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Alliance Hauts-de-Seine

L’Alliance Royale est une formation politique fondée en 2001 et regroupant des "citoyens" (habitants de la Cité) convaincus  qu’il est temps de reposer la question des institutions dans le débat politique français. L’Alliance Royale a non seulement pour ambition de faire redécouvrir la monarchie à nos compatriotes, mais également d’inviter la France à préparer son avenir dans ses institutions.

  blasong2.jpg"D'azur à la fleur de lys d'or et à la nef antique d'argent, au chef d'argent chargé d'une fasce ondée d'azur", ainsi se décrit le blason des Hauts-de-Seine créé par Georges Weill.


    "Blason Royal du Pays d'Aunis"

8 mars 2009 7 08 /03 /mars /2009 12:03

Le Parisien :
Face à la CPI, Omar el-Béchir s'installe dans le défi

 Provocation, mobilisation de ses partisans et défi à l'Occident: le président soudanais Omar el-Béchir, visé par un mandat d'arrêt de la CPI pour des crimes au Darfour, s'est rendu dimanche dans cette région de l'ouest soudanais, après en avoir banni treize ONG internationales.

Omar el-Béchir, 65 ans, tente actuellement de rallier l'appui de l'ensemble de la population soudanaise dans son bras de fer contre la justice internationale sur le thème de la lutte contre le «néo-colonialisme» occidental. Il a ainsi menacé dimanche d'expulsion les ONG, le corps diplomatique et les forces de l'ONU présents au Soudan, s'ils ne respectent pas les lois locales,

La CPI a délivré le 4 mars un mandat d'arrêt mercredi contre le président soudanais pour crimes de guerre et contre l'humanité au Darfour. Ce dernier y a répondu avec véhémence et a décidé d'expulser 13 ONG parmi les plus actives au Darfour, où 2,7 millions de personnes vivent dans des camps. «Les ONG expulsées sont des voleurs. Elles gardent 99% des fonds pour elles-mêmes et ne donnent que 1% à la population du Darfour», a lancé samedi M. Béchir lors d'un discours à Khartoum devant des partisans venus du Sud-Soudan.

La décision de Khartoum va priver de nourriture, d'eau potable et de soins de santé plus d'un million de personnes au Darfour, selon des responsables onusiens, et l'ONU a averti que des milliers de personnes risquaient de mourir. Des responsables onusiens craignent aussi des mouvements de population massifs au Darfour si les services essentiels ne sont pas assurés dans les camps, ce qui pourrait augmenter l'exposition des civils aux combats entre rebelles et soldats. 

Notre réaction :

 

De la différence qu'il y a à lancer un mandat d'arrêt contre un chef d'état en exercice, ou contre un dirigeant en fuite !

Dans le cas présent, on peut bien imaginer qu'il ne va pas se livrer spontanément... Il va donc agiter la population (avec force menaces, n'en doutons pas) contre l'Occident, et commence par expulser ses représentants sur son sol, à savoir les ONG. C'est encore la population qui va souffrir, et mourir.

S'il ne se livre pas (évident) et que personne ne va le chercher sur place (fort douteux), que cherche-t-on ? A le faire assassiner ?

Procédé expéditif, fort peu régulier, convenons-en...

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Published by Christophe - dans Actualités
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27 février 2009 5 27 /02 /février /2009 18:51

Par Jean-Philippe Chauvin :

Depuis quelques mois, les chiffres du chômage ne cessent d’augmenter et cela de plus en plus rapidement : alors qu’on évoquait déjà une catastrophe sociale en novembre lorsque le nombre de chômeurs avait bondi de 64.000, on parle désormais de « choc » ou de «  tsunami social » (Le Monde, 27 février 2009) pour les chiffres de janvier qui annoncent 90.200 demandeurs d’emploi supplémentaires, soit un bond de 4,3 % par rapport au nombre total de chômeurs au mois précédent. Depuis 6 mois, c’est ainsi 296.200 chômeurs de plus en France, avec un bond pour les plus jeunes (moins de 25 ans) de 23,1 % en un an.

 

Derrière la froideur des chiffres, il ne faut jamais oublier qu’il y a des hommes et des femmes, victimes d’une crise née loin d’ici mais sans doute alimentée par un système économique (mais aussi sociétal) capitaliste qui est depuis fort longtemps mondialisé.

 

Dans son livre « L’art du gaspillage » publié dans les années 60, Vance Packard évoque l’une des raisons majeures de la crise que le monde vit aujourd’hui, avec une prescience assez extraordinaire, en s’appuyant sur la situation des Etats-Unis dans les années de l’après-guerre et en signalant que ce modèle est appelé alors à s’étendre rapidement aux pays d’Europe, avec les mêmes risques et conséquences : « Les Américains sont à califourchon sur un tigre. Ils doivent consommer toujours plus, sinon leur admirable machine économique les dévorera. Il faut les inciter à augmenter sans cesse leur consommation individuelle, même s’ils n’ont aucun besoin des produits qu’on leur offre. Leur économie en perpétuelle expansion l’exige. » Ainsi, la formule fordienne du capitalisme contemporain, c’est-à-dire du « Consommer pour produire », montre désormais et gravement ses limites et ses dangers, au détriment de nos sociétés et de nos industries (entre autres) car, dès que la consommation ralentit, c’est tout le système qui se grippe : dans la société de consommation contemporaine, « la consommation doit augmenter sans cesse. Des experts de marchés ont annoncé que le citoyen moyen devra accroître ses achats de cinquante pour cent au cours des douze années à venir, pour ne pas mettre en péril l’économie du pays. »

 

La mondialisation des dernières décennies a étendu ce système aux pays émergents, mais n’a pas fondamentalement changé le principe même de la société consumériste et l’aurait bien plutôt renforcé !

 

Aujourd’hui, le résultat est une double catastrophe, au-delà même de l’économie : catastrophe écologique (prélèvements trop importants sur les matières premières et autres ressources naturelles, végétales comme animales) et catastrophe sociale (déséquilibres sociaux et dépendance totale à l’égard des marchés mondiaux, chômage endémique et même structurel dans les pays développés, etc.).

 

Alors, que faire, à notre échelle, dans notre pays ? La question ne signifie pas que nous nous désintéressions des autres mais simplement qu’aider les « plus proches » est la condition première pour pouvoir, aussi et ensuite, aider les « plus lointains ».

 

Il n’y a pas une solution unique au problème du chômage, mais bien plutôt un faisceau de solutions, complémentaires les unes des autres :

 

1.     un nouvel aménagement dynamique du (des) territoire(s) qui, par l’installation de quelques familles dans des endroits aujourd’hui en déshérence, permet de rouvrir des classes, des commerces, de travailler des terres parfois inexploitées, de prendre le relais des agriculteurs retraités ou sur le départ, de rendre vie à des villages, etc. ;

 

2.     une orientation des industries automobiles vers de nouvelles formes de circulation et de locomotion, par la reconversion de certaines usines en fabrication de véhicules destinés au transport en commun de « moindre quantité » (entre 8 et 20 personnes) ou en automobiles « vertes » grâce à l’exploitation des énergies motrices renouvelables, par exemple ;

 

 

3.     une Education nationale qui ne néglige pas les métiers manuels, ou ne les marginalise pas, comme c’est encore trop souvent le cas, mais les valorise : métiers de bouche, de construction et de rénovation, de la terre, etc. ;

 

4.     la mise en place de véritables filières de reconversion qui permettent aux chômeurs (mais aussi aux autres) de se former dans un autre métier que celui de leur précédent emploi, en particulier dans des secteurs aujourd’hui en forte demande de main-d’œuvre : certaines existent déjà mais restent encore fort marginales et, surtout, pas assez dynamiques et réactives au regard des enjeux actuels ;

 

 

5.     l’interdiction des délocalisations spéculatives des entreprises qui vendent en France leurs produits fabriqués ailleurs (ce qui ne veut pas dire qu’il s’agit d’interdire toute délocalisation : celles qui délocalisent pour fabriquer au plus proche de leurs marchés ne sont pas forcément, en soi, choquantes, sauf si elles entraînent un transfert de savoirs faire et de technologies préjudiciables à notre pays…) ;

 

Ces quelques propositions sont bien sûr susceptibles de débats et tout à fait amendables, et je tiens à souligner que cette petite liste est évidemment incomplète : difficile dans le cadre d’un blogue de tout développer de mes idées sur ce sujet, particulièrement vaste.

 

Mais, au-delà de ces propositions, il paraît nécessaire de repenser le rapport même de nos sociétés à la consommation et de poser la question d’une économie plus équilibrée, d’abord au service des hommes et non d’un système qui ne raisonnerait qu’en termes de profits…

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Published by Jean-Philippe Chauvin - dans Actualités
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26 février 2009 4 26 /02 /février /2009 14:22
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Published by Christophe Paillard - dans Actualités
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18 février 2009 3 18 /02 /février /2009 17:55

Blogue URBVM :
http://unionroyalistebvm.over-blog.com/article-28081747.html


Que veut la Guadeloupe ? Que désirent ses habitants ? On peut se le demander.

Un français habitant là-bas raconte : « Ici, le courant vient de revenir. Il a été coupé sur toute la zone dès la tombée de la nuit. Nous avons pris le temps de faire manger les enfants à la bougie. Puis, nous avons entendu des détonations et des explosions ; nous nous sommes barricadés, en prenant soin de ne pas laisser filtrer de lumière qui révèle notre présence. Il ne fait pas bon être blanc en Guadeloupe en ce moment. Les insurgés utilisent les images de Gaza, expliquant que les guadeloupéens noirs sont comme les palestiniens et que les forces de l'ordre "françaises" sont comme l'Etat d'Israël qui leur tire dessus ».

Voilà ce que les médias républicains n’osent dire… La Guadeloupe est française depuis 1635. Certes, l’Angleterre l’a occupée à plusieurs reprises mais, elle est restée et demeure terre française et département d’Outre-mer les électeurs ayant rejeté, le 7 décembre 2003, à 73 %, le projet de création d'une collectivité unique se substituant au département et à la région qui coexistent sur le même territoire.
Les indépendantistes ont toujours été très actifs et sont, en partie, derrière les derniers troubles. Que faire ?

Garder envers et contre tous ce territoire ? Leur donner l’indépendance ? Alors que les Comores aimeraient revenir dans le giron de la France, les Antilles souhaitent en partir… Alors qu’ils partent.. mais attention, fini le RMI, fini les allocations familiales, chômages et autres… Fini le développement touristique. Il leur faudra se débrouiller seul. Le risque ? devenir comme Haiti !

Il serait intéressant de connaître les avis des habitants de l’ile sur un référendum avec une seule question : « Voulez vous rester Français ? »


Blogue du Poitou :

Excellent article, condensé et qui pose le problème. Ou plutôt LES problèmes.

A la question : "voulez-vous rester Français ?", la réponse est OUI et peut-être n'y a t-il pas nécessité de la poser à nouveau.

A la question : "Y a t-il un problème de niveau de vie aux Antilles par rapport aux autres départements français, la réponse est OUI. Toutefois, le rappel à la comparaison avec Haïti est important : cette île, la plus prospère des Caraïbes avant la Révolution, est devenue la plus pauvre depuis que la France l'a laissée partir.

A la question : "Y a t-il un phénomène de racisme aux Antilles ?", la réponse est mitigée. De mon point de vue, il y en a un, certes, mais il tient davantage à une question économique qu'à une question raciale : les Békés, qui font beaucoup parler d'eux en ce moment, sont tout autant méprisants à l'égard des "petits blancs" que des métisses, mulâtres ou noirs. Question de pouvoir d'achat. Question de pouvoir de l'argent. Orgueil démesuré.
Face à ce pouvoir économique, le peuple antillais souffre du chômage et de bas revenus. Il souffre aussi de ce que les Antilles ne possèdent pas de richesses naturelles ni de capacité de production industrielle. En dehors du tourisme, la production de bananes est subventionnée, sans quoi en raison des prix nous ne verrions pas une seule banane antillaise sur les étals de la Métropole.

Face à une situation apparemment sans issue, pour la raison juste exposée, il est quand même intéressant de constater la disparité de la fortune des Békés, basée sur une économie locale pauvre, et celle des Antillais qui n'ont pas les capacités professionnelles nécessaires pour participer pleinement à l'économie de leurs îles, et dont on peut comprendre le ras-le-bol.

Nous voyons donc apparaître des slogans "la Martinique et la Guadeloupe sont à nous"... et en France des commentaires "s'ils veulent l'indépendance, qu'ils la prennent", mais non, nous ne pouvons accepter ces déclarations :

Les Antillais sont chez eux aux Antilles, certes, mais les Antilles ne leur appartiennent pas ! Elles appartiennent à la France (dont j'ai rappelé qu'elle subventionnait leur économie), c'est à dire à chacun de nous. Elles lui appartiennent depuis plus longtemps que plusieurs départements métropolitains. La France est en quasi totalité responsable de leur peuplement, quelle que soit leur origine ethnique, à l'exception des Indiens Caraîbes qui ont pratiquement disparus.

Nous n'avons donc pas la possibilité de laisser les Antilles s'éloigner de nous, comme le ferait un enfant capricieux : ce serait faire le malheur des Antillais.

Le retour à l'ordre est donc urgent, et l'Etat doit marquer sa puissance. C'est désormais un préalable. Ensuite, il est temps de bâtir une économie juste, qui ne décourage pas l'investissement local (en particulier celui des Békés), qui donne aux Antillais de meilleures qualifications afin de mieux profiter des fruits d'un meilleur travail.

Et dans l'écurie où il ne manquera plus d'avoine, les chevaux ne se battront plus et nous ne parlerons plus de racisme.
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Published by Christophe Paillard - dans Actualités
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9 février 2009 1 09 /02 /février /2009 11:13
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Dans une ambiance pré-insurrectionnelle aux Antilles, dans un climat permanent de méfiance inter-raciale, Canal+ a diffusé un reportage dont le titre est déjà orienté :

"Les derniers maîtres de la Martinique"

Il y est question des békés, descendants des premiers colons, qui ont en leur temps développé les îles et exploité les esclaves.

Tout le monde s'accorde sur place à la conscience de la blessure qu'a laissée cette pratique honteuse; les chefs africains qui ont à l'époque vendu les noirs aux négriers n'étant pas plus à absoudre que les blancs qui les ont achetés; bien que toutefois, les seconds étant chrétiens avaient une raison supplémentaire de prendre conscience de l'horreur de cette pratique.

Aujourd'hui, la population noire est la plus nombreuse et voudrait prétendre que ces îles lui appartiennent; la population béké est la plus riche et se satisfait de posséder les richesses (distribution, terres et industrie).

Aussi, fabriquer un reportage orienté, en pareille conjoncture, est-il une faute en un temps où la prudence la plus haute est requise.

Dieu merci, l'esclavage a été depuis longtemps maintenant aboli, il reste donc une population antillaise composée de noirs, de métisses et mulâtres (preuve que les blancs n'ont pas toujours conservé la "pureté de la race") et de blancs. Tous sont Français, mais ne sont pas propriétaires des Antilles, qui appartiennent à la France. Cependant, tous y sont chez eux.

Tendre un piège à un béké est, de la part d'un professionnel du journalisme, une faute déontologique, tout comme accepter une interview sans la préparer est, de la part d'un chef d'entreprise béké responsable une faute qu'il n'aurait pas dû commettre.

Je ne peux m'empêcher de penser -et d'exprimer- qu'une fois évacué le problème du préjugé de race*, que je trouve fabriqué et indigne-, on en revient comme toujours à un problème de classe, à un problème économique, à un problème de niveau de vie et de richesse. Il est vrai de constater que les uns sont riches et que les autres ne le sont pas. C'est ce qui explique les présentes émeutes et grèves sur place.

Dès lors, il faut regarder ce qui autorise cette situation, pourquoi est-elle ainsi dans un ou deux ou trois départements français et pas dans les autres ? Qu'est-ce qui a été fait pour y répondre ? Quel est l'emploi offert, quel est l'emploi accepté, quel est le niveau de rémunération par rapport au reste du pays ?

Enfin, les questions économiques devant être sous le contrôle des autorités politiques, le système de représentation des populations locales est-il équitable ?

Et nous voyons bien ici apparaître l'avantage de la proposition de l'Alliance royale, consistant à élire une assemblée constituée de représentants par collèges.
On y trouverait des assemblées locales, des assemblées régionales et une assemblée nationale, toutes composées de collèges des familles, des salariés et entrepreneurs, d'élus locaux, toutes personnes qui sont le tissu de la société et conscientes des besoins de la population.

Nous en avons encore un exemple ce matin : Yves Jégo, secrétaire d'Etat à l'Outre-mer, en mission de conciliation en Guadeloupe, fait un aller-retour à Paris pour venir prendre les ordres du Premier ministre. Mais pour quelle raison mystérieuse le sort fait aux Antillais est-il différent de celui des autres Français ? Très visiblement, il n'y a pas sur place une assemblée capable de résoudre les problèmes de son propre territoire.

* Préjugé de race : je trouve cette formule imagée plus claire que le simple mot de "racisme". Ce dernier est brutal, accusateur. Le préjugé décrit mieux une situation où un homme, placé en face d'un autre homme, le juge avant même que celui-ci ait bougé, dit ou écrit quoi que ce soit. Cette distinction mise à part, le préjugé n'est pas plus malin, plus justifié ni moins bête que la simple pensée ou attitude raciste.
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7 février 2009 6 07 /02 /février /2009 11:22

Lettre à Nicolas Sarkozy

Montréal, le 4 février 2009 —

Monsieur le Président,

Nous voulons réagir de deux façons aux propos que vous avez récemment tenus à l’Élysée au sujet du Québec. D’abord, vous nous voyez ravis de constater que vous trouvez trop timide la politique française antérieure qui parlait de « non indifférence » pour qualifier l’intensité des rapports entre nos deux peuples. Vous préférez, dites-vous, parler « d’amour » entre des nations frères faisant partie d’une même famille. Dans la même veine, et cela vous surprendra peut-être de la part de deux leaders indépendantistes, nous vous félicitons pour l’énergie que vous avez mise, et que vous mettez encore, à assurer le succès de dossiers franco-québécois que nous appuyons vivement : la reconnaissance réciproque des diplômes entre Français et Québécois, qui permettra à nos professionnels d’œuvrer et de voyager plus facilement de part et d’autre, et le projet de libre-échange Canada-Union Européenne, dont le Québec est le principal promoteur et serait, de ce côté-ci de l’Atlantique, le principal bénéficiaire.

Car contrairement à l’idée que vous semblez avoir de nous, les indépendantistes québécois sont favorables à tout ce qui permet au Québec de s’ouvrir au monde. Vous semblez l’ignorer, Monsieur le Président, car à l’Élysée, vous avez accompagné vos remarques fraternelles de remontrances à certains de vos frères, affirmant au sujet des indépendantistes québécois qu’ils n’adhèrent pas au « refus du sectarisme, de la division, de l’enfermement sur soi-même, au refus de définir son identité par opposition féroce à l’autre ».

De qui parlez-vous, Monsieur le Président ? Des 49,4 % de Québécois, et donc de la forte majorité de francophones, qui, le soir du 30 octobre 1995, ont voté Oui à la souveraineté du Québec ? Au 43 % qui, lors d’un sondage de la semaine dernière, ont réitéré ce choix ? Cela fait beaucoup de monde. La moitié de la famille, Monsieur le Président. « Sectaires » ? « Féroces » ? les électeurs québécois qui ont élu en octobre 49 députés indépendantistes, soit près des 2/3 de la députation québécoise à la Chambre des communes à Ottawa et, en décembre dernier, 51 députés à Québec, formant ainsi l’opposition officielle ? « Adeptes de l’enfermement », les Québécois qui ont élu quatre gouvernements souverainistes majoritaires au cours des 30 dernières années ?

Nous ne pensions pas que le général de Gaulle nous appelait à l’enfermement sur nous-mêmes lorsqu’il a souhaité, en juillet 1967, que « Vive le Québec libre ! » Nous jugeons toujours qu’il avait raison lorsqu’il a plus longuement expliqué ce qui suit en novembre 1967 : « Que le Québec soit libre c’est, en effet, ce dont il s’agit. Cela aboutira forcément, à mon avis, à l’avènement du Québec au rang d’un État souverain, maître de son existence nationale, comme le sont par le monde tant et tant d’autres peuples, tant et tant d’autres États, qui ne sont pas pourtant si valables, ni même si peuplés, que ne le serait celui-là. » Nous ne pensons pas, non plus, que les nombreux hommes et femmes politiques français, dont plusieurs ont joué et jouent un rôle éminent au sein de votre formation politique, qui nous ont prodigué conseils et encouragements au cours des années et encore aujourd’hui, veulent pousser le Québec au sectarisme.

Notre mouvement est fier d’avoir incarné au cours des années l’exact contraire de l’idée que vous vous en faites. C’est ainsi que le fondateur de notre mouvement, René Lévesque, s’est battu bec et ongles pour que le Québec puisse s’exprimer au sein de l’Organisation internationale de la Francophonie, lorsque le gouvernement canadien le lui refusait. On doit à son successeur Jacques Parizeau d’avoir, le premier, appuyé le projet de libre-échange canado-américain, contre les partis pro-canadiens à l’origine trop frileux pour s’y engager. La mobilisation de l’électorat souverainiste québécois en faveur de cet accord en a assuré le succès lors d’une élection cruciale en 1988.

Ce sont des politiques économiques mises en œuvre par des gouvernements du Parti Québécois qui ont permis au Québec d’avoir une économie plus ouverte sur le monde que celle de la plupart des pays occidentaux. Ce sont des politiques linguistiques introduites par le Parti Québécois qui assurent désormais au sein de la majorité québécoise l’intégration de vagues d’immigration successives, jouissant de politiques plus ouvertes et plus généreuses que celles de la plupart des pays occidentaux.

C’est l’Assemblée nationale du Québec, sous la direction d’un président indépendantiste, qui a organisé la Conférence des parlementaires des Amériques, contre le vœu du gouvernement canadien et malgré les obstacles qu’il lui a opposés. Les exemples sont nombreux.

Nous ne savons pas d’où vous est venue l’idée que nous réclamons de vous que vous détestiez le Canada. Malgré nos différends importants avec nos voisins, nous respectons ce pays, ses valeurs et sa population. Nous pensons que l’indépendance du Québec mettrait un terme aux rancœurs et aux débats épuisants qui jalonnent l’histoire de notre présence dans le Canada. Dans l’argumentaire que nous distribuons largement, nous affirmons à tous que « le Canada et le Québec seront de bons partenaires au sein de la communauté internationale. Souverain, le Québec discutera de pays à pays avec le Canada et les chicanes fédérales-provinciales seront choses du passé. Nos deux nations sont destinées à collaborer, histoire et géographie obligent. »

Vous n’êtes pas sans savoir que les Nations-Unies ont accueilli, depuis 1980, pas moins de 38 nouveaux pays. Chacun a choisi de parler de sa propre voix, plutôt que de prolonger sa présence au sein d’un pays plus large qui n’était pas le sien. Loin de condamner leur arrivée, de leur faire des remontrances sur l’enfermement, la France les a accompagnés, les a reconnus. C’est ce que les Québécois attendent d’elle.

Mais nous devons à la vérité de vous faire savoir que jamais un chef d’État étranger n’a autant manqué de respect aux plus de deux millions de Québécois qui se sont prononcés pour la souveraineté. Plusieurs chefs d’État et de gouvernement, surtout du monde anglophone, ont publiquement souhaité le maintien d’un Canada uni, vantant, comme l’avait fait le président Bill Clinton en 1995, la qualité des rapports entre son pays et le Canada. D’ailleurs, George Bush père avait affirmé en 1990 que notre cas était parmi ceux où « il faut rester courageusement assis en coulisses ». Aucun n’a utilisé envers le mouvement indépendantiste les épithètes pour tout dire méprisantes que vous employez.

Mais puisque vous parlez d’enfermement, Monsieur le Président, laissez-nous vous éclairer davantage. Vous avez affirmé lors de votre passage en octobre que le Canada, « par son fédéralisme, a décliné un message de respect de la diversité et d’ouverture ». Savez-vous que depuis maintenant plus d’un quart de siècle, le Québec est gouverné par une constitution canadienne qui lui a été imposée contre sa volonté, qui restreint son autonomie en matière d’éducation, de langue et de culture, qui n’a pas été soumise à un référendum et qu’aucun premier ministre québécois, depuis René Lévesque jusqu’à Jean Charest, n’accepte de signer ? Savez-vous qu’aucune réparation de cette situation inacceptable n’est envisagée ou envisageable ? La France accepterait-elle de rester dans l’Union Européenne si le reste de l’Europe lui imposait un nouveau traité réduisant unilatéralement sa souveraineté sur des questions identitaires, sans même la consulter par référendum ? Nous n’osons imaginer quelle serait votre réaction si une telle injustice était infligée à votre nation.

Enfermement encore : nous savons désormais qu’au soir du référendum de 1995, si une majorité de Québécois avaient démocratiquement voté en faveur de la souveraineté du Québec, le premier ministre canadien Jean Chrétien aurait refusé de reconnaître ce choix.

C’est ce qu’il a avoué depuis, même s’il avait déclaré cinq jours auparavant, dans une adresse solennelle à la nation, qu’un choix pour le Oui serait « irréversible ». Toute honte bue, le premier ministre canadien maintient que, même en votant majoritairement pour la souveraineté, le Québec n’aurait pu quitter le Canada. Nous savons cependant que, simultanément, votre prédécesseur, le président Jacques Chirac, aurait reconnu la décision politique des Québécois, se rangeant ainsi du côté de la démocratie et l’accompagnant dans son choix. Plusieurs pays francophones auraient fait de même et nous savons que la démocratie l’aurait emporté.

Il est vrai, Monsieur le Président, que les Québécois ne seront pas appelés à revoter sur cette question dans l’avenir immédiat. Cependant, puisque rien de fondamental n’est résolu dans les rapports Québec-Canada, il n’est pas impossible que cela survienne pendant que vous présidez aux destinées de la France. Il n’est pas impossible que la démocratie québécoise ait besoin de l’appui de tous ses amis, de tous ses frères.

Dans cette hypothèse, il vous reviendra de décider si vous souhaitez laisser, ou non, la marque d’un président qui, à un moment crucial, a su répondre avec une réelle fraternité à l’appel de l’Histoire.

Pauline Marois
Chef du Parti Québécois
Chef de l’opposition officielle

Gilles Duceppe
Chef du Bloc Québécois

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5 février 2009 4 05 /02 /février /2009 15:21
Cet interview a été publié par "La Porte Latine", site officiel de la Fraternité St Pie X
http://www.laportelatine.org/district/france/bo/RetraitExcom090124/reactions/Vingtrois/23.php

 

Interview du cardinal André Vingt-Trois
24 janvier 2009 - eglise.catholique.fr


"Le cardinal André Vingt-Trois, archevêque de Paris et Président de la Conférence des évêques de France, s'est exprimé ce matin à 7h33 sur les ondes de Radio Notre Dame (Emission l'Entretien du Cardinal) à propos de l'annonce d'une décision du pape levant les excommunications prononcées en 1988 à l'encontre des quatre évêques de la Fraternité St Pie X.


Le cardinal Vingt-Trois, qui s'exprimait avant la publication officielle du décret, a expliqué d'abord que « l'excommunication est une peine qui est prononcée par l'Eglise à la suite d'un acte grave. En l'occurrence il s'agissait de l'ordination de quatre évêques non seulement sans le consentement du Pape mais en contradiction avec un avertissement préalable du pape Jean Paul II. Celui-ci s'était en effet adressé à Mgr Lefebvre pour lui demander de ne pas faire ces ordinations. Il s'agissait donc de la part de Mgr Lefebvre et des évêques qui avaient reçu cette ordination, d'un acte de désobéissance formel et particulièrement grave à l'égard du Pape. »


Si cette excommunication est levée, c'est d'abord parce que « le pape a la possibilité, s'il le souhaite, de le faire. S'il a décidé de le faire aujourd'hui, c'est qu'il a des éléments suffisamment positifs qui le justifient. »


Quant à la manière dont cette nouvelle peut être accueillie, l'archevêque de Paris précise qu'en ce qui le concerne « chaque fois que l'Église peut suspendre une peine, je m'en réjouis. C'est une opportunité, une porte ouverte, pour permettre à des chrétiens de retrouver la plénitude de la communion avec l'Église. A condition qu'ils le souhaitent ou qu'ils l'acceptent. C'est un geste de miséricorde et un geste d'ouverture pour fortifier l'unité de l'Église. »


En revanche la levée des excommunications ne signifie pas qu'il soit possible d'être catholique en faisant un tri dans l'enseignement de l'Église, dans la doctrine et la Tradition de l'Église. « Des gens qui, pour la plupart, se présentent sincèrement comme des défenseurs de la Tradition, se donnent le pouvoir magistériel de distinguer la bonne Tradition de la mauvaise Tradition. Mais un tel acte de discernement ne peut être qu'un acte de l'Église et pas celui d'un groupe particulier dans l'Église. »


Pour Mgr Vingt-Trois, il est difficile de savoir comment les choses vont changer concrètement. « La levée d'excommunication est un acte juridique - a-t-il dit. Je ne peux pas savoir d'avance comment les manières de réagir et de se comporter des personnes va suivre l'acte juridique. Les difficultés qui traversent l'histoire de l'Église depuis 2000 ans se règlent par la conversion des cœurs et par le renouvellement de la vie de l'Esprit dans le cœur des chrétiens. »


Et l'archevêque de Paris a conclu : « Le ministère de Benoît XVI ne se réduit pas à s'occuper de la Fraternité Saint-Pie-X. Certes dans ce domaine particulier le Pape exerce son ministère de communion, comme il l'a fait par exemple par la lettre qu'il a envoyée aux catholiques chinois l'année dernière, avec l'intention de les aider à retrouver une pleine unité.»

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25 novembre 2008 2 25 /11 /novembre /2008 22:05

La série noire des prises d'otage dans l'Océan indien continue. Le cas du pétrolier Sirius Star, avec ses deux millions de barils, est emblématique, mais de nombreux bateaux sont régulièrement agressés, entre le détroit de Marmara et la côte des Somalis. Rien que dans le golfe d'Aden, près de cent navires ont été attaqués depuis le début de l'année.

Pourtant, des forces navales importantes patrouillent dans la région, principalement un groupement naval appelé Task Force 150, constitué de navires de différents pays qui interviennent par contribution périodique, avec un commandement tournant  : américains, français, allemands, britanniques, danois, espagnols et même pakistanais. La Task Force 150 est le pendant maritime de l'opération Enduring Freedom en Afghanistan. Créée après les attentats du 11 septembre, elle a essentiellement pour vocation de lutter contre le terrorisme. Si elle ne relève pas directement de l’OTAN, elle s’appuie néanmoins directement sur la Vème Flotte des Etats-Unis. Outre cette TF 150, des unités nationales et une flottille de l'OTAN sont également présentes. Un bâtiment indien, par exemple, aurait ouvert le feu récemment sur des pirates. Mais la mer est vaste et les pirates savent encore surprendre leurs proies. Les navires de commerces peuvent difficilement se protéger eux-mêmes, sans armes et avec des équipages peu qualifiés, peu motivés. La vitesse et la hauteur des coques constituent la meilleure protection, mais les attaquants sont passés maître dans l'art de l'abordage. Certains armateurs et assureurs pensent à des systèmes d'alerte, radar ou infrarouge, mais l'efficacité n'est pas démontrée. Il faut pouvoir discriminer la menace, ce qui n'est pas facile lorsque les pirates se font passer pour de paisibles pêcheurs. Le coût d'une protection efficace serait exorbitant : non seulement les matériels performants sont très chers, mais il faut aussi disposer d'opérateurs qualifiés pour assurer la veille et de forces de sécurité pour repousser les attaques. Sans compter que l'embarquement de moyens et de personnels armés, et pas seulement de canons à eau, entraîne les flottes commerciales dans une pente qu'elles ne sont pas prêtes à assumer. La perspective de repousser les pirates à coup de canon, comme au "bon vieux temps", n'est pas encore à l'ordre du jour.

C'est dans ce contexte que l'Union Européenne décide d'envoyer une force navale pour compléter ce dispositif. C'est la première mission navale de la Politique de Sécurité et de Défense (PSD). Elle s'inscrit dans le cadre de l'Euromarforce, une structure de commandement créée en 1995, afin de donner une capacité navale à L'UEO, l’Union de l'Europe Occidentale, organisation militaire distincte de l'Union Européenne et, en quelque sorte, concurrente de l'OTAN. La force ainsi déployée, cette fois-ci sous commandement britannique, aura pour mission essentielle d'escorter les navires de commerce, comme dans un autre "bon vieux temps", celui des convois de Liberty Ships qui traversaient l'Atlantique, escortés pas des destroyers et traqués par les U-boot allemands. 

Au travers de ce dispositif naval assez complexe, essayons de voir quels sont les ressorts politiques. La première chose qu’il faut prendre en compte, c’est la nécessité pour un Etat de protéger ses voies de communication et ses ressortissants. C’est une mission régalienne. A ce titre, les pays européens, comme les autres, entretiennent des dispositifs militaires un peu partout dans le monde. Sur des points  chauds comme le Golfe d’Aden, dont la situation affecte les intérêts de nombreux pays, la mise en oeuvre d'une coopération prend tout son sens. D’où la création de multiples coalitions diverses et variées comme la Task Force 150. On pourrait s’en tenir là. On pourrait se dire que, finalement, une fois prise la décision d’engager des forces par les Etats, une organisation comme l’OTAN ou l’UEO peut très bien constituer un moyen de coordination adapté à ce genre d’opération. Il faut pourtant se poser la question de savoir qui fait quoi. Une coopération strictement européenne, si elle a du sens pour protéger les eaux territoriales et les frontières des pays européens, n’est pas particulièrement légitime dans le Golfe d’Aden, en tous cas pas plus qu’une autre, surtout si elle exclut ipso facto les pays de la région et les Etats-Unis, ce qui serait pour le moins délicat.

Mais ceci est un autre débat. Ce qui nous intéresse  aujourd’hui, c’est une espèce de revendication de l’Union Européenne dont la presse se fait l’écho : l’Europe, nous dit-on, aurait envoyé une flotte dans l’Océan Indien. C’est ce que l’on peut appeler une imposture ou, pour le moins, une falsification de la vérité à but de propagande. Car, nous l’avons bien compris, l’Europe n’a envoyé aucune flotte pour la simple raison qu’il n’y a pas de flotte européenne et qu’il n’y a pas de souveraineté européenne. Il y a simplement, répétons-le, des bâtiments battant pavillons nationaux et une coopération entre plusieurs pays d’Europe concrétisée dans une organisation militaire, l’Euromarfor.

Ainsi, nous assistons à une véritable tentative de fixer dans nos esprits l’existence d’une souveraineté européenne. Cela commence par le vocable « Politique Européenne de Sécurité et de Défense », qui n’est dans le fond qu’une alliance. Cela continue, depuis le traité de Lisbonne, par la création de la fonction de Haut délégué pour les affaires étrangères et par l’officialisation de la fonction de Président de l’Union qui donne un avant-goût d’autorité régalienne. Puis, l’Union Européenne cherche à s’imposer comme un acteur stratégique majeur, comme elle a tenté de le faire lors de la crise géorgienne. Elle veut revendiquer une place égale à celle des Etats-Unis au sein de l’OTAN ou des Nations Unies : c’est ce qui apparaît en filigrane du Livre Blanc sur la Sécurité et le Défense. Elle veut enfin faire croire qu’il y a une armée européenne, car qui dit armée dit nation. Forte de l’appui de la majorité des faiseurs d’opinion, l’Union Européenne mène donc un formatage en règle des esprits et ne manque jamais une occasion de faire croire que sa souveraineté est accomplie.

Bien entendu, l’Alliance Royale s’oppose à cette vision de l’Europe. Pour elle, une coopération européenne est indispensable dans bien des domaines, en particulier celui de la sécurité de nos frontières terrestres et maritimes, dans le domaine de l’économie et celui de l’environnement. Mais la marine française est, comme son nom l’indique, "française" et son intervention relève de l’autorité exclusive du Chef de l’Etat, au sein d’alliances ou de traités dont la signature relève de ce même Chef de l’Etat.

Mais quel Chef d’Etat ? La République a porté ses regards vers d’autres horizons que la France. Elle porte l’universalisme dans ses gênes. L’idéologie qui la motive est maintenant trop étriquée dans les frontières de l’hexagone. Dieu nous garde des aventures sans lendemain dans lesquelles elle pourrait nous entraîner.

Bruno Castanier

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21 novembre 2008 5 21 /11 /novembre /2008 08:18

Par Chantal de Thoury, blogue de la Nièvre :

les petites réflexions de Christophe Paillard sur le Blogue de l'Alliance Royale du Poitou  amènent  une autre réflexion;

Beaucoup d'économistes outre atlantique sont persuadés qu'à terme les hyper-surfaces de commerce rentreront en régression. ils oublient souvent malheureusement de parler du retour des petits commerces; je pense qu'ils ont raison et qu'ils ont tort en ce sens que si le petit commerce doit revenir ce sera forcément un commerce de qualité; la majorité des gens des peuples occidentaux en "ont marre" de consommer de "la saloperie" que ce soit en nourriture comme en autres produits de consommation; s'ils le font c'est bien parce qu'ils y sont contraints et forcés;
En ce qui concerne l'habillement par contre, il est certain que les comportements de création du désir généré par le besoin de vendre à tout prix a généré lui même des comportements abhérents dans le monde de la mode qui maintenant est devenu totalement fou avec des changements qui entrainent chez les "faibles" des consommations qui grèvent considérablement leur porte monnaie.
Il en est de même dans la consommation des instruments de médiatisation tels les portables et autres palms.

Une solution alternative peut être envisagée en ce qui concerne le Commerce des produits eux-même qui rejoint le comportement assez sain qu'avait nos ancêtres du bouche à oreille et qui fait fureur Outre Atlantique mais prend lentement en France où pour une fois nous pouvons copier les Américains dans le Bon sens; c'est le
"Commerce de Réseau" (ex: les magasins franchisés)  et la vente en  réseau par arborescence (ex: Tupperware, Avon, Monavie, Herbalife, Amway, magasins bleus ... etc...) qui fait que chaque consommateur d'un produit peut devenir à son tour un distributeur potentiel du même produit; il est alors consommateur "satisfait" et par là opère un relais publicitaire du produit qu'il consomme avec bonheur; L'entreprise fabricante du produit l'interesse alors aux bénéfices de l'entreprise sous formes de cadeaux de primes et de "royalities", cette dernière forme se développant de plus en plus car elle permet au "consomateur-distributeur" mettre du beurre dans ses épinards un peu pauvres.

Pour le petit commerce de centre ville, une forme de "commerce de réseau" exite déjà avec bonheur en France, ce sont les magasins franchisés, on les voit avec les créateurs de mode, dans le domaine des produits pour la santé et pour le corps comme les produits Yves R...., en bijouterie avec Agath....  etc..
Dans le domaine de la restauration c'est devenu courant avec les Fast Food, les chaînes d'hotel.

En ce qui concerne par contre les produits alimentaires courants, le petit commerce d'alimentation journalière peut reprendre tous ses droits vers la qualité avec les produits locaux, 
cela dans les villes à taille humaine naturellement, systèmes urbains qui sont encouragés par l'Alliance Royale car il viendra un temps où il faudra bien abandonner ces immenses concentrations urbaines si maléfiques pour l'homme et qui entraînent  des comportements sociaux abhérents. Ces produits locaux impliquent un savoir faire non dévalorisé de l'artisan et la qualité des produits plus élaborés avec large éventail de choix. (produits locaux qui pourront eux-même s'ils sont de bonne qualité passer si le producteur le décide en "vente en réseau")

En fait il y a de la place pour les deux systèmes qui peuvent cohabiter harmonieusement sans se manger mutuellement puisque le "consommateur-distributeur" peut garder un statut libéral en n'ayant pas de stock et en ne faisant que promouvoir le produit qui est directement expédié par l'entreprise au consommateur suivant qui devient à son tour distributeur s'il le désire, ou alors .....il peut passer dans un satut commercial franchisé en se constituant un stock direct auprès de l'entreprise qu'il revendra au prix conseillé par celle-ci.

Beaucoup d'économistes pensent que les systèmes de "Commerce de Réseau" et "vente en réseau" sont donc appelés à prendre un grand développement dans l'avenir à la satisfaction des producteurs comme des consommateurs, le commerce de proximité retrouvant quant à lui toute sa raison d'être car le "commerce de réseau" et 'la vente en réseau" sont des commerces et activités de proximité. Le "commerce de réseau" et la "vente en réseau" impliquent  que toute la chaîne de distribution entre le producteur et le consommateur est  considérablement réduite (pratiquement à seulement de grands dépôts par région pour les très grosses entreprises dans le sens d'ailleurs qui lui est donné par L'ALLIANCE ROYALE, c'est à dire espace régional de la taille de l'Europe par exemple). De faux frais pour les entreprises sont donc éradiqués ainsi que les frais de publicité puisque ce sont les clients eux-même qui font la publicité et que l'entreprise peut ainsi les interesser financièrement sans avoir à engager des avances financières énormes.

L'entreprise a alors une gestion saine qui lui évite de faire appel aux crédits bancaires pour son développement. C'est un système qui peut permettre aux petites PME qui démarrent à partir d'un petit artisanat de vendre leurs produits dès le départ sans être obligés de faire appel aux banques qui reprendraient ainsi leur véritable emploi qui est de faciliter simplement la circulation de la monnaie.

Dernière précision: Comme dans "le commerce de réseau" et la "vente en réseau" ce sont les producteurs eux-même qui sont les maîtres du jeu dans leur réseau de distribution et non les revendeurs multiples, ils peuvent adapter leur production plus facilement et ne se retrouvent pas "coincés" par les diktats de vente des Hyper et Super marchés qui leur imposent des coûts de production qui ne leur permettent plus de faire face à terme à leurs dépenses même de fonctionnement.

Chaque producteur a son réseau spécifique de consommateurs d'abord satisfait par la qualité qui devient ensuite le meilleur relais publicitaire à la satisfaction de tous.

Naturellement, ce système est SANS PITIE pour les produits commercialisés de MAUVAISE QUALITE; le Commerce de réseau et la vente de réseau impliquent la commercialisation de produits d'excellente qualité, sinon il n'a aucune pérennité.

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19 novembre 2008 3 19 /11 /novembre /2008 08:40
Une bonne nouvelle ce matin : certains hyper vont fermer leurs rayons hi-tech, vêtements, etc,... pour se recentrer sur l'alimentaire.

N'oubliez pas, Messieurs, de fermer :
- vos services financiers
- vos "agences de voyage"
- vos rayons bijouterie
- votre rayon vins et spiritueux

En fait, je n'aurais pas été contre la fermeture totale de l'hypermarché, pour rendre au centre ville ses commerces de proximité...

Du domaine du rêve...
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