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Alliance Hauts-de-Seine

L’Alliance Royale est une formation politique fondée en 2001 et regroupant des "citoyens" (habitants de la Cité) convaincus  qu’il est temps de reposer la question des institutions dans le débat politique français. L’Alliance Royale a non seulement pour ambition de faire redécouvrir la monarchie à nos compatriotes, mais également d’inviter la France à préparer son avenir dans ses institutions.

  blasong2.jpg"D'azur à la fleur de lys d'or et à la nef antique d'argent, au chef d'argent chargé d'une fasce ondée d'azur", ainsi se décrit le blason des Hauts-de-Seine créé par Georges Weill.


    "Blason Royal du Pays d'Aunis"

20 mars 2011 7 20 /03 /mars /2011 10:39

japon-la-ligne-jaune.jpgLa nature, fantasque mais autoritaire, marque clairement au Japon la limite à ne pas dépasser...

 

Cependant...

Source : Lefigaro.fr

Réputée pour son opacité, la société privée Tepco, qui gère les sites nucléaires nippons, avait ignoré des mises en garde de l'AIEA.

Sur la sellette pour sa gestion erratique des événements et son impréparation à la catastrophe de Fukushima, la firme Tokyo Electric Power Company (Tepco), le quatrième producteur mondial d'énergie nucléaire, traîne un vieux parfum de soufre, à l'instar des dix autres opérateurs nucléaires du Japon. Entre 1978 et 2002, 97 incidents, dont 19 jugés «critiques», ont été recensés par le Nisa, l'autorité nationale de sûreté nucléaire.

Le scandale a culminé dans les années 1990 après la découverte de rapports falsifiés sur des taux de radiation et de multiples fissures dans les canalisations du circuit de refroidissement de plusieurs centrales, dont le réacteur no 1 de Fukushima Daiichi, conduisant à l'irradiation de plusieurs techniciens.

Dissimulatrice, ombrageuse, forte d'une assise financière à nulle autre égale au monde et bénéficiant du soutien sans réserve du pouvoir exécutif, l'industrie nucléaire japonaise n'aime pas que l'on fouille dans ses affaires. L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) en a longtemps fait les frais. Depuis 1983, ses experts sillonnent l'Archipel pour mener des évaluations poussées des centrales nucléaires japonaises, lors de missions baptisées Osart (Operational Safety Review Team), à l'instar de celle menée à Fukushima en 1992. Plusieurs sources interrogées à Vienne sous couvert d'anonymat confirment qu'elles se sont toujours déroulées dans un climat tendu, voire hostile, les opérateurs japonais se montrant particulièrement «peu coopératifs» et faiblement enclins à se laisser «inspecter» par des experts étrangers, selon l'une de ces sources.


Cliquez sur l'aperçu pour agrandir l'infographie.

En 2002, le Japon et l'AIEA sont à couteaux tirés. En aparté, un officiel de l'AIEA raconte combien il est difficile de travailler avec ses interlocuteurs nippons sur place. «Nous avions l'impression qu'ils nous disaient: nous voulons bien votre expertise technique, mais le Japon est différent, et nous n'avons pas besoin que vous nous disiez ce qu'il faut changer dans notre organisation.»

«C'est en partie un problème de communication, tempère un ancien ingénieur nucléaire qui a longtemps travaillé pour l'AIEA au Japon, et qui a demandé un strict anonymat. Les Occidentaux ne comprennent pas comment fonctionnent les Japonais. Ils exigent des négociations rapides, des décisions immédiates. Les Japonais ressentent mal cette impatience, interprétée comme une sorte d'arrogance typiquement occidentale. Cel a peut les conduire à réagir en manifestant une certaine forme de… fierté nationale.»

Ces frictions culturelles n'expliquent pas, à elles seules, les incidents qui ont émaillé l'histoire récente de l'industrie nucléaire du Japon. À plusieurs reprises, les autorités nucléaires japonaises ont ignoré de très sérieuses mises en garde, proférées en des termes pourtant beaucoup moins diplomatiques que les experts des missions Osart.

 

Des normes antisismiques totalement périmées

 

En 2008, lors d'une réunion du G8 à Tokyo, l'AIEA avertit le Japon que les normes antisismiques de ses centrales nucléaires sont totalement périmées, d'après un câble diplomatique américain obtenu par le site WikiLeaks, et que ses réacteurs ne sont conçus que pour résister à des séismes d'une magnitude de 7 sur l'échelle de Richter.

L'avertissement ne sera pas entendu. Le 16 juillet 2007, un séisme d'une magnitude de 6,8 avait pourtant frappé la centrale Kashiwazaki-Kariwa (nord-ouest), provoquant un début d'incendie et des rejets radioactifs en mer du Japon. Le réacteur endommagé restera hors-service durant vingt et un mois, l'AIEA critiquant sévèrement les manquements à la sûreté sur le site.

Il en va de même des normes anti-tsunami. Fukushima et ses générateurs au diesel auraient été conçus «pour résister à une vague de 6,3 m de haut», explique Ian Hore-Lacy, porte-parole de la World Nuclear Association, un lobbyiste nucléaire établi à Londres. La vague qui, vendredi 11 mars, a frappé Fukushima et a tout emporté sur son passage, générateurs principaux et de secours, faisait… 7 m de haut.

Ces défauts conceptuels touchent également les méthodes de stockage du combustible. «Les Japonais sont très cupides, renchérit Iouli Andreiev, un scientifique russe, spécialiste des accidents nucléaires. Ils ont rentabilisé chaque centimètre carré d'espace disponible dans leurs centrales. Mais lorsque vous avez un bassin de stockage rempli à ras bord de combustible usagé, le risque d'incendie croît en conséquence si l'eau venait à s'évaporer du bassin.» D'après l'AIEA mercredi, le bassin de stockage de combustible usagé du réacteur no 4, en proie aux flammes depuis trois jours, était «proche de sa capacité maximale», soit 800 assemblages de combustible, lorsque le drame s'est noué.

 

Et c'est ainsi que :

Japon-nuage.jpg et encore n'est-ce qu'un début.

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28 janvier 2011 5 28 /01 /janvier /2011 09:19

Tiens, bonne surprise ce matin à la radio.

 

Et pourtant...

 

Venant d'un ministre dont la voix m'agace (pas de sa faute...)

 

Et concernant un sujet désagréable, mais nécessaire : l'impôt.

 

Aurait-il découvert une bonne idée ? Que propose-t-il ?

 

Il ne relèvera pas l'impôt sur le Revenu (engagement du président de la république) mais augmentera toutefois la pression fiscale sur les gros revenus.

 

Ah ! mais quelle est cette curieuse idée ? Explication :

 

Lorsque vous gagnez 10 €, 20 €, 50 € de l'heure, vous percevez un revenu. On ne touche pas à l'impôt.

 

Mais si vous êtes Johnny Halliday, ou Zinedine Zidane, ce que vous touchez pour chanter ou jouer au foot pendant 1 heure et demie, ce n'est pas du revenu (c'est hors de proportion)... c'est du talent !

 

Et François propose de taxer le talent.

 

Je ne sais pas ce que vous pensez de cette idée, mais elle me plaît plutôt. Il y a déjà bien longtemps que je suis légèrement agacé quand on me parle de telle ou telle personne, qui gagne énormément d'argent :

"Oui, mais il travaille tellement..."

Euh... ça dépasse rarement 24 heures par jour, donc à un taux horaire raisonnable, il peut difficilement gagner autant que ce qu'il gagne !

Oui, mais si on rémunère le talent... tout s'explique. Non ?


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27 janvier 2011 4 27 /01 /janvier /2011 13:10

Egypte-copie-1.jpg

 

Très curieux, cette photo du Figaro à propos des manifestations en Egypte !

 

Elle me fait fortement penser à la "Marche sur Versailles" où les femmes du peuple, en colère, étaient allées trouver le Roi pour obtenir du pain.

 

Des femmes... en réalité conduites par des hommes déguisés en mégères...

 

Manipulation ?

 

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17 janvier 2011 1 17 /01 /janvier /2011 17:12

Nous lisons, de-ci de-là, des commentaires moqueurs ou irrités concernant la politique étrangère de la France, en particulier pour ce qui concerne le renversement du pouvoir de Ben Ali.

 

Il ne faut tout de même pas vouloir tout et son contraire !

 

On ne peut reprocher à la France de trop s'impliquer dans les affaires d'un état étranger (ex : Côte d'Ivoire) et de se taire dans la crise qui frappe un autre (ici : la Tunisie).

 

Que je sache, la Tunisie est un état souverain, dirigé depuis 23 ans par M. Ben Ali, qui fut élu à plusieurs reprises.

 

Comment il fut élu, comment il gouverna à travers un état policier, comment sa belle-famille s'en mit plein les poches... le peuple tunisien l'a accepté (toléré conviendrait peut-être mieux) pendant 23 ans.

 

Pourquoi la France aurait-elle un avis, à la fois différent du dirigeant et du peuple d'un état étranger ?

 

Et si elle avait dû condamner M. Ben Ali, quand aurait-elle dû le faire ? La semaine dernière alors qu'il faisait des déclarations d'urgence pour ramener le calme et sauver son régime ? il y a un mois au début des émeutes ? il y a 5 ans, 10 ans, 15 ans ?

 

Dans le cas présent, la France a mené la bonne politique, faisant peu de commentaires, évitant d'exacerber la communauté tunisienne de France, enregistrant au fur et à mesure l'évolution de la situation. Elle s'est tout de même montrée capable de décisions rapides, en témoigne le refus d'accueillir Ben Ali à Paris, alors même qu'il avait déjà pris l'avion et faisait escale à Malte.

 

Ce commentaire favorable d'un royaliste puisse-t-il vous faire prendre conscience que, sous un régime républicain ou sous un régime monarchique, ce sont les mêmes hommes qui prennent les décisions, qui font bien ou qui se trompent. Voici pourquoi un royaliste n'est pas "partisan" mais s'attache à réformer les institutions.

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15 janvier 2011 6 15 /01 /janvier /2011 13:52

Que les évènements vont vite !

 

Le Figaro :  link

http://www.lefigaro.fr/international/2011/01/15/01003-20110115ARTFIG00402-tunisie-le-president-ecarte-definitivement-du-pouvoir.php

 

L'intérim du premier ministre, en effet, conservait à M. Ben Ali son pouvoir nominal. Il permettait un délai en vue de l'organisation d'élections.

 

Destitué, M. Ben Ali cesse d'être président. Le pouvoir est donc vacant et l'intérim est, de fait, assuré par le président de l'Assemblée.

 

Qui n'a lui, que 60 jours pour oganiser les élections.

 


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15 janvier 2011 6 15 /01 /janvier /2011 09:47

Ainsi, le président Ben Ali a cédé sous la pression populaire.

 

J'écrivais hier ici-même que la révolte du peuple devait cesser, que les Tunisiens avaient gagné leur combat contre le régime. Au même moment, M. Ben Ali et sa famille quittaient en hâte le pays.

 

S'ensuit l'annonce par le premier ministre, M. Mohammed Ghannouchi, qu'il prend l'intérim de la présidence.

 

La Constitution prévoit que, en cas de vacance du président, l'intérim est assuré par le président de l'Assemblée nationale, ici M. Fouad Mebazaâ.

 

Alors, assistons-nous à une sorte de coup d'Etat ?

 

La réalité est que M. Mebazaâ est âgé (87 ans), peut-être pas l'homme de la situation dans le cas d'une crise comme celle-ci.

 

De plus, l'intérim du président de l'Assemblée est prévu pour ne durer que 45 à 60 jours, le temps pour lui d'organiser des élections présidentielles. On voit ici les difficultés supplémentaires d'un délai aussi bref.

 

Par conséquent, il semble qu'il se passe le phénomène suivant :

- le président Ben Ali ne restitue pas le pouvoir. Il quitte le pays et pendant son absence, le premier ministre assure l'intérim, ce qui est conforme à la Constitution.

- cela lui permet de mettre fin à la crise, et de mettre en marche le processus d'élections à venir

- d'ici quelques mois, le pouvoir du président sera déclaré vacant, le président de l'Assemblée nationale devenant alors président par intérim, jusqu'à la tenue rapide d'élections.

 

Souhaitons que ceci marque la fin de troubles révolutionnaires, qui ont permis le recul du pouvoir en place depuis 23 ans, mais provoquent également le blocage du pays.


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14 janvier 2011 5 14 /01 /janvier /2011 17:56

Le journal "Le Monde" publie le titre suivant :

 

Des milliers de personnes manifestaient, vendredi, à Tunis et en province pour réclamer le départ de Zine El-Abidine Ben Ali. La promesse faite par le président tunisien de quitter le pouvoir à l'issue de son mandat en 2014 ne semble pas avoir calmé les esprits.
Amis Tunisiens, moi qui défends ici en France une opinion contraire à la mode républicaine, et par conséquent  souvent négligée comme n'étant pas synonyme d'urgence, je voudrais aujourd'hui m'adresser à vous et vous transmettre toute l'inquiétude que les évènements de votre pays m'inspirent pour votre peuple.
ATTENTION !
Depuis décembre, vous vous êtes révoltés souvent et en de nombreux endroits. Le pouvoir en place a fait tirer sur vous, vous n'avez pas faibli, au contraire...
...et vous avez gagné !
Aujourd'hui, le Président Ben Ali reconnait votre victoire, et annonce les mesures urgentes qu'elle lui inspire.
Alors, je vous le demande : ARRETEZ-VOUS !
Vous ne faites pas confiance au président Ben Ali ? C'est votre droit le plus strict. En conséquence, usez de toutes les libertés qu'il vous accorde aujourd'hui pour surveiller au plus près l'exercice du gouvernement dans la période à venir.
Mais, si la France peut encore (le voudrez-vous ?) vous montrer un exemple, remettez-vous en tête notre révolution de 1789 :
En envoyant à Paris des députés chargés des cahiers de doléances des provinces françaises, puis en provoquant certains évènements jusqu'à la nuit du 4 août, les Français ont mis fin au pouvoir féodal.
Les évènements auraient pu, auraient dû s'arrêter là. La France serait encore une monarchie, elle aurait évité la grande révolution, la Terreur, les assassinats, la dictature de Robespierre, Bonaparte aurait été un grand général des armées du roi, etc...
Ne renouvelez pas cette erreur !
Les mesures que vous annonce le président Ben Ali peuvent vous permettre de réformer vos institutions sans violence, sans mettre en péril votre économie, vos entreprises, le tourisme, vos emplois, votre liberté, sans risquer ni l'anarchie ni la mainmise d'un Islam extrêmiste.
Soyez vigilants, soyez forts, soyez un exemple.
Et, si je puis me permettre un dernier conseil, en toute chose favorisez l'union plutôt que l'agression. Et je ne connais pas de meilleur régime d'union que ... la monarchie !
Souvenez-vous : la monarchie, dont la France vous a privée en 1956 (avec M. Habib Bourghiba).
Demain, qui prendra la succession de M. Ben Ali ?

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11 janvier 2011 2 11 /01 /janvier /2011 08:29

Evènements graves en Tunisie !

 

De quoi entendons-nous parler ?

De l'interdiction des rassemblements, de la censure, des répressions policières, d'un régime policier violent et corrompu, etc, etc...

 

Ce matin, TOUTES les interventions radiodiffusées vont dans ce sens.

 

Hier, M. Ben Ali a pris la parole. Il a annoncé plusieurs mesures, dont :

- états généraux sur l'emploi au mois de février
- 300 000 embauches de diplômés sur 2011 et 2012
- exonération d'IS et de charges sociales pendant 10 ans pour les sociétés employant plus de 10% de cadres

Ce matin, PAS UN MOT sur cette intervention. Ce n'est pas seulement que son contenu n'est pas décrit, mais elle n'a simplement jamais existé.

 

ALORS ?

On peut penser que, s'il est possible de créer 300 000 emplois en deux ans, pourquoi ne l'a-t-on pas fait avant ? On peut, et c'est légitime, être très prudent avec ce genre de déclaration, destinée à éteindre l'incendie, mais pourquoi CENSURER cette intervention ?

 

On reproche la censure en Tunisie, on l'utilise en toute bonne fois en France.

On voudrait que nous soyons fiers de notre démocratie, mais il semble que nous soyons trop bêtes ou ignorants pour nous donner tous les éléments du puzzle.

 

Voulez-vous que je vous dise ? la démocratie que l'on nous abandonne, c'est au bistrot du coin que nous pouvons l'exercer.

La politique, par contre, il faut la laisser aux gens sérieux.


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10 janvier 2011 1 10 /01 /janvier /2011 18:58

Direct Matin - lundi 10 janvier 2011 :

SOUDAN : VERS UNE PARTITION ?


Les Soudanais du Sud ont commencé à voter massivement, hier, au premier jour du référendum qui pourrait mener à la partition du plus vaste pays d’Afrique, séparant le Nord, arabo-musulman, et le Sud, afro-chrétien.

Bien bien ! en supposant qu'on ait affaire à des gens intelligents, pourquoi pas ?

Un moment «historique» toutefois émaillé de violences, pour les quatre millions de Sudistes appelés aux urnes jusqu’à vendredi.

Ah ! violence ! je suis moins étonné, là...

 

Un vote massif pour un Etat indépendant semble probable, et deux menaces pour la paix subsistent : le refus possible du Nord, privé des ressources pétrolières du Sud...

eh bien nous y voilà ! un beau conflit à venir, malheureusement

...de reconnaître le résultat, mais aussi un conflit entre les différentes factions politiques de cette région.

 

Résultats mi-février. • 

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9 janvier 2011 7 09 /01 /janvier /2011 23:55

La Tunisie est le théâtre de révoltes, manifestations à grande échelle, à présent réprimées dans le sang.

 

Que se passe-t-il dans ce pays habituellement calme ?

 

Victime, comme ailleurs, de la "crise", le chômage frappe le pays à hauteur de 20%. Non seulement les classes défavorisées, mais les diplômés eux-mêmes ne trouvent pas de travail.

 

Le pays a pourtant connu en 2010 une croissance que la France envierait, de l'ordre de 6%, cependant très inférieure à celle des années précédentes.

 

La population qui souffre se polarise sur l'insolence d'une classe dirigeante, qui s'accapare hautes fonctions et richesses.

 

Et face à tant de privilèges, rien n'est plus explosif qu'une population (une part de la population) qui n'a plus rien à perdre.

 

La Tunisie, dit-on, est une dictature. Mais alors, il y a dictature et dictature. Celle-ci est plutôt bien vue, y compris des pouvoirs occidentaux : elle a en effet jusqu'à présent été capable de faire reculer l'influence de l'islamisme, qui nous inquiète à juste titre. C'est pourquoi, à la différence des évènements de Côte d'Ivoire, l'élection d'un président avec 98% des voix n'est pas remise en question.

 

Le président Ben Ali parviendra-t-il à maîtriser la situation ? L'armée acceptera-t-elle de continuer à contenir, voire tirer sur les manifestants ?


Ce qui est malheureusement immédiatement certain, c'est que l'effort du gouvernement tunisien pour attirer en Tunisie de nouvelles entreprises - et créer des emplois- se trouve dès à présent stoppé. La Tunisie a besoin de ces emplois.

 

Une remarque : la France est arrivée en Tunisie, qui était une monarchie avec à sa tête un Bey. Celui-ci est resté tout au long de la présence française. A son départ, la France a exigé la dissolution de la monarchie, pour privilégier la démocratie : on voit laquelle ! Certes, le titre de Bey aurait convenu à Bourguiba, qui s'est rapidement attribué constitutionnellement celui de président à vie...

 

On se demande souvent si nous ne ferions pas mieux de nous occuper de nos affaires !


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