Les jours passent, après les déclarations européennes, les promesses russes, les invectives américaines, les souffrances géorgiennes, que se passe-t-il ?
Les russes ne se retirent pas.
Ou peut-être ce matin une colonne de chars ?
Les américains continuent à invectiver.
Les européens ne bougent pas.
Je ne demande pas mieux que nous ayons de bonnes relations avec la Russie. Que ce soit pour des raisons d'approvisionnement énergétique ou parce-que nous vivons sur le même continent.
Mais les laisser annoncer urbi et orbi que les troupes russes déployées en Géorgie sont des forces de paix, c'est se laisser moquer de nous.
Que nous n'intervenions pas en Ossétie du Sud, soit, mais qu'attend-on pour envoyer une force de paix européenne - une vraie - en Géorgie : les Russes la respecteraient.
En attendant, l'Europe prouve, une fois de plus, qu'elle n'existe pas.