Blogue URBVM :
http://unionroyalistebvm.over-blog.com/article-28081747.html
Que veut la Guadeloupe ? Que désirent ses habitants ? On peut se le demander.
Un français habitant là-bas raconte : « Ici, le courant vient de revenir. Il a été coupé sur toute la zone dès la tombée de la nuit. Nous avons pris le temps de faire manger les enfants à la bougie. Puis, nous avons entendu des détonations et des explosions ; nous nous sommes barricadés, en prenant soin de ne pas laisser filtrer de lumière qui révèle notre présence. Il ne fait pas bon être blanc en Guadeloupe en ce moment. Les insurgés utilisent les images de Gaza, expliquant que les guadeloupéens noirs sont comme les palestiniens et que les forces de l'ordre "françaises" sont comme l'Etat d'Israël qui leur tire dessus ».
Voilà ce que les médias républicains n’osent dire… La Guadeloupe est française depuis 1635. Certes, l’Angleterre l’a occupée à plusieurs reprises mais, elle est restée et demeure terre française et département d’Outre-mer les électeurs ayant rejeté, le 7 décembre 2003, à 73 %, le projet de création d'une collectivité unique se substituant au département et à la région qui coexistent sur le même territoire.
Les indépendantistes ont toujours été très actifs et sont, en partie, derrière les derniers troubles. Que faire ?
Garder envers et contre tous ce territoire ? Leur donner l’indépendance ? Alors que les Comores aimeraient revenir dans le giron de la France, les Antilles souhaitent en partir… Alors qu’ils partent.. mais attention, fini le RMI, fini les allocations familiales, chômages et autres… Fini le développement touristique. Il leur faudra se débrouiller seul. Le risque ? devenir comme Haiti !
Il serait intéressant de connaître les avis des habitants de l’ile sur un référendum avec une seule question : « Voulez vous rester Français ? »
Blogue du Poitou :
Excellent article, condensé et qui pose le problème. Ou plutôt LES problèmes.
A la question : "voulez-vous rester Français ?", la réponse est OUI et peut-être n'y a t-il pas nécessité de la poser à nouveau.
A la question : "Y a t-il un problème de niveau de vie aux Antilles par rapport aux autres départements français, la réponse est OUI. Toutefois, le rappel à la comparaison avec Haïti est important : cette île, la plus prospère des Caraïbes avant la Révolution, est devenue la plus pauvre depuis que la France l'a laissée partir.
A la question : "Y a t-il un phénomène de racisme aux Antilles ?", la réponse est mitigée. De mon point de vue, il y en a un, certes, mais il tient davantage à une question économique qu'à une question raciale : les Békés, qui font beaucoup parler d'eux en ce moment, sont tout autant méprisants à l'égard des "petits blancs" que des métisses, mulâtres ou noirs. Question de pouvoir d'achat. Question de pouvoir de l'argent. Orgueil démesuré.
Face à ce pouvoir économique, le peuple antillais souffre du chômage et de bas revenus. Il souffre aussi de ce que les Antilles ne possèdent pas de richesses naturelles ni de capacité de production industrielle. En dehors du tourisme, la production de bananes est subventionnée, sans quoi en raison des prix nous ne verrions pas une seule banane antillaise sur les étals de la Métropole.
Face à une situation apparemment sans issue, pour la raison juste exposée, il est quand même intéressant de constater la disparité de la fortune des Békés, basée sur une économie locale pauvre, et celle des Antillais qui n'ont pas les capacités professionnelles nécessaires pour participer pleinement à l'économie de leurs îles, et dont on peut comprendre le ras-le-bol.
Nous voyons donc apparaître des slogans "la Martinique et la Guadeloupe sont à nous"... et en France des commentaires "s'ils veulent l'indépendance, qu'ils la prennent", mais non, nous ne pouvons accepter ces déclarations :
Les Antillais sont chez eux aux Antilles, certes, mais les Antilles ne leur appartiennent pas ! Elles appartiennent à la France (dont j'ai rappelé qu'elle subventionnait leur économie), c'est à dire à chacun de nous. Elles lui appartiennent depuis plus longtemps que plusieurs départements métropolitains. La France est en quasi totalité responsable de leur peuplement, quelle que soit leur origine ethnique, à l'exception des Indiens Caraîbes qui ont pratiquement disparus.
Nous n'avons donc pas la possibilité de laisser les Antilles s'éloigner de nous, comme le ferait un enfant capricieux : ce serait faire le malheur des Antillais.
Le retour à l'ordre est donc urgent, et l'Etat doit marquer sa puissance. C'est désormais un préalable. Ensuite, il est temps de bâtir une économie juste, qui ne décourage pas l'investissement local (en particulier celui des Békés), qui donne aux Antillais de meilleures qualifications afin de mieux profiter des fruits d'un meilleur travail.
Et dans l'écurie où il ne manquera plus d'avoine, les chevaux ne se battront plus et nous ne parlerons plus de racisme.