horreurs, de fidélité, de trahison, telle qu'elle n'est pas racontée dans les livres scolaires.

 

Cette Histoire est celle de la famille de Jaham, entre Vendée et Antilles, elle est notre Histoire à tous, Français unis par nos rois, massacrés par les révolutionnaires et, si nous n'y prenons pas garde, un jour dissous dans un mondialisme dépourvu d'humanité.

*

A l'issue de cet article, je tiens à publier ici la réaction inquiète du président de l'association "Descendants de Jaham" qui nous a réunis :

"Le texte résume notre week-end, mais je tiens à vous rappeler que notre association "Descendants Jaham" est là pour "rassembler fraternellement" tous les descendants directs de notre ancêtre ainsi que leurs conjoints quelqu'ils soient et quelque soit leur opinion.
 
Je m'élève donc fermement contre toute "récupération politique" de nos actions.
 
Je vous demande de conserver l'image et l'esprit du signe de paix que nous avons échangé lors de la célébration de la messe par le Père Loïc HUYGHUES DESPOINTES, ainsi que la chaude amitié qui nous a réunie."

 

et à préciser ce qui suit :

J'ai pour ma part, assisté fort heureusement à cette réunion, au cours de laquelle j'ai appris beaucoup sur cet ancêtre de mon épouse et de mes enfants, qui s'est arraché au sol de France pour aller découvrir l'inconnu, et y faire souche.

Bien entendu, le sujet n'étant pas ce jour-là à la politique, je n'ai à aucun moment abordé le sujet.

Cependant, il se trouve que je suis délégué de l'Alliance royale pour le Poitou, et que par conséquent la Vendée est incluse dans mon périmètre d'influence. Visiter ainsi ce pays ravagé par les troupes révolutionnaires ne pouvait me laisser indifférent.

Le rassemblement, d'une part, et l'évocation de l'histoire des guerres de Vendée, d'autre part, n'étant pas liés, cet article sépare clairement les deux parties.

* 

Enfin, je citerai ici une récente déclaration (dans un tout autre contexte, un autre lieu, mais le même jour, celui de la fête de Sainte Jeanne d'Arc) du porte parole de l'ALLIANCE ROYALE Patrick de VILLENOISY, apportant cette note paisible propre à L'ALLIANCE ROYALE, qui cita la parole de Jésus Christ en rappelant lors d'une intervention calme, éloignée de tout ton passionnel mais pleine de sage raison q' "Un royaume divisé contre lui-même est appelé à disparaître" ce qui est bien le propre de la république qui divise continuellement le peuple, rappelant que le seul régime politique qui rassemble vraiment est la royauté car le Roi rassemble et ne divise pas.

Lecteur, sois assuré que l'esprit de paix règne pleinement dans le coeur des militants d'un parti consacré au Sacré Coeur de Jésus.



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7 mai 2010 5 07 /05 /mai /2010 19:08

Ci-après la déclaration finale du dernier congrès de l'Alleanza Monarchica, à Piacenza (Plaisance) :

 

"Les monarchistes de Stella & Corona, avec le Groupe Indentité Européenne, ont décidé de mettre en oeuvre toute action utile tendant à remettre en cause ce Super-Etat européen de techno-bureaucrates, affairistes des divers groupes économiques de pression qui en imposent le culte omnipotent et la pensée unique. Les participants au congrès proposent  le modèle de l'Etat traditionnel, prolongement des corps sociaux intermédiaires, des familles et des communautés locales. Ils visent une autre Europe des patries et des peuples, fondée sur l'héritage des siècles de foi chrétienne commune. Ils dénoncent un système à la dérive qui a imposé la monnaie unique, ruinant le travail et les espoirs des simples citoyens. Il s'agit d'un système caractérisé par une corruption digne du Bas-Empire romain et par une insécurité institutionnalisée qui crée de gros gains pour le petit nombre, et anéantit l'épargne du plus grand nombre, dans la perspective d'une république mondiale. Remettre en cause ce système conduit à dénoncer aussi l'oligarchie des parrains de la politique, encombrés de privilèges, qui a privé le peuple de la possibilité de choisir la classe politique en imposant les listes bloquées pour soutenir un pouvoir voulant devenir inamovible. Dans ces conditions, le centre-droit et la gauche centriste sont les deux faces de la même médaille."

 

Pour moi, ce communiqué fait suite à la rencontre avec de "gros bonnets"...

Enfin, puis-je dire "rencontre" ? Car si je les ai vus, eux n'ont vu en moi qu'une silhouette transparente...

Pensez : l'un est le patron de la filiale française d'un très gros et très sensible groupe étranger. Il fait partie des dirigeants d'entreprises qui ont le privilège de pouvoir demander aux motards de la gendarmerie de leur ouvrir la route;

l'autre vient de vendre 70 millions d'€ son entreprise (siège au Luxembourg, petit malin !) et possède en France un haras de 250 ha. Il envisage d'ailleurs de racheter un grand château bordelais, dont le nom est identique à son prénom. Pour le plaisir.

 

Ne sommes nous pas clairement dans ce milieu d'affairistes internationaux, oligarques privilégiés ignorant qu'ils le sont, aveugles aux "corps sociaux intermédiaires" et dont le terrain de jeu ne peut certainement pas se satisfaire des frontières hexagonales ?

 

Nous ne vivons clairement pas dans le même monde, encore que cette rencontre soit parfois possible : je me souviens d'avoir rencontré, il y a des années, Edmond de Rothschild, dont la fortune n'avait rien à envier à mes "gros bonnets". Le Baron, cependant, était un homme absolument charmant, doué d'empathie pour le monde environnant.


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4 mai 2010 2 04 /05 /mai /2010 18:32

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3 mai 2010 1 03 /05 /mai /2010 16:55

Lors d'un dialogue m'a été opposée la remarque suivante :

 

- si le roi, qui n'est pas élu démocratiquement, nomme le premier ministre de son choix, ce n'est pas démocratique

 

Comparons donc cette remarque sensée avec certaines institutions actuelles :

En Angleterre, la reine se doit de nommer au poste de Premier ministre le chef du parti vainqueur aux élections. Certes, l'aspect démocratique est ici visible, mais dans la mesure où les hommes politiques utilisent les moyens à leur disposition pour parvenir à ce poste, le plus manoeuvrier gagne et l'autorité de la reine en est diminuée d'autant.

 

La situation est comparable en Espagne.

 

En France, le président est élu au suffrage universel, et choisit la personne de son choix au sein du parti majoritaire. Le parlement vote ensuite la confiance du gouvernement, qui est par définition du même bord. Là aussi, la démocratie semble présente, mais ne revenons pas ici sur les nombreuses dérives que nous dénonçons sans cesse.

 

Si la France était une monarchie héréditaire, le monarque n'étant pas élu (je fais abstraction du débat sur le premier monarque à monter à nouveau sur le trône de France), la remarque de mon interlocuteur se comprend, cependant la réponse est simple.

 

1) pourquoi le roi aurait-il moins de pouvoir que le président d'aujourd'hui ? Autrement dit, pourquoi devrions-nous imiter l'Angleterre ou l'Espagne ?

2) les élections continuant à fonctionner permettront aux Français, comme aujourd'hui, de désigner certains hommes / femmes politiques auxquels ils font confiance. C'est naturellement parmi eux que le roi choisira ses ministres. Toutefois, le pouvoir du roi n'étant pas limité, il choisira (au même titre que les électeurs) un premier ministre en qui il a confiance.

 

Cet homme-clef, haut responsable de la politique nationale, bénéficiera par conséquent de la double confiance des électeurs et du souverain, et l'on voit ici apparaître une démocratie équitable où ce n'est pas le meilleur manoeuvrier qui gagne, mais plutôt le meilleur serviteur de l'Etat.


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27 avril 2010 2 27 /04 /avril /2010 16:43

Comment faire comprendre à nos concitoyens, hommes et femmes du XXIè siècle, que la monarchie peut être une institution politique plus démocratique que ne l'est la république, quand bien même il s'agit de la Vè ?

 

Voici quelle est la question que je me pose souvent, et à laquelle je souhaitais tenter de répondre à nouveau, par quelques lignes sur ce blogue.

 

Et puis je visionne à nouveau l'excellente participation d'Yves-Marie Adeline à l'émission de Ruquier, à l'occasion des Présidentielles, et mon avis est qu'il n'y a pas plus clair. Jugez-en :

 

 

En résumé, ce que propose l'Alliance royale, c'est l'instauration d'un roi.

Mais nous n'espérons pas pour y parvenir traverser quelque période de turbulence, qui imposerait une solution monarchique.

La démarche d'Yves-Marie Adeline, lorsqu'il était candidat, est on ne peut plus claire : à travers son élection comme le dernier président de la république, il reçoit mandat de préparer les institutions permettant le retour de la monarchie.

Préparer les institutions, c'est entre autres demander confirmation aux Français, par réferendum, de leur volonté explicite d'un retour à la monarchie, mais c'est aussi proposer un modèle d'institution "à la française".

Concernant la personne du roi lui-même, Yves-Marie Adeline et l'Alliance royale pas davantage, n'ont le pouvoir d'indiquer un choix.

Il existe d'une part une famille royale nombreuse et en son sein des Princes de valeur; d'autre part un peuple de France au nom duquel des factieux se sont emparés du pouvoir, auquel on a depuis menti sans cesse : ce peuple, grâce à l'Alliance royale, se voit rendre son pouvoir de décision, à commencer par le choix du pacte qui l'unira pour l'avenir à son souverain légitime.

Une précision utile, toutefois, qui évitera bien des critiques à ce propos : la détermination de la personne du roi trouvera sa place dans la période de préparation des nouvelles institutions par le président élu au suffrage universel. Le roi n'est pas le successeur du président, il ne doit pas lui-même être élu au suffrage universel : on assisterait trop vraisemblablement (nous sommes en France !) à un résultat du type "républicain", 51/49 ou 55/45 peu importe... Non, ce choix doit faire l'objet d'une procédure rendant indiscutable la personne même du roi. Procédure à définir.

Il reste que cette procédure, donc le choix qui en découlera, devra se faire avec l'assentiment des Français.

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24 avril 2010 6 24 /04 /avril /2010 13:58

Attention, Messieurs, avant d'obliger votre (vos) femme(s) à porter le voile : êtes vous en conformité avec la loi française ?

 

http://www.lefigaro.fr/medias/2010/04/23/edf99b10-4f00-11df-bf76-fa48006de4ce.jpg

 

 

LE FIGARO - Jean-Marc Leclerc

 

Vendredi, la conductrice a donné une conférence de presse, où elle affirmait éprouver un «sentiment d'injustice» après avoir reçu une amende de 22 euros pour avoir conduit avec un niqab. Crédits photo : AFP

INFO LE FIGARO - Le ministre de l'Intérieur souhaite déchoir de sa nationalité française l'époux de cette femme, qu'il soupçonne de polygamie et de fraude aux aides sociales.

L'affaire du voile rebondit place Beauvau. Réagissant à la verbalisation le 2 avril, à Nantes, par la police, d'une femme de 31 ans, parce qu'elle conduisait en portant un voile intégral, le ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, a écrit vendredi à son collègue à l'Immigration, Eric Besson. Dans ce courrier, auquel a eu accès Le Figaro, il lui révèle que, selon ses informations, l'époux de cette femme «appartiendrait à la mouvance radicale du Tabligh et vivrait en situation de polygamie, avec quatre femmes dont il aurait eu douze enfants. Au demeurant, chacune de ces femmes bénéficierait de l'allocation de parent isolé.»

L'hôte de la place Beauvau poursuit : «J'ajoute, en outre, que ces quatre femmes porteraient le voile intégral.» Et le ministre de conclure : «J'ai demandé au préfet de la Loire-Atlantique de faire, sans délai, toutes les diligences utiles, auprès du parquet et des services sociaux, pour réprimer, le cas échéant, les faits de polygamie et de fraude aux aides sociales qui ont été signalées. Je vous serais très reconnaissant, en outre, de bien vouloir faire étudier les conditions dans lesquelles, si ces faits étaient confirmés, l'intéressé (NDLR : l'époux) pourrait être déchu de la nationalité française». Vendredi, la conductrice avait donné une conférence de presse, où elle affirmait éprouver un «sentiment d'injustice» pour avoir reçu une amende de 22 euros par un motard de la police qui estimait que porter un voile intégral au volant affecte la vigilance du conducteur.

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