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Délégation Alliance royale Hauts de Seine (ex. blogue du Poitou)

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Cinquantième anniversaire de la Constitution de '58

Interview de Jean-Louis Debré par Jean-Pierre Elkabach

Michel Debré qualifiait la Constitution de monarchique :
Le pouvoir du président est supérieur à celui du gouvernement, à celui du parlement; c'est lui qui donne l'impulsion.
il est au dessus des partis et joue le rôle d'arbitre.

Premières remarques : le roi est en effet au dessus des partis, je ne pense pas qu'une seule personne en France considère que le président le soit !

Un président dont le pouvoir prime sur celui du gouvernement ou celui du parlement, c'est un régime présidentiel, pas monarchique. Le président n'est pas un arbitre.

JPE : La Constitution a 50 ans, c'est le début d'une nouvelle jeunesse
JLD : La Constitution a survécu au général De Gaulle, contre l'attente de tous. Elle a depuis été amendée par les parlementaires, ce qui est résolument leur droit.

J'entends : la constitution de la Vème république ne représente plus l'esprit de ses fondateurs, mais en tant que président du Conseil constitutionnel, je suis dans l'impossibilté de développer le sujet.

Et aussi :

JLD : Les députés sont les représentants de la Nation. Or trop souvent ils dédaignent ce rôle pour être les représentants de leur circonscription. Ils doivent changer, et vraiment prendre conscience qu'ils représentent la Nation.

Et voilà ! C'est tout le contraire.
Le député est élu par sa circonscription, il représente donc... sa circonscription, non ?
En tant que tel, il siège au parlement, où les voix de l'ensemble des circonscriptions forment la voix de la Nation. C'est la subsidiarité.
Mais dans le système décrit par M. Debré, le député n'a plus la parole libre : il est dans l'obligation de se plier à la consigne de vote de son parti.
C'est encore plus vrai depuis le quinquennat : un président issu d'un parti (qui n'est donc pas arbitre) nomme un premier ministre qui nomme le gouvernement. S'ensuit l'élection des députés, avec la même majorité, lesquels comme représentants de la Nation doivent obéir aux consignes de vote.

Si comme nous vous ne vous retrouvez pas dans ce montage, rejoignez nous dans notre proposition de changer les institutions.

De la Constitution de la Vème, gardons ce qui est bon. D'un régime présidentiel, faisons un régime monarchique : faisons du chef de l'Etat un arbitre, celui qui donne l'impulsion et la direction.

En revanche, rendons la démocratie aux citoyens. Que nos représentants le soient vraiment, en tant que collectivités locales, en tant qu' "actifs" (entrepreneurs, salariés, indépendants, chômeurs...), en tant que familles, en tant qu'associations.

Ensemble, instituons la Démocratie équitable, tout simplement.
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