Corrigez moi si je me trompe.
La grande nouvelle de la semaine est la perte par un trader de 5 milliards d'euros à la Société Générale.
Pas malin, le garçon : il n'a même pas trouvé le moyen de prendre un billet pour le Mexique et profiter de cette fortune; il n'a pas détourné la somme à son profit ! Ce n'est donc pas lui le gagnant.
Mais qui est le perdant ? La Société Générale ?
Que nenni.
Ce sont les petits porteurs...
Vous savez, les clients de la banque, vous peut-être, qui confient leurs économies à une institution centenaire, auréolée du prestige du statut de l'une des plus grandes banques françaises.
En leur nom, la banque (avec ses traders) achète des valeurs boursières, et tout se passe bien quand elle gagne : après tout, c'est quand même bien là la promesse commerciale qui est faite à l'origine pour que le public confie son argent.
Le système de sécurité n'a pas fonctionné : le public a perdu. 5 000 000 000 €. Jolie somme, non ? Mais la banque, elle, est encore bénéficiaire. Formidable.
Le système bancaire, en raison du non fonctionnement du système de sécurité, reconnaîtra-t-il la responsabilité de la Société Générale vis-à-vis de ses clients, en l'obligeant à les rembourser ? J'en serais bien étonné.
Sauf si je me trompe !