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Alliance Hauts-de-Seine

L’Alliance Royale est une formation politique fondée en 2001 et regroupant des "citoyens" (habitants de la Cité) convaincus  qu’il est temps de reposer la question des institutions dans le débat politique français. L’Alliance Royale a non seulement pour ambition de faire redécouvrir la monarchie à nos compatriotes, mais également d’inviter la France à préparer son avenir dans ses institutions.

  blasong2.jpg"D'azur à la fleur de lys d'or et à la nef antique d'argent, au chef d'argent chargé d'une fasce ondée d'azur", ainsi se décrit le blason des Hauts-de-Seine créé par Georges Weill.


    "Blason Royal du Pays d'Aunis"

22 avril 2009 3 22 /04 /avril /2009 09:04
La France triomphante - Parc du château de Versailles













Par Gérard Chinetti :

En 1789, la France aurait été, selon le mot de Mirabeau, un "agrégat inconstitué de peuples désunis"... phrase dont les politiciens républicains se gargarisent depuis plus de deux siècles.

Et évidemment, les français parlaient alsacien, flamand, breton, provençal, limousin, catalan, basque et... créole

Mais, cet "agrégat inconstitué" était la première puissance d'Europe et donc du monde.

Non seulement la première puissance militaire comme le spasme républicano-impérial le démontrera (au prix d'un million et demi de morts françaises sur les champs de bataille.. et dans les hôpitaux militaires..) mais également la première puissance commerciale et maritime du monde avec, grâce aux Antilles, un commerce extérieur égal à celui de l'Angleterre, et un monopole quasi total sur le sucre, le café, l'indigo...

Pendant toute la guerre d'indépendance des Etats-Unis la marine royale fut en mesure d'assurer la sécurité des relations maritimes entre la France, les Antilles et les Etats-Unis, et bien sûr, les occupations anglaises de la Guadeloupe et de la Martinique ne se renouvelèrent pas; tout au contraire la France s'empara de la Grenade et se vit restituer Tobago et le Sénégal...

Vingt ans plus tôt, Louis XV s'était trouvé dans la totale impossibilité de secourir le Canada et les Antilles; il est vrai qu'en pleine paix, en 1756, la Grande-Bretagne s'était saisie, partout dans le monde, dans une action coordonnée de 300 navires français... (ce qui lui valut le surnom, toujours actuel, de "Perfide Albion")

Le corollaire de cette absolue domination française, domination qui s'exerçait aussi dans la culture, la littérature, tous les arts, dont, bien sûr, l'art de vivre, était la prévalence de la langue française, partout parlée dans le monde et bien sûr à Londres et à Philadelphie, alors qu'un architecte français concevait les plans de la ville de Washington.

Frédéric II, Catherine II, le pape, le roi d'Espagne, le Grand Turc, l'Empereur d'Allemagne et le roi d'Angleterre vivaient quotidiennement en français, tous les traités scientifiques,tous les bulletins des sociétés savantes, étaient rédigés en français, et, en 1790 l'Académie de Berlin pouvait mettre au concours "Les raisons de l'Universalité de la Langue française".

Les crimes de la République:

- contre les Français 200 000 morts civiles plus les 600 000 morts du génocide vendéen;

- contre la France par la destruction ou la dilapidation de plus de la moitié du patrimoine culturel français;

- contre l'humanité, par le rétablissement en floréal an X de l'esclavage: LA REPUBLIQUE FRANCAISE EST LE SEUL REGIME "CIVILISE" QUI, DANS LES TEMPS MODERNES AIT RETABLI L'ESCLAVAGE;

- les innombrables crimes de guerre commis d'un bout à l'autre de l'Europe, le pillage généralisé, le vol des oeuvres d'art;

ont répandu en Europe la haine du nom français et ont provoqué l'émergence réciproque des nationalismes européens responsables en dernière analyse des grandes catastrophes du 20e siècle.

L'effondrement définitif de la puissance maritime et commerciale française, la destruction de la marine provoquée par la persécution des officiers nobles, et bien sûr l'insurrection de Saint-Domingue, d'abord sous la forme d'une "chouannerie tropicale", Toussaint Louverture se soulevant au nom du Roi, ont laissé le champ libre à l'expansion coloniale, maritime et commerciale de la Grande-Bretagne qui préleva au passage quelques juteux pourboires sur portugais, hollandais et espagnols.

Tels furent les vecteurs de l'émergence de l'anglais comme langue universelle et de la disparition concommitante du français.

Aujourd'hui que deux siècles de république ont mis le français la gueule par terre, non seulement sous la pression de l'anglais, mais sous celle de plus en plus vive du castillan, du portugais... demain du mandarin, les politiciens républicains adeptes d'un totalitarisme qui confond peuple et nation veulent faire rentrer sous terre les langues régionales.... déjà agonisantes, jacobinisme aidant..

C'est le lieu de rappeler le mot de Césaire: "dans le combat pour l'homme, chaque peuple, si petit qu'il soit est comptable d'une partie du front"

Et de le compléter de cette phrase du royaliste Bernanos: "Jamais je ne me lasserai d'offenser les imbéciles"

Source :
http://www.facebook.com/group.php?gid=80070489578#/profile.php?id=754788861&v=app_2347471856&viewas=674187771
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Published by Gérard Chinetti - dans Conférence
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13 mars 2009 5 13 /03 /mars /2009 15:03

Reynald Secher à Nantes


Vous connaissez depuis plusieurs années maintenant notre association au travers principalement de notre support médiatique et Internet http://www.facebook.com/l.php?u=http://unionroyalistebvm.over-blog.com.
Nous avons souhaité donner un nouvel élan à l’URBVM. Nos actions seront dorénavant couplées avec un cycle de 3 à 4 conférences annuelles sous une forme nouvelle et politique au sens aristotélicien du terme.
Le livre thèse «la Vendée-vengé» de Reynald SECHER, Docteur en Histoire, sorti voilà vingt ans, avait choqué par ses révélations issues des archives nationales. Après bien des péripéties, Reynald SECHER milite pour la reconnaissance du génocide vendéen. Il a appuyé la démarche du député Lionnel LUCAS pour qu’un projet de loi soit discuté à l’Assemblée Nationale. Il participe au livre phare:«Le livre noir de la Révolution Française» et fait rééditer par les éditions du CERF le livre de Gracchus Babeuf: « La guerre de la Vendée et le système de dépopulation ».
Reynald SECHER, animera donc cette première le vendredi 17 avril 2009 à 19h30 précises dans l’une des spacieuses salles du Relais d’Alsace à Saint Herblain (308 bd Marcel Paul), et nous expliquera comment la raison devenue folle a conduit à la philosophie des Lumières, et de là à la terreur, c'est-à-dire à toutes les «Terreurs», de Robespierre à Pol Poth, en passant par Staline, Mao ou Hitler et où comment le génocide vendéen a vraiment été l’acte fondateur de tous les totalitarismes modernes.
Comme nous l’avons toujours souligné, redisons qu’il n’est pas nécessaire d’être royaliste pour participer à nos manifestations. Il faut et il suffit – quel que soit son âge – d’être préoccupé par l’avenir de la France et de nos familles et vouloir se libérer du politiquement correct afin de comprendre le véritable enchaînement des causes et des effets.
C’est par conséquent avec grand plaisir que nous vous attendons le 17 avril prochain au Relais d’Alsace, vous-mêmes et tous les amis et relations que vous aurez la possibilité d’amener avec vous.
Nous vous prions d’agréer, cher(e) ami(e), l’expression de nos sentiments dévoués et distingués.
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BULLETIN D’INSCRIPTION
A renvoyer avant le 10 avril 2009 à:
URBVM – La Boursière – 85120 ANTIGNY (avec votre règlement à l’ordre de URBVM)

- Mme, Mlle, M............................................................participera à la conférence-coktail-débat du 17 avril 2009 (15 €/pers.; 8 € pour ecclésiastique, étudiant et chômeur) et sera accompagné(e) de.......personne(s); joint à cet effet un chèque de ….. €. X ….= ...... €.
- Mme, Mlle, M............................................................ne participera pas à la conférence-coktail-débat du 17 avril 2009, mais vous adresse un chèque de.....€ à titre de don.

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Published by URBVM - dans Conférence
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1 janvier 2009 4 01 /01 /janvier /2009 21:19

  

Selon son communiqué du 25 décembre 2008, la question posée au Conseil d’Etat par le Prince Charles-Emmanuel de Bourbon-Parme est claire : «  Pour les 60 ans de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme de 1948 à Paris, le respect dû aux morts, le droit de vivre sans profanation de ses ancêtres et sans que leurs œuvres soient souillées aux yeux du monde entier par un scénario de dérision et de pornographie – cette marque immémoriale de l’humanité, distinguant l’homme de l’animal -, constituent-ils encore de nos jours, une liberté fondamentale en France ? »

Après son dépôt de mémoire au Conseil d'Etat, pour faire droit à la profanation de ses ancêtres et du patrimoine universel de Versailles, le prince Charles-Emmanuel de Bourbon-Parme a annoncé qu’il tenait sa conférence de Presse, en présence de son avocat, d’intellectuels, d’artistes et de personnalités au fait de ce scandale sans précédant du patrimoine touchant l’art, l’argent, la Démocratie et les Droits de l’Homme :

·         Mercredi 31 décembre 2008,

·         A 10 heures 30, à l’hôtel du Louvre

·         Place de la Comédie Française

C’est pour obtenir un juste réponse à cette question du droit au respect des morts et du patrimoine qui intéresse tous les humains et, en l’espèce, la mémoire et l’œuvre de ses aïeux, Louis XIV et Marie Antoinette, que, pour les 60 ans de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme de 1948 à Paris, le Prince Charles-Emmanuel de Bourbon-Parme s’est adressé au Conseil d’Etat, dans son œuvre de Vérité et de Justice intéressant chaque Français à titre familial et patrimonial.

En réponse à l’autoritarisme, à l’obscurantisme et à l’exclusion antidémocratique, il veut faire entendre la voix des sans-voix victimes d’une censure sans exemple : du personnel, des guides-interprètes, des conférenciers, des touristes, des artistes, des mécènes…On a voulu faire croire que l’exposition Jeff Koons Versailles était un succès augmentant la fréquentation du château alors qu’à l’inverse elle a fait l’unanimité contre elle, comme en témoigne la mobilisation croissante de toutes les couches de la population éprouvant un véritable sentiment de révolte devant la profanation de leur patrimoine le plus sacré, organisé sous l’égide de l’Etat et à la stupéfaction du monde entier.

L’enjeu de la procédure judiciaire initialisée - contre l’installation d’un exposition sans la moindre valeur artistique ajoutée, à caractère pornographique et mercantile, saccageant notamment le parterre de l’Orangerie et aux frais même partiels du contribuable ; contre le droit de traiter 500 000 touristes en cobayes par  une coterie non représentative des Français ; contre la profanation du plus beau des joyaux nationaux - est de salut public, la Joconde du Louvre étant la cible suivante. Il est avec le droit-devoir de défendre ses aïeux, assurément, le premier des droits immémoriaux de l’homme.

Refuser ce droit de défendre la mémoire et l’œuvre de ses aïeux, ce serait refuser aux français le droit au patrimoine qui leur appartient. Ce serait entendre les priver au « nom du peuple français » de leur patrimoine historique par la captation de leur symbole national au profit d’un petit nombre de bénéficiaires du « dit art contemporain officiel »  excluant même  99 % des artistes français d’aujourd’hui.

Héritier du droit moral de défendre l’œuvre sans égale de Versailles, contre une politique culturelle suicidaire pour l’art et la culture française, visant toute la France, et conscient de l’espoir soulevé par son recours en justice, il se doit désormais de poursuivre son action jusqu’à son juste aboutissement.

C’est en prenant à témoin le monde entier que, blessé à titre familial par cette atteinte au devoir de respect dû à ses aïeux mais aussi et par dessus tout désireux de sauver le patrimoine national menacé de destruction, morale sinon matérielle, il a expliqué, avec les autres participants de la conférence de presse, les tenants et les aboutissants de cette affaire sans précédent en lançant une campagne de mobilisation nationale et internationale à tous les amoureux de l’art et de la Culture Française qui doivent désormais venir à son secours – oh paradoxe – contre une politique  « culturelle » suicidaire imposée aujourd’hui aux Français au nom même de l’Etat qui devrait les protéger.  C’est du mépris des valeurs du plus grand nombre par les contre-valeurs du plus petit qu’il est désormais question.

Contact Presse : courrierposte@orange.fr  & 06 50 50 45 19

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Published by Christophe Paillard - dans Conférence
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21 décembre 2008 7 21 /12 /décembre /2008 22:23

 

 

Voici donc un exemple de ce que pourrait être le futur drapeau du royaume de France, dans l'hypothèse d'une troisième restauration, dans le cadre d'une monarchie institutionnelle.

Drapeau du royaume de France


Cette composition déjà envisagée par plusieurs personnes, symbolise une réconciliation entre les différents régimes politiques de l’histoire de France :
- les traditions, issues de la glorieuse histoire des rois de France qui ont façonné le pays durant plus de 1300 ans,
- les apports tumultueux des républiques,
- les deux empires Napoléoniens,
- le roi des Français (Louis-Philippe Ier) qui avait adopté le drapeau tricolore de la révolution et de l’empire.

Il s’agit donc de reprendre le drapeau tricolore, de la France actuelle, à laquelle les Français d’aujourd’hui sont habitués et pour lequel tant de soldats et d'officiers français sont morts, et d’ajouter par-dessus les armoiries royales de la France.

Le drapeau du royaume d’Espagne est conçu de cette façon. Il y a la bannière nationale à trois bandes horizontales rouge, jaune, rouge, et, par-dessus, les armoiries royales.

Drapeau espagnol
Drapeau du royaume d'Espagne


A l’inverse, le Royaume-Uni de Grande Bretagne, a opté pour une solution très différente. Il y a « l’Union Jack », drapeau du Royaume-Uni, et, le propre drapeau de la Reine portant uniquement les armoiries royales.

Drapeau du royaume uni de Grande Bretagne
Etendard royal britanique


Note : l’étude qui suit s’appuie, en partie, sur des sources qui pourraient contenir des erreurs (Wikipédia et autres internet … ). Son contenu est à vérifier dans l’hypothèse d’une utilisation professionnelle ou universitaire.


Rappel historique sur le drapeau Français

Sous l’ancien régime il y fusion entre les armoiries du roi et celles de la France, ce sont les mêmes. Le roi est chef de l’état, il est l’incarnation de la France. A cette époque il n’existe pas de drapeau Français à proprement parler. Sur terre, les différents régiments peuvent avoir des drapeaux différents. En mer, il y a plus d’unité, mais selon le type de navire, le drapeau diffère. Un navire peut porter plusieurs pavillons, l’un indiquant, par exemple, le port d’attache. De plus, les navires de commerce n’ont pas le même pavillon que les galères royales. Les navires des armées du roi ont encore un autre pavillon … Néanmoins, ce dernier fait figure de pavillon plus officiel puisqu’il flotte sur les navires du roi. Il est blanc, et, selon les variantes, avec ou sans, semis de fleurs de lys d’or, et, avec ou sans, les armoiries royales de France en son centre.

Pavillon royal de France
Pavillon de la marine royale française
Pavillon de la marine royale française
Etendard royal des galères
Etendard des galères françaises
Pavillon des marchands français
Pavillon des marchands français
et pavillon de Calais
Pavillon des marchands français
Pavillon de Marseille, puis de Dunkerque
Pavillon de Dunkerque


La notion de drapeau national est plus moderne. C’est en 1790, que l’on a l’idée de créer un pavillon unique pour tous les navires du royaume de France (monarchie constitutionnelle). Ce pavillon est blanc (couleur de la France et du roi) agrémenté d’éléments bleus, blancs et rouges (couleurs très à la mode, symbolisant la nouvelle organisation de la France). Mais là encore plusieurs versions existent, On trouve, déjà à cette date, le pavillon à trois bandes, mais l’ordre et le sens ne sont pas vraiment fixés. Selon le mat auquel il est hissé, le drapeau peut être différent.

Pavillon français 1789
Pavillon de la marine française 1790


C’est, a priori, la mode des cocardes arborées lors des évènements de la révolution qui est à l’origine du choix d’un nouvel emblème national tricolore. Une anecdote raconte qu’en 1789, Camille Desmoulins accrocha une feuille d’arbre à son chapeau lançant ainsi le principe de la cocarde de couleur en France.

En 1794, la république décide d’adopter un nouveau pavillon national de marine mieux défini. C’est sur les recommandations du peintre Louis David que l’on fixa l’ordre et la combinaison des couleurs sur trois bandes verticales bleu, blanc, rouge, en raison de l’harmonie et de la bonne visibilité en mer de ces couleurs.
Pavillon de la marine française 1794
(déjà utilisé en 1790)
Drapeau français 1812, 1848, etc.

Ce n’est qu’en 1812 que l’empereur Napoléon décide d’adopter le pavillon de marine à trois bandes, également pour l’armée de terre. C’est seulement à cette date qu’on peut le considérer comme un drapeau national français.

Mais deux ans plus tard, en 1814, lors de la restauration, le roi Louis XVIII le supprime au profit du drapeau blanc.

En 1830, le roi Louis-Philippe, décide de reprendre le drapeau tricolore. C’est ainsi qu’il se montre, lors de sa prise de pouvoir, au balcon de l’hôtel de ville de Paris, en compagnie de La Fayette.
Grandes armoiries de France
sous le règne de Louis-Philippe Ier
roi des Français


En 1848, Le drapeau rouge faillit bien l’emporter. Ce drapeau se référait à la première révolution où les représentants du peuple français avaient inventé la « loi martiale ». Le drapeau rouge, signal de la loi martiale, fut utilisé la première fois en 1791 lorsque la garde nationale ouvrit le feu sur la foule au cours d’une manifestation au champ de Mars. Ce serait grâce au poète Alphonse de Lamartine que finalement on conserva le drapeau tricolore en 1848.

En 1873, les Français décident, par la voie des élections, le rétablissement de la monarchie en France. On se souviendra bien sûr, qu’Henri V, comte de Chambord, refusa de monter sur le trône car il ne voulut pas du drapeau tricolore qui aurait pourtant permis un consensus politique.


Hypothèses sur la symbolique des trois couleurs.

La combinaison des trois couleurs bleu, blanc, rouge, n’a rien de moderne et se retrouve dans la symbolique française depuis le Moyen Age.

Ainsi, une enluminure royale du XIVème siècle est entourée d’une triple bande bleu, blanc, rouge.

Plus tard, à l’époque des Bourbons, les uniformes du personnel de la maison du roi (gardes françaises), par exemple, sont de couleurs bleu, blanc, rouge. Les uniformes de mêmes couleurs à l’époque révolutionnaire ne constituent donc pas une nouveauté mais, au contraire, une continuité de l’ancien régime.

Enluminure royale, XIVème siècle
Uniforme compagnie franche de marine
(ancien régime)


L’assemblage moderne des trois couleurs :
Le bleu et le rouge sont les couleurs de la ville de Paris. Ce serait La Fayette qui aurait eu l’idée d’ajouter le blanc, couleur du roi, sur la cocarde aux couleurs de Paris, lors de la visite de Louis XVI à Paris, le 17 juillet 1789, juste après les émeutes de la Bastille. Certains expliquent que l’ajout du blanc aux couleurs de Paris commémore le retour du roi Louis XVI à Paris quelques mois plus tard. Le 5 octobre 1789, une foule de manifestants parisiens se rend à Versailles pour ramener le roi à Paris afin qu’il soit d’avantage sous l’influence des nouvelles idées de la capitale. Le roi quitte Versailles et s’installe au palais des Tuileries le 6 octobre 1789. D’autres contestent cette explication. Le 14 juillet 1790, lors de la fête de la fédération, le roi Louis XVI prête serment à la constitution. Certains voient, ici encore, la symbolique des trois couleurs comme étant l’unité entre la monarchie et le peuple (de Paris). Cette fête, un an après l’émeute de la Bastille, est voulue, par l’assemblée, comme une réconciliation nationale de tous les Français autour de la monarchie constitutionnelle. 100 000 personnes sont présentes, le roi est vivement acclamé. Lorsqu’en 1880, on choisit le 14 juillet comme fête nationale, c’est plus en souvenir de la fête de la fédération de 1790 que pour commémorer les émeutes de la Bastille de 1789.

Fête de la Fédération, 14 juillet 1790
Fête de la Fédération, 14 juillet 1790


Le rouge :
Oriflamme de saint Denis (réplique de 1914)

Dans l’antiquité romaine, le haut Moyen Age et jusqu’au XIIème siècle, le rouge est marque de prestige. C’est la couleur royale, impériale ou celle des officiers romains, par opposition au bleu qui est la couleur vulgaire. En 508, le roi Clovis reçut le titre de patrice et les insignes de consul de Rome, de la part de l’empereur romain d’orient, Anastase. On mentionne qu’il défila alors, dans la ville de Tour, revêtu d’un manteau pourpre (rouge). Plus tard, l’oriflamme de saint Denis, célèbre bannière rouge, après avoir accompagné les comtes du Vexin, suit les rois de France capétiens sur tous les champs de bataille. Une légende rapporte que cette oriflamme était, à l’origine, la bannière de l’empereur Charlemagne. Saint Denis est protecteur de rois, puis, chez les Capétiens directs, protecteur de la France. Après la guerre de 100 ans, son prestige s’amenuise. On se souviendra que saint Denis était aussi le premier évêque de Paris, fondateur de l’église de Paris, un des grands évangélisateurs de la Gaule. Il subit le martyr à Montmartre (vers l’an 250), le rouge, évoquant, pour certains, le souvenir de son supplice sanglant. Avant l’accès durable au trône, plusieurs membres de la famille des Capétiens avaient été abbés de Saint-Denis. Le rouge est aussi, dans la liturgie catholique, la couleur des martyrs et des cardinaux, les plus hauts dignitaires de l’église. Conclusion : le rouge qui nous intéresse, est associé à saint Denis, martyr, protecteurs des rois et de la France, mais, cette couleur était aussi, dans les temps anciens, un symbole de royauté.

Le bleu :
De nombreuses légendes affirment que le bleu est la couleur de la cape de saint Martin (+ 397) évêque de Tours, lui aussi évangélisateur de la Gaule. Une réflexion plus scientifique nous conduit cependant à en douter. En effet, à l’époque de saint Martin, le bleu était la couleur vulgaire ou barbare. Un soldat romain ne portait vraisemblablement pas une cape bleue. Les spécialistes nous parlent d’une cape blanche pour la garde impériale ou rouge pour les officiers. Saint Martin était bien un soldat romain mais n’appartenait pas à ces corps prestigieux, donc la couleur de sa cape reste un mystère. En revanche, la légende de la cape bleue s’est bel et bien répandue, et ce qui compte pour notre étude, c’est qu’elle soit considérée comme telle dans les esprits. Malgré cela, on trouve de nombreuses représentations de saint Martin avec une cape rouge, voire, bleue et rouge. Les rois Mérovingiens avaient une véritable vénération pour la relique de la cape de saint Martin et la transportaient souvent avec eux. C’est l’origine des « chapelles », pièce où l’on déposait la c(h)ape de saint Martin. Saint Martin est protecteur des rois et de la France. Plus tard, certains capétiens ont aussi porté le titre d’abbé de Saint-Martin et le surnom d’Hugues Capet viendrait de la cape de saint Martin. A partir du XIIème siècle, le bleu a perdu son symbole vulgaire, les nouvelles teintures permettent d’obtenir une belle couleur qui gagne en prestige. Le bleu devient azur, couleur du ciel et symbole d’élévation spirituelle. Dans l’iconographie catholique il est associé aux vêtements de la Vierge Marie. Avec l’héraldique, il devient la couleur du roi de France. Conclusion : le bleu qui nous intéresse, peut se référer à saint Martin ou aux rois de France, mais aussi à la Vierge Marie. Dans les couleurs de Paris, il pourrait aussi avoir un lien avec l’eau de la Seine (?), mais aucune étude ne le mentionne.

Le Blanc :
Grand étendard de Jeanne d'Arc
(reconstitution moderne)

Cette couleur symboliserait le monde divin, pureté et perfection. Jésus apparait dans la transfiguration enveloppé de vêtements blancs resplendissants. Plus tard, la Vierge Marie est souvent représentée accompagnée d’un lys blanc. Le blanc ferait son apparition, sur les champs de bataille, vers 1300, sous forme de bandes ou de croix pour orner les vêtements ou armoiries. Contrairement aux Français, les Anglais utilisent le rouge dans les mêmes motifs, en référence à saint Georges. Certains chevaliers français portent une écharpe blanche comme signe de ralliement. Jeanne d’Arc libérant la France de l’Anglais conduit l’armée française avec un grand étendard blanc resté en mémoire. Par la suite, la croix blanche finit par s’imposer, notamment sur le fond bleu (pavillon des navires de commerce français). Ainsi la croix blanche symboliserait l’autorité du roi, tenant son pouvoir de Dieu, le fond bleu azur étant lui aussi tiré des armoiries royales françaises. A partir des Bourbons, le blanc devient un attribut puis un symbole royal. Le panache blanc d’Henri IV est resté célèbre. De 1638 à 1790 le pavillon de la marine de guerre royale française est un drapeau entièrement blanc. Néanmoins, on trouve aussi ce pavillon semé de fleurs de lys d’or, ou encore, avec, par-dessus, les armoiries royale de France. Sur les champs de bataille, une étoffe blanche symbolise la présence du roi, à la place de l’oriflamme rouge de saint Denis depuis longtemps oubliée. Conclusion : le blanc qui nous intéresse, symbolise le roi de France et la France.


Les armoiries royales de France

Depuis l’antiquité la fleur de lys est utilisée, entre autres, comme symbole royal. La Bible cite les lys du roi Salomon. Sur les sceaux des premiers capétiens, on distingue une sorte de fleur de lys dans la main du roi ou sur sa couronne. Vers le XIIème siècle, elle devient le symbole de la Vierge Marie. A cette même époque apparait l’héraldique et les premières armoiries. Contrairement aux autres souverains d’occident qui se parent souvent de lions, d’aigles ou d’ours, le roi de France adopte la fleur de lys. Il se démarque en choisissant un symbole de paix et de spiritualité. Les premières armoiries royales de France se composent d’azur à un semi de fleurs de lys d’or, au nombre indéterminé (appelé France ancien). En 1376, Charles V fixe le nombre de fleurs de lys à trois, 2 et 1, en l’honneur de la trinité, dit-on (celui-ci est appelé France moderne).

Sceau du roi Robert II le pieux, 997
Sceau du roi Philippe II Auguste, 1180
Blason de France ancien
Blason de France moderne


Le blason de France est surmonté de la couronne royale de France, en or. Elle est ornée de fleurs de lys plaquées sur sa circonférence, plus une, en plein volume, à son sommet. Elle est fermée par des branches qui signifient que le roi est l’autorité suprême, et qu’aucune autre personne sur terre n’est au dessus de lui, à l’exception de Dieu qui est au ciel. Ainsi le roi est empereur, en son royaume.

Couronne du roi de France
Grandes armoiries royales de France


En 1469, le roi Louis XI, voulant répondre à la création de l’ordre de la toison d’or de Bourgogne, décide de fonder un nouvel ordre de chevalerie, aussi prestigieux, c’est l’ordre de Saint Michel. Durant la guerre de cent ans, le mont Saint-Michel, bien qu’environné d’Anglais n’avait jamais été pris et ne s’était jamais rendu. Ce n’était pas le cas de l’abbaye de saint Denis pourtant protecteur de la France. Ainsi, les faits avaient-ils montrés que saint Michel était meilleur protecteur que saint Denis. Cet élément influa sur le choix de la création de ce nouvel ordre. Dans les armoiries royales de France, le blason est entouré du collier de l’ordre de saint Michel, dont le roi est le Grand-Maitre. Il se compose d’une médaille polychrome ovale représentant l’archange saint Michel terrassant le dragon (épisode de l’apocalypse), et d’un collier orné de coquilles Saint-Michel liées par des cordelettes.
Médaille et collier de l'ordre de saint Michel


Lors des guerres de religions, les mauvaises attributions de cet ordre, notamment à l’époque de Catherine de Médicis, en déprécièrent le prestige.

En 1578, le roi Henri III décida de fonder un nouvel ordre supérieur à celui de saint Michel. En référence aux trois plus grands évènements de sa vie arrivés tous les trois un jour de pentecôte, sa naissance, son accession au trône de Pologne et son accession au trône de France, il fonda l’ordre du saint Esprit. Dans les armoiries royales de France, le collier de l’ordre du saint Esprit, dont le roi est le souverain Grand Maitre, entoure celui de l’ordre de saint Michel. Il se compose d’une médaille polychrome en forme de croix de Malte décorées de fleurs de lys et de la colombe du Saint-Esprit et d’un collier décoré de fleurs de lys, de trophées d’armes et de la lettre H (pour Henri III) entourée de trois couronnes royales.

Médaille et collier de l'ordre du saint Esprit
Grande plaque de l'ordre du saint Esprit


Les ordres royaux sont abolis durant la révolution, mais en créant l’ordre de la Légion d’honneur en 1802, Napoléon Bonaparte en ressuscite le principe. La croix de cet ordre est d’ailleurs directement inspirée de la croix du saint Esprit. Cependant, elle possède 5 branches au lieu de 4, et, bien sûr, ne porte ni les fleurs de lys, ni la colombe, mais à la place, le portrait de Napoléon. Sous la restauration l'ordre de la Légion d'honneur n'est pas supprimé, mais la médaille est modifiée. Elle porte le portrait d'Henri IV à la place de celui de Napoléon. La république crée, en 1963, un deuxième ordre, reprenant en quelque sorte, la place de celui de saint Michel, c'est l'ordre national du Mérite, dont la croix est toujours dérivée de celle du saint Esprit, mais avec six branches cette fois.

Grande plaque de l'ordre de la Légion d'honneur
époque napoléonienne
Médaille et collier de l'ordre de la Légion d'honneur
époque napoléonienne
Médaille de l'ordre de la Légion d'honneur
époque restauration
Grande plaque de l'ordre de la Légion d'honneur
époque républicaine
Médaille de l'ordre national du Mérite
époque républicaine


Figurent aussi sur les armoiries :
- le sceptre : symbole de l’autorité et du pouvoir du roi, c’est une sorte de bâton de commandement.
- la main de justice : une main droite aux deux doigts levés, tenue dans la main gauche du roi, ainsi le roi possède deux mains droites. Elle est le symbole de l’autorité suprême de justice du roi sur tous ses sujets, même les plus hauts placés. Le roi rend la justice sous l’inspiration de Dieu car cette main symbolise la main de Dieu ou du Christ, la justice divine, en même temps, main d’amour, de vie et de bénédiction. C’est le jugement et la grâce.

Une fois de plus, on constate que la république n'a pas inventé grand chose. Et ce qu'elle a détruit, elle l'a finalement rétablie sous une autre forme. C'était bien la peine de faire autant de destructions et autant de morts !

A titre personnel, je trouve que le "pavillon royal de France" est vraiment plus beau que le drapeau que je viens de présenter dans cet article, mais ce dernier est un bon compromis politique, acceptable par un plus large nombre de personnes.

Merci de faire part de vos remarques ou suggestions ...


Rodolphe HUGUET
Le 21 décembre 2008

Drapeau de la Nouvelle Orléans
Drapeau du royaume uni de Grande Bretagne
portant les armoiries royales
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10 décembre 2008 3 10 /12 /décembre /2008 16:15
Un dialogue relevé sur Facebook :

Rémi :

La révolution française est bien un crime contre l'humanité, je te rappelle la définition (Tiré du site Wikipédia):
Le crime contre l’humanité est défini par l’article 6c du statut du Tribunal militaire international de Nuremberg et appliqué pour la première fois lors du procès de Nuremberg en 1945. Il définit ainsi le crime contre l’humanité : « assassinat, extermination, réduction en esclavage, déportation et tout autre acte inhumain commis contre toute population civile […], ou bien les persécutions pour des motifs raciaux ou religieux […] ».

Or la révolution française avait notament comme objectif d'exterminer et assassiner les nobles ainsi que les prêtres réfractaire c-a-d les prêtres catholique fidéles à Rome.

Hemery :

on a vraiment pas coupé assez de têtes....
Vive La Révolution française

Lucie (lycéenne) :

VIVE 1789 VIVE LE PEUPLE VIVE LA DEMOCRATIE VIVE LA GAUCHE

Christophe :

Ne pas se tromper d'époque : la révolution, ce n'est pas la lutte des classes, ce n'est pas la revanche du peuple contre les nobles, ce n'est pas la gauche contre la droite... Il y a eu beaucoup plus de roturiers guillotinés que de nobles, la république ne le dit pas !
La révolution, c'est une guerre civile, les uns coupant la tête aux autres et se faisant couper la tête à leur tour;
sans oublier de bouffer du curé, de voler les biens qu'on enviait, et de trucider ceux qui ne pourraient ainsi plus se venger.
Crime contre l'humanité ? Je ne sais pas. Crime contre la France, le roi, sa famille et contre les Français, c'est sûr. La somme de crimes individuels, devenus crimes de masse. Une bien laide image de la France et de l'horreur qui sommeille en l'Homme.

Rodolphe :

Je rejoins l'avis de Christophe. La majorité des victimes a été "des gens du peuple". La plupart pour des raisons d'opinion, ou de religion. Peu de personnes savent que l'on a aussi exécuté à Paris les handicapés mentaux. La première République est le plus dur régime dictatorial qui n'a jamais existé en France. Dès la suspension de la Monarchie constitutionnelle, le 10 août 1792, un des premiers actes est la décision des massacres de septembre 1792. Il ne s'agit pas de débordement populaire mais bien de décisions prises par les autorités révolutionnaires. Il en est de même pour toutes les destructions d'œuvres d'art ayant un rapport avec les rois de France, la religion ou même avec les emblèmes de la France. Un outrage contre le patriotisme. Quand on pense à l'émoi que provoque de nos jours un sifflement de Marseillaise dans un stade ...

Suite … Il s’agit bien d’une volonté politique de destruction de la culture d’un pays. Le peuple français était en majorité opposé à cette révolution ; c’est pourquoi, il a fallu imposer le régime par les armes dans certaines provinces. Un peuple ne prend pas les armes pour s’amuser, mais pour se défendre. C’est un mouvement de résistance à la tyrannie. A l’inverse, Louis XVI a toujours donné consigne de ne jamais tirer sur la foule. On se rappellera aussi que le service militaire obligatoire a été créé lors de cette Révolution, pour remplacer une armée de métier, à laquelle on est finalement revenu ; les plus jeunes seront content de l’apprendre puisqu’ils y échappent maintenant.

Suite … J’ajouterai l’exécution des députés du groupe dit « des Girondins », tous guillotinés, pour avoir été en désaccord avec les autorités de la République. Ils étaient pourtant des élus du peuple. Quant à Monsieur DE Robespierre (tiens, un gars du peuple révolté contre les nobles !?), véritable chef de la République, blessé d’une balle dans la tête lors d’un attentat, il est emmené en prison et soigné afin de pouvoir être guillotiné vivant à la demande de ses anciens collègues au pouvoir. Les faits parlent d’eux-mêmes ! Nous ne pouvons pas blâmer les Français de leur ignorance de tout cela, puisqu’on nous enseigne l’inverse à l’école, comme a précisé Rémi.

Et, la devise c’est bien : « Liberté – Egalité – Fraternité » …

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26 novembre 2008 3 26 /11 /novembre /2008 22:22

" Que peut-il ? Tout. Qu'a-t-il fait ? Rien.
 
Avec cette pleine puissance, en huit mois un  homme de génie eût changé la
face de la France, de l'Europe peut-être.
 
Seulement voilà, il a pris la France et n'en sait  rien faire.
 
Dieu sait pourtant que le Président se démène  : il fait rage, il touche à
tout, il court après les projets ; ne pouvant  créer, il décrète ; il
cherche à donner le change sur sa nullité ; c'est le  mouvement perpétuel ;
mais, hélas ! cette roue tourne à vide.
 
L'homme qui, après sa prise du pouvoir a épousé une  princesse étrangère
est un carriériste avantageux.
 
Il aime la gloriole, les paillettes, les  grands mots, ce qui sonne, ce
qui brille, toutes les verroteries du pouvoir.  Il a pour lui l'argent,
l'agio, la banque, la Bourse, le coffre-fort. Il a des  caprices, il faut
qu'il les satisfasse. Quand on mesure l'homme et qu'on le  trouve si petit
et qu'ensuite on mesure le succès et qu'on le trouve énorme,  il est
impossible que l'esprit n'éprouve pas quelque surprise. On y ajoutera  le
cynisme car, la France, il la foule aux pieds, lui rit au nez, la brave, la
nie, l'insulte et la bafoue ! Triste spectacle que celui du galop, à
travers  l'absurde, d'un homme médiocre échappé ".
 
Sarkozy ? non, Napoléon III vu par Victor Hugo.

Pas très sympa pour Sarko cette comparaison qui court actuellement sur internet.

Et pas très juste de la part de Victor Hugo, ce jugement sur son ennemi, qui a quand même su ménager à la France la seule période du siècle où elle a pu effectuer son essor économique, ce que nos voisins non révolutionnaires s'étaient empressés de faire bien avant.

Période marquée à jamais dans la pierre, puisque c'est Napoléon III qui a fait de Paris ce qu'elle est aujourd'hui : un grande ville harmonieuse, des boulevards, des avenues, au lieu de l'entrelac de ruelles de l'ancienne ville.

Mais pour l'Histoire, l'aventure de Napoléon III s'arrêta sur le désastre de Sedan.

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7 octobre 2008 2 07 /10 /octobre /2008 15:38
Plaisir de visiter le Louvre, en compagnie d'un responsable des Monuments historiques, qui m'a permis de découvrir ce monument, qu'un Parisien a sous les yeux depuis son enfance, qu'un touriste visite en tant que musée, mais qu'au fond nous ne connaissons pas.

La forteresse de Philippe Auguste : destinée à protéger Paris (à l'est), elle occupait 1/4 de l'actuelle Cour carrée. Le château a été agrandi et occupé en tant que résidence royale par Henri II, Louis XIII, Louis XIV. Une grande galerie a été lancée le long de la Seine en direction des Tuileries, abritant entre autres de nombreux ateliers d'artistes et préfigurant déjà le musée.

L'esplanade, où se trouve à présent la pyramide, qu'aucun roi n'a jamais connue puisque créée par Napoléon III. La pyramide n'est pas dans l'axe "Louvre, Champs-Elysées, Etoile", puisque cet axe aboutit au milieu de la "façade" de la forteresse de Philippe Auguste, soit à droite de l'actuelle entrée vers la Cour carrée.

A l'intérieur, les appartements successifs des reines et des rois, que l'on devine puisque ce sont les salles d'un musée : formidable musée, royal musée, royal jusqu'aux magnifiques vitrines de Charles X, qui a fini de mettre un toit sur le dernier bâtiment de la Cour carrée et y a installé les collections égyptiennes.

Et puis, les restes des trésors royaux, la couronne de Louis XV (la seule qui demeure, bien qu'habillée de verroterie) voisine avec celle de Napoléon Ier, le casque de Charles VI, et le trésor de Saint Denis, avec le sceptre, l'anneau sigillaire, la main de justice : une main gauche, elle a été refaite à l'envers par Napoléon Ier.

Les contemporains des rois nous ont décrit le Louvre comme un palais glacial. Louis XIV, encouragé par la Fronde, a souhaité le quitter pour Versailles.

Après Versailles, ce sont les Tuileries qui ont abrité les familles régnantes. Le Louvre est devenu un musée, le plus beau des musées, cela lui va si bien.

Mais lorsque nous aurons un roi, quelle résidence souhaitera t-il occuper ?

Ni Versailles, ni Fontainebleau, trop connotés "ancien régime", devenus également musées et loin de Paris (eh oui, même à l'époque de l'hélicoptère);
ni l'Elysée, vraiment trop républicain, ni le Palais royal;

Il existe un palais, un palais si bien placé dans le Paris des origines, si près de Notre Dame et de la Sainte Chapelle, un palais que la république pense à déménager pour cause de commodité, un palais où s'exerce l'un des plus beaux pouvoirs régaliens : le palais de Justice.

Qu'en pensez-vous ?
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5 septembre 2008 5 05 /09 /septembre /2008 13:58

C'est aujourd'hui le 370e anniversaire de Louis XIV (1638), et demain celui de la mort de l'un de ses plus célèbres ministres, Jean-Baptiste Colbert (1683)... homme politique brillant, à l'intelligence redoutable.

Introduit par Mazarin et rapidement nommé aux plus hautes fonctions du Royaume, Colbert n'est pas étranger à la disgrâce de son concurrent, Nicolas Fouquet, arrêté sur ordre du Roi un 5 septembre (1661), par d'Artagnan, le capitaine des Mousquetaires.

Le surintendant des Finances Fouquet nous a laissé en héritage le magnifique château de Vaux-le-Vicomte, dont il avait fait le paradis des principaux artistes français de l'époque, et qui propose jusqu'en octobre des soirées aux chandelles somptueuses (voir annonces culturelles).

Non sans sourire, et sans prendre parti pour l'un ou l'autre, nous vous rapportons cette analyse de l'historien Daniel Dessert :

" En réalité, il n'existe pas de politique financière profondément différente entre Fouquet et son rival [Colbert]. Ce qui les différencie, c'est leur style : tout en nuances, en touches subtiles chez le premier ; en coups de boutoir chez le second " .

Source : Bottin Mondain
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18 août 2008 1 18 /08 /août /2008 13:34
Emouvante visite historique à la tour de la Chaîne, sur le port de La Rochelle, qui permet de comprendre les liens qui unissent les Canadiens francophones à la France.

"Nous ne nous considérons pas comme des cousins, explique notre guide, mais comme des frères".
Les Canadiens, dont les territoires ont été cédés aux Anglois, n'ont pas connu la Révolution. Ils ont toujours été en résistance, attachés à leur langue, ainsi qu'à ce très fort symbole de la France, la fleur de lys.

La Nouvelle-France désignait l'ensemble des territoires de l'Amérique du Nord sous administration française, avant 1763. Dans sa plus grande dimension, avant le Traité d'Utrecht (1713), la Nouvelle-France comprenait cinq colonies possédant, chacune, une administration propre : le Canada, l'Acadie, la Baie d'Hudson, Terre-Neuve, la Louisiane.
La frontière occidentale de ces colonies était ouverte sur tout l'ouest du continent, sans délimitation précise.

1608 : 30 colons fondent Québec. 15 seulement survivront. En 1634, les colons de Nouvelle France sont 200. La colonisation s'accroît, mais pendant ce temps les Anglois peuplent à grande vitesse leurs 13 colonies en bordure de l'Atlantique. Bientôt, le nombre expliquera que le combat des colons Français soit perdu et la Nouvelle France livrée.

En Acadie, les Anglais ont employé la force, et expulsé les habitants. Pour s'apercevoir que la force n'était qu'un moyen d'exciter la résistance. Aussi, à Québec, à Montréal, ont-ils au contraire donné des avantages aux habitants (avantages fiscaux, maintien de la langue...), ce qui a eu pour effet que les provinces du Canada ne se sont pas jointes aux provinces qui ont fait sécession lors de la guerre d'indépendance, pour devenir les Etats Unis.

En tout état de cause, ceux qui indiscutablement sont les perdants, ce sont les Amérindiens, parqués dans des réserves où l'alcool règne en maître.

Josée, notre guide, ne tardera pas à retourner à Montréal, où elle s'est fait la plume de Louis XIV, du prince de Condé et de Marie-Antoinette, avec beaucoup d'esprit, sur le site www.dialogus2.org, où je vous invite à dialoguer avec notre roi, avec notre reine et avec le prince (dès le mois de septembre).
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16 août 2008 6 16 /08 /août /2008 21:32
Voici un thème de cours trouvé à l'université d'Ottawa.
 
J'imagine qu'on ne risque pas de trouver ce thème dans une université de la république française.
 
Une preuve de plus du mythe républicain.



UNIVERSITE D’OTTAWA - CANADA

 

 

 

HIS 7503 A Séminaire en histoire européenne (3,0,0) 3 cr.

 

La différence et la république en France

Ce séminaire a pour objectif de comprendre les paradoxes de la

logique républicaine française où tous les individus sont égaux

uniquement à condition de pouvoir devenir un individu « abstrait »

sans appartenances quelconques. Nous considérerons quand et

comment le républicanisme a pu accepter la différence pendant les

XIXème et XXème siècles. Nous étudierons l’inclusion et l’exclusion

des femmes, des esclaves, des peuples colonisés, des pauvres, des

minorités dites «visibles », des Juifs, des Musulmans et des

homosexuels. Nos lectures porteront en partie sur des interrogations

théoriques des catégories en question, mais aussi sur des oeuvres

traitant de cas particuliers, tels que le mouvement pour la parité,

l’abolition de l’esclavage et l’émancipation des Juifs (entre autres).

 

 

Ce séminaire nécessitera quelques lectures en anglais.

Lundi 14:30-17:30 DEPT

N. Davidson

 

 

http://www.googlesyndicatedsearch.com/u/ottawa?hl=fr&ie=ISO-8859-1&q=HIS+7503+A&btnG=Rechercher

 

http://www.uottawa.ca/en-bref/index.html

 

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