Une erreur répandue veut que l'on considère que, sous un pouvoir monarchique, tout le pouvoir vienne du Roi.
Ne nous y trompons pas : c'est le Jacobinisme révolutionnaire qui a centralisé les pouvoirs à Paris, pour répandre sur les provinces la "généreuse manne" de l'Etat.
C'est la propagande ultérieure qui a fait naître "l'absolutisme", mot inconnu du temps de nos Rois et mal interprêté, le pouvoir de Louis XIV s'étant exercé sur les Grands et n'étant pas destiné à priver les provinces de leurs prérogatives.
N'oublions pas qu'aucun pouvoir n'existe sans argent; que les Rois cherchant à financer les efforts (politiques ou militaires), convoquaient les Etats généraux afin de demander à lever un nouvel impôt. C'est d'ailleurs le refus de la noblesse de comprendre la volonté de réformes de Louis XVI qui ont contraint celui-ci à convoquer les Etats généraux en 1789 qui lui ont coûté son trône, et à la France la monarchie.
L'Alliance royale revient aux vrais principes de la monarchie : sous l'autorité souveraine d'un Roi, par les bienfaits de la démocratie participative, les Français représentés en collectivités locales, en salariés ou entrepreneurs, en familles, prennent en charge les réalisations qu'ils sont à même de réaliser, et délèguent à un niveau supérieur celles qui nécessitent une organisation ou un financement supérieur.
C'est le principe de subsidiarité. Chaque acteur est responsable.
A ne pas confondre avec le libéralisme, où le pouvoir est abandonné par le pouvoir central aux "puissants par l'argent", qui oublient dès lors que l'argent, donc leur pouvoir, n'est que l'expression du travail humain.
De la supériorité du principe royal de subsidiarité sur le principe républicain de libéralisme (une dérive du jacobinisme).