Et voilà, après l'effondrement du bloc communiste, c'est le capitalisme qui connait une crise grave.
Je ne m'appesantirai pas sur les chiffres, dont nous disposons largement sur tous les média : 700 milliards, 1200 milliards pour sauver la finance mondiale; plusieurs fois le budget militaire américain en Irak; tellement plus que le nécessaire pour lutter efficacement contre la faim dans le monde...
Mourez de faim en Afrique... continuez à mourir.
Soyez un entrepreneur qui ne parvient plus à payer l'URSSAF, vous comparaîtrez en coupable devant un jury du Tribunal de commerce.
Soyez un acteur de la finance, participant (à votre échelle) à un désastre financier mondial : on mobilise pour vous les capitaux internationaux.
Qui va payer ? Les gouvernements ? C'est à dire les citoyens, bien entendu.
Si on laissait le système financier faire faillitte, ce seraient les entreprises qui perdraient leurs financements... et les investisseurs, petits ou grands, qui perdraient leurs avoirs.
Mais aujourd'hui, la bourse repose bien sur la valeur des entreprises ? Qu'est-ce que c'est que ces traders qui se font des frayeurs, que signifient ces valeurs qui montent, qui baissent surtout en ce moment, sans base réelle ?
Alors, pour éviter la faillitte du système, on va injecter des milliards.
Et demain (ou après demain), quand la bourse va remonter, car elle remontera, c'est cyclique, est-ce que les sociétés finacières vont rembourser ces milliards ?
Autrement dit, s'agit-il d'un don, s'agit-il d'un prêt ? Ou s'agit-il de nationalisations ?