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le nouveau bulletin de l'Alliance Royale vient de sortir

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Alliance Hauts-de-Seine

L’Alliance Royale est une formation politique fondée en 2001 et regroupant des "citoyens" (habitants de la Cité) convaincus  qu’il est temps de reposer la question des institutions dans le débat politique français. L’Alliance Royale a non seulement pour ambition de faire redécouvrir la monarchie à nos compatriotes, mais également d’inviter la France à préparer son avenir dans ses institutions.

  blasong2.jpg"D'azur à la fleur de lys d'or et à la nef antique d'argent, au chef d'argent chargé d'une fasce ondée d'azur", ainsi se décrit le blason des Hauts-de-Seine créé par Georges Weill.


    "Blason Royal du Pays d'Aunis"

3 octobre 2012 3 03 /10 /octobre /2012 16:04

Cela n'aura pas été long !

 

Après avoir fait battre Nicolas Sarkozy - d'une courte tête, alors qu'on le donnait pour laminé, les électeurs de la Présidentielle ne savent plus à quel saint se vouer.

 

Les promesses ? quelles promesses ? mais enfin, on le sait, tout de même, que les promesses ne sont pas faites pour être tenues... ne l'a-t'on pas assez répété, y compris sur ce blogue ?

 

Nous allons empêcher les fermetures d'usines, sauver les emplois, inverser la courbe du chômage, nous serons plus forts que la crise...

 

Aussi, quand on entend Edouard Martin, syndicaliste CFDT, évoquer la fermeture de Florange, ne peut-on qu'être remués :

 

La fermeture des hauts fourneaux, la fermeture des usines en France (ou ailleurs), n'est pas inéluctable. C'est la résultante de la volonté des grands groupes mondiaux de faire faire à leurs actionnaires un maximum de profits, fut-ce au prix de la mort des emplois et des économies nationales.

 

Tout le monde sait que l'emploi coûte plus cher en France qu'en Chine, en Inde ou en Turquie. Par conséquent, ne pas lutter pour garder à nos pays (qui ont lutté pour sortir les travailleurs les plus défavorisés de l'esclavage où les avait réduits le XIXè siècle) leur autonomie de production, c'est abandonner notre modèle de société et dire aux gens : si vous voulez travailler et (sur)vivre, allez travailler en Asie pour 80 € par mois !

 

La mondialisation ? c'est la plus grande arnaque de tous les temps.

 

Nous savons tous que la Planète produit de quoi subvenir aux besoins de tous ses habitants. Mais la pénurie est savamment organisée (nourriture, emploi, revenus...) pour qu'une minorité gavée de richesses puisse écraser une immense majorité de dominés pauvres... regardez rien qu'en France... l'économie va mal, très mal... mais si pour chacun le prix du gasoil ou de la viande est un drame, les responsables des grands groupes financiers auront-ils moins d'invités à leur table ou sur leur yacht ?

 

Alors oui, coup de gueule !

 

Communisme ? non.

Mais capitalisme non plus.

 

Nous voulons une indépendance des acteurs qui font vivre l'économie, c'est à dire favoriser l'entreprise, lui permettre de créer, d'investir, de générer des bénéfices, de rémunérer décemment des salariés consciencieux et stables, de produire des produits de qualité qu'elle vendra en France et dans le monde, rétablissant ainsi l'exigence française.

 

Pour cela, nous avons besoin de frontières qui, avant d'assurer l'indépendance de notre appareil de production, assurera l'indépendance de notre pays. Une entreprise qui vend à l'étranger passe des accords, signe des contrats en fonction de son intérêt : il doit en être de même pour l'Etat, qui ne saurait abdiquer son indépendance de manière massive, sous peine de cesser d'exister.

 

Aujourd'hui, sous un pouvoir républicain dépendant de la puissance d'un pouvoir financier mondial, la France court à son anéantissement. Cela aussi, je l'ai écrit ici : sachez que cela ne se fait pas par inadvertance, beaucoup de gens le souhaitent, je me souviens d'un contradicteur lors de la campagne des Européennes...

 

Le seul pouvoir qui semble pouvoir freiner, arrêter ce naufrage, c'est la monarchie, et un souverain qui rendra à notre pays son entière... souveraineté.

 


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9 juin 2012 6 09 /06 /juin /2012 14:47

http://img.over-blog.com/482x600/1/03/48/46/doudou/betty/majorite-silencieuse0001.jpg

 

(Notez que ma suppléante s'appelle Leschevin : je ne pouvais pas rater ce dessin !)

 

Peuple de France, peuple du Royaume de France, éternel royaume de la France éternelle, tu ne comptes pas aujourd'hui en tes rangs une majorité royaliste.

 

Même silencieuse.

 

La faute à tout ce que l'on nous a enseigné, à tous les mensonges, aux omissions qui sont notre lot à tous depuis notre enfance.

 

L'acquisition de la vérité est une démarche volontaire, personnelle, et dans notre monde qui vit "à cent à l'heure" peu nombreux sont ceux qui ont le temps et le loisir de la rechercher.

 

Le rôle que s'est fixé l'Alliance royale est de faciliter à nos concitoyens l'accès à cette Histoire qu'on nous a cachée, déformée, afin de pouvoir enfin comprendre que le chemin de l'avenir sur lequel nous sommes engagés, en tant que nation, mêne à notre perte.

 

Aujourd'hui, c'est à "ma" majorité silencieuse que je m'adresse : ma famille, mes amis, proches, moins proches, toutes celles et tous ceux qui se sont aperçus que je n'écris sur ce blogue et même sur Facebook que pour évoquer la monarchie, mais qui me "suivent" quand même...

 

Aujourd'hui donc, à vous tous qui me connaissez, qui savez mon attachement pour la France à laquelle récemment encore nos parents, nos grands-parents, faisaient rempart de leur corps; à vous tous qui me savez éloigné de toute forme d'extrêmisme mais aussi au laxisme; à vous tous, témoins de mon engagement militant jusqu'à être maintenant candidat aux suffrages de nos concitoyens; à vous tous dont chaque réseau social tissé autour de votre identité Internet peut me permettre de faire connaître le projet royaliste...

 

... aujourd'hui, ma Chère majorité silencieuse, sortez de votre réserve, et partagez... partagez... soyez mes complices !

 

Christophe

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13 octobre 2011 4 13 /10 /octobre /2011 18:43

La-Rochelle.jpg

Je ne le cache pas, la taille idéale d'une maison dont j'ai toujours rêvé pour ma famille et pour moi, c'est un château.

 

Oh ! Pas Versailles, ni Fontainebleau, non. Un petit château. Certains pourraient appeler cela un manoir - un grand - enfin, vous en avez sous les yeux une représentation fidèle.

 

Vous allez dire :"Mais qu'est-ce qu'il nous raconte, avec son histoire de château ?"

 

Voyez-vous, un château, c'est finalement très proche de ce qu'est notre vie d'hommes.

 

A travers les siècles, un château a toujours été un havre, une protection contre l'adversaire, un lieu central autour duquel vivait l'économie d'un "pays", plus récemment un lieu central pour la réunion d'une famille.

 

Un château, c'est donc la vie pour les hommes qui l'habitent ou qui lui rendent visite.

 

Mais un château, si fort soit-il, ne peut vivre sans les hommes, ne peut vivre sans soins. On sait trop ce qu'il en coûtait au seigneur et à la population des villages alentour de construire et de renforcer ses défenses; ce qu'il en coûtait en frais de bouche et de personnel pour faire vivre les châteaux de plaisance au Grand siècle; on sait moins ce qu'il en coûte aujourd'hui de maintenir en l'état un château, ses centaines de m2 de toiture, ses fenêtres, ses douves, etc... si ce n'est que posséder aujourd'hui un château est synonyme de gouffre financier donc de rêve impossible pour la plupart.

 

Peut-être faut-il cependant, si l'on veut faire vivre un château, faire vivre les châteaux de France, s'en donner les moyens.

 

Nous n'aurons pas, salariés que nous sommes, ces moyens-là, c'est vrai.

 

Un château peut vivre, à mon avis, grâce aux visites générées par le tourisme; ou s'il est entouré de terres agricoles ou viticoles qui permettent de subvenir à ses besoins.

 

Ah ! une propriété viticole : encore un rêve pour le professionnel du vin que je suis...

 

Mais les revenus du tourisme : voilà quelque chose d'accessible. Chambre d'hôtes, table d'hôtes, visites historiques et animations, location pour les mariages, les séminaires d'entreprises, etc... mille idées existent qui permettent au châtelain de vivre au château, d'y avoir son activité, de faire vivre le château.

 


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28 août 2011 7 28 /08 /août /2011 09:15


Le temps qui précède la prochaine élection présidentielle se réduit comme peau de chagrin.

Alors, les conversations, petit à petit, commencent à tourner autour des candidats, des programmes, des scandales (euh, non ! les scandales, c’est un sujet permanent) et finalement du choix du « bon » bulletin de vote.

C’est ainsi que le citoyen français, toujours dans l’ignorance de la proposition royaliste, exprime, malgré ses inquiétudes et ses déceptions, sa volonté de « voter utile ».

C’est en effet le dernier argument d’une conversation où, après avoir écouté votre discours, avoir reconnu être d’accord avec lui dans son ensemble, on s’interdit finalement de retenir la proposition afin… de « voter utile » !

Tous auront compris que « voter utile », c’est voter « contre tous les autres », pour empêcher le « pire », qui bien sûr n’est pas le même pour tous.

En résumé, on constate la décadence, on s’accorde à penser que « son candidat » n’a pas la solution, mais tout de même, voter pour lui c’est ralentir la chute.

!!!

Mais notre société n’attend pas notre vote pour évoluer. Et qui plus est pour évoluer vers des lendemains bien difficiles !

Ecoutez les « grands » de notre monde : il y a ceux qui sont pour l’Euro, ceux qui sont contre. Ceux qui pensent qu’on l’a adopté un peu vite mais qu’à présent il faut le garder, ceux qui pensent qu’il y a urgence à en sortir. Il y a ceux qui prônent la mondialisation, et ceux qui veulent défendre les intérêts nationaux, nos emplois, notre savoir-faire. Il y a ceux qui veulent une Europe fédérale, les autres une Europe des nations.

Avouez que, dans tous ces beaux discours, on entend tout et son contraire…

Pendant ce temps, la Société évolue… n’est-il pas vrai que les riches sont de plus en plus riches ? les pauvres de plus en plus nombreux ?

N’est-il pas vrai que le déficit de nos Etats occidentaux atteint au ridicule, lamentable cadeau que nous laissons à nos descendants et que jamais, jamais nous ne comblerons ?

N’est-il pas vrai que, sous couvert d’économies d’urgence, l’Etat coupe dans les dépenses d’aide sociale (Sécurité sociale, subventions aux associations : Samu social, Aide aux victimes, etc…), précarisant encore plus des populations déjà fragiles ?

N’est-il pas vrai que les tentes des SDF, qui s’étaient faites plus rares depuis peu de temps, réapparaissent désormais plus nombreuses ?

N’est-il pas vrai que, lorsqu’on évoque à un « actif » le paiement de sa retraite à l’horizon de 15, 25 ou 40 ans, celui-ci hausse les épaules et pense qu’il ne lui restera rien ?

N’est-il pas vrai que les « valeurs refuge » (l’or, l’immobilier) atteignent des prix irréels, sans aucune utilité pour l’Economie, tandis que les valeurs boursières sont dépréciées, que les entreprises s’appauvrissent et que nous perdons des emplois ?

N’est-il pas vrai que si l’on évoque avec un jeune son ou ses futur(s) emplois pendant 40 ans, il vous répond chômage, licenciement, fin de droits… belle perspective ?

N’est-il pas vrai que l’on dit des Français qu’ils sont dépressifs, ce qui est d’autant plus frappant dans certaines entreprises où cela se traduit par des suicides ?

N’est-il pas vrai que l’Etat est lui-même conscient de la dramatique évolution, au point qu’il arme les policiers pour contenir de futurs débordements ?

Alors pardonnez-moi, chers amis. « Voter utile » dans ce contexte, si le seul effet que l’on en attend est de limiter la hausse des impôts… c’est vouloir que rien ne change… et si rien ne change, c’est la catastrophe à court terme.

Et la catastrophe s’appelle… révolution.

Alors ne votez pas utile ! Pour une fois, PENSEZ ! Faites de la politique, débattez, convainquez, faites vous convaincre, décidez mais ne laissez pas des représentants dont vous ne connaissez que l’image télévisuelle décider pour vous !

(Extrait de royaume defrance.fr)

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22 juillet 2011 5 22 /07 /juillet /2011 18:01

 

SOS Racisme a organisé un grand concert sur le Champ de Mars à Paris, le 14 juillet, avec de grands noms d’artistes à faire rêver comme Yannick Noah, Grégoire, Nolween Leroy, Pascal Obispo, Kassav’, Abd Al Malik, Michel Delpech, Benabar, Raggasonic…et l’autorisation éclairée de la mairie de Paris, qui, en matière de mécénat politique, n’en est pas à son coup d’essai. Alors, certains bons patriotes et néanmoins républicains se sont scandalisés du mélange des genres, entre, d’un côté, la fête nationale sensée unir les Français, et, de l’autre, les revendications politiques et cacophoniques à tendance agit-prop scandées par les associations révolutionnaires. Mais en réalité, si beaucoup estiment encore que le 14 juillet est le symbole de l’unité nationale, il est tout aussi légitime de faire de ce jour celui des revendications révolutionnaires de tous poils. Après tout, la prise de la bastille, c’était bien cela. Alors, plutôt que de regretter le détournement, qui n’en est pas vraiment un, d’un symbole en perte de vitesse, n’est-il pas préférable de se demander comment on en est arrivé là ?

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9 juillet 2011 6 09 /07 /juillet /2011 17:47

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Quelques affiches rouges - police blanche fleurissent sur les panneaux d'affichage.

 

Blanc sur fond rouge : signe distinctif de la gauche révolutionnaire, mais celle-ci glorifie bien la révolution... mais la révolution tunisienne !

 

Que fait cette affiche en France ?

 

Agacé il y a quelques jours par le 5ème article du Pacte républicain signé par les partis tunisiens en formation (Le cinquième point rappelle la nécessité de défendre l’indépendance nationale, d’œuvrer pour la propagation des principes de la paix et de la liberté dans le monde … Et le soutien de toutes les causes justes et à leur tête celle du peuple palestinien et la lutte contre toutes les formes de normalisation avec l’entité sioniste.) qui me fait penser qu'avec de telles intentions la paix n'est pas près de s'installer au Moyen Orient, je me dis que nos pauvres amis tunisiens n'ont pas peur de jouer avec les allumettes !

 

En effet, qui peut dire aujourd'hui à quel stade en est la révolution arabe : débouchera-t-elle sur une démocratie (si facilement, si rapidement ?) ou sur un bain de sang qui pourrait durer des années ?

 

Et puis je comprends : cette affiche n'est pas le fait d'un parti tunisien, mais celui... du NPA, le parti auquel appartient Besancenot.

 

Dès lors, tout devient clair : puisque l'on prône la révolution, n'importe quelle révolution pourvu qu'elle s'appelle révolution, on a choisi la plus proche et, pour espérer gratter quelques voix aux prochaines élections françaises, on promeut une révolution étrangère.

 

Et si, là-bas, les évènements s'enflamment, finalement tant mieux, on soutiendra plus fort encore les glorieux révolutionnaires qui mourront dans les rues, tout en étant soi-même confortablement installé dans un canapé confortable et douillet, devant sa télévision.

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12 février 2011 6 12 /02 /février /2011 18:17

Un article de Ronan Héraut

La Rochelle

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Depuis 2007 la France a à sa tête un homme de petite taille, hyperactif, sportif. Avocat de profession, il se sentait l'âme d'un homme politique, et se voyait président de la République. Homme de droite, il s'est élevé patiemment jusqu'à parvenir à atteindre son but. Mais sur son passage, il a démontré qu'il avait été prêt à tout. Membre du RPR (Rassemblement Pour la République), il s'est illustré et élevé au sein même du parti et est parvenu à attirer l'œil de Jacques Chirac, alors l'un des membres les plus influent du parti dans les années 1980. Ce dernier était maire de Paris et visait l'Élysée. En 1981 il n'atteint pas le second tour au cour duquel se sont affrontés Valéry Giscard d'Estaing et François Mitterrand, le second succédant au premier à la présidence de la République. En 1988 il se retrouve en final face à Mitterrand qui est reconduit dans ses fonctions. Chirac se contentera au maximum du poste de premier ministre dans un contexte de cohabitation. Pendant ce temps, Nicolas Sarkozy est considéré comme successeur de Chirac, mais au vu des échecs aux présidentielles de 1981 et 1988, il prend le parti de Balladur s'attirant les foudres de son ancien mentor. Pour les élections de 1995, le RPR présente deux candidats : Balladur et Chirac. Malgré tout le RPR succède aux socialistes à l'Élysée en la personne de Jacques Chirac. Nicolas doit passer une période creuse. Il n'est plus en vu, mais ne perd rien pour attendre. Persuadé que son tour viendra, il reste tranquille et tente de se refaire une image au sein de son propre parti. Sa patience paye, puisqu'en 2004 il est élu pour la seconde fois à la tête du nouveau parti, l'UMP (Union pour un Mouvement Populaire)(la première il n'était resté que quelques mois à ce poste), nouveau nom donné au RPR. Deux ans auparavant, il accède à nouveau à des postes ministériels, depuis l'élection de Jacques Chirac en 1995. Il commence par le ministère de l'Intérieur, de la Sécurité Intérieure et des Libertés locales, avant d'occuper pendant quelques moi en 2004 celui de l'Économie, des Finances et de l'Industrie. Sa traversée du désert a pris fin dès lors qu'il a retrouvé les bonnes grâces de son ancien mentor. Seulement, le futur président est déjà engagé dans une stratégie digne de Machiavel qu'il a privilégiée pour parvenir à ses fins politiques, pour assouvir sa soif de pouvoir. Certes il a pris conscience de la nécessité de faire de son parti un groupe uni et indivisible au yeux de tous, et plus particulièrement ceux des médias. Il s'est ouvert une voie royale. La main-mise sur son parti peut le permettre de conquérir le pouvoir, il le sait, mais il sait également qu'il va devoir jouer de tous feux pour élargir son électorat. Pour 2007, il consolide son électorat classique, mais tente aussi des électeurs qui ont soit l'habitude de voter à la droite de la droite, soit de ne pas voter, c'est-à-dire les jeunes non initiés e vulnérables aux grands discours. Une politique qui semble fonctionner puisqu'il est élu à la présidence. Celle-ci débute par des scandales, qui s'enchaînent par la suite jusqu'au jour d'aujourd'hui. Après l'homme politique élève de Machiavel, c'est un candidat, puis un président people. Ces histoires d'amour, de divorce et de remariage se succèdent en première page des magazines spécialisés, abandonnant finalement une femme journaliste pour une chanteuse et ancienne top-modèle, plus connue dans l'international qu'en France. Il affiche ainsi des goûts pour le luxe (affaire du Fouquet's et de la montre Rolex), et des relations avec le monde des peoples (son mariage avec Carla Bruni, et l'emprunt du yacht d'un de ses amis). Il doit cependant se conformer à la réalité de son nouveau statut de chef de l'État, mais là encore il se montre trop complaisant envers les dictateurs et les chefs d'entreprises. Avec la crise financière et économique, sa cote de popularité s'effrite de plus en plus pour se stabiliser autour de chiffres plus logiques vis-à-vis de son électorat réel. Alors que le chef de l'État a entre autre le devoir d'objectivité et de rassemblement d'une majorité minimale d'opinion favorable, il favorise la contestation autour de son nom, puis de son gouvernement, et peut-être même de son parti. En attendant, il poursuit sa politique consistant à profiter de son mandat présidentiel pour effectuer toutes les « réformes » qu'il souhaitait entreprendre, ou qu'il entreprend par la force des événements (l'argument du déficit budgétaire de l'État n'apparaît réellement qu'avec la crise de 2008-2009, et une politique de rigueur budgétaire qu'avec les difficultés de la Grèce, de l'Irlande, du Portugal, etc.). Concernant ces gouvernements, ou plutôt les différents « gouvernements Fillon », comme ils sont et seront appelés par les journalistes et les historiens de demain, on observe une évolution certaine depuis les premiers jours de la présidence de Nicolas Sarkozy jusqu'à aujourd'hui. Au lendemain du second tour des élections présidentielles le quinquennat s'ouvre sous le signe de « l'ouverture », intégrant centristes, socialistes et gens de diverses origines. Certes nous avons un président active, voire hyper-actif, mais certains membres du gouvernement s'illustrent aux postes qui leur ont été attribués (Borloo lors du Grenelle de l'environnement, etc.). Il n'a alors qu'un seul type d'influence, celle de la politique gouvernementale. Mais dès lors qu'il ne fait plus parler de lui dans les magazines people, se sont ses ministres qui portent atteinte à la légitimité de l'ensemble. Les comportements individuels se mêlent à des actualités complexes par leur ampleur. Au moment où la réforme des retraites engagée courant 2010, Éric Woerth est empêtré dans une affaire trafic d'influence, suspecté de profiter ses fonctions au ministère des finances et à la gestion des finances de l'UMP, pour favoriser des personnalités aisées à l'image de l'affaire qui a condamné l'avenir politique de l'ancien et défunt président Grévy. Plus tard, ces deux derniers mois et encore aujourd'hui (11 février 2011), une double affaire assombrit quelque peu un phénomène grave de conséquences. Des pays musulmans du Maghreb et du Proche-Orient sont bousculés dans des mouvements de masses, celles-ci luttant pour la liberté et la démocratie. Avec le départ de Bénali et l'effritement du pouvoir de Moubarak en Égypte, apparaissent aux yeux de l'opinion d'une part la politique de collaboration avec des gouvernements autoritaires, et d'autres part la connivence de personnalités politique, de membres du gouvernement avec des dictateurs et leurs proches. Ainsi, Michèle Alliot-Marie, ministre de l'Intérieur, et François Fillon sont mis au pilori, peu de temps après Éric Woerth, alors que leur image respective à tous les trois était sinon bonne, du moins respectable et respectée, comparativement au président Sarkozy au moment où ces affaires ont fait la une des journaux. Leur politique ? Elle se résume à une pseudo-unité gouvernementale. Elle-même n'est en fait que le signe de la toute puissance de Nicolas Ier sur des terrains qu'il connaît et où sa fonction le rend automatiquement supérieur à ses interlocuteurs. Cet homme n'admet pas les divergences d'idée et d'action, il n'admet pas non plus d'être humilié de la façon qu'il l'entends. En effet, on a assisté à plusieurs « reprises en main du gouvernement » par le chef de l'État depuis son élection à ce poste en 2007, et il a été avéré que ses sorties en France étaient organisées jusqu'aux rassemblement d'une foule partisane, par les préfets, des fonctionnaires de l'Élysée et des conseillers issus de l'UMP ; le but de cette manœuvre est d'éviter les mouvements de contestation et de montrer une image positive de son action politique avec juste des partisans (qui rappelons-le ne représentent que le quart de l'électorat national). Si depuis les quelques déboires qu'il a eu dans la première au moins de son quinquennat, il a fait attention à ne plus choquer sur le plan de sa vie privée, il a néanmoins influencé ses ministres et autres membres du gouvernement, qui ont agit sans prendre en compte les réalités de tel ou tel pays, ou en se sentant au-dessus des lois et sous le couvert d'une autorité nationale (les financements illégaux de l'UMP, ex-RPR, devaient être connus de Chirac qui a user de moyens illégaux bien connus alors qu'il occupait les fonctions de maire de Paris. Si Nicolas Sarkozy a subi une certaine influence de la part de Sarkozy, il est complètement différent et a rendu certains hommes et femmes d'État incompétents, ou les a tout du moins décrédibilisés. MAM était parfaite à la défense, sous Chirac ! Woerth avait l'image d'un homme sein ; il s'est révélé pollué par le sarkozysme ! Fillon avait l'image du premier ministre plus ou moins réaliste et compétent ; il semble pêcher par orgueil en étant trop proche de certains chefs d'État qui ont été obligés de démissionner entre temps, par l'action des masses. Enfin, il ne faut pas oublier certaines personnalités des précédents gouvernements Fillon qui ont été salement remerciés (je pense principalement à Borloo, à Kouchner, etc.) ; et qui ont soit déjà souffert d'avoir accepté l'ouverture, soit souffrent de ne plus avoir de pouvoir d'influence sur la politique de l'État, soit sont contents de retrouver leur liberté. Bref ! Être ministre de Sarkozy est une souffrance totale, tout le temps que l'on y passe, et la dernière année risque fort d'être encore plus compliquée avec la préparation et le lancement de la campagne présidentielle, puis le suivi de la campagne elle-même. Encore que l'on peut penser (en tout cas c'est mon cas) que Sarko pensait se représenter dès son élection en 2007, puisque son parcours nous montre sa soif de pouvoir, et que s'il a limité a dix ans (soit deux mandats consécutifs) la présence d'un homme à la tête de notre pays, il ne souhaite que cela : avoir le pouvoir suprême et orienter la constitution de l'État vers le régime présidentiel (à l'image des États-Unis par exemple, ou d'un autre pays). Pour ma part, il me fait penser à Charles le Mauvais, d'où le titre de cet article, tout comme il rappelle d'une certaine façon Napoléon Ier par son autoritarisme ; rappelons que Charles le Mauvais se présentait comme un contre-pouvoir face tout d'abord à Jean II le Bon, roi de France de 1350 à 1364, puis à son fils aîné le dauphin Charles, régent pendant les années de captivité de son père ne Angleterre, puis roi de France sous le nom de Charles V de 1364 à 1380 ; il a tenté le complot (comme Sarkozy en soutenant Balladur), puis la lutte contre un pouvoir affaibli, mais néanmoins résolu à poursuivre une politique de centralisation et d'abaissement des pouvoirs de la noblesse. Enfin, si ces deux hommes sont différents dans leur personnalité respective et leur action politique, ils méritent tous deux le surnom de « Mauvais » pour leur politique générale en France, Sarkozy le méritant certainement bien plus que ce Charles vieux et mort depuis sept à huit siècles.

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17 janvier 2011 1 17 /01 /janvier /2011 09:27

Je vous assure que ça surprend :

 

Ce matin, je tente d'appeler le centre de prélèvement de impôts...

 

"Toutes les lignes de votre correspondant sont occupées, veuillez rappeler ultérieurement"

Et on enchaîne :

 

" All the lines of your correspondent are busy, please call back later"

 

Le tout avec un accent anglais plus pur qu'à la City, comme on n'oserait plus l'enseigner chez nous dans le secondaire.

 

Mais que vient faire là ce message en anglais ? à part nous arracher un sourire et le sujet d'un court billet ?


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Published by Christophe - dans Humeur
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5 janvier 2011 3 05 /01 /janvier /2011 09:02

A en croire Luc Chatel, les fautes de français de Nicolas Sarkozy sont un fait exprès. Ainsi, croit-on chez ses conseillers, il "parle comme tout le monde" !

 

Ah !

 

Mais dans la France diverse qui est la nôtre, qui est "tout le monde" ?

 

Apparemment, plus le Français du Val de Loire, région connue pour avoir l'accent le plus pur.

 

Ni le Français du Pays d'Oc, le ton sec de M. Sarkozy n'ayant rien de comparable avec l'accent chantant du Sud.

 

Ni le Français du Nord, ni celui de Bretagne, ni d'aucune région de France.

 

Ni le Français d'origine chinoise, dont l'accent français et la grammaire les plus purs ne cessent de m'étonner.

 

Ni le Français musulman, qui a conservé au contraire un accent prononcé.

 

Ni, Dieu merci,  le "jeune" de banlieue.

 

Alors, comme qui parle-t-il ?

Qui est le "Français-type" à qui Nicolas Sarkozy cherche à s'identifier ?

 

Il me semble que le chef de l'Etat français ne devrait pas se poser ce genre de question. Il doit s'identifier au chef de l'un des Etats les plus prestigieux du monde, porteur d'une culture séculaire et universelle. Il doit être un phare.

 

A moins qu'il ne croie pas vraiment à la vérité de cette fonction, ce que je peux comprendre : son caractère provisoire ne tardera pas à rendre M. Sarkozy à la vie privée.

 

Limite à la fonction de chef d'Etat que ne connaîtrait pas un roi, qui comprendrait qu'il est lui-même un modèle vers lequel nous devons tendre, et non lui tendre vers un niveau terre-à-terre.


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Published by Christophe - dans Humeur
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28 décembre 2010 2 28 /12 /décembre /2010 22:46

Supposons que les Français soient un peuple civilisé...

 

Supposons, en effet, que notre territoire, occupé par des tribus gauloises, envahi tour à tour par des barbares venus de l'Est, discipliné par les Romains pour être en définitive abandonné en plein essor par un empire finissant;

que ce territoire, donc, trouve en lui l'esprit et la force, l'esprit avec l'Eglise, la force avec l'empire, pour repousser vers l'Est les limites de ce qui deviendra plus tard l'Europe;

qu'après soubresauts et cahots de l'Histoire, une famille préside pendant des siècles à la lente gestation d'une civilisation servant de modèle dans l'univers entier;

qu'une période particulièrement trouble et violente ne permette pas cependant, voici deux siècles, à une horde de factieux d'assassiner leur Père, provoquant par la suite les pires maux : guerre civile, guerres européennes, guerres mondiales, complexe de culpabilité solidement ancré chez les Français pour qu'ils deviennent champions de l'anti-dépresseur

(imaginez l'horreur d'un tel crime, s'il avait existé, que l'on aurait tenu pour presque banal par la suite l'abdication de deux empereurs autoproclamés, l'exil de deux rois au pouvoir fragile);

heureusement, de tels évènement ne peuvent exister dans une France civilisée !

Supposons qu'un pouvoir collégial, si peu uni que chacun  de ses acteurs ne sait quoi inventer pour éliminer son concurrent, ait pu voir le jour après d'aussi tristes évènements, et que cette anarchie organisée ait conduit notre pays dans les deux plus atroces guerres que le monde ait connu;

supposons qu'au lendemain de la seconde, les survivants profitant de la leçon aient retroussé leurs manches pour reconstruire ce qui avait si facilement été réduit à l'état de décombres;

qu'ils aient été en bonne voie d'amélioration 25 ans après la fin des destructions;

supposons que, rendus fous par les trésors qu'ils découvraient, une nouvelle génération ait imaginé qu'il lui faudrait obtenir tout ! Le confort, les machines, le son, l'image, la communication : tout cela leur était donné, mais il leur fallait encore plus : le droit de s'aimer, de boire, de se droguer, de renier le passé en masse, le droit de ne rien faire !

Elever des moutons dans le Larzac.

Supposons que cette génération, trop nombreuse pour aller dans ce Larzac désolé, ait pris les rênes du pays, qu'elle ait vécu selon ce merveilleux credo, tout avoir, brûler la planète et ses réserves, baigner dans le confort, et ne rien faire; trouver des solutions pour se gaver encore plus facilement, inventer des "produits financiers" pour s'enrichir plus vite, plus fort, en abandonnant les produits de l'industrie, ceux de l'agriculture, sales et demandant trop d'efforts;

que cette génération ait appris (non !); enseigné (non !); laissé adopter (oui !) par leurs enfants cette vie de néant, une vie où non seulement il convient de ne pas trop en faire, mais où, s'il vous arrive de travailler vous risquez de tout perdre : aussi vaut-il mieux l'échec certain immédiat que l'échec possible plus tard !

Supposons que, pendant ce temps, les puissances extérieures, l'Asie (la Chine, l'Inde, le Japon en tête) se frottent les mains et attendent, attendent, attendent... que le fruit tombe tout seul de l'arbre...

Mais réveillons-nous ! Ceci n'est qu'un cauchemar. Rien de ceci n'est arrivé. La France est un pays civilisé. Il y a quinze siècles que le génie français subjugue toutes les nations. Chinois, tremblez ! Vous verrez, quand la France s'éveillera...


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Published by Christophe - dans Humeur
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