8 novembre 2007
Après la grande grève de 2006, qui a discrédité les diplômes obtenus -on ne sait comment- cette année-là, voici la grande grève de 2007.
J’ai eu affaire à Valérie Pécresse sur un plateau télé durant la campagne présidentielle, c’est une personne très nerveuse qui est peut-être mieux préparée au militantisme agit-prop’ qu’à des fonctions conduisant à faire face à une grogne étudiante.
Je lui souhaite en tout cas bien du sang-froid devant l’impossibilité de réformer l’université française, déjà naufragée. L’exemple de Robien, à qui les profs de l’Education Nationale se sont permis de désobéir impunément, n’est guère encourageant.
Et le bateau continue de s’enfoncer: quand on sait que même Paris II-Assas, première fac de Droit de France, a donné la majorité à l’Unef aux élections syndicales étudiantes, on mesure l’approfondissement de notre grande fosse commune universitaire où végètent des milliers de jeunes gens en attente de chômage, tandis que les meilleurs s’inscrivent dans les écoles supérieures.