Je m'interdis de formuler le moindre jugement dans le débat actuel, à la une de la presse, suite au malheur de Madame Chantal Sebire.
J'ignore trop de choses à son sujet : son niveau de souffrance, avait-elle ou non la Foi, pouvait il y avoir un espoir de guérison dans un an, dans 5 ans, dans 10 ans ?
J'ignore même des choses à mon sujet : placé dans son cas, qu'aurais-je pensé, qu'aurais-je souhaité, aurais-je eu la force de faire don, jour après jour, de ma souffrance à Dieu ?
Qu'il y ait un débat sur l'euthanasie ne m'étonne pas.
Des personnes souffrent, sans espoir de rémission dans cette vie, et au delà d'elles-mêmes c'est insupportable pour les personnes qui les entourent. On ne peut pas rester les bras croiser sans rien faire quand quelqu'un que l'on aime souffre, ou se dégrade.
Encore une fois, je n'ai pas la solution.
Mais je constate que nous avons en France une législation. Elle est ce qu'elle est, mais c'est la nôtre.
J'apprends ce matin, comme vous peut-être, que Chantal Sebire aurait été aidée à mourir par une association étrangère, Suisse peut-être.
Ca, c'est inacceptable !
Un médecin Français avait proposé de l'aider à partir. Bon, c'est son choix, sa conscience, il en aurait rendu compte devant la justice.
Mais une association étrangère, sous prétexte qu'elle exerce dans un pays (européen) où l'aide à mourir est légalisée, qui se permet d'intervenir en France, intervient contre nos lois.
J'espère qu'une enquête sera diligentée, les responsables jugés, et si c'est impossible qu'ils le soient, qu'ils soient au moins interdits sur le territoire Français.
Voilà à quoi nous mène ce brouillon d'Europe que l'on nous fait.
Jusqu'à plus ample informés, notre Europe est encore une Europe des nations : respectons les, à commence par leur législation.