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Alliance Hauts-de-Seine

L’Alliance Royale est une formation politique fondée en 2001 et regroupant des "citoyens" (habitants de la Cité) convaincus  qu’il est temps de reposer la question des institutions dans le débat politique français. L’Alliance Royale a non seulement pour ambition de faire redécouvrir la monarchie à nos compatriotes, mais également d’inviter la France à préparer son avenir dans ses institutions.

  blasong2.jpg"D'azur à la fleur de lys d'or et à la nef antique d'argent, au chef d'argent chargé d'une fasce ondée d'azur", ainsi se décrit le blason des Hauts-de-Seine créé par Georges Weill.


    "Blason Royal du Pays d'Aunis"

31 mars 2010 3 31 /03 /mars /2010 04:05
 Pour une royalisation de la France

L'organisation SYLM (Support Your Local Monarch) a publié en novembre 2009 un livre blanc sur « le Royalisme en France – état des lieux. » 1738 royalistes ont répondu au questionnaire mis en ligne par l'équipe de SYLM, indiquant le courant politique auquel ils appartiennent, leurs convictions religieuses, leur appartenance syndicale et, plus intéressant encore pour les mouvements monarchistes, leur appartenance ou non à un mouvement royaliste et les attentes du « peuple royaliste ».

Le désamour envers les mouvements monarchistes

Un premier constat s'impose : il existe un véritable désamour des royalistes français pour les mouvements royalistes. Si à peine 14% des sondés appartiennent aujourd'hui à une organisation monarchiste, près de 60% ont été adhérents d'un mouvement. Cette désaffection touche surtout les mouvements d'Action Française, certainement en raison de leur importante et de leur longévité, mais s'étend  à toutes les chapelles royalistes, légitimistes inclus. 
Plusieurs explications sont avancées par les rédacteurs du « livre blanc » : un trop grand nombre de chapelles royalistes, une série quasi-ininterrompue de scissions, dissolutions, fusions malheureuses, querelles internes qui ont touché le microcosme ces 50 dernières années, laissant sur le bord de la route un grand nombre de « frères d'armes » désillusionnés.

Il est assez paradoxal de constater que les mouvements royalistes, premiers à accuser la République de diviser les Français et de conduire inexorablement à la coupure entre le peuple (ou pays réel) et les élites (ou pays légal), ont reproduit en leur sein ces mêmes schémas qu'ils entendaient dénoncer : divisions incessantes, coupure avec la base.

A l'origine de cette incapacité quasi-pathologique du royalisme français à constituer une véritable force politique proposant une alternative crédible au système républicain en place, on retiendra l'explication donnée par le livre blanc qui nous semble la plus pertinente et aller à la source même : le royalisme a donné ces 50 dernières années une image coupée de la réalité, a montré que ses moyens et ses méthodes étaient inadaptés à notre époque et n'a pas su dégager une perspective claire pour mener à bien notre combat. 
Entre certaines attitudes groupusculaires de mouvements éclatés en micro-cercles confidentiels rêvant d'une monarchie « ultra », qui n'a   historiquement jamais existé, et prophétisant dans des fonts de caves le crépuscule de la République et d'autres se consolant de la baisse inexorable du nombre de leurs militants en préparant un « coup de force » qui ne viendrait jamais, le tout mâtiné d'un fantasme de monarchie irréalisable, le royaliste moyen, celui qui vit dans son époque et veut participer, aujourd'hui et maintenant, à la vie politique de la Cité, ne pouvait pas y trouver son compte.

Il ne s'agit pas, pour nous autres, jeunes royalistes du 21ème siècle, de chercher les responsabilités de qui que ce soit. Aurions-nous fait mieux que ceux qui nous ont précédés ? Aurions-nous su éviter les écueils des querelles incessantes ? Ou la déconnexion avec la base monarchiste par des idéologies coupées du réel ? En quelques mots : aurions-nous été meilleurs ?
L'on a le droit de le penser, mais l'affirmer serait franchir un pas, ce que la prudence, et peut-être l'humilité, nous recommandent de ne pas faire.
Il ne s'agit pas de désigner tel ou tel responsable, qu'il s'agisse de personnes ou de mouvements. Mais d'analyser objectivement les faiblesses et les erreurs de ceux qui nous ont précédés afin de ne pas reproduire les mêmes schémas. Pratiquer sur nous-mêmes ce fameux « empirisme organisateur » dont les maurrassiens sont si friands.

L'absence de projet politique et de méthode d'action

L'absence de réelle méthode d'action est probablement le principal facteur responsable de la désaffection des royalistes pour les mouvements supposés les représenter... et mêmes des divisions successives : l'oisiveté étant la mère de tous les vices, il est plus facile de se quereller entre gens du même bord lorsque l'on n'a pas d'objectif précis ni de feuille de route.
Croire à un hypothétique « coup de force » lorsque les effectifs militants des monarchistes n'ont cessé de décroître et leurs idées perdre toute crédibilité est une lubie qui ne pardonne pas. Cela consiste à partir du postulat qu'un Coup d'Etat est possible dans ce pays et que, s'il avait lieu, il se ferait en notre faveur, deux hypothèses qui semblent, surtout concernant la deuxième, contredites par toute analyse sérieuse.
Combien même un coup d'Etat serait possible (dans le cas où la situation deviendrait tellement insupportable pour une majorité de Français, qu'il en deviendrait la seule alternative possible), comment imaginer qu'il puisse se faire en faveur de royalistes dont les idées sont méconnues par une écrasante majorité de la population et prêtent plus à sourire qu'autre chose ?

Si le coup de force a pu jadis être une hypothèse crédible pour renverser la République (tout comme la République s'est elle-même imposée par un coup de force), professer cette solution aujourd'hui revient à donner aux militants, adhérents et sympathisants non pas un programme politique de prise du pouvoir, mais un simple rêve, à les faire caresser une hypothèse dont la probabilité de réalisation ne serait que fluctuante (et serait fonction du degré de déconnexion du réel de celui qui la professerait). 
L'on comprend dès lors que nombre de royalistes se soient lassés de mouvements monarchistes dont  le projet ne reposait que sur l'indéfectible croyance en une « crise », un « clash » ou un « coup de force » qui, tôt ou tard, allait venir. On a fait le même coup aux communistes à qui l'on promettait le paradis terrestre tôt ou tard. La patience humaine a des limites.

Royaliser par l'élection

L'Alliance Royale propose une méthode d'action : « royaliser » le pays par le biais des élections. C'est simple et à la portée de nos moyens. Cette méthode n'est pas exclusive d'autres plus « conventionnelles » : cercles de formation, conférences, militantisme de rue.
L'avantage de l'élection est qu'elle est toujours utile : peu importe le score réalisé par les royalistes, elle permet de faire connaître. La démarche électorale offre un but à court terme qui permet aux militants de se fixer un objectif accessible et dont le résultat ne se fera pas attendre. Là où un but vague et lointain (« rétablir la monarchie absolue de droit divin ») aura tôt fait de décourager des militants (les témoignages présents dans le « Livre Blanc », qu'ils proviennent de légitimistes ou de militants d'Action française, sont à ce titre parfis édifiants), un objectif précis et à court terme (« faire connaître positivement le royalisme par le biais d'une élection »), bien que s'inscrivant, logiquement, dans un but à plus long terme (« restaurer/instaurer la monarchie en France ») a cet avantage qu'il permet de fidéliser les royalistes qui sauront quel objectif immédiat poursuivre et offre une « feuille de route » par étapes successives.

Le vote également est en soi un outil au service de la fidélisation : car s'il peut arriver que certains royalistes convaincus « perdent de vue » leur mouvement, pour des raisons professionnelles ou familiales, le simple fait de voter régulièrement pour un royaliste constitue une forme de « piqûre de rappel, » permet d'affirmer, et donc de réveiller, de raviver, à minima, une conviction qui ne s'exprime, actuellement plus, chez beaucoup de sympathisants monarchistes.
« Pas suffisant, » diront certains. Évidemment, des millions d'électeurs n'égaleront jamais des milliers de cadres et de militants actifs. Mais tout le monde ne peut pas être cadre ou militant. En revanche, tout le monde peut voter.

La formation : élément indispensable du militantisme

Et comme nous le disions précédemment, cela n'est pas exclusif d'une forme plus « traditionnelle » de militantisme : activisme de rue, bien entendu, mais aussi cercles de formation ou conférences, afin d'entretenir et d'enrichir le corpus doctrinal du royalisme, pour que ce dernier ne devienne une coquille vide, une simple « excentricité » sur un bulletin de vote mais demeure une alternative réelle et sérieuse au régime en place.
L'élection et la formation interviennent comme deux formes complémentaires d'un même militantisme royaliste : la formation est indispensable car présenter des candidats royalistes qui n'auraient de différence avec les républicains qu'une simple étiquette n'aurait aucun sens. L'élection, quant à elle, permet aux cadres et aux militants royalistes de rester connectés au pays réel et, ainsi, permettre à la doctrine royaliste, par ce contact aux préoccupations quotidiennes de nos compatriotes, de ne pas se scléroser en de vagues et lointains intangibles dogmes idéologiques sans rapport avec le monde dans lequel nous vivons aujourd'hui, comme cela a pu se voir dans certains mouvements royalistes.

Un projet politique réaliste

S'agissant du projet politique, enfin, il s'agit de ne pas le rendre « lointain » ou « inaccessible » : proposer la restauration ou l'instauration d'une monarchie qui ne serait que la copie pure et simple d'un Ancien Régime souvent imaginaire ou l'incarnation de concepts pertinents au 19ème siècle mais dépassés aujourd'hui ne peut que conduire à penser la royauté comme un régime presque utopique, en tout cas impossible à réaliser dans l'immédiat et donc relégué à une simple « espérance », une forme de « fidélité dogmatique » à un fantasme qui ne trouvera aucune matérialisation concrète dans un projet politique.
La plateforme de l'Alliance Royale propose une monarchie qui est réalisable : suffisamment éloignée des fausses idéologies républicaines pour constituer une alternative crédible, mais prenant en compte les réalités du pays : la situation économique, démographique, sociale... afin de proposer un système qui puisse être accepté demain par une majorité de Français.
En effet, on ne fera pas la monarchie contre le peuple français, mais on la fera parce que, au moins implicitement, celui-ci l'aura souhaitée. La monarchie doit apparaître comme un secours appelé par les peuples de France, et non pas comme une institution arrogante brandissant des lois et des principes éculés : la monarchie est à faire, elle est aussi à refaire. Deux siècles de républiques et d'empires ne seront balayés en une journée et le Roi qui vient ne saurait apparaître comme le « vengeur » qui viendra punir la France pour ses « fautes » mais comme le réconciliateur d'une nation rassemblée autour de son chef légitime.
Les royalistes qui rêvent d'une monarchie qui ne saurait se faire qu'en heurtant frontalement nos contemporains relèvent trop souvent du clan des nostalgiques et des passéistes pour qu'ils méritent la moindre once d'attention.
A l'Alliance Royale, nous avons la faiblesse de penser que l'écrasante majorité des royalistes souhaitent un royalisme qui dialogue avec l'époque actuelle pour construire une monarchie qui puisse se faire demain.

Bien sûr, d'aucuns trouveront la plateforme de l'Alliance Royale « trop parlementaire », « pas assez régionaliste », « trop laïque », « pas suffisamment eurosceptique, » etc.
C'est oublier que la royauté n'est pas un régime fixe : c'est un régime qui a pour avantage de savoir s'adapter avec le temps et de pouvoir évoluer tout en restant fidèle à ses principes fondamentaux. La monarchie, même si elle revenait en France demain, serait amenée à évoluer dans un sens comme dans un autre. Le rétablissement de la monarchie n'a jamais signifié que, demain, le régime prendrait une forme définie et s'y tiendrait pour les siècles à venir. Sinon ce serait une parfaite méconnaissance de l'Histoire de l'Ancien Régime (et, accessoirement, ce serait un parfait mimétisme des idéologies républicaines aux constitutions marbrées.)
La monarchie offre un cadre sain pour servir l'intérêt général. Mais rien ne l'empêche de dégénérer si le roi n'est pas soutenu par des Français compétents au service de l'intérêt général. En sens inverse, rien ne l'empêche non plus d'évoluer vers une forme plus proche de ce qu'était l'Ancien Régime (pays extrêmement décentralisé, sans assemblée nationale) s'il apparaît que le pays se montre favorable (ou tout du moins, ne montre pas d'hostilité) à cette évolution.
La plateforme de l'Alliance Royale est un point de départ qui vise à assainir nos institutions sans gommer d'un trait de plume deux siècles d'Histoire. Elle offre l'avantage de rendre crédible l'idée d'une restauration de la monarchie. Une fois cette dernière de nouveau aux affaires, le « jeu » peut toujours évoluer. C'est au fond l'aspect le plus séduisant (et parfois même assez « inquiétant ») de la monarchie.

Il est du devoir des Jeunes Royalistes d'incarner non pas une nostalgie mais une fidélité, non pas un rêve inaccessible mais un projet, pour que la royauté puisse, demain, être restaurée en France parce que nous demeurons convaincus qu'il s'agit du meilleur régime pour la France.
Et la première étape consiste à redonner  un espoir sérieux à ceux qui, comme nous, veulent un roi au sommet de l'État français, mais n'y croient plus pour de multiples raisons.
Cet espoir, nous pouvons le porter si nous nous en donnons simplement la peine. Il est temps pour le royalisme de sortir des poubelles de l'Histoire, et si nous ne le faisons pas, qui le fera ?

Stéphane Piolenc

Le Royalisme En France, Etat Des Lieux - Editions SYLM - 2009 - 19,95 €
http://assises.monarchiste.com

  
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8 mars 2009 7 08 /03 /mars /2009 20:46
Le Télégramme de Brest :

BRETAGNE

L'Air du temps. À quoi sert cette Journée?

8 mars 2009 -

À quoi sert la Journée de la Femme? À quoi sert une Journée des Femmes? À quoi sert la Journée Internationale des Femmes? Depuis 1977, on ne cesse de poser la question. Les optimistes diront qu'au moins, on la pose. Il est vrai que la semaine qui précède le 8 mars, est toujours celle des bilans et des promesses parfois tenues. Que de chemin parcouru en 60 ans... En France, par exemple, on peut voir la bouteille à moitié pleine : féminisation du salariat, accession à des postes et des professions jusque-là réservées aux hommes, exception française en matière de conciliation maternité-travail, quasi-parité au gouvernement, avancées dans les conseils municipaux, etc. Mais il y a aussi la bouteille à moitié vide : inégalité des salaires, partage des tâches, surreprésentation des femmes dans les secteurs traditionnellement féminins comme le secrétariat ou l'entretien, postes de pouvoir ou de décision restant l'apanage des hommes en politique (seulement 12% d'élues à l'Assemblée nationale) et dans l'entreprise (le plafond de verre), chômage, temps partiel, etc. Avec la sempiternelle antienne : les femmes ne sont pas plus nombreuses au pouvoir parce qu'elles ne le veulent pas? Ou ne le veulent-elles pas parce qu'elles savent qu'elles ne pourront pas - ou difficilement - y accéder? L'application de la parité dans l'entreprise selon la loi? Oui, pourquoi pas même si c'est théoriquement contestable et qu'on ait déjà constaté, dans le domaine politique, les limites d'une loi paritaire. En 2009, le débat, au moins, est lancé.

  • Michèle Fitoussi
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4 septembre 2008 4 04 /09 /septembre /2008 11:05
Ci après, le commentaire très réfléchi d'une jeune fille d'aujourd'hui, mais qui entend comme tous les Français la version du pouvoir en place. Je réponds en bleu.

Camaronita, Posté le mardi 17 juin 2008 20:10 sur Alliance Royale Jeunes

Si Louis XVI a donné de la liberté à son peuple, c'est qu'il n'avait plus trop le choix, car les critiques montaient, devenant de plus en plus violentes et le peuple commençait également à gronder sous le poids de la monarchie, de la dictature.
Louis XVI avait très bien compris que le monde et les idées avaient changé. Aucun roi n'a entrepris plus de réformes que lui. Ce sont les puissants, le pouvoir en place (déjà) qui ont empêché que ces réformes soient mises en oeuvre. La monarchie n'est pas une dictature, au contraire, et ce n'est pas contre le roi que le peuple s'est soulevé.
Il a sans doute fait des choses bien, il n'empêche que le peuple était appauvri comme jamais, la France avait des dettes concidérables du à la mauvaise gestion du pays...mais bon... tu aurait raison de me dire que les crise, c'est dans tous régimes. Il n'empêche que la très grande majorité en avait marre de cette situation.
Pour des raisons de politique et d'équilibre international, en particulier avec l'Angleterre qui nous avait récemment pris la Nouvelle France, Louix XVI a choisi d'aider les colonies américaines qui se battaient pour leur indépendance. Grosses dépenses, trop grosses... mais les Etats Unis en sont nés. Et les mauvaises récoltes ont fait le reste.
D'où la révolution.

En ce qui concerne l'amélioration de la vie, c'est effectivement grâce aux progrès et, en partie seulement, de la médecine, mais rappellons tout de même que les connaissances dans de nombreux domaines (astronomie, mathématiques, physiques, chimie, anatomie, médecine ect...) existaient déjà au XVI siecle avec, en autre, Galilé et la terre ronde, Léonard De Vinci et ses expériences de dissections en cachette et bien d'autres savants encore...mais l'Eglise interdisait ces pratiques, et les rois suivaient cette institution rétrograde sans y voir de problème.
Rétrograde, non : l'Eglise était "de son temps", qui n'est pas le nôtre. Elle était confrontée au bouillonnement des idées, qui conduisaient à des schismes, à la Réforme. Ce qui nous apparaît aujourd'hui comme vrai était à l'époque une aventure, et il est normal qu'elle ait entraîné de grands doutes. Quant aux rois, souvenons nous que François 1er a fait venir Léonard de Vinci en France, tant il l'admirait.
Pendant des siècles, des savoirs, des savants, des scientifiques ont été, ou ont faillit être détruit par l'absurdié de ces hommes, qui ne croyait qu'en Dieu et en leur régime archaïque, car tous étaient accrochés à leur pouvoir, leurs privilèges, et remettre en question les croyances, c'est remettre en cause leur légitimité.
Car en effet les chefs des partis républicains ne sont pas accrochés à leurs pouvoirs, leurs privilèges, leur légitimité.
Et c'est avec l'abolition de la monarchie que notre socété à pu évolué positivement. Car derrière ce régime dont tu fais l'éloge, ce cache près d'un millénaire de s'agnation, où les plus misérables demeuraient ainsi.
Le pouvoir n'est pas responsable des avancées de la science. Elle n'a pas plus avancé en Chine qu'en Afrique et en Europe. On ne va tout de même pas regretter que l'atome n'ait pas été découvert au Moyen Age, le pétrole sous l'Empire Romain et l'électricité sous Louis XIV ! Napoléon, qui s'y connaissait en communication politique, aurait aimé disposer d'internet.
D'accord vous ne voulez pas un retour à l'Ancien régime, je l'ai lu, mais accepter qu'une personne soit au pouvoir, au dessus de tout, pour le simple fait d'être "Roi", c'est accepter par extention que d'autres est également la possibilité d'avoir un pouvoir, une situation pour le simple fait d'être eux, d'être né. Et pourquoi ce roi serait lui?Pourquoi pas un autre? Et s'il ne plait plus aux citoyens, qu'il favorise une catégorie, comment changer l'injustice? D'accord il est au dessus de tout, il voit les fait objectivement, il sait ce qui est bon pour le peuple... mais c'est impossible, car quoi que tu dises, roi ou pas, "il est ce que nous sommes, il peut se tromper commes les autres hommes" disait Corneille.
Ce que j'essaie de te dire, c'est qu'un roi est avant tout un homme, et rien ne peut changer cette loi. Il a des sentiments, des idées, une éducation que le conditionne à penser d'une manière et pas d'une autre. Vous demandez une utopie d'un homme qui n'en serait pas un. En somme, c'est presque un robot que vous désirez.
De plus, accepter la légitimité d'un roi, c'est accepter une soumission face à un être que l'on ne pourrait changer pour le simple fait qu'il est là, qu'il existe car son rôle serait de rester au pouvoir, et ça, c'est anti-démocratique. La démocratie c'est le pouvoir au peuple, hors un homme au dessus du tout, du peuple ect...c'est ni plus ni moins dictature car personne ne pourra s'y opposer.
La lecture, très agréable, de "la Saga capétienne" de Gabriel Dubois, vous montrera le travail accompli pendant des siècles par nos rois. Nous parlons de l'occupation humaine de la planète : sans règles, les groupes humains de différentes taille ne cessent de s'entretuer. Aujourd'hui encore en Géorgie. La grande réalisation des rois de France a été d'unir la France, de lui donner un territoire, une sécurité, une administration, un sentiment national. Sans cela, aucune réalisation artistique, culturelle, scientifique, ne peut être mise en chantier. Sans sécurité, l'économie est sans cesse détruite et les populations souffrent.

Certes la République a des défauts, elle n'est pas parfaite, pas entièrement démocratique, mais elle a permis des avancées sans précédent en à peine 2 siècles, intérompu par d'autre monarchie qui ont été véritablement dictatoriale à leur tour. La République ets loin d'être blanche, mais elle permet une certaine expression de tous, et si le gouvernement ne plait pas, elle peut changer si elle le désire.
Le monde est complexe, une société aussi, ce n'est pas avec un changement de régime que les problèmes se résolveront, surtout pas à l'aide d'une utopie, par une pensée inconcrétisable. Je le redis, car voilà selon moi tout le problème de votre idée: Un homme demeure un homme, un régime, une constituion, RIEN ne peut changer cela, il agira toujours selon son intérêt propre, au détriment des autres, jamais le Roi ne pourra être au dessus de sa simple condition d'Homme, ce n'est pas Dieu.
J'ai montré dans un article récent que seule la Vème république avait disposé d'une stabilité qui avait bénéficié à notre pays. Certainement pas la IVè, ni la IIIè qui a fait 14-18 et a fini en remettant ses pouvoirs au régime de Vichy. Au XIXème siècle, les grandes avancées se sont faites sous Napoléon III.
Un roi est un Homme, Dieu merci. Il n'agit pas dans son propre intérêt mais par devoir, confère Louis XVI... Il n'a pas TOUS les pouvoirs, il n'a pas TOUTE la connaissance, puisqu'il est un Homme. Par conséquent, il est aidé et conseillé, et c'est à ce niveau que s'exprime la démocratie.
Par conséquent, le mode de désignation des conseillers, députés, etc... peut être décidé par l'ensemble de la Nation, c'est bien un changement de régime et rien ne le rend impossible.
Le roi n'est pas un dictateur, il n'est pas Robespierre le seul dictateur que la France ait jamais connu. Le roi est un arbitre, qui ne doit son pouvoir à aucune idéologie ni aucun grand groupe économique, et dont la première mission est de vouloir le bien du peuple, le bien commun.

Pour finir, je retiens la phrase : D'accord il est au dessus de tout, il voit les fait objectivement
Il n'est pas au dessus de tout : il est au dessus des partis (lui au moins l'est vraiment).
Il sait ce qui est bon pour le peuple, mais il peut se tromper : eh oui, mais au moins n'a-t-il que l'objectif de ce qui est bien pour le peuple... Car pour ce qui est de se tromper, je ne vois pas ce qui empêche un président de la république (un Homme) de se tromper.

Pour conclure, cette phrase notée lors de l'université d'été :

Le principe royal est assez fort pour être confronté à la modernité.

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11 août 2008 1 11 /08 /août /2008 16:18
L'Histoire nous enseigne que la république existait sous la civilisation grecque. L'idée n'est donc en rien nouvelle. Au contraire, elle a été souvent remplacée par une monarchie.

La notion que nous connaissons en France qualifiant la monarchie d'Ancien régime, ne doit donc être que chronologique (en France, la monarchie a précédé la république) et certainement pas un jugement de valeur, nul ne pouvant affirmer que la monarchie ne conviendrait pas mieux à notre pays demain que le régime actuel.

Et puis, Ancien régime... ceci amène à se poser la question de l'âge de la république... que l'on ne peut en aucune façon faire remonter à la Révolution !

Celle-ci a certainement été un accident de l'Histoire. Des traitres illuminés ont arraché le pouvoir à un roi qui a refusé la violence contre les séditieux. Un Louis XIV, ou même un Louis XVIII, auraient tenu.

S'en est suivie une période de guerre civile, avec ses atrocités de part et d'autre, dont notre pays, phare de la civilisation, ne peut pas être fier.

C'est un homme fort, Napoléon, qui ne tardera pas à s'autoproclamer empereur (!), qui rétablit l'autorité et jette les armées françaises sur les routes d'Europe (Il y était forcé, mais c'est aussi, en véritable génie militaire, ce qu'il savait faire de mieux. Trop longtemps.)

Lorsqu'il est renversé, les Français ne connaissent de la république que l'horreur, de l'empire que la guerre, et retrouvent la monarchie pour 15 ans.

Un Charles X vieillissant, pas éduqué pour être roi et avec des idées dépassées est à son tour renversé et son cousin prend le pouvoir. Cette nouvelle forme de gouvernement porte l'appellation de monarchie, sans toutefois l'être vraiment.

Renversement de Louis-Philippe, semblant de république, aussitôt proclamée empire par Napoléon III. S'ensuit une période de développement pour la France, puis le rêve se brise en 1870.

Jusqu'alors, nous sommes d'accord, la France n'a pas été gouvernée en république (mis à part quelques soubresauts).

C'est à ce moment, il y a 138 ans seulement, évènement que nos arrières grands-parents ont connu, que s'installe le pouvoir républicain, alors qu'une large majorité de députés sont monarchistes, mais incapables de se mettre d'accord.

Quant aux réalisations de cette jeune république (nommée IIIè)... le boulangisme, l'affaire Dreyfus, la guerre de 14... pour finir en 40 par la remise du pouvoir entre les mains du gouvernement de Vichy ! Puis, la IVè, de courte durée, morte dans l'indifférence avec l'apparition de la Vè... il y a 50 ans.

Cette constitution, incontestablement la meilleure sous une république, puisque proche de ce que pourrait être une monarchie constitutionnelle, est depuis peu à nouveau mise à mal par les récentes réformes.

C'est pourquoi l'Alliance Royale pense qu'il faut modifier les institutions afin de défendre la démocratie, une démocratie équitable pour les Français, les familles, les travailleurs, les régions. Cette démocratie doit être défendue par un arbitre : le roi, idéalement issu de la nombreuse famille des descendants de nos rois, mais forcément choisi par les Français eux-mêmes.

Dans ce contexte, nous serons toujours heureux lorsque les princes eux-mêmes nous ferons connaître leur point de vue sur les affaires de la France.
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28 mai 2008 3 28 /05 /mai /2008 08:04

La fête de la Pentecôte est l'occasion de pélérinages, magnifiques marches de milliers de chrétiens à travers la campagne de France, toutes bannières déployées.

Mais il y a encore un demi siècle se déroulaient dans les paroisses du pays des processions, les fidèles montrant ainsi les ornements de leur église sur un parcours de quelques kilomètres.

Moins longues, moins dures, elles étaient beaucoup plus nombreuses que les pélérinages. Tout un peuple de chrétiens processionnait fièrement et joyeusement pour la plus grande gloire de Jésus.

Sommes nous devenus paresseux, moins fiers de notre Foi ? Quelles sont les raisons de l'abandon des processions ?

Faites nous part de vos connaissances sur ce sujet : pourquoi ont-elle disparu, devraient-elles réapparaître, serait-ce une nouvelle mobilisation des fidèles qui désertent trop les églises ?

Vous avez la parole.

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22 mai 2008 4 22 /05 /mai /2008 11:05

Jeudi 22 mai 2008 - 20 h 55 - France 3  

Charlotte Corday


Elle est entrée dans l'Histoire pour avoir assassiné Marat dans sa baignoire. Mais que sait-on de cette figure féminine, emblématique de la Révolution ? Pour la première fois, une fiction lève le voile sur son tragique destin.


Elle est la grande absente du célèbre tableau Marat assassiné peint par David en 1793. Sur cette toile, le député Jean-Paul Marat agonise dans son bain, tenant encore entre ses doigts le billet remis par celle qui vient de le poignarder : Charlotte Corday.

Ce 13 juillet 1793, la jeune femme de 25 ans entre dans l'Histoire comme auteur du crime pour lequel elle sera guillotinée quatre jours plus tard. « Dès que j'ai découvert en 2006 le livre que lui consacrait l'académicien Jean-Denis Bredin*, son destin m'a fasciné », reconnaît Henri Helman, qui s'est alors décidé à réaliser une fiction sur les huit derniers jours de cette figure féminine de la Révolution.

« Loin de l'image d'hystérique, fanatique et royaliste qui m'avait été enseignée, je découvrais l'arrière-petite-fille de Corneille, une jeune femme cultivée, très tôt conquise par les idées républicaines. » Issue d'une famille normande, noble et sans fortune, Charlotte Corday avait passé son adolescence derrière les murs d'une abbaye de Caen, qu'elle avait dû quitter à 23 ans, en 1791, au moment de la fermeture des couvents.

Révoltée par les exactions commises au nom de la Terreur, sous les harangues de Marat, cette sympathisante des Girondins fit le voyage jusqu'à Paris, déterminée à assassiner celui en qui elle voyait un fou sanguinaire. Le 13 juillet 1793, elle obtint, sous un faux prétexte, une entrevue avec lui. Atteint d'une maladie de peau, depuis une fuite éperdue dans les égouts de la capitale, le très populaire député de la Convention passait ses journées dans une baignoire afin de calmer ses démangeaisons. C'est donc dans son bain qu'il reçut sa meurtrière.

« Je n'ai pas cherché à la réhabiliter à tout prix mais je voulais lui donner une chance de se défendre devant l'Histoire », insiste Henri Helman. « Pour moi, Charlotte Corday a choisi d'aller au sacrifice avec une abnégation totale, afin de sauver un idéal républicain qu'elle pensait en danger. Dans le scénario, j'ai mis l'accent sur ce sens du sacrifice caractéristique des héroïnes cornéliennes. »

« Ce parti pris m'a aidée à l'incarner, souligne Emilie Dequenne, l'actrice belge qui l'interprète. Défendre un crime, c'est quasiment impossible. Mais on trouve chez Charlotte des motivations presque nobles qui la poussent à commettre l'irréparable. » Pour la comédienne, ce rôle est également une découverte : « J'ignorais tout de son existence. En Belgique, on apprend la Révolution dans ses grandes lignes. »

En France aussi. Car pour un Robespierre, un Danton, un Fouquier-Tinville, tous entrés dans les annales, combien de femmes sont passées sous le couperet de la guillotine avant de sombrer dans l'oubli ? Olympe de Gouges, à qui l'on reprocha ses idées sur l'égalité des droits pour la femme. Mme Roland, personnage politique à part entière, célèbre pour son fameux « Ô Liberté, que de crimes on commet en ton nom ! » lancé avant d'avoir la tête tranchée. La rieuse Lucile qui, après avoir protesté par écrit auprès de Robespierre contre l'arrestation de son époux (le journaliste Camille Desmoulins), fut guillotinée comme lui en 1794.

Faudra-t-il attendre qu'une fiction lève le voile sur le cours de leurs destinées pour mieux les connaître ? Pour l'heure, France 2 s'intéresserait de très près à celle d'Olympe de Gouges. Quant à Henri Helman, il prépare les tournages de deux films d'époque, sur deux hommes : Cartouche, avec Frédéric Diefenthal, et l'histoire du Chevalier de Saint-George, compositeur métis, noble et apprécié à la cour de Louis XVI, qui sera incarné par Yannick Noah.  

* On ne meurt qu’une fois, Charlotte Cordayde Jean-Denis Bredin, Ed. Fayard ; 23 €.


Charlotte Corday a-t-elle tué par idéal royaliste ou par idéal républicain ?
Cette tribune s'ouvre à vos connaissances historiques. A vos claviers...
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Published by Christophe Paillard - dans Question-Réponse
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27 avril 2008 7 27 /04 /avril /2008 19:45


Nous somme heureux de vous faire part de la naissance du forum de l'Alliance Royale,
http://allianceroyale-leforum.xooit.com

Ce forum est ouvert aux adhérents ou sympathisants de l'Alliance Royale et à tous ceux désireux de débattre avec eux, curieux ou contradicteurs
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Published by Alliance Royale - dans Question-Réponse
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19 avril 2008 6 19 /04 /avril /2008 22:07
Nicolas est élu depuis moins d'un an et déjà rien ne va plus avec François.

C'est que le premier remet son mandat en jeu dans 4 ans et que le second est mieux situé dans les sondages...

Le roi, lui, ne craint pas la concurrence. Son premier ministre ne brigue pas le poste. Souvenez vous, Louis XIII et Richelieu ? Quand on est un ministre aussi considérable, on travaille pour la France, on travaille pour le roi.

Pour répondre aux nombreuses questions que vous vous posez sur la monarchie en France au XXIème siècle, vous trouverez sur ce blogue un nouveau module intitulé : "Questions sur la monarchie".

Bonne lecture.
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Published by Christophe Paillard - dans Question-Réponse
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14 mars 2008 5 14 /03 /mars /2008 12:47
Retrouvez l'accès à l'interview sur le blogue des Yvelines :


http://www.royalistes78000.com/article-17668829.html
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Published by Europe 1 - dans Question-Réponse
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16 décembre 2007 7 16 /12 /décembre /2007 20:47
J'ai probablement besoin d'une leçon de macro-économie.

Car enfin, en écoutant les nouvelles jour après jour, je ne peux m'empêcher de constater que, dans notre société capitaliste libérale, l'Homme n'est pas au centre du dispositif.

Licenciements collectifs, délocalisations, sans domicile fixe, menaces sur l'agriculture, sur la pêche, sur la sidérurgie, sur le commerce, etc, etc... pas étonnant que notre pays s'appauvrisse à petit feu et que la population ait de plus en plus de mal à s'en sortir.

Et ce n'est pas une inflation à peu près maîtrisée qui consolera ceux qui se trouvent sans emploi !

Si donc, l'emploi devenait la priorité absolue; si l'Etat se fixait comme objectif de revenir au niveau d'emploi d'avant 1973; si, comme le propose l'Alliance Royale, les charges sociales sur les entreprises sont supprimées, afin d'abaisser le coût du travail et relancer l'embauche; si donc les chômeurs sont remis au travail :

Les travailleurs retrouvent le moral. Plus de salariés payent des charges. Le coût du chômage cesse d'être un fardeau pour l'Etat. Les familles peuvent se loger. Les entreprises ne délocalisent pas, les régions conservent leurs biens de production, leurs travailleurs et leur population. Les commerçants conservent leurs clients, et peuvent lutter contre la concurrence des grandes enseignes. Les retraites sont assurées.

La liste n'est sûrement pas exhaustive. Si mon raisonnement pêche, j'aimerais savoir où. Si en revanche il est juste, même en partie, j'aimerais savoir pourquoi rien n'est fait contre cette situation qui nous fait perdre régulièrement notre rang dans le monde.
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Published by Christophe Paillard - dans Question-Réponse
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