Délégation Alliance royale Hauts de Seine (ex. blogue du Poitou)
Les élections européennes fixées les 6 et 7 juin 2009 - service-public.fr
(28/01/2009)
Les prochaines élections européennes se dérouleront le samedi 6 juin en Polynésie Française, à Saint-Pierre-et-Miquelon, à Saint-Martin, à Saint-Barthélemy et dans les départements des Antilles et de la Guyane et le dimanche 7 juin dans le reste du territoire national.
Les électeurs choisiront pour la France les 72 députés qui les représenteront pendant 5 ans au Parlement européen, les députés étant répartis entre 8 régions électorales :
Est (9),
Ile-de-France (13),
Massif central-Centre (5),
Nord-Ouest (10),
Ouest (9),
Outre-mer (3),
Sud-Est (13)
Sud-Ouest (10)
soit le double de candidats...
MAIS :
Elections de 2009 : faut-il compter avec ou sans le traité de Lisbonne ?
Les élections de 2009 seront d’autant plus incertaines suite au rejet du traité de Lisbonne par l’Irlande. Si le traité n’est pas ratifié dans l’ensemble des Etats membres à temps pour les élections de juin prochain, le traité de Nice restera en vigueur. Cette situation aura des répercussions directes sur le nombre de sièges alloués, ce qui pourrait également perturber l’organisation des élections au niveau national dans la mesure où le nombre de siéges disponibles deviendrait alors incertain.
Dans le cadre vraisemblable où le traité de Nice s'applique à ce moment-là, le nombre total de siéges serait ramené à 736 après les élections de 2009. Soit 72 députés pour la France (voir liste ci-dessus).
Néanmoins, en cas de ratification du traité de Lisbonne, ce total passerait à 751 sièges.
C’est une question très importante pour les Etats membres de l’UE, car tous souhaitent accroître leur influence au Parlement en obtenant le nombre de sièges le plus élevé possible. Lors des négociations sur le traité de Lisbonne, l’Allemagne, qui désirait que sa représentation au Parlement reflète la taille de sa population, était finalement parvenue à maintenir le nombre total de ses sièges à 99. La France et le Royaume-Uni, pour leur part, ont dû revoir le nombre de leurs sièges à la baisse, de 78 à 74 et 73 respectivement, afin de libérer des siéges pour les eurodéputés des derniers Etats membres. En outre, au cours d’une campagne de pression de dernière minute, l’Italie – qui détient actuellement 78 sièges à l’instar de la France et du Royaume-Uni – est parvenue à conserver 73 sièges, soit un de plus que ce qui avait été proposé à l’origine.
A jour J moins 3 mois et 1 semaine, nous ignorons encore si nous élirons 72 ou 74 députés.