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Alliance Hauts-de-Seine

L’Alliance Royale est une formation politique fondée en 2001 et regroupant des "citoyens" (habitants de la Cité) convaincus  qu’il est temps de reposer la question des institutions dans le débat politique français. L’Alliance Royale a non seulement pour ambition de faire redécouvrir la monarchie à nos compatriotes, mais également d’inviter la France à préparer son avenir dans ses institutions.

  blasong2.jpg"D'azur à la fleur de lys d'or et à la nef antique d'argent, au chef d'argent chargé d'une fasce ondée d'azur", ainsi se décrit le blason des Hauts-de-Seine créé par Georges Weill.


    "Blason Royal du Pays d'Aunis"

28 avril 2008 1 28 /04 /avril /2008 13:00
Nous vous transmettons cette information :

Le Père Franck Certin organise, du 22 au 31 octobre 2008, un superbe voyage en Italie du Nord :
- Départ Roullet St Estèphe en car le 22
- jour 2 : Turin, cathédrale de Turin, messe à l'église Marie Auxiliatrice
- jour 3 : Milan, messe à la cathédrale, visite du Dôme
- jour 4 : Vérone, Padoue, Sottomarina; messe en la cathédrale de Padoue
- jour 5 : Venise : messe en la cathédrale Saint Marc, découverte de Venise
- jour 6 : Murano (verreries), Burano (dentelles), Venise
- jour 7 : Gorizia (Slovénie): célébration de la messe sur la tombe du roi Charles X et de la duchesse d'Angoulême; découverte du monastère de Gorizia
- jour 8 : Bologne, Gênes; messe en la basilique de Bologne
- jour 9 : messe en l'église de l'Annunziatta; départ pour Marseille
- jour 10 : messe à Notre-Dame de la Garde et départ pour Roullet

Prix 995 € sur la base de 40 payants minimum. Inscription avant le 1er juin.
Nous nous ferons un plaisir de relayer votre souhait de participer à cet évènement.
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Published by Christophe Paillard - dans Conférence
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14 septembre 2007 5 14 /09 /septembre /2007 08:43
Après "Vauban", j'adresse à nouveau un grand BRAVO à l'équipe de l'Office du Tourisme de La Rochelle, qui rend si vivante l'histoire de la ville.

Plusieurs fois pendant la saison touristique, une troupe de promeneurs suit le Veilleur de nuit, pour un parcours devant les monuments ou lieux de culte de La Rochelle, et à travers 9 siècles du XIIème au XXIème.

De nombreux moments forts ont émaillé cette soirée : chant grégorien au couvent des Ursulines, visite d'un bunker allemand souterrain entièrement caché au coeur de la ville.

Mais pour l'entrepreneur que je suis, je retiendrai l'édifiante histoire d'Aufredi, riche armateur rochelais du XIIème siècle :

Tandis que le commerce rochelais s'effectuait vers le Nord, Aufredi décide d'envoyer la totalité de ses bateaux vers la Méditerranée, et de rapporter à La Rochelle les richesses de l'Orient. Tous ses bateaux ? Tout le monde crie "au fou !"

Deux ans passent, Aufredi doit réduire son train de vie; trois ans, l'inquiétude gagne. Tout le monde le fuit, sauf sa femme, Pernelle. Il cherche à emprunter : refus. Il cherche un emploi de portefaix sur les quais : refus.

Aufredi et Pernelle disparaissent dans les bas-fonds de la ville.

Sept ans ont passé lorsqu'une voile apparaît à l'entrée du port : le premier bateau d'Aufredi, bientôt suivi des autres. L'équipage, buriné, richement vêtu, fait rechercher Aufredi et Pernelle, qui sont amenés loqueteux sur le quai : les voici plus riches que les plus riches.

Aux amis qui soudain se rappellent à leur souvenir, ils répondent : "vous n'aurez rien ! Pendant tout ce temps vous nous avez ignorés, vous avez refusé de nous tendre la main, vous n'aurez rien. Ce sont les indigents qui nous ont accueillis et à qui nous devons tout."

Et à côté de l'église Saint Barthélémy, Aufredi et Pernelle construisent le premier hospice de La Rochelle, pour accueillir et soigner les indigents.

Voilà une histoire bien humaine et qui n'a pas pris une ride.

Un conseil donc, en 2008, inscrivez vous à la Ronde de nuit, vous ne perdrez pas votre soirée.
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3 septembre 2007 1 03 /09 /septembre /2007 11:40
Nous avons participé mercredi dernier à une remarquable soirée "Vauban", à la Tour de la Lanterne de La Rochelle.

L'office du tourisme de La Rochelle, en collaboration avec "les Tours de La Rochelle, Centre des Monuments Nationaux", ont animé pendant deux heures la soirée en costume.
 
Jean-Luc Labour, Président de l'OT, était François Ferry, subordonné de Vauban, responsable des fortifications de la province d'Aunis et Saintonge, assisté de Claude Masse (en la personne de Rodolphe Huguet);
Christophe Marchais, Directeur de l'OT, était le Maréchal Noël Bouton de Chamilly, et diverses personnes appartenant au personnel des Tours jouaient les rôles des dessinateurs, ou des femmes de la haute société rochelaise se préparant à recevoir Vauban.

Deux heures remarquables, où nous fut contée l'histoire de ce grand serviteur de Louis XIV (qui commença sa carrière dans les troupes de Condé, en guerre contre les troupes royales !) et qui sillonna inlassablement la France pour y établir les fortifications que l'on sait.

François Ferry avait préparé un vaste projet de fortification de La Rochelle, qui fut abandonné par ordre de Vauban : "Trop grand, trop cher, trop tard" : le Maréchal devait mourir quelque temps plus tard.

Merci aux initiateurs de cette soirée. Ils ont fait la preuve, sans être pensionnaires du Théâtre Français, que la passion pour l'Histoire peut être transmise par le spectacle, et certainement mieux comprise et retenue sous cette forme vivante.

Et pour ma part, j'ai voulu croire un moment que j'étais effectivement en 1703, sujet du roi de France, invité à découvrir les techniques d'attaque et de défenses des places-fortes, pour la plus grande gloire du plus puissant Etat du monde.
 
 
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Published by Christophe Paillard - dans Conférence
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21 août 2007 2 21 /08 /août /2007 15:55
Un Indien serait en tête des héritiers au trône de France 
De notre envoyée spéciale à Bhopal MARIE-FRANCE CALLE.Publié le 17 août 2007Un Indien serait en tête des héritiers au trône de France De notre envoyée spéciale à Bhopal MARIE-FRANCE CALLE.Publié le 17 août 2007

Un Indien serait en tête des héritiers au trône de France De notre envoyée spéciale à Bhopal MARIE-FRANCE CALLE.

Publié le 17 août 2007

Balthazar Napoléon de Bourbon, qui ne parle pas français et n'est jamais venu en France, descendrait en droite ligne du connétable de Bourbon.

JEHAN GIRABAD n'a pas grand-chose de Versailles. Populeux et animé, ce quartier situé dans la vieille ville de Bhopal, évoque plutôt les «Embarras de Paris» qui faisaient tant rager Boileau. Version indienne, la mousson en plus. Piétons, auto rickshaws, marchands des quatre saisons, chiens errants, s'y disputent un chiche espace sur la chaussée glissante. C'est pourtant là que réside Balthazar, l'un des héritiers du trône de France. Pour le trouver, Napoléon Bourbon, l'un mieux vaut demander l'«École Bourbon», respectable établissement qui accueille quelque 1800 élèves. Sa directrice n'est autre qu'Elisha de Bourbon, l'épouse de Balthazar. Dans une ruelle plus étroite que les autres, quelques maçons vêtus d'un simple pagne et portant sur la tête des paniers emplis de ciment frais, profitent d'une vague éclaircie pour faire avancer leur ouvrage. Ils hissent leur chargement dans un horrible tintamarre, au moyen d'une chaîne actionnée par une poulie grinçante. Quelques centaines de mètres plus loin, la demeure des Bourbon est une oasis. C'est une maison bourgeoise et coquette. Seule l'énorme inscription en cuivre «House of Bourbon», surmontée de la fleur de lys, apposée sur le mur de la véranda, rappelle que l'on n'est pas dans un banal «koti» de la middle class indienne. «Moi, roi de France? Voilà qui m'a fait plutôt rire quand on m'a appris la nouvelle», lance Balthazar Napoléon. L'homme est jovial. Il poursuit: «J'ai toujours su que j'appartenais à la famille des Bourbon, mais j'ignorais que j'étais le premier de la lignée. Un matin, j'ai reçu un coup de fil d'un copain qui m'a demandé ce que ça faisait d'être roi. J'ai cru qu'il se fichait de moi.» Grâce au prince Michel de Grèce,  il sait aujourd'hui que l'hypothèse n'est pas farfelue.

De là à dire qu'il se voit déjà sur le trône, il y a loin. «Je suis avocat et propriétaire terrien. Et, surtout, je suis bien Indien, même si je sais que du sang français coule dans mes veines», assène-t-il. Il ne parle pas un mot de français et n'a jamais mis un pied en France. Pas plus que ses trois enfants, qui ne rêvent que d'une chose, aller faire leurs études aux États-Unis. Tous portent cependant des prénoms français: Frédéric, Michelle, Adrien. La famille est restée de confession catholique. 

Des origines «documentées»

«Dans les palais des princes et des princesses musulmans, dont les Bourbon étaient les conseillers, ces derniers avaient leur propre chapelle , explique Balthazar Napoléon. Ils avaient leurs prêtres, venus de Goa (comptoir portugais, NDLR). Il s'agissait surtout de jésuites, et ce sont eux qui ont tenu les registres de la famille, depuis l'arrivée de Jean-Philippe de Bourbon jusqu'à ces dernières années.» Fier de pouvoir «documenter», comme il dit, ses origines, Balthazar voudrait que son appartenance à la «Maison de Bourbon» soit officiellement reconnue. Qu'il soit le premier de la lignée ou pas, il s'en moque, mais se voir accordé le titre de «duc de France» lui tient à coeur. Son père, Salvadore, disparu brutalement en 1978, s'était battu pour cela et lui continuera. Voilà pourquoi il est reconnaissant au prince Michel de Grèce de s'être intéressé au sort de ses ancêtres. Le seul maillon faible de l'histoire des Bourbon indiens, a toujours été l'identité de Jean-Philippe, débarqué sur les côtes de Goa en 1560. Or, Michel de Grèce, qui a passé des années à travailler sur la question, en est quasiment certain, Balthazar Napoléon den Bhopal arrive en tête des héritiers du trône de France parce que  Jean-Philippe Bourbonétait bien le fils du connétable de Bourbon, cousin du roi Henri IV. Il livre ses conclusions dans un roman historique paru en mars dernier, Le Rajah Bourbon, où il retrace le périple de Jean-Philippe. Le fils du connétable aurait pris la mer après avoir tué un noble français au cours d'un duel. En route vers l'Espagne, il est capturé par des pirates et emmené en Égypte. Il s'enfuit, mais est rattrapé par l'armée éthiopienne. Fuit de nouveau, et échoue en Inde. De Goa, il se rend à Agra puis à Delhi, à la cour de l'empereur moghol Akbar, où il est reçu avec tous les honneurs dus à son rang. «Akbar savait très bien que Jean-Philippe n'était pas un imposteur. Il a toujours accueilli des Français à sa cour, ils pouvaient témoigner de l'exactitude de ce que racontait mon ancêtre», affirme Balthazar Napoléon. Il raconte ensuite comment l'empereur a nommé Jean-Philippe chef de ses armées, lui a donné sa belle-soeur en mariage et l'a fait nabab.

Revers de fortune

L'avocat étale des documents, des actes de naissance, des livres, des revues, sur la table du salon. Entre deux gorgées d'orangeade, il exhibe des lettres écrites en français, pour la plupart. Elles viennent de Vendée, de Belgique. Leurs auteurs lui donnent du «prince», le remercient d'avoir su garder intacte la lignée légitime des Bourbon. Il montre un numéro de Point de vue Images du monde de 1972. En couverture, Caroline de Monaco; à l'intérieur, l'un des premiers articles de Michel de Grèce sur les Bourbon d'Inde. Les descendants de Jean-Philippe iront à Gwalior, puis à Bhopal, en 1775. À l'époque, Bhopal était une minuscule principauté. Quatre générations durant, elle a été dirigée par des femmes, musulmanes de surcroît, des bégums. «Les Bourbon ont été de précieux et fidèles conseillers pour les bégums et les nababs de Bhopal, relève Balthazar. Ils n'étaient pas riches mais jouissaient d'un immense pouvoir à cause de leur position.» Comment le nom de Bourbon ne s'est-il pas perdu en 600 ans? «Grâce aux registres des jésuites, dit-il. N'ayant aucune éducation, les dirigeants de Bhopal n'arrivaient pas à prononcer notre nom. Ils nous ont alors appelés mashis, parce que nous étions chrétiens. Mashis vient de messiah, messie.» De fil en aiguille, de la cour de l'empereur moghol Akbar à celle des bégums de Bhopal, une branche entière de la «Maison de Bourbon» s'est ainsi installée en diaspora. Le revers de fortune a eu lieu avant même l'indépendance. «À cause des jalousies, parce que nous devenions trop influents auprès des bégums», dit Balthazar Napoléon. La vraie déconfiture économique intervient en 1971, lorsque l'Inde décide d'ôter définitivement tous leurs privilèges aux maharadjas, nababs et autres bégums. Pour la première fois, un Bourbon, son père, est obligé de travailler. Le regard de Balthazar Napoléon se voile. Pas à cause de la richesse et du pouvoir perdus. Non, l'ombre qui passe fugitivement dans ses yeux est la marque de tous les êtres qui ont connu la diaspora. «Toute l'histoire de la famille est triste. Jean-Philippe est parti sous la pression et nous portons cela, en nous», confie-t-il.

Merci à Coincoin pour l'envoi de cet article

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Published by Christophe Paillard - dans Conférence
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30 juillet 2007 1 30 /07 /juillet /2007 15:50
Que le climat automnal ne nous trompe pas, c'est l'été et la plupart d'entre nous est en vacances.
C'est le meilleur moment de l'année pour s'adonner à la lecture.
Etes vous des adeptes des romans policiers et du lavage de cerveau ?
Préférez vous les biographies, toujours riches d'enseignement (mais qui malheureusement se terminent toujours mal ?)
Lirez vous le dernier Harry Potter (en anglais) ?
Le prix Goncourt ?
Trève d'introduction, au fait !
Voici ma recommandation : faites vous livrer l'"Histoire Mondiale des Idées Politiques", de Yves-Marie Adeline.
Vous le recevrez en 48 heures : d'aspect rébarbatif, imprimé en police 10, les pages bien denses, vous avez un léger frisson d'angoisse en le prenant en main.
Commencez à le lire : l'intelligence et l'exhaustivité du sujet vont immédiatement vous prendre, et ne plus vous lâcher.
J'ai cru qu'avec ce livre, j'avais de la lecture pour l'été : il n'en sera rien, bien que je serai certainement tenté d'en relire certains chapitres.
Pour résumer très simplement, ce livre vous présente tous les systèmes politiques et les idées politiques de notre humanité, depuis l'Antiquité à nos jours. La Chine, l'Inde, la Grèce, etc... les Hommes ont théorisé et mis en application tant de systèmes politiques : monarchie, oligarchie, démocratie, tyrannie, aristocratie, république...
Passionnant !
Ce livre est en vente à la boutique du site de l'Alliance : www.allianceroyale.fr et chez Amazon

Bon été !
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19 juillet 2007 4 19 /07 /juillet /2007 17:02
Info syndicale concernant les monuments de l'État.

Certains monuments nationaux sont en cours de transfert de propriété, en clair cela veut dire qu'il n'appartiennent plus à l'État, c'est à dire plus au ministère de la culture !!!!!!!!!!

Ces monuments appartiennent maintenant au CMN. Ce n'est pas très rassurant compte tenu du dysfonctionnement chronique de cet établissement public. Pour l'instant il n'y a pas le feu au lac, mais pour l'avenir cela ouvre des possibilités inattendues.

Cela pourrait être une préparation progressive du passage du CMN en EPIC (établissement public industriel et commercial) comme c'est déjà le cas du château de Chambord. Du point de vue de la mission générale de l'établissement c'est très inquiétant car la mission première devient dans ce cas de rapporter de l'argent et non plus de conserver le patrimoine et de le présenter au public. Pour le personnel ce sera le droit privé qui s'appliquera, sauf peut-être pour les fonctionnaires qui devraient avoir la possibilité de conserver leur statut jusqu'à extinction de l'espèce.

 En ce qui concerne les monuments, On peut se demander si un jour ils ne pourraient pas être mis en vente puisque se ne sont plus des monuments de l'État.

 Ce qui est intéressant dans l'histoire c'est de voir la méthode. Personne n'en est informé, on apprend la nouvelle par hasard en consultant le Journal Officiel de la République Française. Une fois de plus c'est la démocratie, vive la République et vive la France !

Les Tours de La Rochelle figurent sur la liste des monuments transférés, mais pas sur cette page donc on ne les voit pas ici. (A vérifier)

***

  MINISTERE DE LA CULTURE ET DE LA COMMUNICATION

     Arrêté du 2 juillet 2007 portant attribution à titre de dotation au
profit du Centre des monuments nationaux d'un ensemble immobilier domanial
dénommé « Château comtal, remparts et lices de Carcassonne » sur la commune
de Carcassonne (Aude)
     http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=MCCB0754256A

     Arrêté du 2 juillet 2007 portant attribution à titre de dotation au
profit du Centre des monuments nationaux d'un ensemble immobilier domanial
dénommé « Abbaye du Thoronet » sur la commune du Thoronet (Var)
     http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=MCCB0754293A

     Arrêté du 2 juillet 2007 portant attribution à titre de dotation au
profit du Centre des monuments nationaux d'un ensemble immobilier domanial
dénommé « Château de Salses » sis à Salses-le-Château (Pyrénées-Orientales)
     http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=MCCB0754299A

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Published by Rodolphe Huguet secrétaire régional, Fédération Inter-Professionnelle du Ministère de la Culture, syndicat non politique - dans Conférence
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7 juin 2007 4 07 /06 /juin /2007 19:38
Testament de Louis XVI

"Au nom de la très Sainte Trinité, du Père, du fils et du Saint Esprit. Aujourd'hui vingt-cinquième de décembre mil sept cent quatre vingt douze."

   Article   

"Moi, Louis, XVIème du nom, Roi de France, étant depuis plus de quatre mois enfermé avec ma famille dans la Tour du Temple à Paris, par ceux qui étaient mes sujets, et privé de toute communication quelconque, même depuis le onze du courant avec ma famille. De plus impliqué dans un Procès dont il est impossible de prévoir l'issue à cause des passions des hommes, et dont on ne trouve aucun prétexte ni moyen dans aucune loi existante, n'ayant que Dieu pour témoin de mes pensées, et auquel je puisse m'adresser. Je déclare ici en sa présence, mes dernières volontés et mes sentiments.

Je laisse mon âme à Dieu mon créateur, et je le prie de la recevoir dans sa miséricorde, de ne pas la juger d'après ses mérites, mais par ceux de Notre Seigneur Jésus Christ qui s'est offert en sacrifice à Dieu son Père, pour nous autres hommes, quelque indignes que nous en fussions, et moi le premier.

Je meurs dans l'union de notre sainte Mère l'Église Catholique, Apostolique et Romaine, qui tient ses pouvoirs par une succession non interrompue de Saint Pierre auquel Jésus-Christ les avait confiés. Je crois fermement et je confesse tout ce qui est contenu dans le Symbole et les commandements de Dieu et de l'Église, les Sacrements et les Mystères tels que l'Église Catholique les enseigne et les a toujours enseignés. Je n'ai jamais prétendu me rendre juge dans les différentes manières d'expliquer les dogmes qui déchirent l'Église de Jésus-Christ, mais je m'en suis rapporté et rapporterai toujours, si Dieu m'accorde vie, aux décisions que les supérieurs Ecclésiastiques unis à la Sainte Église Catholique, donnent et donneront conformément à la discipline de l'Église suivie depuis Jésus-Christ.

Je plains de tout mon coeur nos frères qui peuvent être dans l'erreur, mais je ne prétends pas les juger, et je ne les aime pas moins tous en Jésus-Christ suivant ce que la charité Chrétienne nous l'enseigne.

Je prie Dieu de me pardonner tous mes péchés, j'ai cherché à les connaître scrupuleusement, à les détester et à m'humilier en sa présence, ne pouvant me servir du Ministère d'un Prêtre Catholique. Je prie Dieu de recevoir la confession que je lui en ai faite, et surtout le repentir profond que j'ai d'avoir mis mon nom, (quoique cela fut contre ma volonté) à des actes qui peuvent être contraires à la discipline et à la croyance de l'Église Catholique à laquelle je suis toujours resté sincèrement uni de coeur. Je prie Dieu de recevoir la ferme résolution où je suis, s'il m'accorde vie, de me servir aussitôt que je le pourrai du Ministère d'un Prêtre Catholique, pour m'accuser de tous mes péchés, et recevoir le Sacrement de Pénitence.

Je prie tous ceux que je pourrais avoir offensés par inadvertance (car je ne me rappelle pas d'avoir fait sciemment aucune offense à personne), ou à ceux à qui j'aurais pu avoir donné de mauvais exemples ou des scandales, de me pardonner le mal qu'ils croient que je peux leur avoir fait.

Je prie tous ceux qui ont de la Charité d'unir leurs prières aux miennes, pour obtenir de Dieu le pardon de mes péchés.

Je pardonne de tout mon coeur à ceux qui se sont fait mes ennemis sans que je leur en aie donné aucun sujet, et je prie Dieu de leur pardonner, de même que ceux qui par un faux zèle, ou par un zèle mal entendu, m'ont fait beaucoup de mal.

Je recommande à Dieu, ma femme, mes enfants, ma Soeur, mes Tantes, mes Frères, et tous ceux qui me sont attachés par les liens du sang, ou par quelque autre manière que ce puisse être.

Je prie Dieu particulièrement de jeter des yeux de miséricorde sur ma femme, mes enfants et ma soeur qui souffrent depuis longtemps avec moi, de les soutenir par sa grâce s'ils viennent à me perdre, et tant qu'ils resteront dans ce monde périssable.

Je recommande mes enfants à ma femme, je n'ai jamais douté de sa tendresse maternelle pour eux ; je lui recommande surtout d'en faire de bons Chrétiens et d'honnêtes hommes, de leur faire regarder les grandeurs de ce monde ci (s'ils sont condamnés à les éprouver) que comme des biens dangereux et périssables, et de tourner leurs regards vers la seule gloire solide et durable de l'Éternité. Je prie ma soeur de vouloir bien continuer sa tendresse à mes enfants, et de leur tenir lieu de mère, s'ils avaient le malheur de perdre la leur.

Je prie ma femme de me pardonner tous les maux qu'elle souffre pour moi, et les chagrins que je pourrais lui avoir donnés dans le cours de notre union, comme elle peut être sûre que je ne garde rien contre elle si elle croyait avoir quelque chose à se reprocher.

Je recommande bien vivement à mes enfants, après ce qu'ils doivent à Dieu qui doit marcher avant tout, de rester toujours unis entre eux, soumis et obéissants à leur mère, et reconnaissants de tous les soins et les peines qu'elle se donne pour eux, et en mémoire de moi. Je les prie de regarder ma soeur comme une seconde mère.

Je recommande à mon fils, s'il avait le malheur de devenir Roi, de songer qu'il se doit tout entier au bonheur de ses concitoyens, qu'il doit oublier toute haine et tout ressentiment, et nommément tout ce qui a rapport aux malheurs et aux chagrins que j'éprouve. Qu'il ne peut faire le bonheur des Peuples qu'en régnant suivant les Lois, mais en même temps qu'un Roi ne peut les faire respecter, et faire le bien qui est dans son coeur, qu'autant qu'il a l'autorité nécessaire, et qu'autrement, étant lié dans ses opérations et n'inspirant point de respect, il est plus nuisible qu'utile.

Je recommande à mon fils d'avoir soin de toutes les personnes qui m'étaient attachées, autant que les circonstances où il se trouvera lui en donneront les facultés, de songer que c'est une dette sacrée que j'ai contractée envers les enfants ou les parents de ceux qui ont péri pour moi, et ensuite de ceux qui sont malheureux pour moi. Je sais qu'il y a plusieurs personnes de celles qui m'étaient attachées, qui ne se sont pas conduites envers moi comme elles le devaient, et qui ont même montré de l'ingratitude, mais je leur pardonne, (souvent, dans les moment de troubles et d'effervescence, on n'est pas le maître de soi) et je prie mon fils, s'il en trouve l'occasion, de ne songer qu'à leur malheur.

Je voudrais pouvoir témoigner ici ma reconnaissance à ceux qui m'ont montré un véritable attachement et désintéressé. D'un côté si j'étais sensiblement touché de l'ingratitude et de la déloyauté de gens à qui je n'avais jamais témoigné que des bontés, à eux et à leurs parents ou amis, de l'autre, j'ai eu de la consolation à voir l'attachement et l'intérêt gratuit que beaucoup de personnes m'ont montrés. Je les prie d'en recevoir tous mes remerciements ; dans la situation où sont encore les choses, je craindrais de les compromettre si je parlais plus explicitement, mais je recommande spécialement à mon fils de chercher les occasions de pouvoir les reconnaître.

Je croirais calomnier cependant les sentiments de la Nation, si je ne recommandais ouvertement à mon fils MM de Chamilly et Hue, que leur véritable attachement pour moi avait portés à s'enfermer avec moi dans ce triste séjour, et qui ont pensé en être les malheureuses victimes.

Je lui recommande aussi Cléry des soins duquel j'ai eu tout lieu de me louer depuis qu'il est avec moi. Comme c'est lui qui est resté avec moi jusqu'à la fin, je prie MM de la Commune de lui remettre mes hardes, mes livres, ma montre, ma bourse, et les autres petits effets qui ont été déposés au Conseil de la Commune.

Je pardonne encore très volontiers à ceux qui me gardaient, les mauvais traitements et les gênes dont ils ont cru devoir user envers moi.

J'ai trouvé quelques âmes sensibles et compatissantes, que celles-là jouissent dans leur coeur de la tranquillité que doit leur donner leur façon de penser.

Je prie MM de Malesherbes, Tronchet et de Sèze, de recevoir ici tous mes remerciements et l'expression de ma sensibilité pour tous les soins et les peines qu'ils se sont donnés pour moi.

Je finis en déclarant devant Dieu et prêt à paraître devant Lui, que je ne me reproche aucun des crimes qui sont avancés contre moi".

Fait double à la Tour du Temple le 25 décembre 1792.

Louis

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Published by Louis XVI - dans Conférence
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3 octobre 2006 2 03 /10 /octobre /2006 22:52

Le mercredi 11 octobre à 19h00, Yves-Marie ADELINE, candidat à la présidence de la République présentera son discours officiel à Roullet Saint-Estèphe (16440) près d’Angoulême.

Renseignements auprès de Christophe Paillard au 06 64 85 27 56 : réunion publique suivie d’un dîner (18 € sur réservation préalable avant le 7 octobre).

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Published by Christophe Paillard - dans Conférence
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