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Alliance Hauts-de-Seine

L’Alliance Royale est une formation politique fondée en 2001 et regroupant des "citoyens" (habitants de la Cité) convaincus  qu’il est temps de reposer la question des institutions dans le débat politique français. L’Alliance Royale a non seulement pour ambition de faire redécouvrir la monarchie à nos compatriotes, mais également d’inviter la France à préparer son avenir dans ses institutions.

  blasong2.jpg"D'azur à la fleur de lys d'or et à la nef antique d'argent, au chef d'argent chargé d'une fasce ondée d'azur", ainsi se décrit le blason des Hauts-de-Seine créé par Georges Weill.


    "Blason Royal du Pays d'Aunis"

11 septembre 2008 4 11 /09 /septembre /2008 11:00
 

Comment ne pas y voir le développement d’un communautarisme qui menace directment l’unité de notre pays et la dignité de ceux qui y vivent ? L’Alliance Royale estime que le peuple de France doit d’abord se retrouver lui-même, et la fierté d’être français l’emportera sur les nationalismes étroits et les divergences d’opinion, de culture, de race ou de religion. Mais ce n’est pas dans cette République du bon sentiment, avec sa citoyenneté étroite, sa tolérance partisane et ses pseudo valeurs universelles, que nous y parviendrons.


http://www.allianceroyale.fr/spip.php?article716

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4 septembre 2008 4 04 /09 /septembre /2008 17:51
Notre amie Chantal de Thoury a reçu des informations hautement confidentielles qui valent bien un détour :

http://www.allianceroyalenievre.com/article-22513482.html


      
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28 août 2008 4 28 /08 /août /2008 05:45
C'est une observation historique : le véritable changement de siècle se réalise dans les 10 - 15 premières années, et non en '00 ou '01.

14-18 : passage au XXè siècle
1800 : Bonaparte, nouvel homme fort, met fin à la période révolutionnaire. Mais il sera renversé en 1815, et le siècle se cherchera longtemps
1715 : après un long règne, Louis XIV disparaît
1610 : le bon roi Henri est assassiné, etc...

Nous sommes en 2008 et les sujets brûlants sont :
- Situation économique : il n'y a rien à attendre du gouvernement
- Le PS et son "projet pour la France" ne font pas recette : 67% des Français sont sceptiques
- La réforme des 235 jours pour les cadres nous promet une rentrée chaude
- Suite aux promesses électorales de Sarkozy de baisser les taxes (air connu), il annonce de nouvelles taxes gouvernementales (bien obligé)
- L'Europe bien en peine de résoudre le conflit Russo-Géorgien

Mais qui dans notre pays se soucie de ce que sera la France dans 10 ans ? Même dans 5 ans ? Notre pays est dirigé par des hommes et des femmes dont un certain nombre sera alors remplacé, à commencer par le président qui limite ses mandats à 10 ans. Quelle responsabilité revendiquent-ils ?

J'avais envie d'écrire : sur le long terme, il nous restera toujours la langue, mais quand on voit depuis l'apparition d'internet et des téléphones portables la dégradation incroyable de l'orthographe et de la rédaction dans la correspondance quotidienne, il y a de quoi s'affoler.

A ce rythme, le Français deviendra bientôt ce qu'était le latin il y a encore un siècle : la langue de l'élite.

Au fond, c'est peut-être l'explosion d'internet en 1995 le véritable changement du XXIè siècle...
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27 août 2008 3 27 /08 /août /2008 13:52
Est-ce la conséquence des déclarations de Besancenot sur ses prévisions d'une "rentrée chaude" ?

Nous devons constater que l'article, pourtant publié le 24 juillet, concernant la réforme des horaires de travail des cadres (interview de Bernard Van Craeynest, président de la CFE-CGC), est incontestablement le plus lu sur notre blogue depuis une dizaine de jours.

De retour de vacances, les cadres s'inquiètent de leur avenir...

Dans ses propositions, l'Alliance Royale attache une grande importance à l'aspect social. Le travail est une des clefs de l'avenir, et nous savons tous qu'en France le travail coûte trop cher, qu'il est mal réparti et que nous perdons du terrain dans bien des domaines.

N'est-ce pas la conséquence de cette affirmation, alors que depuis longtemps les "travailleurs" (pour utiliser le mot convenu par la Gauche) descendent dans la rue, si demain les "cadres" eux-mêmes les rejoignent, la voie institutionnelle ne leur suffisant plus pour se faire entendre ?
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25 août 2008 1 25 /08 /août /2008 14:57
Géorgie, Abkhazie, Ossétie, combien d'entre nous connaissaient ces noms au début de l'été ? Ou si nous connaissions leurs noms, savions nous les situer sur une carte ?
Nous apprenons désormais que certaines républiques, devenues indépendantes après la chute de l'URSS, sont elles mêmes composées de provinces sécessionnistes. Après la Serbie, le Kosovo, le Montenegro, la Croatie, la Tchétchénie, l'Histoire se répète dans le Caucase.
En fait, la Géorgie indépendante a englobé l'Abkhazie, province aujourd'hui russophone, dont la moitié de la population géorgienne  a subi une "purification ethnique" en '92. En Ossétie du Sud, le contraire s'est produit, au détriment des Ossètes, revenus depuis puisque la population ossète est majoritaire à 70%.
Ces provinces ont été annexées au début du XIXè siècle par la Russie tsariste. Qu'étaient elles avant ? Des principautés indépendantes plus ou moins féodales ?
Finalement, l'environnement pour ces populations massacrées ou massacrantes n'a pas tellement changé au cours des siècles...
Et on se dit, à travers nos propres expériences estivales, que la Nouvelle France (Canada) a pris la décision d'adopter la langue française pour unir les immigrants originaires des différentes provinces françaises, qui ne parlaient pas le français. C'est la langue qui permet à une nation de se constituer, c'est la langue qui permet à un immigrant de s'intégrer, c'est la langue qui veut unir l'Abkhazie et l'Ossétie à la Fédération de Russie.
Mais la langue ne s'impose pas : elle est choisie par un peuple. Elle est choisie parce qu'elle est la langue du pays fort, du pays riche, du pays prestigieux.
Je ne vois pas aujourd'hui pourquoi des populations russophones choisiraient de se rapprocher de la Géorgie, la force, la richesse et le prestige étant indiscutablement du côté russe.
A moins, peut-être, du choix par la Géorgie d'un nouveau régime, de la monarchie ? Voilà qui pourrait représenter un choc, l'espoir d'une nouvelle identité,le souhait de participer à un nouveau départ !
Le nouveau président géorgien a rapidement brulé ses cartouches : sa volonté de ré assimiler les provinces sécessionnistes a fait long feu face aux Russes. Les opposants géorgiens favorables à la monarchie parviendront ils à se faire entendre ?
C'est ce que l'Histoire nous révèlera.
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24 août 2008 7 24 /08 /août /2008 23:23
La présidence française de l'UE tiendra une réunion exceptionnelle sur la crise dans le Caucase le 1er septembre à Bruxelles. Paris a poursuivi ce weekend le dialogue avec Moscou, qui continue de maintenir des troupes en Géorgie.

Samedi, la France a annoncé être parvenue à un accord avec la Russie sur «l'urgence de la mise en place d'un mécanisme international sous l'égide de l'OSCE (Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe) pour remplacer les patrouilles russes dans la zone de sécurité au sud de l'Ossétie».

Une annonce démentie par le Kremlin, qui expliquait dans la soirée qu'«il n'avait pas été question» au cours de l'entretien téléphonique entre Nicolas Sarkozy et le président russe Dimitri Medvedev, «du remplacement des soldats de maintien de la paix russes par les forces de l'OSCE», laissant entendre que Moscou allait traîner les pieds sur ce dossier.

L'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) est un organisme paneuropéen de sécurité dont les 56 Etats participants couvrent une région géographique qui s'étend de Vancouver à Vladivostok.

Reconnue en tant qu'accord régional au sens du Chapitre VIII de la Charte des Nations Unies, l'OSCE est un instrument de premier recours pour l'alerte précoce, la prévention des conflits, la gestion des crises et le relèvement post-conflit dans son espace. Son approche unique en matière de sécurité est à la fois globale et coopérative. Elle est globale dans le sens où elle traite des trois dimensions de la sécurité: politico-militaire, économico-environnementale et humaine.

Elle aborde donc un large éventail de questions liées à la sécurité, y compris les droits de l'homme, la maîtrise des armements, les mesures de confiance et de sécurité, les minorités nationales, la démocratisation, les stratégies de police, la lutte contre le terrorisme et les activités économiques et environnementales. Elle est coopérative dans le sens où tous les Etats participants aux organes et aux activités de l'OSCE jouissent d'un statut égal. Les décisions sont prises par consensus sur une base qui est contraignante sur le plan politique mais non sur le plan juridique.

 

Drapeaux des 56 Etats participants de l'OSCE (OSCE/Mikhail Evstafiev)


L'OSCE est une organisation à laquelle appartiennent à la fois la Russie et la Géorgie. Elle est présente dans le cadre de ses missions de développement économique et de sécurité en Géorgie depuis 1992. Elle n'est pas une organisation représentative des pays de la communauté européenne, puisqu'elle émane de 56 pays.

L'Union Européenne ne disposant pas d'une force susceptible d'être positionnée en Géorgie, l'OSCE répond peut-être à ce besoin. Au moins ne s'agit-il pas de l'OTAN (bien que les USA y adhèrent également).

Mais de quelles forces armées dispose cette organisation ?
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19 août 2008 2 19 /08 /août /2008 16:03
Les jours passent, après les déclarations européennes, les promesses russes, les invectives américaines, les souffrances géorgiennes, que se passe-t-il ?
Les russes ne se retirent pas.
Ou peut-être ce matin une colonne de chars ?
Les américains continuent à invectiver.
Les européens ne bougent pas.
Je ne demande pas mieux que nous ayons de bonnes relations avec la Russie. Que ce soit pour des raisons d'approvisionnement énergétique ou parce-que nous vivons sur le même continent.
Mais les laisser annoncer urbi et orbi que les troupes russes déployées en Géorgie sont des forces de paix, c'est se laisser moquer de nous.
Que nous n'intervenions pas en Ossétie du Sud, soit, mais qu'attend-on pour envoyer une force de paix européenne - une vraie - en Géorgie : les Russes la respecteraient.
En attendant, l'Europe prouve, une fois de plus, qu'elle n'existe pas.
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13 août 2008 3 13 /08 /août /2008 08:36
  • Géorgie : Tbilissi accepte
    un plan de paix modifié
    C.M. et C.J. (lefigaro.fr) avec AFP et AP
    13/08/2008
  • Le président géorgien Mikhaïl Saakachvili a approuvé le plan de paix proposé par Nicolas Sarkozy.
    Le président géorgien Mikhaïl Saakachvili a approuvé le plan de paix proposé par Nicolas Sarkozy. Crédits photo : AFP

    Le président géorgien Mikhail Sakaachvili a approuvé le plan de paix avec la Russie proposé mardi soir à Tbilissi par Nicolas Sarkozy, avec une modification «acceptée par le président Medvedev».

    La Géorgie a, par la voix de son président Mikhaïl Saakachvili, accepté tard mardi soir le plan de paix que Nicolas Sarkozy, en tournée-éclair dans la région, était parvenu à négocier dans la journée avec son homologue russe Dmitri Medvedev.

    Le texte comporte une modification par rapport à la version initiale : la mention du «statut futur» de l'Ossétie du Sud et de l'Abkhazie est retirée du texte d'origine, un changement «approuvé par le président Medvedev», a indiqué Nicolas Sarkozy.

    Ce plan de paix en six points prévoit désormais «l'ouverture de discussions internationales sur les modalités de sécurité et de stabilité en Abkhazie et en Ossétie du sud» «On n'est pas encore à la paix, mais on est à la cessation provisoire des hostilités», s'est félicité Nicolas Sarkozy.

    Ce plan impose également aux belligérants de ne pas «recourir à la force», de «cesser les hostilités de façon définitive», d'assurer un «accès libre à l'aide humanitaire». Les forces militaires géorgiennes doivent retourner «dans leur lieu habituel de cantonnement», tandis que les forces russes doivent se retirer «sur les lignes antérieures au déclenchement des hostilités». « Nous nous sommes mis d'accord sur le respect de la souveraineté. La Géorgie est un pays indépendant. Les Russes n'ont pas l'intention de demeurer en Géorgie », a assuré Nicolas Sarkozy. Le président russe a toutefois annoncé que les militaires russes resteront en Ossétie du Sud et en Abkhazie, et ce, afin de garantir la stabilité du Caucase.

    En début de soirée, le ministre russe des affaires étrangères Sergueï Lavrov avait menacé la Géorgie de prendre «de nouvelles mesures» contre la Géorgie, si celle-ci venait à rejeter le plan de paix.

     

    Le «David» géorgien «va gagner» contre le «Goliath» russe

     

    Le président français qui bénéficie «du soutien des 27», a aussi rappelé que l'Union européenne était «disponible» pour participer à une force de paix en Géorgie. Cependant, à en croire Moscou, les conditions d'une cessation des hostilités ne sont pas pour l'instant réunies. Le président russe a, de nouveau, affirmé que la Géorgie ne respectait aucun cessez-le-feu alors que Moscou a annoncé mardi matin la fin de son action militaire «visant à contraindre la Géorgie à la paix». Selon Dmitri Medvedev, les forces géorgiennes ont continué à tirer, notamment avec de l'artillerie.

    Des accusations que Tbilissi renvoie à Moscou. La Géorgie soutient que l'offensive russe continue, les forces russes se dirigeant vers la région géorgienne de Mestia, près de l'Abkhazie. Face à ces déclarations contradictoires, la Maison-Blanche est en train de vérifier si, comme elle l'a promis, la Russie a arrêté ses attaques en Géorgie. Sans attendre le résultat de cette enquête, la secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice a exigé que les opérations russes en Géorgie « s'arrêtent vraiment maintenant», et a appelé toutes les parties à «cesser le feu».

     

    150.000 Géorgiens se sont rassemblés à Tbilissi pour soutenir Mikhaïl Saakachvili.
    150.000 Géorgiens se sont rassemblés à Tbilissi pour soutenir Mikhaïl Saakachvili. Crédits photo : AP

     

    Mikhaïl Saakachvili a annoncé que l'Ossétie du Sud et de l'Abkhazie allaient être déclarées territoires occupés. Le «David» géorgien «va gagner» contre le «Goliath» russe, a-t-il lancé devant 150.000 partisans réunis à Tbilissi. Il a indiqué que la Géorgie allait sortir de la Communauté des Etats indépendants, une organisation fondée à la chute de l'URSS qui regroupe, sous la tutelle de la Russie, l'ensemble des ex-républiques soviétiques à l'exception des pays baltes, et a pressé l'Ukraine de faire de même.

     

    Plaintes devant la CPI

     

    Le conflit entre Géorgiens et Russes s'est également déplacé mardi soir sur le terrain de la justice internationale. Les forces russes ne font rien pour arrêter des actes de «nettoyage ethnique» commis par des séparatistes ossètes dans les zones de Géorgie dont elles ont le contrôle, a dénoncé le ministère géorgien des Affaires étrangères. La Géorgie va, par ailleurs, déposer une plainte contre la Russie auprès de la Cour pénale internationale pour des actes présumés de nettoyage ethnique conduits sur son territoire entre 1993 et 2008. La période couvre la présence des forces russes de maintien de la paix, créée en 1992, en Abkhazie et en Ossétie du Sud. A La Haye, où siège la CPI, le bureau du procureur Luis Moreno-Ocampo a indiqué n'avoir reçu aucune plainte, précisant toutefois que les Géorgiens ont demandé un rendez-vous. Moscou ne devrait pas tarder à faire de même. Le parquet russe veut collecter auprès des habitants de ces deux régions séparatistes pro-russes les plaintes pour crimes de guerre présumés contre des responsables géorgiens, et les envoyer à la Cour pénale internationale. Par ailleurs Moscou a décrété une journée de deuil national mercredi à la mémoire des victimes de la «catastrophe humanitaire» en Ossétie.

      

    L'aide humanitaire s'organise

     

    La Russie a décrété une journée de deuil national mercredi à la mémoire des victimes de la «catastrophe humanitaire» en Ossétie.A cause du conflit, au moins 100.000 personnes ont été déplacées. La communauté internationale commence à acheminer une aide humanitaire. Un premier avion d'aide du Haut commissariat de l'ONU pour les réfugiés , transportant des jerrycans, des couvertures et des tentes, est arrivé mardi matin à Tbilissi. Un deuxième avion devait décoller mercredi de Copenhague. Ces deux vols achemineront au total 70 tonnes d'aide à destination de 30.000 personnes. Côté français, un Airbus A340 ta décollé mardi après-midi de Paris.



    Une mosaïque de peuples entre rancunes anciennes et nouvelles offenses

    Irina de Chikoff
    11/08/2008 
    .

    De part et d'autre de la montagne Blanche du Caucase, les conflits entre les différentes ethnies, dont les Ossètes et les Abkhazes au cœur de la «guerre» qui oppose aujourd'hui Russes et Géorgiens, n'ont pas cessé.

    Les Caucasiens ont le sang chaud. Au Nord comme au Sud. Ils ont également le goût du théâtre et des grandes tirades apocalyptiques. Peut-être parce qu'ils vivent sur une terre, entre mer Noire et Caspienne, perpétuellement soumise à des cataclysmes naturels : inondations, séismes, glissements de terrain, avalanches. Sur les hauteurs de la montagne Blanche, les hommes aussi s'enflamment facilement. Mais ils ne se contentent pas de mots. Depuis la nuit des temps, les conflits dans la région sont si innombrables qu'il est impossible de les énumérer. Lorsque la Russie, à la fin du XVIIIe siècle, s'empare de tout le Caucase - du Daghestan à la Tcherkessie, la guerre durera plus de soixante ans -, elle devra faire face à des émeutes, des insurrections et des révoltes sans fin. Pour les résoudre, Saint-Pétersbourg et, après la Révolution, Moscou joueront des rivalités entre ethnies. Elles forment une gigantesque mosaïque de peuples, tous plus jaloux les uns que les autres, de leur particularisme, de leur langue ou de leur culture.

    Les Ossètes, au cœur de la «guerre» qui vient d'opposer les Russes aux Géorgiens, sont une de ces ethnies. Au Nord, leur République autonome, qui fait partie de la Fédération de Russie, s'appelle l'Alanie et sa capitale Vladikavkaz. L'Ossétie du Sud, région de la Géorgie, jouissait également, depuis 1922, d'une forme d'autonomie. Elle fut abolie par le Parlement de Tbilissi après l'effondrement de l'URSS et la proclamation d'indépendance de la République géorgienne.

     

    «Déni de justice»

     

    Descendants des Alains, les Ossètes n'ont jamais accepté ce «déni de justice» et, à l'issue d'un conflit armé qui a fait plus de 3 000 morts, ont décrété leur sécession. Pour «geler» le conflit, Boris Eltsine et Edouard Chevard­nadze avaient signé un traité en 1992. Depuis, des forces de maintien de la paix, composées de Russes, d'Ossètes et de Géorgiens, stationnent à Tskhinvali. Des incidents, quelques escarmouches ou bien des troubles plus importants émaillent les années. Ils sont alimentés tour à tour par les Russes, les Géorgiens, les Ossètes eux-mêmes ou bien des «agents» qui servent des intérêts pétroliers étrangers.

    Après la «révolution des roses» et l'arrivée au pouvoir de Mikhaïl Saakachvili, un ancien avocat qui a travaillé à New York, les relations entre Tbilissi et Tskhinvali se tendent au point de se rompre en 2006. Le jeune président, qui veut rejoindre l'Otan et à terme l'Union européenne, exige que l'Ossétie du Sud revienne dans le giron géorgien. Les séparatistes ossètes n'en ont cure. Et Moscou les soutient. La grande majorité des habitants ­de la province dispose d'un passeport russe et la monnaie en ­usage est le rouble. Comme en ­Abkhazie. Une autre région séparatiste de Géorgie.

    Située sur la mer Noire, ancienne riviera des apparatchiks de l'Union soviétique, l'Abkhazie a proclamé son indépendance en 1992.

     

    Capitaux et troupes russes

     

    Les Abkhazes sont majoritairement musulmans, mais il ne s'agit pas d'un conflit religieux avec les Géorgiens, plutôt d'une vieille querelle ethnique. Les Abkhazes s'estimant méprisés par Tbilissi. La guerre qui avait opposé la Géorgie à Soukhoumi avait été autrement meurtrière que celle d'Ossétie du Sud. Elle aurait coûté la vie à plus de 13 000 personnes entre 1992 et 1993. Deux cent cinquante mille ­Géorgiens avaient fui la province. Là encore Moscou apporte son aide aux sécessionnistes. Les capitaux russes affluent sur le littoral. Les troupes également.

    Au mois de janvier dernier, lors de la campagne présidentielle, Mikhaïl Saakachvili, candidat à sa réélection, avait affirmé que «la réunification de la Géorgie est le principal objectif de (sa) vie». Son intervention en Ossétie, aussitôt suivie par une riposte russe et «l'état de guerre» proclamé en Abkhazie, ne devrait pas le rapprocher du but de son existence.

    Dans les deux enclaves séparatistes, fortes du soutien de la Russie, les rancunes anciennes sont ravivées par les nouvelles offenses. Dans le Caucase, on ne les oublie jamais. Et si d'aventure les peuples voulaient en perdre le souvenir, les acteurs du nouveau «grand jeu» qui se déroule dans la région autour des routes du pétrole ne leur en laisseraient pas la liberté.




    Géorgie: la monarchie constitutionnelle soutenue par une partie de l'opposition

    RIA Novosti international
      |
    Version imprimée

    TBILISSI, 8 octobre 2007- RIA Novosti. L'opposition parlementaire géorgienne soutient l'avis du chef de l'Eglise locale Ilia II estimant que la monarchie constitutionnelle serait une bonne solution pour le pays, et formule plusieurs propositions sur cette question, rapporte l'agence News-Georgia.

    Le Parti conservateur propose la tenue d'un référendum national sur cette question.

    "Nous proposons de tenir un référendum sur la question de l'instauration en Géorgie de la monarchie constitutionnelle. C'est l'unique moyen de sortir de l'impasse dans laquelle s'est fourvoyé le pays", a déclaré le député Kakha Koukava.

    Gueorgui Andriadze, directeur de la compagnie de télévision Iberia, estime de son côté qu'un représentant de la dynastie des Bagrationi, né en Géorgie et éduqué dans les traditions nationales, pourrait seul monter sur le trône.

    La leader du parti "Voie de la Géorgie", Salomée Zourabichvili, est également partisane de la monarchie constitutionnelle. "Le monarque sera le garant de la réunification de la nation", a estimé l'ancienne ministre des Affaires étrangères.

    De son côté, Konstantin Gamsakhourdia, leader du mouvement politique de la Liberté, estime que le monarque "d'une part personnifiera les traditions géorgiennes et l'esprit national et de l'autre sera le garant de l'unité du pays".

    L'homme politique estime que la monarchie constitutionnelle en Géorgie pourrait être instaurée après le rétablissement de l'intégrité territoriale (après la réintégration des républiques d'Abkhazie et d'Ossétie du Sud qui réclament leur indépendance, ndlr.) et avec l'accord du peuple.

    20 octobre 2007

    Géorgie : restaurer la monarchie avec la bénédiction du Seigneur

    E2 Ainsi prêcha dernièrement le patriarche-catholicos Elie II, primat de l'Eglise orthodoxe géorgienne pour la Géorgie :

    "Les conditions sont aujourd'hui réunies en Géorgie pour que le rêve du peuple géorgien sur le retour à la monarchie constitutionnelle puisse être réalisé avec la bénédiction du Seigneur. Nous prions le Seigneur pour que la Géorgie retrouve sa force, pour qu'elle se calme et se réunifie (...)
    D'autres pays nous dictent souvent ce que nous devrions faire. Certains affirment que la Géorgie devrait être une république présidentielle, d'autres évoquent une république parlementaire et ainsi de suite. Or, c'est à nous d'en décider (...)
    Certains proposent d'établir en Géorgie une monarchie constitutionnelle. Je vous explique ce que cela signifie: le roi règne sans diriger, il garantit l'intégrité territoriale du pays et la protection des droits de l'homme (...)
    Le peuple géorgien doit être prêt à accepter le nouveau régime, et il devra choisir son roi parmi les descendants des Bagratides qu'on devrait élever dans cet esprit dès l'enfance".

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10 août 2008 7 10 /08 /août /2008 20:21
Soyons attentifs, dans les semaines, les mois ou les années à venir.
En Géorgie, l'opposition appelle à la monarchie constitutionnelle.
A suivre...
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Published by Christophe Paillard - dans Actualités
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8 août 2008 5 08 /08 /août /2008 14:00
Dans les siècles qui nous ont précédés, la cour impériale de Chine respectait la cour du roi de France, représentant le pays phare des nations occidentales. Il en est de même d'ailleurs pour la cour de l'empire Turc.
Nous n'avions alors ni les moyens ni l'envie de nous ingérer dans les affaires de ces états (soyons honnêtes : une envie peut-être de disposer d'autant de luxe ?).
Aujourd'hui, la Chine qui représente - comme dit Nicolas Sarkozy - un quart de l'humanité, ne provoque pas notre admiration.

Finies les richesses, honte à ce régime totalitaire.
Et la Chine a cessé de respecter le gouvernement de la France, qui ne représente plus que le pouvoir d'une puissance occidentale moyenne et dirigé par un président élu pour 5 ans.
La république a bien tenté de remplacer aux yeux du monde l'admiration du pouvoir royal par celle des Droits de l'Homme.
Mais justement : ce ne sont pas précisément les Droits de l'Homme que les Chinois risquent de respecter chez nous !
Alors, pendant quelques jours, j'espère que nous allons laisser la place au sport, rien qu'au sport.
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