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Délégation Alliance royale Hauts de Seine (ex. blogue du Poitou)

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La "petite phrase" du Pape (suite)

Venant après le levée de l'excommunication de Mgr Williamson, la phrase du Pape fait du tort.

A lui, d'abord, qui s'attire les critiques les plus répandues.
A l'Eglise, que les non pratiquants ou les non catholiques prennent pour une maison où il est de plus en plus difficile d'entrer.
Aux catholiques, prêtres et laïcs, qui auront du mal à trouver les mots pour justifier cette rigueur.

Pas à la lutte contre le Sida, non, je ne crois pas une seconde que la distribution des préservatifs s'en trouve en quoi que ce soit ralentie...

Alors, que se passe-t-il ?

«On ne peut pas régler le problème du sida avec la distribution de préservatifs»,  déclare le Pape. «Au contraire, leur utilisation aggrave le problème.»

Et si, une fois de plus, la déclaration était tombée dans une oreille mal intentionnée ?

Car enfin, la première phrase est juste : les préservatifs ne règlent pas le problème. L'Eglise est dans son rôle quand elle recommande la fidélité, comme étant le moyen le plus sûr.

Cependant, dès lors que nos frères humains prennent le risque de relations épisodiques, il est clair que le préservatif devient une solution.

En voiture, si vous ne voulez pas avoir d'accident, laissez-la au garage. Mais si vous l'utilisez, mettez votre ceinture.

Paraphrasant Georges Brassens, le Pape a certainement dit :

"Imaginez qu'un de vous puisse être,
Comme le singe obligé de,
Trouver son plaisir où il le peut
Alors il sera préférable d'utiliser un préservatif"

Le Pape faisant référence à Brassens ? Ce n'est pas sérieux ! Je comprends mieux maintenant quer les journalistes aient déformé sa déclaration, c'était une mesure de protection contre une trop grande familiarité...

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