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Alliance Hauts-de-Seine

L’Alliance Royale est une formation politique fondée en 2001 et regroupant des "citoyens" (habitants de la Cité) convaincus  qu’il est temps de reposer la question des institutions dans le débat politique français. L’Alliance Royale a non seulement pour ambition de faire redécouvrir la monarchie à nos compatriotes, mais également d’inviter la France à préparer son avenir dans ses institutions.

  blasong2.jpg"D'azur à la fleur de lys d'or et à la nef antique d'argent, au chef d'argent chargé d'une fasce ondée d'azur", ainsi se décrit le blason des Hauts-de-Seine créé par Georges Weill.


    "Blason Royal du Pays d'Aunis"

19 juin 2007 2 19 /06 /juin /2007 08:45
Histoire mondiale des idées politiques

Le nouveau livre de Yves-Marie Adeline, Histoire mondiale des idées politiques est paru le 12 juin aux éditions Ellipses.

couverture Nombreux sont les livres d’histoire des idées politiques qui se limitent à la sphère occidentale, parfois même à une période de temps courte. Yves-Marie Adeline nous offre au contraire une vision synthétique et complète des idées politiques, dans le temps long de l’histoire et sur la totalité de l’espace mondial. Il nous présente de manière claire et concise l’essentiel des théories politiques d’Occident et d’Orient, ainsi que les pratiques politiques des civilisations ne disposant pas de doctrines explicites, telles les civilisations byzantines, aztèque ou encore polynésienne. La synthèse met en évidence tout à la fois le caractère singulier des civilisations et des cultures, et la circulation des idées dans le temps et dans l’espace. Depuis le "désir de régularité", fondement du politique, jusqu’à l’écologisme actuel, c’est à l’examen de toute l’histoire des hommes en marche, de leurs espérances comme de leurs interrogations, auquel le lecteur est convié.

Une grande fresque sur les idées politiques de l’Humanité, accessible à un large public, aux politistes et aux philosophes en premier lieu, mais aussi aux historiens qui y trouveront des éclairages précieux sur les périodes antiques, médiévales, modernes et contemporaines

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Published by Communication Alliance Royale - dans Le président de l'Alliance Royale
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18 juin 2007 1 18 /06 /juin /2007 12:18

La défaite d'Alain Juppé à l'élection législative de Bordeaux illustre les limites de ce type d'élections.

En premier lieu, le ministre se présente devant les électeurs pour bénéficier de la légitimité du suffrage universel.

Nous avons déja évoqué le fait qu'un député ne représente pas en réalité sa circonscription, mais le parti auquel il est appartient.

Dans le cas présent, le candidat représentera d'autant moins sa circonscription qu'il est ministre, et que sa première décision consistera à se désister en faveur de son suppléant.

C'est donc une pratique très surprenante, qui consiste alors que l'on a la responsabilité d'un ministère, à se présenter devant les électeurs de l'une des 577 circonscriptions pour tenter de se faire élire et, au cas où ils n'auraient pas compris, à remettre immédiatement sa démission du siège de député.

Pourquoi se priver de l'intelligence de Monsieur Juppé, pour la mission qui était la sienne dans son ministère tout neuf ? N'est il pas suffisant que le gouvernement soit responsable devant le parlement ?

 Le chef de l'Etat (ou le premier ministre), n'ont donc pas la possibilité de désigner la personnalité de leur choix ?

En fait, si : c'est l'opinion qui les oblige, non la constitution. La désignation de M. Juppé est un sujet sensible, il faut la faire valider. Celle de Rachida Dati l'est moins : elle n'a pas eu à se présenter devant les électeurs - et ne parlons pas à son sujet de "petit ministère".

Sujet sensible, Monsieur Juppé ? Intelligent, nous l'avons dit et c'est incontestable, il s'est néanmoins montré arrogant lors de son premier-ministère. Pour faire suivre cette période par la dissolution de l'Assemblée, erreur tellement incroyable !

Je pense que le peuple ne lui en veut pas d'avoir été condamné pour les "affaires" (nous sommes en Gaule). Mais pourquoi ce besoin de reprendre "sa" place à la mairie de Bordeaux sans attendre 2008 ? Il la reprend, au prix d'une élection anticipée, au même suppléant auquel il destine le siège de député auquel il aspire, pour l'abandonner.

Demandons nous si les hommes politiques qui nous gouvernent, dotés évidemment d'un cerveau, ne perdent pas tout sens commun, à la fois faute d'un guide stable pour leur montrer la route et puisqu'il n'existe pas de limite à leur ambition, à l'atteinte un jour du pouvoir suprême, ne sont pas de ce fait fiévreux et brouillons pour ce qui les concerne.

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Published by Christophe Paillard - dans Actualités
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17 juin 2007 7 17 /06 /juin /2007 21:17

Ce soir, la Gauche sauve les meubles, mieux encore qu'elle ne l'espérait.

La Droite est majoritaire : l'Assemblée soutiendra donc le gouvernement et le Président de la République.

La majorité, bien qu'absolue, de l'UMP autorise cependant une opposition forte et c'est tant mieux pour la France : il est certainement préférable que l'opposition s'active par des propositions dans l'hémicycle qu'à travers des manifestations dans la rue.

Une fois encore, cependant, nous entendons tous les élus se réjouir de pouvoir soutenir le projet gouvernemental, ou le combattre. Mais qui parle de défendre les intérêts de la circonscription qui les a élus ?

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Published by Christophe Paillard - dans Actualités
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14 juin 2007 4 14 /06 /juin /2007 18:58
L'Alliance Royale salue l'initiative de M. Fillon sur la TVA sociale. Cela va plus ou moins dans le sens de la réforme des charges sociales que l'Alliance Royale propose depuis cinq ans.
Mais le Premier Ministre s'attaque au bastion du social-travail. Face à la rue, il sera, comme ses prédécesseurs, obligé de retirer son projet.
A moins qu'il n'accepte de passer à la trappe quelque promesse électorale : il est vrai que l'UMP en a plein ses cartons.
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Published by Alliance Royale - dans Communiqués
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14 juin 2007 4 14 /06 /juin /2007 18:56
 
 
L'Alliance Royale regrette la schizophrénie parlementaire qui fait du député le représentant de deux bizarreries aussi abstraites qu'inconciliables : la Nation et la Circonscription.
Et l'on s'étonne qu'il ne représente, au bout du compte, que le parti qui l'a investi !
Avec la démocratie équitable, l'Alliance Royale appelle un vrai débat sur la représentation en France.
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Published by Alliance Royale - dans Communiqués
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11 juin 2007 1 11 /06 /juin /2007 11:03

 

Communiqué de presse d ' Yves- Marie Adeline , Président de l ' Alliance Royale, Candidat à l ' élection présidentielle de 2007

 La République discrédite les législatives

 Le 10 juin 2007

 La République française discrédite les élections législatives en provoquant un record historique d ' abstention et une vague excessive de la droite. Cela s ' explique par la présence d ' une élection de trop: la présidentielle, qui est inutile et produit un double-exécutif. Le peuple français doit pouvoir désirer quelle politique il veut grâce aux législatives, à l ' issue desquelles un chef de gouvernement est désigné. Il est absurde de poser aux électeurs la question d ' un choix politique crucial au mois de mai, puis de leur poser la même question cinq semaines plus tard.

 

 

 

 

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Published by Yves-Marie Adeline - dans Communiqués
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10 juin 2007 7 10 /06 /juin /2007 22:10

Vous le savez, l'Alliance Royale propose le concept de démocratie équitable.

Nous découvrons ce soir les résultats du premier tour des élections législatives en France : l'UMP va certainement disposer à l'Assemblée d'une majorité écrasante.

Nous comprenons, à écouter le personnel politique qui se relaie sur les plateaux de télévision, que les élus représenteront leur parti, et non les électeurs de leur circonscription : il y a là absence de représentation locale.

Dans cette circonstance, dès lors que le parti majoritaire a obtenu la majorité qui permettra au gouvernement de travailler, la surabondance de députés UMP est totalement inutile.

C'est pourquoi, en parfaite connaissance de son futur succès, l'UMP est ici passé à côté d'une ouverture qui aurait été historique : présenter de nombreux candidats jeunes, présenter des candidats représentant les salariés, représentant les familles, représentant le monde de l'entreprise.

L'élection de ces candidats aurait certes été plus difficile, mais ces candidatures auraient prouvé la volonté du président de la république et celle du gouvernement de renouveller la vie politique française.

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Published by Christophe Paillard - dans Actualités
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8 juin 2007 5 08 /06 /juin /2007 09:26

Le saviez vous ?

Le Code civil de la République Française dispose dans son article 1 que les lois sont promulguées par... le Roi.

Plus exactement, et jusqu'à la modification de cet article par ordonnance, depuis 2004 l'article se présente ainsi : "les lois sont promulguées par le Roi (le Président de la République)

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Published by Christophe Paillard - dans royalistes17
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8 juin 2007 5 08 /06 /juin /2007 09:14

Décidément, j’ai du mal à faire court en m’invitant sur ce blog, mais je pense que la question soulevée par Yves-Marie Adeline en vaut la peine…

La presque défunte constitution de la cinquième République, instituée par le Général de Gaule, héritage et synthèse de notre histoire institutionnelle en ce qui concerne l’organisation des pouvoirs publics, assurait la distinction entre un chef de l’Etat, Président de la République, qui se présentait comme garant des intérêts de la France, et un chef de gouvernement, nommé par lui, représentant la majorité à l’Assemblée.

Si la distinction apparaissait claire à première lecture du texte, néanmoins un manque de précision, un usage dévoyé des intentions premières et de l’esprit même de cette constitution, la disparition du Général de Gaule, lequel incarnait cette fonction d’arbitre au-dessus des contingences, ont ouvert la porte à des pratiques contraires mises en place par ses successeurs issus de partis politiques par le soutien desquels ils avaient été élus, quand ils n’en étaient pas tout simplement le chef.

Dès lors, la confusion ne pouvait que s’installer au sommet même de l’Etat. Ce n’est qu’en période de cohabitation avec un gouvernement issu d’une autre majorité qu’elle paraissait reprendre un peu de son sens… Mais, en fait, cela restait un combat entre deux partis ou deux chefs de parti..

Le quinquennat me paraît avoir accentué le problème, il est même en train de le précipiter.
Mais, désormais, nous voilà rassurés, nous avons un Président du conseil d’administration de l’entreprise France assisté d’un Directeur général éjectable chargé des mesures techniques.

Les Français aiment la république pour ses valeurs et la démocratie par goût de la liberté, mais applaudissent en même temps à un pouvoir présidentiel fort qui, dans la confusion des genres, concentre tous les pouvoirs vers une même personne, issue d’un parti politique ne représentant jamais (au premier tour) que le tiers d’entre eux et entre les mains desquels ils remettent joyeusement leur destinée.

C’est bien à une monstruosité, au sens constitutionnel du terme, que nous aboutissons, niant les principes et les valeurs de la République, que seul un Chef de l’Etat, placé dans une position arbitrale, c’est à dire au-dessus des partis, serait à même de garantir.

Pour que cette position arbitrale soit possible, il faut qu’elle s’appuie sur une continuité et sur une légitimité lui assurant son indépendance.

La confusion a si longtemps été entretenue dans l’esprit des français, qu’il faudrait - cela est très difficile - qu’ils prennent conscience que régner est une chose et gouverner est une autre chose……… Qu’il existe bien un pouvoir législatif chargé de légiférer et un pouvoir exécutif chargé de gouverner, mais qu’au-dessus d’eux, il doit y avoir la présence, comme cela est d’ailleurs inscrit dans la constitution, d’un Chef de l’Etat doté de pouvoirs régaliens.

D’autant que l’image (faussée) de monarchie absolue vient brouiller le message, alors que l’absolutisme royal, qui n’est pas notre propos, était un terme juridique utilisé à une époque afin de désigner le principe de souveraineté (L’Etat, c’est moi… Hé bien, oui, puisque c’était le Chef de l’Etat…), beaucoup plus que l’organisation et la concentration du pouvoir.

Nous savons que les monarques français dits absolus avaient bien moins de pouvoir réels qu’un Président actuel de la cinquième République.

Vient également brouiller le message, l’idée souvent caricaturée de monarchie de droit divin, alors que, s’il y bien quelque essence divine dans l’institution royale et dans sa légitimité, et non dans les rois en tant que personnes physiques, il s’agissait plutôt d’une formule politique, inventée par ceux qui contestaient, entre le XI ème et le XII ème siècle, les prétentions papales à la suprématie universelle. Ce qui est loin, aujourd’hui, d’être le cas. La théorie du droit divin marque la transition entre le moyen âge et le monde moderne, tandus que, de nos jours, la monarchie se définit plutôt en termes constitutionnels.

L’objet n’est pas de revenir à l’absolutisme royal - qui pouvait être justifié en son temps, car la France sortait alors des guerres de religion et des frondes (lesquelles étaient de véritables guerres civiles) et parce qu’il fallait réaffirmer, pour mettre fin à ces guerres, le principe de la souveraineté royale – c’était le but de l’œuvre de Jean Bodin - mais bien de retrouver une organisation des pouvoirs permettant un fonctionnement optimal de la République.

Plus précisément, le retour de la royauté, doit plutôt s’appuyer sur la légitimité, la continuité, la tradition qui fait la mémoire d’une nation, le prestige et la grandeur. Au-dessus des partis et des classes, le roi symbolise par sa présence la nation et cimente l’unité du pays. Toutes valeurs auxquelles tenait tant le général De Gaulle.

Or, pour cela, il faudrait un arbitre au-dessus des partis et des intérêts divergents, puis un chef de gouvernement, nommé par cet arbitre, qui formerait un gouvernement issu de la majorité démocratique d’un Parlement représentant plus fidèlement qu’aujourd’hui, les composantes de la société française et leurs intérêts.
S’inscrivant dans la continuité et la légitimité, il apparaît que cet arbitre ne pourrait être que royal.

Je ne pense pas que la sixième république que l’on nous propose actuellement s’inscrive dans ce schéma.
(...)

Un monarque peut être rétabli de deux façons, soit démocratiquement, par élection, soit par appel des pouvoirs public en place (ce qui ne serait possible qu’en cas de crise majeure).

S’inscrivant dans l’histoire du pays et de la nation, poursuivant son devenir, un roi aurait plus de poids, de par ce qu’il incarne, qu’un simple Président de la République dont l’action s’éteindra avec sa disparition et qui risque fort de ne pas être un homme au-dessus des partis ou de ne tenir sa position que de par sa personnalité.
Alors que dans le système monarchique, l’institution prime sur l’homme, et il n’est pas forcément besoin d’un homme providentiel, même si cela peut paraître utile à un moment précis

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Published by Ulysse (sur le blog pourleroi.fr) - dans Nos Positions
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7 juin 2007 4 07 /06 /juin /2007 19:38
Testament de Louis XVI

"Au nom de la très Sainte Trinité, du Père, du fils et du Saint Esprit. Aujourd'hui vingt-cinquième de décembre mil sept cent quatre vingt douze."

   Article   

"Moi, Louis, XVIème du nom, Roi de France, étant depuis plus de quatre mois enfermé avec ma famille dans la Tour du Temple à Paris, par ceux qui étaient mes sujets, et privé de toute communication quelconque, même depuis le onze du courant avec ma famille. De plus impliqué dans un Procès dont il est impossible de prévoir l'issue à cause des passions des hommes, et dont on ne trouve aucun prétexte ni moyen dans aucune loi existante, n'ayant que Dieu pour témoin de mes pensées, et auquel je puisse m'adresser. Je déclare ici en sa présence, mes dernières volontés et mes sentiments.

Je laisse mon âme à Dieu mon créateur, et je le prie de la recevoir dans sa miséricorde, de ne pas la juger d'après ses mérites, mais par ceux de Notre Seigneur Jésus Christ qui s'est offert en sacrifice à Dieu son Père, pour nous autres hommes, quelque indignes que nous en fussions, et moi le premier.

Je meurs dans l'union de notre sainte Mère l'Église Catholique, Apostolique et Romaine, qui tient ses pouvoirs par une succession non interrompue de Saint Pierre auquel Jésus-Christ les avait confiés. Je crois fermement et je confesse tout ce qui est contenu dans le Symbole et les commandements de Dieu et de l'Église, les Sacrements et les Mystères tels que l'Église Catholique les enseigne et les a toujours enseignés. Je n'ai jamais prétendu me rendre juge dans les différentes manières d'expliquer les dogmes qui déchirent l'Église de Jésus-Christ, mais je m'en suis rapporté et rapporterai toujours, si Dieu m'accorde vie, aux décisions que les supérieurs Ecclésiastiques unis à la Sainte Église Catholique, donnent et donneront conformément à la discipline de l'Église suivie depuis Jésus-Christ.

Je plains de tout mon coeur nos frères qui peuvent être dans l'erreur, mais je ne prétends pas les juger, et je ne les aime pas moins tous en Jésus-Christ suivant ce que la charité Chrétienne nous l'enseigne.

Je prie Dieu de me pardonner tous mes péchés, j'ai cherché à les connaître scrupuleusement, à les détester et à m'humilier en sa présence, ne pouvant me servir du Ministère d'un Prêtre Catholique. Je prie Dieu de recevoir la confession que je lui en ai faite, et surtout le repentir profond que j'ai d'avoir mis mon nom, (quoique cela fut contre ma volonté) à des actes qui peuvent être contraires à la discipline et à la croyance de l'Église Catholique à laquelle je suis toujours resté sincèrement uni de coeur. Je prie Dieu de recevoir la ferme résolution où je suis, s'il m'accorde vie, de me servir aussitôt que je le pourrai du Ministère d'un Prêtre Catholique, pour m'accuser de tous mes péchés, et recevoir le Sacrement de Pénitence.

Je prie tous ceux que je pourrais avoir offensés par inadvertance (car je ne me rappelle pas d'avoir fait sciemment aucune offense à personne), ou à ceux à qui j'aurais pu avoir donné de mauvais exemples ou des scandales, de me pardonner le mal qu'ils croient que je peux leur avoir fait.

Je prie tous ceux qui ont de la Charité d'unir leurs prières aux miennes, pour obtenir de Dieu le pardon de mes péchés.

Je pardonne de tout mon coeur à ceux qui se sont fait mes ennemis sans que je leur en aie donné aucun sujet, et je prie Dieu de leur pardonner, de même que ceux qui par un faux zèle, ou par un zèle mal entendu, m'ont fait beaucoup de mal.

Je recommande à Dieu, ma femme, mes enfants, ma Soeur, mes Tantes, mes Frères, et tous ceux qui me sont attachés par les liens du sang, ou par quelque autre manière que ce puisse être.

Je prie Dieu particulièrement de jeter des yeux de miséricorde sur ma femme, mes enfants et ma soeur qui souffrent depuis longtemps avec moi, de les soutenir par sa grâce s'ils viennent à me perdre, et tant qu'ils resteront dans ce monde périssable.

Je recommande mes enfants à ma femme, je n'ai jamais douté de sa tendresse maternelle pour eux ; je lui recommande surtout d'en faire de bons Chrétiens et d'honnêtes hommes, de leur faire regarder les grandeurs de ce monde ci (s'ils sont condamnés à les éprouver) que comme des biens dangereux et périssables, et de tourner leurs regards vers la seule gloire solide et durable de l'Éternité. Je prie ma soeur de vouloir bien continuer sa tendresse à mes enfants, et de leur tenir lieu de mère, s'ils avaient le malheur de perdre la leur.

Je prie ma femme de me pardonner tous les maux qu'elle souffre pour moi, et les chagrins que je pourrais lui avoir donnés dans le cours de notre union, comme elle peut être sûre que je ne garde rien contre elle si elle croyait avoir quelque chose à se reprocher.

Je recommande bien vivement à mes enfants, après ce qu'ils doivent à Dieu qui doit marcher avant tout, de rester toujours unis entre eux, soumis et obéissants à leur mère, et reconnaissants de tous les soins et les peines qu'elle se donne pour eux, et en mémoire de moi. Je les prie de regarder ma soeur comme une seconde mère.

Je recommande à mon fils, s'il avait le malheur de devenir Roi, de songer qu'il se doit tout entier au bonheur de ses concitoyens, qu'il doit oublier toute haine et tout ressentiment, et nommément tout ce qui a rapport aux malheurs et aux chagrins que j'éprouve. Qu'il ne peut faire le bonheur des Peuples qu'en régnant suivant les Lois, mais en même temps qu'un Roi ne peut les faire respecter, et faire le bien qui est dans son coeur, qu'autant qu'il a l'autorité nécessaire, et qu'autrement, étant lié dans ses opérations et n'inspirant point de respect, il est plus nuisible qu'utile.

Je recommande à mon fils d'avoir soin de toutes les personnes qui m'étaient attachées, autant que les circonstances où il se trouvera lui en donneront les facultés, de songer que c'est une dette sacrée que j'ai contractée envers les enfants ou les parents de ceux qui ont péri pour moi, et ensuite de ceux qui sont malheureux pour moi. Je sais qu'il y a plusieurs personnes de celles qui m'étaient attachées, qui ne se sont pas conduites envers moi comme elles le devaient, et qui ont même montré de l'ingratitude, mais je leur pardonne, (souvent, dans les moment de troubles et d'effervescence, on n'est pas le maître de soi) et je prie mon fils, s'il en trouve l'occasion, de ne songer qu'à leur malheur.

Je voudrais pouvoir témoigner ici ma reconnaissance à ceux qui m'ont montré un véritable attachement et désintéressé. D'un côté si j'étais sensiblement touché de l'ingratitude et de la déloyauté de gens à qui je n'avais jamais témoigné que des bontés, à eux et à leurs parents ou amis, de l'autre, j'ai eu de la consolation à voir l'attachement et l'intérêt gratuit que beaucoup de personnes m'ont montrés. Je les prie d'en recevoir tous mes remerciements ; dans la situation où sont encore les choses, je craindrais de les compromettre si je parlais plus explicitement, mais je recommande spécialement à mon fils de chercher les occasions de pouvoir les reconnaître.

Je croirais calomnier cependant les sentiments de la Nation, si je ne recommandais ouvertement à mon fils MM de Chamilly et Hue, que leur véritable attachement pour moi avait portés à s'enfermer avec moi dans ce triste séjour, et qui ont pensé en être les malheureuses victimes.

Je lui recommande aussi Cléry des soins duquel j'ai eu tout lieu de me louer depuis qu'il est avec moi. Comme c'est lui qui est resté avec moi jusqu'à la fin, je prie MM de la Commune de lui remettre mes hardes, mes livres, ma montre, ma bourse, et les autres petits effets qui ont été déposés au Conseil de la Commune.

Je pardonne encore très volontiers à ceux qui me gardaient, les mauvais traitements et les gênes dont ils ont cru devoir user envers moi.

J'ai trouvé quelques âmes sensibles et compatissantes, que celles-là jouissent dans leur coeur de la tranquillité que doit leur donner leur façon de penser.

Je prie MM de Malesherbes, Tronchet et de Sèze, de recevoir ici tous mes remerciements et l'expression de ma sensibilité pour tous les soins et les peines qu'ils se sont donnés pour moi.

Je finis en déclarant devant Dieu et prêt à paraître devant Lui, que je ne me reproche aucun des crimes qui sont avancés contre moi".

Fait double à la Tour du Temple le 25 décembre 1792.

Louis

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Published by Louis XVI - dans Conférence
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