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LE BLOGUE DE CAMPAGNE DE L'ALLIANCE ROYALE - REGION OUEST


L'Alliance Royale est formation politique fondée en 2001, regroupant des "citoyens" (habitants de la Cité) convaincus qu'il est temps de reposer la question des institutions dans le débat politique français. L'Alliance Royale a non seulement l'ambition de faire redécouvrir la Monarchie à nos compatriotes, mais également  d'inviter la France à préparer son avenir dans ses institutions.


Jeudi 12 novembre 2009
Mon petit-fils n'a pas fait l'ENA.

Sciences-Po non plus.

Quand on lui demande quand il présente son Bac, il ne le sait pas.

Il a quatre ans et demi; c'est un petit garçon heureux, élevé dans une famille désormais nombreuse où le savoir est davantage tourné vers les Maths que vers l'Histoire ou vers le Droit.

*

Passant un moment avec lui, je tombe sur un set de table présentant en rameaux les Rois de France depuis le Moyen-Age. Bien fait, je dois dire. Le cartouche de Louis XVIII et celui de Charles X sont surmontés de la mention "Restauration", celui de Louis-Philippe est surmonté d'un bandeau bleu-blanc-rouge.

Quelques portraits sont reproduits en marge, dont celui de Louis XVI.

Après avoir émis un commentaire sur quelques rois, j'évoque donc Louis XVI à son tour, et je précise qu'au cours d'une Révolution, on lui a coupé la tête.

- C'est pas bien !

- Non, tu as raison (mais, pris d'un doute : ...). Qu'est-ce que tu veux dire ?

- Ca ne respecte pas la Loi.

*

Alors, on peut bien habiller cela comme on veut, mais quand un enfant de CP, à qui on a appris qu'il faut obéir à ses parents et faire attention en traversant la rue, extrapole que la Loi interdit qu'on assassine un Roi, il n'y a rien à ajouter.
Par Christophe - Publié dans : Humeur - Communauté : Politique française
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Mercredi 4 novembre 2009
De Jean-Philippe Chauvin :

La rage au cœur… J’étais hier soir devant l’ambassade de la République islamique d’Iran pour protester contre la condamnation à mort de quatre jeunes monarchistes iraniens, jeunes qui, dans quelques heures maintenant, se balanceront au bout d’une corde (si leurs demandes d’appel sont repoussées), devant une foule curieuse et quelques « gardiens de la Révolution » fanfarons, puisque, en Iran, les exécutions sont publiques.

Nous étions une bonne centaine de monarchistes français et iraniens, ces derniers arborant le lion de la Perse au revers de leur veste, et nous étions en même temps bien seuls : pas de journalistes, pas de parlementaires (sauf, je crois, un député de l’UMP), pas d’associations de défense des droits de l’homme… Dois-je en conclure que la vie n’a pas la même valeur selon les idées que l’on défend ? Dois-je en conclure que toutes les grandes déclarations gouvernementales ou politiciennes sur la nécessité de protéger les droits humains fondamentaux et de défendre les libertés d’opinion et d’expression ne s’appliquent pas aux royalistes ?

Ce matin, pas une ligne dans la presse sur le sort des prisonniers iraniens : sans doute faut-il y voir la « prudence » des autorités françaises qui cherchent d’abord à désamorcer le « nucléaire iranien » et qui se souviennent que l’une de nos compatriotes, Clotilde Reiss, est toujours assignée à résidence dans l’ambassade de France, ce qui, évidemment, limite la marge de manœuvre des diplomates de notre pays…

La prudence ou la lâcheté ? La question peut être légitimement posée quand on connaît les aléas de la diplomatie iranienne de la France depuis quelques décennies et que l’on se rappelle que la République islamique d’Iran est née, en définitive, à côté de Paris, à Neauphle-le-Château où résidait l’ayatollah Khomeiny avec la bienveillance du président Giscard d’Estaing !

Quoiqu’il en soit, on aurait pu s’attendre, au moins de la part de la presse française si tatillonne sur ses « droits et franchises », à quelques réactions d’indignation, à quelques « tribunes » de philosophes et d’écrivains contre ces condamnations à mort qui sont la partie la plus visible de la répression contre les manifestants de juin dernier à Téhéran… Et non ! Rien !

Ce soir, il est des hommes sans importance, des Iraniens, des monarchistes, qui verront, à travers les fenêtres grillagées de leur cellule, s’abaisser une dernière fois le soleil, celui qui, derrière le lion, symbolise aussi la Perse historique.

Dans le silence des démocraties…
Par Jean-Philippe Chauvin - Publié dans : Nos Positions - Communauté : Politique française
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Mercredi 28 octobre 2009
Si vous voulez vous amuser à comparer la Révolution avec la République actuelle, mis à part la violence assassine des masses manipulées, qu'est-ce qui change ?

La Révolution a vu "naître" des "politiques", sitôt envoyés à l'échafaud pour faire de la place aux jeunes, eux-mêmes devenant les prochains sur la liste.

Aujourd'hui, c'est plus policé.

Il n'empêche qu'un ancien ministre de l'Intérieur est condamné à la prison; qu'un ancien Premier ministre est "pendu à un croc de boucher"; qu'un autre plus ancien est parti se ressourcer au Canada; qu'un ancien Président de la République pourrait être malmené; qu'un plus ancien jeune Premier ministre a vu sa réputation tâchée dans l'affaire du sang contaminé, etc, etc...

Rien n'a donc changé. La soif du pouvoir conduit toujours les hommes à commettre des erreurs (ou plus grave) et d'autres à le leur faire payer.

Et malgré tout, ces hommes resteront dans les livres d'Histoire. Leur souvenir, toutefois, sera moins marqué que celui de nos rois ou de leurs ministres, eux qui, sans télévision ni Internet, ont su graver leur vie dans le marbre en construisant la France.
Par Christophe - Publié dans : Humeur - Communauté : Politique française
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Samedi 17 octobre 2009
Dans la foulée du précédent article, il m'amuse de penser que notre président est très fort.

Il a depuis son élection été souvent comparé à nos deux empereurs, Napoléon le 1er et le 3ème.

Mais est-il plus malin ? A-t-il compris que, si l'ambition impériale devait un jour l'habiter, faire reconnaître son fils de son vivant serait une bonne manière d'établir une dynastie ?

Les deux empereurs ne l'ont pas fait, les rois capétiens l'ont fait, et leur dynastie a fait la France.
Par Christophe - Publié dans : Humeur
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Samedi 17 octobre 2009
Je ne participerai pas à la chasse à l'homme ouverte à propos de la candidature de Jean Sarkozy à la présidence de l'EPAD.
Déterminer s'il est ambitieux ou capable ne m'appartient pas.
Mais quelle est, en revanche, la motivation de ceux qui vont l'élire, en toute légitimité, en respectant scrupuleusement le Droit et la Démocratie ?

Le fric et le pouvoir !

Car enfin, en adoubant le fils de son père, ne seront-ils pas plus près du pouvoir et ce, dans un quartier phare du plus riche département de France ?

N'est-ce pas d'ailleurs l'exacte symétrie du phénomène qui, lors de la recherche des 500 signatures pour l'élection à la présidence de la République, fit que notre candidat Yves-Marie Adeline ne les obtint pas ? Pour un maire, accorder sa signature risquait alors de lui faire perdre sa subvention, voire de lui coûter son siège.
Par Christophe - Publié dans : Politique locale - Communauté : Politique française
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Mardi 13 octobre 2009

Jean-Robert LORZIL

 

 

Né en aout 1937 d’un père Breton, originaire de la pointe des Espagnols, et d’une mère Lorraine, Jean a passé une partie de sa jeunesse à Paris. Son père s’était engagé dans la marine, et sa mère avait posé comme condition pour le mariage qu’il s’en retire, ce qui fut fait. Malheureusement, la déclaration de guerre de 1939 l’obligea à reprendre du service. Il disparut en défendant son pays, vraisemblablement dans les bombardements de l’arsenal maritime de Cherbourg, laissant son épouse seule avec deux enfants. Le sort continua de s’acharner contre la famille Lorzil, puisque le frère de Jean mourut quelques temps plus tard des suites d’un accident domestique.

 

Sa mère ne s’étant jamais remariée, Jean vécut seul avec elle et continua sa scolarité à Paris. Dès sa jeunesse, Jean a montré un vif intérêt pour l’histoire, l’architecture et le mobilier historique. A titre d’exemple, à l’âge où les autres enfants jouent avec des petites voitures, lui se construisait des maquettes de châteaux, d’intérieurs d’hôtels particuliers, pour lesquels il confectionnait des meubles et des œuvres d’art en papier collé. Plus tard, il fréquenta plusieurs associations à caractère historique comme le Souvenir Napoléonien, et s’engagea très tôt dans le soutien des idées royalistes. Il travailla un moment à la banque du Crédit Lyonnais, où il fit la connaissance d’un commis coursier, connu plus tard sous le nom de Eddie Mitchell.

 

Du fait de sa situation familiale il fut dispensé de se rendre en Algérie lors de son service militaire. Néanmoins, et au désespoir de sa mère, Jean décida de s’engager comme enseignant volontaire en Algérie au service de la France. C’est ainsi qu’il entra dans l’Education Nationale où il se découvrit un talent et une véritable vocation pour le métier d’enseignant. Il consacra toute sa carrière professionnelle à l’éducation des enfants en école primaire. Il fut pendant de nombreuses années le directeur de l’école d’Avrainville, en Essonne. Il se présenta au CAPES, mais ne fut pas reçu, malgré ses exceptionnelles compétences pédagogiques et ne voulut jamais s’y représenter. Il avait coutume de nous raconter l’anecdote de l’épreuve orale de ce concours pour lequel il avait choisi de présenter un texte du poète, martyr de la Révolution française, André Chénier. L’examinateur interloqué par ce choix inhabituel à l’Education Nationale, lui dit : « André Chénier ? C’est très conventionnel ! », et Jean lui répondit : « Non monsieur, c’est son frère qui était un Conventionnel ! » Le ton était donné !

 

Outre ses prises de positions en faveur d’un retour à la monarchie en France, il se passionnait aussi pour l’escrime, possédant un bon niveau, et aimait beaucoup les sonneries de trompe de chasse. Il fut invité au mariage du comte de Clermont, fils ainé d’Henri d’Orléans, comte de Paris, et aussi à celui de son petit fils, auquel il ne put se rendre.

 

Jean eut toute sa vie des problèmes de santé. Outre de multiples accidents où il faillit perdre la vie plusieurs fois, on lui découvrit une grave déficience rénale, héritée de sa mère. Cette maladie irréversible ne faisant que s’aggraver. Son pronostic vital était engagé, et ses médecins lui prédirent une fin de vie relativement proche. Heureusement, ils étaient dans l’erreur, et grâce aux progrès des systèmes de dialyse artificielle il put survivre jusqu’à l’obtention d’une greffe de rein, des années plus tard.

 

C’est en parallèle à ces événements qu’il se mit en quête d’une maison de campagne ayant du caractère. Jean avait des souhaits bien arrêtés sans pour autant être très précis sur ce qu’il cherchait ; il ne trouvait rien qui lui plaisait vraiment. Puis, après avoir visité moult demeures, un agent immobilier lui dit : « Bon, il me reste un dernier bâtiment à vous montrer, mais je vous préviens, c’est en piteux état et personne n’en veut ! » C’était le château d’Epanvilliers ! Enfin, une partie de ce pauvre château morcelé entre 4 ou 5 propriétaires dont on distinguera 7 lots dans les années à suivre. La partie de bâtiment qu’on lui proposait était la moitié sud du château. Malheureusement, juste avant lui, était passé un dépouilleur de château, et le bâtiment était en l’état d’abandon. Après avoir servi de séchoir à tabac, le château avait été acheté 500 francs par ce fossoyeur du patrimoine français qui voulait le revendre 8000 francs. En 1974, Jean se porta acquéreur du morceau de château et c’est là que commença une nouvelle vie pleine d’aventures et de rebondissements. Jean venait de réaliser son plus beau rêve : habiter dans un château. C’est ce rêve d’enfant qu’il avait conservé jusque là. A compter de ce jour, Jean consacra tout son temps, toutes ses finances, toute son énergie … toute sa vie, à sauver, restaurer et rendre vivant le château d’Epanvilliers.

 

Le travail ne manquait pas ! La cour d’honneur était encombrée de détritus de toutes sortes et était traversée par une ligne électrique. Les anciens fossés servaient de décharge, la moitié des fenêtres étaient à changer, la toiture fuyait de partout et tous les décors intérieurs étaient à refaire ! Jean eut la chance de pouvoir acquérir presque tous les autres lots dans les années qui suivirent, seule une dépendance ne put être réunie à l’ensemble. En particulier, il récupéra dès 1976, la deuxième moitié du château lui-même où il eut la surprise de découvrir les décors intacts du XVIIIème siècle ; les boiseries sculptées, les parquets, les corniches, les cheminées de marbre, etc. Il fallait tout remettre en état mais l’authenticité était bien présente.

 

A défaut de gros moyens financiers, Jean avait des idées et du talent. Alliant ces deux passions, l’enseignement et son château, Jean, avec le concours d’un responsable de l’Education Nationale, développa l’idée de créer l’école au château. C’est ce que l’on appellera par la suite « les classes de patrimoine » dont le concept se répandra dans toute la France. Jean Lorzil fut donc précurseur en la matière en lançant ce projet dès 1974.

 

Les enfants y apprenaient la manière de vivre dans un château au XVIIIème siècle. Chacun endossait le rôle d’un personnage ayant réellement vécu en ces lieux. Les élèves étaient habillés en costumes historiques. Ils vivaient, mangeaient et dormaient dans le château et ses jardins. Ils utilisaient d’authentiques meubles et objets anciens. Ils apprenaient à lire des manuscrits, puis à écrire à la plume, à cacheter leur courrier à la cire. En mathématique, ils étudiaient les comptes du domaine à partir de documents d’époque. Le séjour se terminait par une grande fête avec musique, bal, représentation théâtrale jouée par les élèves et dîner aux chandelles …

 

Afin d’avancer les restaurations du château, il crée en été des chantiers de jeunes bénévoles et accueille des jeunes en jumelage avec plusieurs pays étrangers. Jean montrait l’exemple et confectionnait beaucoup de choses de ses mains. Il avait un grand talent pour la couture et l’aménagement des tissus d’ameublement. Les meubles changeaient souvent de place au fur et à mesure de l’avancement de travaux. On déménageait sans cesse des tables, des commodes, des consoles, des tableaux, des tapisseries, des statues, etc.

 

Jean a su créer un lieu de vie hors du commun, où chacun trouvait sa place et était bien accueilli. Tout le monde retire de son passage à Epanvilliers un enrichissement personnel, c’est un véritable lieu de resourcement. Il y avait tant de choses à faire que l’on ne s’y ennuyait jamais, chacun travaillait à son rythme et selon ses capacités. Le moment du repas était l’occasion de se retrouver tous ensemble, et tous étaient les habitants du château pour la durée de leur séjour.

 

Les habitants des alentours profitaient aussi des lieux, bien souvent il leur faisait cadeau du billet d’entrée et prêtait quelquefois les pièces du château sans rien demander. Il accordait des visites gratuites à toutes les écoles des environs.

 

Grâce à son talent et son travail, Jean obtint de nombreuses récompenses honorifiques :

 

-          1er prix accueil-qualité en Poitou-Charentes (2002)

-          1er prix du concours « chef-d’œuvre en péril » par la télévision nationale (1986)

-          1er prix Prince Marc de Beauvau-Craon de la Versailles Fondation (1984)

-          La médaille d’honneur de l’Institut international des châteaux, remise par le prince de Ligne (1984)

-          La médaille de la demeure historique

-          Le diplôme des Vielles Maisons Françaises

-          Deux prix de la Fondation Langlois (1982 et 1987)

-          Il reçoit les palmes académiques

-          Le château d’Epanvilliers est devenu le monument historique en entrée payante le plus visité du département de la Vienne

-          Il est élevé au titre de Chevalier de l’Ordre National de Mérite sous le mandat de François Mitterrand, Président de la République Française (1986)

-          Il est nommé au conseil d’administration de la Demeure Historique par le marquis de Breteuil, son président.

 

Il a, bien sûr, fait partie de nombreux autres organismes traitant du tourisme et du patrimoine, notamment dans la région …

 

Jean Lorzil était membre de l’association de la Route historique des abbayes et monuments du Haut-Poitou.

 

Jean Lorzil était également membre de l’Alliance royale et mettait volontiers et gracieusement son château à disposition.

 

Il aurait quelquefois préféré avoir moins de médailles et plus de subventions pour restaurer le château mais les autorités publiques ne se sont pas montrées généreuses. Pire encore, Jean n’ayant aucun héritier direct, ni parent proche, proposa de faire don du château pour 1 franc symbolique aux collectivités territoriales. M. Jean-Pierre Raffarin est venu en personne pour visiter le château d’Epanvilliers. On fit répondre à Jean Lorzil que ni le département, ni la région, n’avaient les moyens nécessaires pour en assurer le simple entretien courant, et son offre fut aimablement déclinée.

 

Quel dommage pour le public et pour le château qui aurait ainsi trouvé une solution pérenne pour sa préservation, garantissant la transmission de ce patrimoine aux générations futures après plus de 30 ans de restaurations déjà effectuées. Qu’adviendra-t-il de tout ce travail, quel sera l’avenir du château ? Nul ne le sait …

 

Jean avait beaucoup de talent pour la décoration, et la restauration mais il n’avait pas autant le sens des affaires. Voulant donc trouver une solution, Jean vendit le château en viager, ce qu’il regretta par la suite étant de ce fait prisonnier du contrat.

 

Après tous ces efforts, c’est en consacrant trop d’énergie pour son public et son château que Jean Lorzil précipita la fin de ces jours. Voulant s’investir lors des journées du patrimoine 2009, Jean fit sans doute trop d’efforts et fut victime d’un accident vasculaire cérébral dans la nuit du samedi 19 septembre. Il fut transporté à l’hôpital de Poitiers qu’il connaissait si bien. Son état commençait à s’améliorer quand une deuxième attaque survint et l’emporta définitivement.

 

Jean-Robert Lorzil est décédé le samedi 3 octobre 2009, à l’âge de 72 ans.

 

Ses funérailles furent organisées le jeudi suivant. Son corps fut transporté dans la chapelle du château où une veillée de prière fut assurée en présence de M. le curé de Brux, de ses proches et amis. Ensuite, on sortit le cercueil du château au son des trompes de chasse qu’il aimait tant. Le cortège funèbre composé de plus de 20 voitures, suivit le corbillard qui prit la direction de l’église de Brux par les petites routes de la campagne poitevine. La belle église romane de Brux était remplie, des personnes se tenaient debout. Le soleil du matin faisait filtrer ses rayons de lumière au travers des vitraux colorés du chevet de l’église. Le cercueil était escorté par un comité d’honneur et un porte drapeau de l’Ordre National du Mérite.


Une émouvante oraison funèbre a été prononcée par les responsables de 

l’association de la Route historique des abbayes et monuments du Haut-Poitou.


A la sortie de la messe funèbre, nous entendîmes retentir les cloches puis le cercueil eût doit aux honneurs de l’Ordre National du Mérite et enfin il reprit place dans le corbillard au son des trompes de chasses. Toute la nombreuse assistance était fort émue. Le cercueil repose désormais dans un caveau du cimetière de Brux, non loin du château, il sera recouvert par une vieille pierre tombale traditionnelle en forme de sarcophage en triangle soutenue par trois colonnes toscanes.

 

 

Requiescat in pace !

 

 

 
Jean-Robert Lorzil




Rodolphe Huguet, le 12 octobre 2009

 

Des erreurs ou des oublis ont pu se glisser dans ce texte qui ce veut, avant tout, un hommage amical à la mémoire de M. J.R. Lorzil. Les personnes qui souhaiteraient corriger ou compléter le texte sont invitées à se manifester.

Par Rodolphe Huguet - Publié dans : Conférence
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Mardi 13 octobre 2009

Le bureau de l’Alliance Royale s’engage à soutenir l’action de la « Conférence Monarchiste Internationale » pour obtenir la grâce et la libération des trois condamnés à mort.

Les militants de l’Alliance Royale sont mobilisés et seront prêts pour soutenir cette action suivant les initiatives de la CMI.

Robert de Prévoisin

Secrétaire général

 

CMI/Collectif pour la libération de Mohammad-Reza Ali-Zamani

Communiqué de la Conférence Monarchiste Internationale (CMI)

De sources iraniennes, nous apprenons que deux autres militants monarchistes iraniens, membres de l’Association Monarchie d’Iran viennent d’être condamnés à la pendaison par le Tribunal révolutionnaire de Téhéran à la suite des manifestations de juin dernier. Il s’agit de Hamed Rouhinejad et de Arash Rahmanpour, ce dernier âgé de 20 ans seulement.

Avec le journaliste Mohammad-Reza Ali-Zamani, ce sont donc trois militants monarchistes qui, si la communauté internationale ne se mobilise pas, seront exécutés dans les jours qui viennent, victimes de la terreur révolutionnaire islamique iranienne.

La Conférence Monarchiste Internationale appelle à se mobiliser au sein du « Collectif pour la libération de Mohammad-Reza Ali-Zamani » pour obtenir la grâce et la libération de ces trois hommes.

Mobilisez-vous ! Aidez-nous ! Aidez-les …
freezamani@monarchiste.com
http://internationale.monarchiste.com
http://www.facebook.com/group.php?gid...

S.ROUSSILLON

Par Christophe - Publié dans : Communiqués - Communauté : Politique française
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Samedi 10 octobre 2009
Source : Le Figaro

Mohammad Reza Ali Zamani au cours de son procès devant le Tribunal révolutionnaire, le 8 août dernier à Téhéran.

Cette condamnation serait la première depuis les manifestations post-électorales de juin dernier.

Mohammad Reza Ali Zamani a été condamné à mort pour son rôle dans le mouvement de protestation qui a ébranlé la République islamique, après l'élection présidentielle de juin, vient d'annoncer le site Internet réformiste mowjcamp.com. Il s'agit de la première peine capitale prononcée par la justice iranienne contre un des participants aux manifestations qui ont suivi la réélection contestée le 12 juin de Mahmoud Ahmadinejad à la prési­dence de la République. L'information n'a toutefois pas été confirmée de source officielle.

Réagissant immédiatement à cette annonce, le ministère français des Affaires étrangères a exprimé sa «vive émotion». Elle «ternit encore l'image du régime», a déclaré un porte-parole du Quai d'Orsay, qui a réaffirmé du même coup le soutien moral de Paris aux manifestants.

Mohammad Zamani fait partie des 140 personnes à avoir été renvoyées devant la justice, après les troubles du début de l'été. Son verdict lui a été annoncé lundi, après son transfert de la prison d'Évin, au nord de Téhéran, au Tribunal révolutionnaire. «Des aveux importants lui ont été extorqués», prévient mowjcamp. Selon un analyste iranien joint par téléphone à Téhéran, son avocat a fait appel, ce qui repousse l'application de la peine capitale.

Mohammad Zamani est membre de l'Association de la monarchie en Iran, un mouvement basé aux États-Unis mais interdit en République islamique. Il avait comparu le 8 août dernier devant le Tribunal révolutionnaire de Téhéran, le même jour que la chercheuse française Clotilde Reiss, qui attend actuellement son jugement à l'ambassade de France. Zamani avait été accusé d'être un «mohareb» (en guerre contre Dieu) «du fait de son appartenance à cette organisation, d'avoir insulté les valeurs religieuses, de propagande contre le ré­gime, et d'avoir agi contre la sécurité nationale».

 

Atermoiements

 

En août, l'agence semi-officielle Mehr rapportait qu'il avait «accepté» les accusations portées contre lui. Mais au procès, son avocat avait rejeté par avance de telles charges, faisant valoir que dans la mesure où il n'avait pas porté d'armes, on ne pouvait pas l'accuser d'être un «mohareb». Il avait demandé la grâce pour son client. Nul ne sait si cette condamnation sera confirmée par le régime, maître dans l'art de maintenir un brouillard autour de ces procès, mais «cet effet d'annonce» marque visiblement «un durcissement dans la procédure». «Les familles des détenus n'ont pratiquement plus de droits de visites, explique l'analyste précité. Les organisations de défense des droits de l'homme se plaignent de leurs conditions de détention, quant aux avocats, ils n'ont pas accès aux dossiers», poursuit cette source qui tient à rester anonyme.

Ce durcissement remonterait à quelques semaines. Mi-septembre, une vingtaine de prisonniers devaient être élargis, mais au dernier moment, la justice reporta leur libération.

Ces atermoiements s'inscrivent dans le bras de fer auxquels se livrent pouvoir et opposition, depuis la contestation post-électorale, qui n'est pas encore éteinte. «Le pouvoir se sert de ces dossiers comme d'une carte, poursuit l'analyste. Il ne peut pas libérer immédiatement les protestataires. Il ne peut pas les condamner à mort ; et s'il les condamne à deux ou trois ans de prison, ça risque d'envenimer encore la situation.» Après avoir relâché 140 détenus fin juillet, la justice en détient toujours près de 200, dont 50 «hommes politiques, des membres de groupes antirévolutionnaires et des étrangers». La seule personnalité politique à avoir recouvré la liberté est Saïd Hajjarian, l'ancien conseiller du président réformateur Mohammad Khatami. Mais l'homme est malade, et «il aurait bien joué sa partition» en faisant des aveux, minimise un diplomate occidental.

Par Christophe - Publié dans : Actualités - Communauté : Politique française
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Mardi 6 octobre 2009
J'avais été interpellé, cet été, par un article d'un important notaire parisien, qui évoquait une nouveauté du monde juridique, en dénonçant son caractère frauduleux !

Il s'agit de l'acte d'avocat.

Il existe en France des contrats entre les parties (contrats synalagmatiques) : ce sont tous les contrats que nous passons librement entre nous au cours de notre vie courante.

Certains actes, plus officiels, ont besoin d'être enregistrés (exemples : contrat de mariage, vente immobilière, etc...). Ceux-ci sont établis "par devant notaire".

Les avocats, parfaitement habilités à être les conseils de leurs clients dans le cadre de la signature d'un contrat synalagmatique, ont inventé l'acte d'avocat. Le jeu consistant à signer entre les deux parties un contrat, en présence d'un avocat -qui n'oubliera pas de facturer ses honoraires- ce qui n'aura en aucun cas une valeur supérieure au contrat synalagmatique.

On voit très bien dans cette nouveauté l'inspiration anglo-saxone, et plus particulièrement la sur-consommation de séries TV américano-policières !

*

Plus récemment, la conversation dirigée par un conseiller de Cour d'appel évoquait la future disparition des avoués de Cour d'appel.

Pour ce qui concerne le droit "écrit", les avoués sont le personnel de justice chargés de présenter aux juges les éléments écrits de l'affaire instruite.

Les avoués de première instance ont déjà été absorbés par l'ordre des avocats.

Aujourd'hui, les avoués de Cour d'appel sont menacés à leur tour.
Or, nous disait ce magistrat, "deux choses me dérangent" :
- en appel, on ne reprend pas l'affaire depuis le début, pour tout remettre en question. On ne reprend que le ou les points de droit où le juge d'appel peut statuer que la décision de son confrère de première instance était infondée.
Le travail de l'avoué est ainsi concis, et ne porte que sur le ou les points portés en appel.
Un avocat, lui, plaide l'affaire depuis l'origine. Il va nécessairement reprendre l'ensemble de l'affaire, entraînant un surcroit de travail inutile et même nuisible au déroulement de la justice.
- l'acte d'avoué est limité par un tarif officiel. L'acte d'avocat est libre... le justiciable va donc se faire tondre.

D'une manière générale, les avocats sont des "professions libérales" et mettaient un point d'honneur à n'être inféodés à personnes.
Nous les retrouvons aujourd'hui salariés des grandes compagnies, leur profession change de nature.

Inspiration, là encore, très anglo-saxone.

Naturellement, vous savez, n'est-ce pas, que le Président de la république n'a pas fait l'ENA ?
Il est avocat.
Par Christophe - Publié dans : Humeur
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Lundi 28 septembre 2009

""Lors d'une interview télévisée mercredi dernier, le président Nicolas Sarkozy avait qualifié de "coupables" les cinq suspects de l'affaire des faux listings de la société Clearstream, pour laquelle il est partie civile.

L'ancien Premier ministre Dominique de Villepin, l'un des prévenus, entend demander réparation symbolique au plan civil de ces propos, qui violent selon lui la Constitution et le principe de la présomption d'innocence. Il les considère comme particulièrement graves car Nicolas Sarkozy est garant de l'indépendance de la magistrature.""

Pour nous royalistes, le récent "incident" venu s'ajouter au dossier de l'affaire Clearstream, n'a rien d'étonnant.

Ou plutôt, l'étonnement est que cela ne se produise pas plus souvent. A moins que l'on ne nous cache d'autres faits de ce genre...

Car enfin, on nous parle de l'indépendance des pouvoirs...! Quelle ironie ! Et les Français font semblant d'y croire, allons donc.

Indépendants, les pouvoirs exécutif et législatif ? Certes non, puisque le gouvernement et le parlement ont nécessairement la même couleur politique.

Indépendante, la Justice ? Certes non, puisque le garde des Sceaux est nommé par le Premier ministre (et qui doutera ici qu'il soit nommé par le Président ?).

C'est pourquoi, en proposant l'instauration d'une monarchie en France, nous plaçons un arbitre à la tête de l'Etat.

Un arbitre est indépendant. Dès lors, à l'abri des pressions des parties en cause, la Justice devient indépendante.

Par Christophe - Publié dans : Nos Positions - Communauté : Politique française
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