La crise de 29 ? C'est pour nous un souvenir des livres d'Histoire, c'est du passé, ça ne peut pas se reproduire...
C'est comme la guerre, c'est la der des ders... jusqu'à la prochaine !
Or voilà que, par un mécanisme maintenant facile à comprendre, la crise démarre aux Etats Unis...
Mais, d'avis unanime des experts, elle ne nous touchera pas !
Mais, comme notre génération est la plus maligne de toutes, elle a réussi à lever toutes les barrières économiques mondiales. Pourquoi s'embarrasser ?
En Europe, plus particulièrement, notre génération a institué l'Euro, destiné à défendre notre économie contre... mais contre quoi ? contre le Dollar ?
Donc l'Euro, c'est bien. Il monte, il monte, nos prix montent, ils montent... ce qui ne favorise pas exactement nos exportations. Mais ne pas être pour l'Euro, c'est être ringard, alors soyons...
L'Europe ? La République universelle voudrait bien faire l'Europe, un seul grand Etat, les Etats Unis d'Europe. Les peuples n'en veulent pas ? Qui s'en soucie, puisque les politiques la veulent.
Mais l'impossible arrive.
La crise a traversé l'Atlantique, et le Pacifique, à la vitesse d'Internet... la crise est mondiale. Cela signifie que les entreprises ont d'abord continué à fabriquer, par inertie, et se retrouvent à présent avec un stock pléthorique, qu'il faut bien payer...
Prenant conscience de l'évènement, elles ont cessé de produire : les premiers chômages partiels, avant le chômage tout court.
Des chefs d'entreprise se suicident.
Notre génération n'avait jamais vu ça !
Jusqu'à la crise, nous savions que nos économies étaient en déficit : les USA affichent un trou colossal et nous savions bien qu'en France chaque bébé qui naissait devrait payer 25 000 € pour avoir droit à un berceau.
Alors, si seulement on parvient à réparer la chambre à air, comment voyez vous l'avenir du budget des économies mondiales ? Comment imaginez vous que nous allons 1) revenir à la normale et 2) rembourser nos dettes ?
On n'en prend pas le chemin !
Voilà maintenant des Etats, les premiers, qui étudient sérieusement la possibilité de sortir de l'Euro, qui les empêche de dévaluer... et pourquoi pas de l'Europe.
Notre génération a joué à l'apprenti-sorcier, elle n'est pas la première (sinon nous serions encore en monarchie), elle n'est pas la dernière (c'est bien pourquoi nous devrions vite revenir à la monarchie).
Nous n'avons pas fini de payer.